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Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mars 2019
TRÈS bon film, excellent scénario ! La tension est progressivement augmentée, ajoutée avec un peu de suspension. Je suis entièrement conquise. Les acteurs ont bien joué surtout le fils et la mère. J’ai pleuré à la fin. Très touchant. Il faut y regarder!
Film intéressant mais qui frise le documentaire romancé. Les acteurs sont bons mais on ne peut pas parler ici de performances. Les Césars obtenus font sous-entendre qu'on n'a pas trouvé mieux dans les films présentés ou qu'on récompense surtout le thème. On veut du cinéma! Un peu moins de prétention.
Ce film est très surprenant et très fort. Ça ne dit ni trop ni pas assez, c'est juste parfait. Le suspens provoque une tension insoutenable et incompréhensible à la fois. On a hâte que ça explose pour voir pourquoi les personnages ressentent ce qu'ils semblent ressentir. 4.5/5. Bravo.
A l'heure de Meetoo et balancetonporc, aborder la violence psychologique des femmes était un pari osé. Encore fallait il le traiter avec subtilité et sans caricature. C'est une réussite. Le costaud Denis Menochet est détruit par des accusations de maltraitrance infondée dans le but d'obtenir la garde de l'enfant. C'est un film dur, touchant et le gamin au milieu de tout cela est en souffrance et sera forcément marqué à vie par ces déchirements. Un film indispensable.
Un film poignant, sans artifices, tellement de sujet abordé: le divorce suite a des violences conjugales , la garde des enfants, le rôle de la justice lors d une séparation qui ne voit pas toujours juste , la place de l enfant entre 2 parents et surtout un père obsessionnel envers sa mère, qui se sert de lui pour reprendre contact avec la mère . On a peur tout le long du film; peur du drame qui arrive crescendo. le clin d oeil de fin ou le voisinage sait se qui se passe et n agit pas et reste sur son palier à regarder le malheur des autres comme un spectateur devant son écran.
Très étonnée que ce film reçoive autant de prix et de louanges... Tout juste un documentaire sur les violences familiales...Certains "feuilletons" télévisés sont 1000 fois meilleurs! César du meilleur film??? du meilleur scénario?? Aucun suspens : tout est dit dans la lettre lue par la juge dès le début du film, il suffit d'écouter l'enfant, ce qu'aucun adulte ne fait ... je ne vois pas le thriller : la fin est prévisible dès le départ ... Seule question : en sortiront-ils vivants..? Des plans longs...interminables... des séquences dans le noir (à se demander s'il n'y a pas une panne de courant...)... Thomas Gioria et Denis Ménochet sont irréprochables, très justes et méritaient un César. Quant à Léa Drucker, elle est inexistante...c'est elle qui est récompensée...??? Donc je ne recommande pas!
Le césar du meilleur film ? Pauvre cinéma français ! A peine un téléfilm, des personnages pas travaillés, une réalisation complaisante ( le réalisateur n'en peut plus de se trouver génial quand il filme les pieds de Joséphine dans les toilettes, dans un plan interminable), un scénario attendu et avec des erreurs scénaristiques ( dans le plan des toilettes, on comprend que Joséphine est enceinte, et aucun pay off), c'est long, ennuyeux. Un sujet politiquement correct ne suffit pas à faire un bon film.
Magnifique de réalité ... d’une triste réalité ! On sort sonné... le jeu des acteurs des actrices, le scénario, la réalisation t’immersent sans réserve dans l’enfer des violences faites aux femmes et des conséquences sur les enfants en milieu clos.
" Ah Bon ? Ah ... ben ! Bon ... MMMmhh " ai-je pensé après avoir visionné le film "Jusqu'à la garde" ! J'étais surtout surpris de savoir que ce film ait eu 4 récompenses César 2019 : Meilleur film, meilleure actrice : Léa Drucker, meilleur montage, meilleur scénario original, et également de très bonnes critiques du public ! C'est vrai que le film "Jusqu'à la garde" aborde un thème difficile à aborder : le divorce, les violences conjugales. Je suis d'accord pour l'originalité du scénario. Le film ouvre sur le bureau du juge des affaires familiales avec les parents et les avocats en pleine audience. Les avocats prennent la parole, les parents aussi. Les déclarations des enfants sont lues ... il est question de la garde du fils, Julien, 11 ans qui sera accordée au père pour tous les week-end et la moitié des vacances jusqu'à ... la garde ! Pendant le film, on est intrigué par le refus de la mère de dialoguer avec son ex-mari et par le comportement silencieux et "sur-le-qui-vive" du fils, Julien. Il faut dire que Thomas Gioria qui joue un jeune garçon, est remarquable ! Ses émotions, sa peur sont palpables ! Mais, justement pourquoi ? Le père fait pourtant des efforts pour communiquer, pour faire plaisir ! On peut comprendre sa frustration face à l'absence de communication et au rejet des enfants ... La fin, je trouve, est un peu exagérée parce qu'elle est brutale, qu'on n'a pas pu bien suivre l'évolution du père ! Ca m'a fait penser à "Shinning". Le scénario est interessant mais malheureusement, il y a eu beaucoup de longs séquences inutiles qui n'ont forcément pas le rapport avec l'idée de départ ! MMMhh, ce scénario a aussi souffert du manque d'épaisseur et de profondeur tant qu'on se contente à suivre les personnages. Ce film ne nous interroge pas pourquoi tel personnage réagit comme ça ! Il manque des indices pour nous interpeller sur leurs personnalités et pour demander qui est responsable du divorce, qui exagère les situations vécus et ... qui ment ! Ça ferait un bon thriller comme Claude Chabrol ! Léa Drucker, elle, récompensée de Cesar meilleure actrice ?!? Pardon, elle n'a pas beaucoup joué dans le film, pas vraiment à la hauteur dans ses jeux d'actrice ! Bon, finalement, on se croirait presque devant un téléfilm ... Mmhhh ! Je trouve moyen, ce film ! Dommage !"
Un excellent film, d’une grande sobiété, parfaitement maîtrisé et splendidement interprété – Thomas Cioria, le fils, une révélation qui devrait bien “vieillr� –. Très factuel, très documentaire, il demeure cependant très captivant, avec une lente montée dramatique et une psychologie des personnages épurée et sans pathos. La fin relève même du thriller, mais là encore, épuré. C’est là son immense attrait. Film très actuel, sur le sujet encore tabou des violences conjugales, mais non polémique, Il ne juge pas – ce qui est appréciable à notre époque où tout un chacun s’autoproclame expert et donne son avis péremptoire sur tout. Il est de très haut niveau mais tout de même, à mes yeux, un peu surestimé par les jurys. Mais ceux-là aiment bien privilégier les films dans l’air du temps. Et le cinéma n’a-t-il pas d’ailleurs la mission d’éclairer la société du moment ? Je maintiens tout de même que sa moisson d’honneurs est un peu excessive. Il y a d’autres films de sa valeur.
Voilà un film très intéressant sur un sujet très sensible. La mise en scène est bonne même si par moment un peu inégal. La fin du film me gêne quelque peu, quelques minutes supplémentaires n’aurait pas été superflu pour bien finaliser le tout. Ce qui est important de souligner, c’est la qualité des trois acteurs principaux que ce soit le père, la mère est aussi l’enfant le plus jeune d’entre. Chacun est d’une justesse incroyable, c’est vraiment assez impressionnant.
On sait pertinemment que certaines bandes annonces racontent le film, d’autres méprennent le spectateur en mal ou en bien, ou d’autres donnent des indications qui peuvent malheureusement en dire trop. Dès les premières minutes dans le bureau de la juge, séquence remarquable de réalisme, je n’ai pas cru au changement de mentalité d’Antoine. Certainement influencé par les extraits de la bande annonce. A cela s’ajoutent des extraits avant et après les Césars. Pourtant, je me réservais le bénéfice de la surprise, du contre-pied. Je le dis d’emblée, je n’ai pas été pour autant déçu. Le récit me maintient dans le doute. C’est tant mieux. Un doute de méfiance toute de même. Oui, peu importe, je ressens la tension et cette tension est saine car elle me permet de rentrer dans le film, de contrôler aussi difficilement ma respiration que Julien quand il rejoint son père ; « l’autre » qu’il ne veut pas voir. Julien, petit bonhomme qui a le cran d’affronter sa peur que lui inspire son père, masse corpulente dont on perçoit une violence fragile, entendez une violence prête à exploser, une violence latente, en filigrane. Un petit bonhomme qui ose affronter son père par de petites réflexions tranchantes et désobligeantes. Sa résignation est de l’ordre du sacrifice ; oui, il se sacrifie pour sauver ou préserver sa mère. Ça par contre, la bande annonce ne me le dit pas. Et c’est tant mieux. Thomas Giora est remarquable. Ses silences, ses regards, sa peur sont poignants. J’ai peur pour lui à chaque instant. Il a amplement mérité sa nomination aux Césars comme avant lui Haley Joel Osment pour le « Sixième sens » aux Oscar. Denis Ménochet incarne un Antoine fragile et aux abois qu’on ne devine pas tant que ça. Une grenade à retardement sommeille en lui. Léa Drucker interprète une Miriam discrète car Xavier Legrand nous la montre peu, et le peu qu’on voit, elle me paraît plus solide qu’Antoine. On se doute bien que ça va exploser mais j’avoue que je ne m’attendais pas à un final grandiose. Et la bande annonce ne me l’a pas dit, c’est tant mieux ! Xavier Legrand nous offre une forte intensité qui passent par des sons extérieurs. Dans l’appartement de Miriam, on y entend la sonnerie de l’interphone que l’on devine manipulée par un Antoine hystérique. Puis, plus rien. Julien dans le lit avec sa mère. La tension est là, palpable, irrespirable. Puis les bruits sourds d’un ascenseur dans le couloir de l’immeuble, bruits qui contrastent avec le silence de la nuit. Miriam se redresse et comprend. S’ensuit une violence inouïe. Cette violence de tous les jours me perturbe plus que celle illustrée dans « Punisher ». Je n’en rajoute pas. Il faut voir le film. Il y a dans la mise en scène de ce fait divers tous les contours d’un thriller voire d’un film d’épouvante. spoiler: La scène dans la salle de bain m’a complètement retourné parce qu’elle est justement épouvantable ! Et ça aussi la bande annonce ne m’a rien dit. Et c’est tant mieux. A voir, vraiment.
Si le cinéma français proposait parfois autre chose que de la réalité sordide et déprimante, j'aurais pu m'émerveiller devant la performance de Denis Ménochet ou le talent du gamin. Mais cette morosité est si habituelle que même lorsque c'est bien fait, je peine à apprécier totalement.
Jusqu'à la garde n'est pas un film qui vous laissera indifférent... On suit le divorce d'un couple se battant pour avoir la garde leur fils. La mère en dénonçant la violence du père, le père en niant et dénonçant le mensonge de la mère... Ce film monte crescendo au fur et à mesure grâce à la composition magistrale des 2 acteurs principaux mais également du jeune fils qui se révèle épatant. Une histoire qui finit d'une manière extraordinairement intense... du jamais vu ou presque. Bref : un film référence en la matière !!