Un film social qui sait au bon moment lorgner vers le cinéma de genre créant une tension forte et un sentiment de danger permanent tant les réactions du harceleur peuvent déraper à tout moment. Xavier Legrand parvient à s’effacer derrière son sujet et à laisser ses comédiens s’exprimer.
Bien réalisé, un peu juste mais bonne histoire terriblement universelle, les violences conjugales, c’est dans la colère des intérêts personnels qui ne justifie pas l’usage de commettre l’irréparable.
Étant moi même en cours de divorce, difficile d'échapper à ce film faisant tristement écho à ma situation. Le début est bon ; le cadre est posé d'emblée, les acteurs sont crédibles, la réalisation est proche des personnages. Puis, alors que semble se dessiner un certain suspens pour déterminer qui des 2 parents "triche" et manipule, le film choisit d'éluder rapidement la question. Les personnages deviennent finalement très vite des stéréotypes dont on ignore tout. Certes les dernières minutes génèrent une grosse tension, mais malheureusement, un peu trop artificielle.
Alors que l'histoire ne m'inspirait pas vraiment, j'ai regardé faute de trouver mieux. Et, j'ai adoré. Ce film est magnifique. les acteurs impressionnants. Tous ! Ambiance pesante, à voir absolument.
Film fuyant, effrayant tant il est dans l'air du temps. Vachement court clairement, l'atmosphère et l'ensemble des acteurs tout comme sa mise en scène sont pesants et parfois très glauque et encore violent. C'est étincelant le rôle du mari tellement il est d'une déshumanité totale. Et pourtant, Denis Ménochet sort peut-être le rôle le plus abouti. C'est un peu dommage que le film passe aussi vite. La fin glace le sang.
La plus grande force de Xavier Legrand dans ce film est surement d'avoir su instaurer une atmosphère pesante et angoissante à chaque instant entraînant son spectateur toujours plus loin dans son scénario. Jusqu'à La Garde est écrit avec beaucoup de soin et une attention particulière envers tous les détails qui parcourent le long-métrage. Tout est fait pour qu'on se sente oppressé, enfermé dans cette histoire si classique mais racontée avec un grand talent. On est donc amené à suivre une procédure de divorce comme il s'en passe des dizaines où rien n'est ni blanc ni noir, on ne s'ennuie jamais pendant les 1h30 que représente le film. Chaque instant est saisi et contribue à nous immerger dans le film. La mise en scène est particulièrement bien faite et aide énormément à faire ressortir cette ambiance pesante du long-métrage. On pourrait simplement regretter une fin un peu trop en suspend. Néanmoins, il est important de noter que la qualité du scénario et de la mise en scène est bien aidée par un duo d'acteurs principaux au sommet. Léa Drucker et Denis Ménochet incarnent jusqu'au bout des ongles leurs personnages et nous font assister impuissant au déroulement des actions. On retrouve également de nombreux seconds rôles qui ne sont pas toujours très bons mais qui se fondent dans l'ombre des deux géants de ce film. Il faut accorder une mention spéciale à Thomas Gloria, excellent acteur, qui fait ressortir toute la douleur que cela peut représenter pour un enfant que d'être au milieu dune procédure comme celle-ci. La musique et les décors sont vraiment travaillés jusque dans les moindres détails pour donner cette ambiance particulière au film. La réalisation de Xavier Legrand est sublime et nous conduit toujours plus loin dans cette histoire jusqu'à un climax final où on retient sa respiration absorbé par le déroulement de l'histoire. Jusqu'à La Garde n'aura pas le mérite de s'attaquer à un sujet méconnu mais il aura au moins celui de l'avoir abordé avec soin, justesse et accompagné d'excellents acteurs livrant ainsi un film oppressant mais terriblement efficace.
Vu dans l'avion ! J'ai lui bon nombre de critique vantant les mérites de ce thriller aux relents hitchcockiens ! J'ai trouvé ce film mauvais et d'une banalité affligeante. La scène de fin est d'un ridicule et tellement prévisible que je me suis demandé si j'étais bien sur du film que j'ai visionné. Le personnage de Père, est un orge abreuvé au JT de Pernaud et la mère une douce et gentil brindille à qui l'on donnerait le bon dieux sans confession... Quand à l'enfant bah il pleure toute le temps ! La mise en scène est maniérée, les personnages gentils ou méchants et le réalisme sociale inexistant. Un scène dans un HLM sans une once de mixité ! fallait le faire !
Quelle claque ! Drame sur les difficultés des familles séparées, de la violence quotidienne hyper réaliste malheureusement et d’une justesse effrayante. La tension psychologique ne fait qu’augmenter pour une scène finale terrorisante et anthologique, la mise en scène noire et serrée y est pour beaucoup. Epuisant mais génial. Lion d’Argent à Venise.
Avec une mise en scène rèche et totalement dépouillée, Xavier Legrand nous raconte en cette année "#metoo" une histoire malheureusement presque ordinaire de violence, faite aux femmes. Le début où se confrontent les 2 parties sur la garde des enfants laisse planer un doute quant à qui tient finalement le rôle d'oppresseur, la suite du film est une spirale qui s'enfonce lentement dans les chairs pour confirmer les premières impressions du spectateur qu'on entraîne vers un final qui fait froid dans le dos. Un rythme un peu lent par moment mais aussi une interprétation de haute volée, un très bon film (difficile).
Une situation familiale qui fait froid dans le dos ! N'ayant pas les cartes en main sur la situation de ce couple avant cette confrontation face au juge (scène d'introduction), le spectateur avancera dans le flou quant aux véritables comportements des parents. Est-ce la mère qui monte la tête à ses enfants ou est-ce le père qui est délaissé sans raisons ? "Jusqu'à la garde" nous fait part d'un divorce délicat et intense, évoluant crescendo dans une impasse toujours plus remplie de peur, de tristesse, et même de folie. Sous le sublime jeu des protagonistes (parents comme enfants), le film en ressort extrêmement réaliste et ne laisse pas indifférent, du début, jusqu'à son final terrifiant.
ouahh sacrément prenant excellente réalisation , ça ne déborde pas ,c 'est précis, joué avec justesse c 'est d 'une efficacité redoutable
on passe du début à la fin sans s 'en rendre compte
le film traite ce sujet avec un angle bien précis mais celui ci est justement traité, avec une fin un peu extrême mais bien d'autres fin auraient pu clore ce film .
ce n 'est évidement pas un film grand public mais il a le mérite d exister
Décidément les films d’hyper-violence réussis sont souvent conjugaux, avec une mise en scène de talent. Sans doute parce que leur proximité nous touche et nous renverse avec une force et une facilité effroyablement intimes. Divorce, guerre de la garde d’un garçon de 11 ans, famille déchirée, tribunal, juge, application du partage au quotidien, bref, le lot horriblement anodin de la plupart des gens, ceux qui n’ont pas accès à la sagesse de s’organiser. Sans jeter la pierre à quiconque, le formidable réalisme domestique, tellement proche et tellement humain, nous identifie avec maestria aux situations, aux sentiments et aux personnages, chacun avec ses forces, ses douleurs et ses petitesses, ses bonnes volontés et sa médiocrité, somme tout représentatives de la moyenne. Entre les belles-familles, traditionnellement oscillantes entre leurs maladresses ; la mère, sèche, manifestement de mauvaise foi, accapareuse, mais réellement aux abois ; le père moyen, balourd, désespéré de perdre ses enfants, tendu dans un légitime et extrême état nerveux ; la grande sœur que l’on devine définitivement abimée à 18 ans et qui a d’autres chats à fouetter avec son copain ; et surtout le gamin, a priori menteur invétéré, incarnant une souffrance tangible et innocente, et un insoutenable état de malaise. La proximité d’avec chacun et l’intimité des scènes forcent à l’empathie et à l’évidence du triomphe de la bêtise, de la peur, de la fureur, de la combativité butée. Ca suffisait déjà à constituer un bon drame psycho-socio-familial parfaitement glaçant. Mais non, ça se poursuit, avec un film qui passe la vitesse supérieure, lorsque le hasard des réflexions nous livre ses enjeux et passés inattendus, et bien sûr quand les comportements évoluent jusqu’à pulvériser le masque des apparences.