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Julian FRATTINI
1 critique
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5,0
Publiée le 28 juin 2025
Ayant découvert Xavier Legrand avec le Successeur qui m’a retourné le cerveau, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai découvert Jusqu’à la garde. Une fois de plus le choc est au rendez-vous avec ce film qui nous présente de manière crue la destruction d’une famille. La mise en scène est impeccable, les acteurs incroyables et l’histoire nous tient en haleine jusqu’au dernier moment. Un grand film !
Jusqu'à la garde est un de ces films spoiler: choc qui est marquant, parce qu'on voit venir mais qu'on ne peut rien faire, parce qu'on voit le terrible cheminement humain, sans pouvoir rien faire que de regarder.
Le couple est extremement bien joué, il y a un côté documentaire qui est saissisant.
Pour moi l'intérêt de ce film réside dans son réalisme, car les acteurs sont vraiment convaincants. Cependant les personnages ne sont à aucun moment touchants, et c'est dommage car il y avait matière à les rendre touchants au vu du récit. J'ai donc passé 1h30 à attendre qu'il se passe quelque chose mais en réalité ce sera pour moi un film vite oublié en ce qui me concerne.
Un pur film ou la tension grimpe de plus en plus, les acteurs sont bouleversants, les scènes sont bien filmés. On a un film Drame parfaitement bien écrit et bien métrisé. Je signe ce film de chef-d'œuvre.
Julien est un enfant ballotté par une garde alternée qui se passe très mal. Les parents divorcent, mais le père est menaçant, prêt à tout pour voir son fils.
Jusqu’à la garde est terrible, glaçant, traite en profondeur de la garde alternée, de la complexité du divorce et de la communication d’un couple désossé. La mise en scène est ingénieuse, il y a des idées que je n’avais pas encore vu au cinéma. J’aime beaucoup la façon dont le film insiste sur Julien et ses émotions, car il était important de montrer à quel point la situation peut être traumatisante pour un enfant de cet âge. Le film montre très bien à quel point un père peut avoir de l’emprise sur son fils et son ex-femme, on comprend mieux l’intérêt du soutien juridique.
C’est un film très difficile, avec énormément de tension, à ne pas voir avec les plus jeunes. Un père aussi violent doit sans doute exister, mais ça va quand même trop loin au bout d’un moment. Je sens une volonté de choquer, de basculer dans un thriller psychologique pour marquer les esprits, abandonnant ainsi la subtilité du début avec les débats de famille, d’avocats, et toute la partie juridique.
J’ai préféré le plus nuancé “Le roman de Jim”, qui traite également des familles recomposées avec un peu plus de réalisme et d’humanité.
Ce premier film, cimenté par une très grande maîtrise du scénario implacable qui résiste à sa dramaturgie, est signé de Xavier Legrand, un cinéastre à suivre Il nous plonge dans un drame social, le processus destructif des violences conjugales et de la folie ordinaire, allant crescendo jusqu'au final totalement surprenant et terrorisant .( sauvés par une baignoire) Servi par une réalisation fluide et implacable et par l'interprétation d’un impressionnant trio d’acteurs : Léa Drucker tétanisée, Denis Ménochet aussi fou qu'imprévisible et l’étonnant pré-ado Thomas Gioria en insécurité totale., Plongée naturaliste dans le drame des "violences conjugales et de la folie ordinaire"
Tellement vrai jusqu'au rôle de la voisine ey du policier du 17...
Aucunement besoin d'artifices pour parler du quotidien... tout y est... le carnet de correspondance, les grand-parents désemparés, le.moment de silence dans cette voiture...
Film choc sans aucun doute, écrasez d'un bout à l'autre par la violence du père étouffante. La scène finale a dû influencer beaucoup de spectateurs par son impact insupportable de réalisme, mère et fils sont "exceptionnels" de vérité dans la baignoire. La scène est terrible ! Mais j'ai vu d'autres productions françaises d'un niveau sûrement égal, et nettement moins récompensées que celle-ci. Je pense qu'ici le côté émotionnel exrrême dépasse la prestation purement cinématographique . Léa Drucker hérite d'un César de meilleure actrice au terme d'une prestation convaincante mais relativement courte, réduite à quelques scènes. Je trouve que c'est un peu usurpé, même si j'aime l'actrice. A mon sens, le rôle humain du thème lourd de gravité a pris le pas sur la prestation même de l'actrice, un peu comme si nous suivions un film documentaire si troublant qu'on ne peut que succomber. Thomas, le fils, aurait mérité ce César , davantage qu'elle, mais pour cela, il faudrait changer l'esprit des Césars et l'ouvrir aux enfants.
Malgré deux bons acteurs, j'ai trouvé ce film appuyé, prévisible dans sa trame, unilatéral et monolithique. Les gros plans sur le visage du fils par exemple, apeuré par la brutalité du père sont quasi systématiques; Et que dire du dénouement final, hyper attendu (le personnage joué par Menouchet se montrant de plus en plus méchant et brutal) digne d'un téléfilm de france 3 meurtre dans le larzac & co
Malgré deux bons acteurs, j'ai trouvé ce film appuyé, prévisible dans sa trame, unilatéral et monolithique. Les gros plans sur le visage du fils par exemple, apeuré par la brutalité du père sont quasi systématiques; Et que dire du dénouement final, hyper attendu (le personnage joué par Menouchet se montrant de plus en plus méchant et brutal) digne d'un téléfilm de france 3 meurtre dans le larzac & co
Ce film met mal à l'aise car il décrit un grand mal-être, que ce soit celui des parents mais aussi celui des enfants, lors de séparation et divorce. C'est l'un contre l'autre, plutôt que l'un et l'autre ensemble pour le bien de l'enfant. Les violences, tensions et disputes sont tellement grandes au sein du couple que cela se termine en point de non-retour. C'est un bon film, un drame, triste et froid qui ne laisse pas indifférent.
Un scénario particulièrement bien construit pour ce film empli d’angoisse, de violence psychologique et physique, mettant en scène ce père déséquilibré qui cherche l’amour des siens à coups de poings. Bravo aux acteurs qui interprète ce drame particulièrement lourd et oppressant : Denis Ménochet en père terrible, Léa Drucker, la mère, Thomas Gioria leur jeune garçon et Mathilde Auneveux la fille tout juste adulte.