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Floriane
4 critiques
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5,0
Publiée le 24 octobre 2025
Ce film est à mon sens un film d’intérêt public tant il représente avec justesse les mécanismes de contrôle coercitif menant aux violences, ainsi que l’utilisation des procédures dans ce cadre par le parent violent.
Récit étouffant d’une mère divorçant et demandant la garde exclusive de ses deux enfants face à un mari qu’elle accuse de violence « Jusqu’à la garde » fait monter la tension de manière frontale et n’hésite pas à bousculer le spectateur par une réalisation au scalpel dont l’intensité de certaines scènes peut marquer durablement. La justesse de l’interprétation, du jeune et bluffant Thomas Giora en passant par un saisissant Denis Ménochet et une Léa Drucker dont la fragilité émeut forcément participe grandement à la force de ce drame poignant.
J’ai trouvé le film pénible. J’ai été attiré par les notes. Mais vraiment c’est lourd pesant et assez ennuyeux. Je trouve peut-être que c’est le sujet, mais c’est aussi la réalisation.
Ayant découvert Xavier Legrand avec le Successeur qui m’a retourné le cerveau, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai découvert Jusqu’à la garde. Une fois de plus le choc est au rendez-vous avec ce film qui nous présente de manière crue la destruction d’une famille. La mise en scène est impeccable, les acteurs incroyables et l’histoire nous tient en haleine jusqu’au dernier moment. Un grand film !
Jusqu'à la garde est un de ces films spoiler: choc qui est marquant, parce qu'on voit venir mais qu'on ne peut rien faire, parce qu'on voit le terrible cheminement humain, sans pouvoir rien faire que de regarder.
Le couple est extremement bien joué, il y a un côté documentaire qui est saissisant.
Pour moi l'intérêt de ce film réside dans son réalisme, car les acteurs sont vraiment convaincants. Cependant les personnages ne sont à aucun moment touchants, et c'est dommage car il y avait matière à les rendre touchants au vu du récit. J'ai donc passé 1h30 à attendre qu'il se passe quelque chose mais en réalité ce sera pour moi un film vite oublié en ce qui me concerne.
Un pur film ou la tension grimpe de plus en plus, les acteurs sont bouleversants, les scènes sont bien filmés. On a un film Drame parfaitement bien écrit et bien métrisé. Je signe ce film de chef-d'œuvre.
Julien est un enfant ballotté par une garde alternée qui se passe très mal. Les parents divorcent, mais le père est menaçant, prêt à tout pour voir son fils.
Jusqu’à la garde est terrible, glaçant, traite en profondeur de la garde alternée, de la complexité du divorce et de la communication d’un couple désossé. La mise en scène est ingénieuse, il y a des idées que je n’avais pas encore vu au cinéma. J’aime beaucoup la façon dont le film insiste sur Julien et ses émotions, car il était important de montrer à quel point la situation peut être traumatisante pour un enfant de cet âge. Le film montre très bien à quel point un père peut avoir de l’emprise sur son fils et son ex-femme, on comprend mieux l’intérêt du soutien juridique.
C’est un film très difficile, avec énormément de tension, à ne pas voir avec les plus jeunes. Un père aussi violent doit sans doute exister, mais ça va quand même trop loin au bout d’un moment. Je sens une volonté de choquer, de basculer dans un thriller psychologique pour marquer les esprits, abandonnant ainsi la subtilité du début avec les débats de famille, d’avocats, et toute la partie juridique.
J’ai préféré le plus nuancé “Le roman de Jim”, qui traite également des familles recomposées avec un peu plus de réalisme et d’humanité.
Ce premier film, cimenté par une très grande maîtrise du scénario implacable qui résiste à sa dramaturgie, est signé de Xavier Legrand, un cinéastre à suivre Il nous plonge dans un drame social, le processus destructif des violences conjugales et de la folie ordinaire, allant crescendo jusqu'au final totalement surprenant et terrorisant .( sauvés par une baignoire) Servi par une réalisation fluide et implacable et par l'interprétation d’un impressionnant trio d’acteurs : Léa Drucker tétanisée, Denis Ménochet aussi fou qu'imprévisible et l’étonnant pré-ado Thomas Gioria en insécurité totale., Plongée naturaliste dans le drame des "violences conjugales et de la folie ordinaire"
Tellement vrai jusqu'au rôle de la voisine ey du policier du 17...
Aucunement besoin d'artifices pour parler du quotidien... tout y est... le carnet de correspondance, les grand-parents désemparés, le.moment de silence dans cette voiture...
Film choc sans aucun doute, écrasez d'un bout à l'autre par la violence du père étouffante. La scène finale a dû influencer beaucoup de spectateurs par son impact insupportable de réalisme, mère et fils sont "exceptionnels" de vérité dans la baignoire. La scène est terrible ! Mais j'ai vu d'autres productions françaises d'un niveau sûrement égal, et nettement moins récompensées que celle-ci. Je pense qu'ici le côté émotionnel exrrême dépasse la prestation purement cinématographique . Léa Drucker hérite d'un César de meilleure actrice au terme d'une prestation convaincante mais relativement courte, réduite à quelques scènes. Je trouve que c'est un peu usurpé, même si j'aime l'actrice. A mon sens, le rôle humain du thème lourd de gravité a pris le pas sur la prestation même de l'actrice, un peu comme si nous suivions un film documentaire si troublant qu'on ne peut que succomber. Thomas, le fils, aurait mérité ce César , davantage qu'elle, mais pour cela, il faudrait changer l'esprit des Césars et l'ouvrir aux enfants.
Malgré deux bons acteurs, j'ai trouvé ce film appuyé, prévisible dans sa trame, unilatéral et monolithique. Les gros plans sur le visage du fils par exemple, apeuré par la brutalité du père sont quasi systématiques; Et que dire du dénouement final, hyper attendu (le personnage joué par Menouchet se montrant de plus en plus méchant et brutal) digne d'un téléfilm de france 3 meurtre dans le larzac & co