Xavier Legrand, pour son premier film, signe ici un film fort et poignant. Le récit de cette déchirante séparation avec au milieu un garçon de 11 ans nous emmène au coeur de ce qu'il reste du couple Drucker/Ménochet. Ce dernier est prodigieux en brute épaisse et manipulatrice et l'on sent une tension qui peut exploser à tout moment. Si l'on ajoute le bruit de la ceinture ou la sonnerie de l'interphone, cela renforce encore le côté anxiogène de l'oeuvre. Un film très réaliste sur le couple et la pression psychologique qui peut être exercée sur les enfants lors d'un divorce.
des scènes très impressionnantes : chez la juge comme un documentaire sur la justice puis la recherche de l'appartement avec un acteur formidable qui joue le petit garçon et le suspense de la scène de la salle de bain bravo quelle tension
« film étrange et dépouillé mais violent et douloureux » on part d’un problème de garde d’enfant le spectateur prend librement le parti de l'un des parents qui se déchirent sans vraiment voir où ça mènera mais ça tient en haleine jusqu'au bout avec une interprétation magistrale en particulier du petit garçon qui fera, à coup sur une grande carrière tant il sait faire passer toutes ses émotions avec justesse, ce n'est pas le film de l'année, mais un film fort, très très fort, donc il faut le voir ...
Tout comme les autres critiques à 0 étoiles je ne comprends absolument rien aux avis positifs : en résumé ce film est particulièrement mauvais pour des raisons déjà mentionnées. Ce qui m'a le plus choqué est la superficialité avec laquelle sont traités les personnages. On n'apprend absolument rien sur le passé commun des parents et de leurs deux enfants. spoiler: On ne comprend pas du tout pourquoi le père devient à ce point violent (et même fou, d'ailleurs) . Des longueurs sans aucun intérêt pour l'histoire (test de grossesse aux toilettes (?!), fête d'anniversaire... en fait le personnage de Joséphine tout entier est inutile). En résumé ce film cherche à dire "les hommes sont des porcs violents, les femmes sont des frêles créatures sans défense". Forcément dans le contexte actuel ça marche. Une petite réflexion probablement involontaire justifie la demi-étoile, spoiler: dans les dernières secondes on comprend que la voisine ayant sauvé la mère et son fils est restée anonyme. Une aide spontanée sans rien attendre en retour. Ça devient rare.
Ce film m’a bouleversé. Au début j’ai pensé que c’était la mère qui influençait son fils ou que le fils exagérait. Et quand on arrive à la fin on retient son souffle les dernières minutes en même temps que les personnages ! Il m’a retourné ce film même plus tard dans la soirée j’y ai repensé en me disant que ça devait arriver à de vrai femmes. C’est effrayant ! On se dit vraiment que la justice devrait repenser à comment changer les lois vis à vis des femmes battues. L’acteur qui joue le fils joue vraiment très bien.
J ai vu ce film dans un cinéma de ville moyenne...Les gens se connaissent, on s'y dit bonjour et on s'y claque la bise. En début de séance pdt la pub ça jacassait dur... Il y a eu un très très très long silence à la fin du film. Quel film ! Scotchée. Léa Drucker est magistrale autant que le gamin et l époux. Le sentiment le mieux retranscris est la peur. Ça secoue les tripes, ça émeut et ça peut résonner pour qui a vécu. . Bravo à toute l équipe du film.
Auréolé de deux Lions d’Argent lors de l’édition 2017 de la Mostra de Venise – Prix de la mise en scène et Meilleur premier film – Jusqu’à la garde prolonge la narration amorcée par Xavier Legrand dans son court-métrage Avant que de tout perdre. En faisant cette fois-ci de son personnage masculin le rôle principal, le cinéaste livre un thriller psychologique réaliste là où un drame familial à conséquences judiciaires était attendu. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
"... pour éviter que le pire n'arrive..." mais le pire arrive. Enfin, non, ça peut toujours être pire! Un film moyen, bien joué mais oppressant, avec quelques longueurs. Les divorces sont souvent, malheureusement, sources de conflits et les enfants en sont les victimes. Le film relate ce que nous savons tous déjà avec un peu plus d'angoisse ici que dans la majorité des cas. Moyen sans plus.
Pour son premier long-métrage, Xavier Legrand nous propose un thriller domestique solide et intelligent, à la maîtrise impressionnante, et qui s'amuse à jouer avec les nerfs du spectateur en le faisant douter de tout. Avec relativement peu de moyens et beaucoup de plans serrés, il parvient à créer une tension palpable, particulièrement dans l'ensemble des séquences avec le père et son fils (superbe Thomas Gioria) et spoiler: évidemment dans la séquence finale, qui glace d'effroi . Quelques baisses de rythme et quelques maladresses qui ne nous empêcherons pas de suivre de près les prochaines propositions du réalisateur.
Vu sans voir la bande annonce et en connaissant seulement dans les grandes lignes du sujet. Donc je m’attendais à un film sur les luttes conjugales intestines autour de la garde des enfants, lutte dans laquelle ces derniers sont les victimes. Et la scène inaugural dans le bureau du juge où un père n’ayant pas vu ses enfants depuis un an essaie d’avoir un droit de garde même limité, comprendre le week-end, pour recréer du lien va dans ce sens. Même les grands-parents paternels n’ont plus de lien avec leurs petits-enfants ; la mère les a carrément extraits de sa belle-famille… pour les protéger du père !!! Père qui n’a pas de plainte sur le dos pour violence et qui durant un an a bien essayé de les voir en dormant dans sa voiture devant leur domicile, mais pas plus d’excès à lui reprocher. Tout naturellement la juge autorise un droit de garde restreint, pour voir. Jusque-là quoi de plus logique. Ensuite, le père se sert de son fils pour soutirer des infos, faire pression,… Le malaise commence à poindre le bout de son nez. Si c’est pour nous montrer que les enfants sont victimes de parents malades de devoir partager la garde de leur enfant avec une personne qu’ils détestent maintenant. C’est réussi. Mais Xavier Legrand, pour un premier film très documenté, met en place une mécanique répétée maintes fois : tension-latence-explosion. La tension monte chez le spectateur, comme moi, qui découvre qu’en fait il s’agit d’un film construit comme thriller familial plutôt qu’un drame social. Et là, on redoute le climax final qui va être explosif et à la hauteur du thème du film. Cependant rien dans la scène d’amorce du film avec ce père n’ayant jamais dérapé aux yeux de la justice et de la police durant cette longue année privée de ses enfants ne laissait présager cela. Et c’est déconcertant, l’entame du film laissait entrevoir beaucoup plus de complexité psychologique chez les parents. Après la mécanique fonctionne bien, le dénouement semble alors implacable même si peu compréhensible. Et puis, peut-être pour ternir 1h30 ou créer artificiellement de la tension, quelques scènes sont déconnectées du récit. La plus étrange est celle tournant autour d’une grossesse supposée de la fille. Une tension est créée sur ce sujet et puis plus de réponse, le sujet est carrément éludé. Le pire est que cette scène rend presque inutile le personnage de Joséphine, la fille, qui devient juste prétexte à mettre en scène une énième tension autour de sa fête de 18 ans. Réussi pour un premier film mais déçu par le manque d’ampleur d’un film pourtant documenté mais aussi par des facilités. Pas le grand film français attendu en ce début d’année. Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
ça tirait un peu en longueur par moment...mais quand il y a rebondissement il y a !!! je conseille.Bon il faut mettre 100 caractères alors je vais dire que léa drucker joue bien mais on le savait et que c'est bien tourné.
Un bon film au global. Une solide mise en scène soutenue par une caméra agile, des acteurs tous très bons. La construction de l'intrigue, qui contrairement à ce que je lis dans moultes critiques, reste cependant assez linéaire. Oui, le suspense monte dans cette cellule familiale décomposée, oui la tension est palpable. Mais 2 remarques: a) cette tension transpire dans certaines scènes où, objectivement, rien d'extraordinaire ne se passe. Donc un sentiment de se faire balader un peu gratuitement. b) Également le scénario monte en puissance à mesure que l’étau se resserre sur les victimes. Mais de façon finalement presque prévisible à mesure qu'on découvre les fêlures spoiler: du père . La grande question sous-jacente, point d'inflexion du film, étant finalement: dans cette histoire de divorce, qui est le méchant parent? En conclusion, un bon film, pas un film exceptionnel à mon avis.