Ah la la le César du meilleur film de cette année 2019! Jusqu’à la garde est un drame social français puissant et triste. Le propos sonne vrai et réaliste. Les acteurs qui interprètent les parents de Julien sont parfaits et cela fait toujours plaisir de voir un enfant jouer correctement. On en sort boulversé A voir absolument
Extrêmement puissant. Il n'y a aucun moment de répis, on ne se sent jamais en sécurité et on est toujours en stress. C'est, je pense, l'un des films les plus durs que j'ai vu. La tension monte au fur et à mesure et on sent que ça peut exploser et ça explose ! Les acteurs sont exceptionnels et la scène de fin est incroyable même si je pense sincèrement que ça n'aurait pas dû se finir à ce moment.
Franchement, une claque. Les faits, les dires arrivent à nous plonger un court instant dans le doute avant de nous amener à penser le pire. Les acteurs sont tous absolument prenant et convaincant. Bouleversant ...
Il avait déjà fait grande impression avec son intense court-métrage, « Avant que de tout perdre », et il poursuit avec un nouveau drame conjugal qui saura jouer avec les nerfs du spectateur. Xavier Legrand nous plonge ainsi dans une réalité, un sujet tabou et d’actualité comme on en entend énormément, mais comme on en parle peu. Il se base sur le concept du point de vue de la menace, car il ne cherche pas à nuancer les faits, passé le premier acte. Il prend position du côté des victimes, tout en offrant la perspective du mal qui les oppresse. On y sent des influences évidentes, comme « Kramer contre Kramer », mais également « Shining », là où la folie viendra alimenter la tension et les conflits. Il s’agit d’une tragédie quotidienne dont il est important de comprendre les risques et les enjeux de chaque parti.
L’audience d’ouverture nous démontre, dans un élan théâtral, qu’il est possible de douter avant de camper profondément sur une position malaisante, à l’image de Julien Besson (Thomas Gioria), fils apeuré qui subira les complaintes de ses parents. On y découvre Antoine (Denis Ménochet), père dont ses émotions le conditionnent à se battre pour gagner le soutien de ses enfants. Puis, Miriam (Léa Drucker), mère hésitant entre la peur et l’indifférence, se dévoile fragiliser par une relation qui de toute évidence ne fonctionne plus comme avant et depuis un moment. Le droit de visite est pourtant prononcé pour Julien qui paie les frais d’une lourde négociation. Mais dès lors où l’on continue de fréquenter ce père qui tente de se racheter une conduite, c’est dans le drame privé qu’on y distinguera les secrets que chacun s’est bien gardé de préserver. De ce fait, le ton ne sera jamais d’ordre manichéen, car la malice du père aura une certaine emprise sur la cellule familiale qui se dessine peu à peu.
Julien est au centre de tous les feux et il ne sait plus en qui croire et il se laisse séduire par la menace imminente d’un père qu’il tolère, mais qui ne lui cède que du contrôle mental. Antoine peut alors prendre plusieurs figures, dont l’ogre qui se nourrit d’enfants perdus et dans ce cas-ci, il parvient à s’imposer comme une bête masquée aux yeux d’un système judiciaire maladroit. Jusqu’au bout de la violence, il y a une forme de victoire dans la morale. Sobre et efficace, le film préférera toutefois s’attarder sur nos nerfs plutôt que de sombrer dans la plénitude d’un récit qui a maintes fois été conté. Le silence des personnages en dit long et ce seront les bruits environnants qui renforceront l’oppression d’un homme toxique pour son entourage. Et d’autres séquences, comme avec sa fille Joséphine (Mathilde Auneveux), viendront nourrir ce frisson et ce suspense tout au long de l’intrigue. Son cheminement diverge pourtant du précieux fil rouge qui nous est proposé, mais sa tragédie personnelle nous fera suffisamment cogiter afin qu’on relie son lot de désespoir avec le cas de sa famille qui se déchire.
À la fois la mèche et l’explosif, « Jusqu’à la garde » est complet dans sa démarche qui encourage les spectateurs du quotidien à s’ouvrir. Le film pose pourtant la frontière du privé, qui se limite à une porte ou un regard par la serrure. Et la mécanique du film vient de là, en nous piégeant dans une routine qui tambourine un message pessimiste, mais qui s’entrouvre à l’espoir de voir les choses s’arranger. Pas évident à première vue, car le cadre joue sur notre perception et le drame gagne en crédit, lorsque le dénouement viendra boucler la boucle. Il faut alors reconnaître l’efficacité d’un style épuré, mais qui n’oublie jamais de se positionner au niveau humain, qu’importent les protagonistes étudiés. Les louages sont mérités, à juste titre.
Histoire bouleversante, acteur bouleversants. Tragédie que vivent nombreuses familles. Petit plus du film: Thomas Gioria a un avenir prometteur dans le cinéma
Un thriller psychologique en mode quasi documentaire d’une intensité folle, à l’atmosphère étouffante, servi par une interprétation brillante. 4,25 Cesar du meilleur film et de la meilleure actrice ultra mérités.
La quintessence de ce que le cinéma français d'auteur est capable de faire, en terme de réalisme et d'intensité dramatique. La tension qui étouffe le spectateur pendant tout le film est dû à un certain savoir-faire de la part du réalisateur. "Jusqu'à la garde" est épuré, sobre dans la mise en scène, ce qui rajoute à la dramaturgie de l'ensemble. Léa Drucker, Denis Ménochet, tous les seconds rôles sont parfaits et convaincants dans leurs rôles respectifs. Ménochet justement, j'ai adoré sa prestation magistrale dans la peau d'un père qu'on devine violent et un peu pervers narcissique. Tout cela est finement ciselé, pour un film coup de poing qui marque les esprits. Tout en mettant en avant la cause des femmes battues, et la place de l'enfant dans les couples divorcés.
Film social, en apparence sur la violence conjugale ( l' introduction est un joli faux semblant de ce qui suit ) colonisé par le thriller de survie, Xavier Legrand pour son premier film retranscrit à l' écran ce qu'il a appris des maîtres, tout ne proposant quelque chose d'assez unique en son genre.
Je ne comprends pas que ce film ait été encensé, bon OK, les acteurs sont bons (ils s'en sortent bien avec un scénario pareil !) mais pour le reste... un mauvais téléfilm avec des longueurs (la fête d'anniversaire est d'un chiant !). Dommage car le sujet est grave et méritait mieux.
Les 20 premières minutes du film sont étonnantes, on nous présente pas les personnages principaux, ou du moins ils sont silencieux et sont vu à travers le prisme du juge et des avocats. Alors oui, on pourra me dire que le but rechercher est justement de montrer l'effroi qui s’abat sur ses personnages, mais moi ça m'ennuie fortement, et c'est froid autant la forme que le fond. C'est bien le côté froid qui ressort de ce film, j'irais même jusqu'à dire l’oppression totale, le réalisateur a une vrai patte, il n'utilise aucune musique(d'ailleurs quand le générique survient, on est surpris de voir défiler les mentions sans aucun sons) ce qui a pour effet de rendre le film tendu, et il fait des plans de caméra vraiment oppressant. Je ne suis pas vraiment contre l’oppression qui permet de nous immerger dans un film, mais là, c'est raté, les personnages sont froids, et ne parlent pas beaucoup. Le seul point fort du film est qu'on ressent cette tension perpétuelle, cette difficulté à affronter le poids d'un divorce. Mais bon en plus quand on apprend le climax du film [spoiler][ que le père est violent/spoiler] ça casse pour moi les enjeux du film, ça fait trop manichéen, donc forcément il y a moins de subtilité qui peut en ressortir. Une grosse déception, parce que certaines scènes oppressives sont si belles, je pense au père qui pleure dans la voiture, le fils qui a peur. Concernant les acteurs, Léa Drucker est super, mais on la voie trop peu. Mathilde Auneveux est dans une sous intrigue trop peu exploité. Thomas Gioria est très bon , même si il parle très peu et Denis Ménochet est très émouvant, du moins pendant la première moitié du film. Mais le problème est justement que en ayant une froideur aussi exacerbé, l'alchimie entre les personnages est peu présente, et on attend juste de savoir au fond qui du père ou de la mère ou des deux est le personnage le plus détestable du film, c'est bien maigre comme enjeux cinématographique.
Ce que j’aime dans le cinéma c’est l’évasion, l’aventure, le rêve. C’est pour cela qu’en temps normal j’ai du mal avec les films très « quotidien » très en rapport avec des situations sociales « banales » ou très terre à terre. Jusqu’à la garde est l’exception qui confirme la règle car c’est un film fait avec un grand talent et une grande maitrise. C’est un pur thriller qui se déroule dans une cellule familiale qui a explosé et ou le père devient un véritable ennemi. La tension est incroyable dès la première scène du jugement et j’ai été mal à l’aise du début à la fin avec en plus une graduation dans cette tension. Les trois acteurs principaux (les deux parents et le jeune garçon) sont formidables. Léa Drucker toute en retenue dégage une force intérieure qui menace de s’écrouler au fur et à mesure des attaques du personnage du trop rare Denis Menochet. Le César du meilleur film est amplement mérité.
Un film extrêmement touchant qui malheureusement montre une réalité certainement beaucoup plus présente que ce que l'on croit. Cet homme est littéralement l'incarnation du diable, cela donne presque envie de devenir féministe extrémiste. C'est un film certes mais je crois malheureusement qu'il y a énormément de cas comme ça.
Film bouleversant, plein d'émotions et de larmes à la fin ... Lea Drucker unique et magistrale, comme tous les autres personnages joués à merveille. Je suis resté scotché les larmes aux yeux. Film réussi, j'ai adoré la réalisation et les plans ( Première séquence ). Chef œuvre.