Jusqu’à la Garde
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623 critiques spectateurs

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Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 061 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2020
Magnifiquement filmé, divinement interprété, le film évite judicieusement le pathos et le film à la "Ken Loach". Et dessine peu à peu les contours du film noir voir de l'épouvante. La dernière partie du film est glaçant et touche au chef d'œuvre. À voir impérativement !!
Eric R
Eric R

5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2019
Des 2 choses l'une. Soit je n'ai rien compris, soit le film est nul. Et des longueurs, des longueurs qui ne servent strictement à rien.
La fille aux WC ça a pris combien de temps ? Et qu'est-ce qu'elle a bien pu foutre dans ce cabinet ??? Ah j'aime bien Creedence Clearwater Revivial mais là aussi c'était trop. Quant à la fin dans la baignoire ??? Laisses tomber.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2019
Un drame familial prenant, à l'angoisse savamment distillée, notamment dans la relation père-fils très habilement développée. Le casting est à la pointe (Denis Ménochet en tête, absolument impeccable), même si je ne peux m'empêcher d'émettre un bémol vis à vis de Léa Drucker, au jeu correct mais dont rien ne justifie le César qu'elle a pourtant obtenu, en dépit d'un temps de présence à l'écran plutôt réduit et d'un personnage assez plat qui ne se réveille que dans le dernier quart d'heure. Il serait toutefois dommage de s'arrêter à ces seules considérations (même si je me devais de les faire): Jusqu'à La Garde déroule son canevas avec une très belle maîtrise, jouant peu sur la charge et beaucoup sur les sous-entendus, de sa mise en place jusqu'au final explosif.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 décembre 2019
Très réaliste en ce qui concerne le fils terrorisé et le père borderline. Des longueurs néanmoins (scène grotesque de la fille massacrant "Proud Mary" sur scène). Et surtout, un happy end à la gloire de la police qui n'arrive quasiment jamais dans les faits, malheureusement.
Clélia
Clélia

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2019
L'atmosphère angoissante de ce film vient de la gravité de la situation si justement dépeinte dans la gestuelle, les regards et les silences qui expriment la souffrance et la peur des personnages. Un film qui montre la difficulté de se défaire d'un lien d'emprise et de maltraitance.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 décembre 2019
J'ai adoré ce film : émouvant et réaliste à la fois !!! spoiler:
Surtout quand le père essaye d'enfoncer la porte spoiler:
et que l'on se dit que certaines femmes n'ont pas eu la chance d'avoir une voisine qui appelle la police au bond moment.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 novembre 2019
Je suis sortie avec un avis plutôt mitigé de la salle de cinéma. Ce film, qui a eu 4 césars, ne les méritait pas selon moi. Certes, l'intention est bonne, sensibiliser le public aux violences conjugales et à leurs conséquences sur les enfants. Mais pour moi, ce film reste un film "social", au même titre que "La loi du marché" avec Vincent Lindon. Très peu de dialogues, un scénario assez plat et prévisible. Par ailleurs, certaines scènes ne servent à rien ou sont beaucoup trop longues. La seule scène vraiment intéressante du film vient tout à la fin spoiler: , lorsque Antoine, le père de famille séparé de la mère de ses enfants, Miriam, vient défoncer la porte de l'appartement de son ex-femme avec un fusil de chasse. Il est finalement arrêté par la police grâce à un appel lancé par la voisine de pallier de Miriam. Et le film s'arrête là. C'est vraiment la seule scène intéressante du film
.
Mes applaudissements envers le jeune acteur qui incarne Julien, le fils de Miriam. Il tient son rôle à la perfection selon moi, le registre dramatique lui sied très bien.
Edwige Stalhand Rohn
Edwige Stalhand Rohn

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2019
Film très dur mais très bien fait, les acteurs sont très bons ! Léa Drucker dans le ton et surtout le rôle du garçon qui joue son fils, très poignant !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 octobre 2019
“Jusqu’à la Garde”, de Xavier LEGRAND, est un film d’une grande rigueur, voire clinique, qui interpelle dès la première image. L’histoire commence dans le bureau de la juge, le ton est solennel, grave, voire froid. Dans une atmosphère pesante, le couple en plein divorce se dispute la garde de leur fils Julien (Thomas Gioria) ; la mère, Miriam (Léa Drucker), voudrait en avoir seule la garde, et le père, Antoine (Denis Ménochet), la partager. Le film est hyper réaliste, tourné presque à la façon d’un documentaire, et quasiment en temps réel. Il s’agit, ici, d’une cinéma authentique, sans fioriture aucune. On est dans du vrai, j’aurais presque envie de dire "dans du vécu”. L’atmosphère est lourde, et la tension est omniprésente. Cependant, on ne connait pas vraiment la nature réelle de ce qui couve. Le suspense est maintenu, on est tendu, et on se retrouve réellement en apnée, s'attendant à tout moment que "ça ?" éclate. Denis Ménochet est vraiment extraordinaire dans son interprétation du rôle. Déjà naturellement il en impose de par sa stature, donc physiquement, et aussi psychologiquement, il campe un père dominant et agressif particulièrement convaincant, dur, rigide et sans concession, et capable de souffler le chaud, comme le froid. Dépité, meurtri, mais aussi manipulateur, il sait amadouer pour mieux manœuvrer ensuite. Léa Drucker endosse elle aussi son rôle avec efficacité. En épouse sur le qui-vive, elle affiche un visage figé, angoissé, et nous fait bien passer ses émotions, méfiance, inquiétude, et interrogations qui l’animent. Quand on apprend de la bouche de leur fils ce qui lui fait peur, on tremble pour elle. Thomas Gioria, devenu le bouc émissaire de son père, nous fait vivre toute l’appréhension et la terreur de cet enfant, tétanisé de peur, ou la solitude qui l’habite, ainsi que l’impuissance fasse à cette situation qu’il ne comprend pas, mais qu’il combat à sa manière, en mettant des bâtons dans les roues partout où il peut, pour retarder ce qu’il redoute, et dont il pressent l’issue. C’est un film qui remue, et on en est totalement bouleversé. On entend parler dans les médias de féminicide, en moyenne tous les trois jours, tout au moins en France. Ce sujet, toujours tabou, est certes de plus en plus mis en avant mais, et malheureusement dans la plupart des cas, c’est quand il est trop tard. Pour ce premier long métrage, Xavier Legrand a frappé vraiment très fort. Chapeau bas à ce cinéaste ! de s'être emparé d'un sujet aussi brûlant.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2019
La très grande force de Jusqu’à la Garde réside dans son atmosphère de doute et d’incertitude qui plane pendant une bonne moitié de film, sans que la révélation n’annihile la compassion envers le bourreau. Car le personnage de la mère demeure ambigu jusqu’à ce que se construise un lent crescendo qui emprunte aussi bien au tragique qu’au thriller hitchcockien. La violence reproduit ce mouvement ascendant : d’abord parsemée sur le récit avec une retenue néanmoins tensive, elle tend à en contaminer l’intégralité puis s’octroyer le devant de la scène lors d’un dernier acte anxiogène. Aucune partition musicale n’accompagne ce crépuscule familial qui peine à sortir de cette nuit du chasseur, contraint pour accéder à la lumière de se retrancher, d’extérioriser dans une baignoire autant la violence destructrice enfouie en chacun des membres que ce sentiment d’appartenir à un ensemble plus vaste et soudé, recomposition du noyau familial après dilatation et expulsion de son élément néfaste. Toutefois, cette refonte ne va pas sans l’affirmation pathétique d’une marginalisation croissante du père qui ne comprend les agissements de ceux qu’il persécute en pensant les aimer : grande œuvre sur la solitude, Jusqu’à la Garde brosse le portrait sans concessions dans la violence conjugale mais ose dépasser son postulat de base pour s’engouffrer dans les zones d’ombre d’une conscience tourmentée que la mise en scène de Legrand, répétitive et froide, saisit dans sa complexité fondamentale. Que serait le film, en outre, sans ses acteurs, tous éblouissants de justesse et de retenue émotionnelle ? Nous suivons des corps sensibles placés constamment sur la lame du rasoir, sans que le mélodrame jamais n’éclate. La menace agit à la manière du signal sonore qui indique, dans la voiture, que l’un des passagers n’a pas mis sa ceinture. Alerte paradoxale dans la mesure où la menace réelle n’est pas sur la route, mais assise à la place du conducteur. Il n’y a qu’à voir la scène de fête d’anniversaire organisée pour Joséphine et rester bouche bée devant la terreur qui, d’abord absente, gagne progressivement les espaces, tel un fil directeur venu raccorder des lieux que le montage s’efforçait de séparer. Long-métrage cathartique qui prolonge et transcende le court-métrage sorti cinq ans auparavant, Jusqu’à la Garde allume un feu aussi destructeur que vivifiant, tire de l’existence menée comme un combat quotidien un cri de révolte et d’espoir lancé dans la nuit. Et l’horizon vient à s’allumer. Enfin.
On regarde quoi ce soir ?
On regarde quoi ce soir ?

61 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2019
Ce film fait écho au quotidien épouvantable que vivent les femmes battues ainsi que leurs enfants, souvent témoins de ces violences conjugales. C'est un film coup de poing d'une grande maîtrise qui évite tout pathos, un film noir, intense, qui prend aux tripes et qui jouit d'une interprétation exceptionnelle (Denis Ménochet en tête, Thomas Gioria et Léa Drucker sont tous d'une pertinence inouïe). La tension dramatique monte crescendo jusqu'au dénouement terrifiant.
Un grand film français !
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2019
Myriam et Antoine Besson divorcent. Dans le bureau de la juge, les avocates s'affrontent : Antoine est-il ou non une menace pour sa femme et ses enfants ?

Xavier Legrand choisit de raconter cette histoire à travers Julien, 11 ans, première victime de ce divorce et de son père. Le réalisateur installe une tension forte dès la première scène et fait monter la pression à chaque instant jusqu'au dénouement final, très impressionnant et efficace.

Le film est servi par trois comédiens excellents : Denis Menochet dans le rôle ingrat du père, Léa Drucker, en mère courage et Thomas Giroria qui incarne Julien.

sanscrierart.com
FADIGAS Y
FADIGAS Y

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2019
Un film saisissant où les situations montent crescendo au même rythme que la tension sans jamais être prévisible. L'absence de musique de film (à part les musiques lors de la fête d'anniversaire) rendent l'atmosphère encore plus réaliste et nous plonge dans le vécu de la situation. Tous les acteurs sans exception sont remarquables.
Cinématographiquement étonnant et grandiose, en réalité triste et choquant quand on sait que ça arrive hélas très (trop) souvent.
montecristo59
montecristo59

40 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2019
Au moment de sa sortie, j'avais repéré ce film mais n'avais pas pu aller le voir. Je l'ai donc déniché dans un bac et c'est chez moi que je l'ai découvert, faute de mieux. Même s'il est toujours préférable de s'immerger dans une salle obscure pour apprécier un film, le passage au petit écran ne nuit pas vraiment à celui-ci sur le strict plan formel, car ce n'est pas d'abord pour ses qualités esthétiques qu'il vaut le déplacement. En revanche, les prestations des trois têtes d'affiche (Denis Ménochet en tête mais aussi Léa Drucker et l'étonnant jeune Thomas Giora) valent vraiment le déplacement pour nous sensibiliser à la cause des femmes battues ou des familles laminées par la violence d'un père ! La montée en puissance de la tension dramatique, très progressive, est parfaitement crédible et débouche sur un final-apothéose qui fait bien froid dans le dos, comme un thriller fabriqué à partir de l'ordinaire encore tabou. Un film utile, pas voyeur, éclairant.
chrischambers86

16 165 abonnés 13 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2019
Il est des films nècessaires! Celui de Xavier Legrand - qui a du talent et de la sincèritè - l'est plus que tout autre puisqu'il s'agit d'un thriller familial ambigu et percutant qui mènage ses effets avec ce couple qui se dèchire autour de la garde d'un enfant! Le rèalisateur malmène et travaille son public durant toute la projection! On est comme pris par ce suspense et on se culpabilise même à attendre qu'il se passe quelque chose de grave à l'ècran! La confrontation chez le juge dans l'intro donne le ton! Le reste est tout aussi intense avec trois comèdiens exceptionnels qu'il faut saluer pour leur investissement et leur courage : Denis Mènochet, Lèa Drucker et le jeune Thomas Gioria! Une vraie (et très forte) proposition de cinèma qu'il faut voir absolument pour sa mise en scène et ses interprètes! Une histoire de couple qui bascule en film d'angoisse pour ne plus lâcher le spectateur! Une glaçante mais indèniable rèussite qui a obtenu 4 Cèsars dont celui du meilleur film et de la meilleure actrice! Et ce n'est que justice! A souligner la formidable relecture de « Proud Mary » interprètèe par Mathilde Auneveux! C'est en quelque sorte le calme avant la tempête même si le tube mythique de Creedence Clearwater Revival fait dans le Rythm and blues...
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