6939 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
627 critiques spectateurs
5
147 critiques
4
272 critiques
3
91 critiques
2
42 critiques
1
41 critiques
0
34 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
olcor49
4 abonnés
58 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 mars 2026
Un film qui raconte vrai. Comment la Juge peut-elle avec les éléments qu'elle a prendre une décision concernant la garde de Julien ? Qu'est-ce que la mère aurait pu faire sans se mettre hors la loi ? Comment Julien, 11 ans, aurait-il pu résister à la pression de son père ? Ce sont des situations fréquentes, qui heureusement ne se terminent pas toujours de façon aussi extrême (mais parfois pire !). Pauvre(s) gosse(s) ! Beau film.
Film multirécompensé (César du meilleur film, de la meilleure actrice, du meilleur scénario original et du meilleur montage ainsi que Lion d’argent de la meilleure mise en scène et Prix Luigi De Laurentiis du meilleur premier film à la Mostra de Venise, entre autres), Jusqu’à la garde est un drame d’une grande force sur les problèmes liés à la garde d’un enfant suite à un divorce causé par de la violence intra-familiale. Si on peut ne pas avoir envie de voir un film concernant un sujet hélas trop répandu dans la société, on ne peut nier la crédibilité constante du long-métrage d’un Xavier Legrand faisant preuve d’un réel talent de directeur d’acteurs rendant son casting parfait de bout en bout (si on peut ne pas être surpris par la qualité de jeu habituelle de Léa Drucker et de Denis Ménochet, le jeune Thomas Gioria fait preuve d’une prestation d’acteur qui n’a rien à leur envier). Jusqu’à la garde est une donc une belle réussite mais il faut avoir envie d’assister à un drame très éprouvant hélas quotidien que ce soit en France ou ailleurs dans le monde.
Ce film aborde avec justesse un sujet aussi délicat que crucial : les violences conjugales. Tourné à la manière d’un documentaire, sans musique ni artifices, il plonge le spectateur dans une réalité glaçante, presque insoutenable. La force du film réside dans sa capacité à rendre palpable la tension qui s’installe, insidieuse et oppressante. Les interprétations sont remarquables, notamment celle de Denis Menochet, qui incarne avec une justesse troublante un homme violent. Le milieu du film souffre de certaines longueurs, et la psychologie du personnage principal reste en demi-teinte. J’aurais aimé une montée en tension plus progressive, une ambiguïté plus marquée sur la véritable nature de ce père. Ici, la bascule vers la violence semble trop rapide, laissant peu de place au doute ou à la nuance. Il ne s’agit pas d’un thriller, et le film évite les clichés pour se rapprocher d’une réalité souvent tue. Pourtant, malgré cette volonté de réalisme, on regrette parfois que la fiction ne s’autorise pas davantage de profondeur ou de complexité. Après tout, même ancré dans le réel, un film reste une œuvre narrative, et celle-ci, laisse l’impression de manquer de quelques ingrédients pour être pleinement aboutie.
Un film puissant et bouleversant, une oeuvre simple mais si éloquente, un travail précis et si important pour comprendre les faiblesses et de la justice et de notre compréhension des violences conjugales. Quand celui qui est censé élever vos enfants, les protéger et les chouchouter se transforme en bourreau, comment y faire face. Quand la justice, censée être la gardienne des injustices, la protectrice des déchainements, est celle qui vous délaisse et vous isole, que faire.
Cette oeuvre assez courte est parfaite, on a pas des performances d'acting exceptionnelles, dans le sens où elles sont assez peu diversifiées. Néanmoins, la grande qualité de ce film c'est son réalisme et sa tristesse, on est pris tout du long par cette pression horrible, ce sentiment que le problème est devant nos yeux, qu'il est criant mais pourtant bel et bien inévitable. C'est sans doute cela le plus choquant et le plus terrifiant, c'est cette impossibilité pour la mère d'écouter ses plus profondes craintes et angoisses car le système le lui en empêche, elle serait hors la loi. C'est donc un film qui questionnement énormément sur la différence entre ce qui est moral et légal, comment une juge peut décider si rapidement d'une affaire si sensible, comment la vie de trois personnes peut basculer de manière si prompt par la simple incompréhension des professionnels. C'est donc vraiment ce sentiment de fatalité qui nous prend tout particulièrement. De plus, la fin possède un suspens intense qui vient tristement bouleverser l'intrigue. On est incapable de les penser en sécurité face à une telle brute, un homme ne pensant qu'à son bonheur et sa personne en y oubliant la réalité et les émotions et désirs des autres. De se dire que "l'amour" peut amener à de tels actes nous rend très triste, l'amour c'est certes aimer une personne mais c'est aussi savoir quand celle-ci ne vous aime plus, si on est réellement amoureux on souhaite le bonheur de son partenaire or ici c'est une notion que ce monstre semble ne même pas considérer.
Fin bref, une oeuvre poignante, courte, puissante et extrême, nécessaire pour traiter de tels sujets comme la justice et les situations de violences familiales. Un vrai drame qui m'attriste dès lors qu'il me dépeint la vie pour certaines personnes sur terre. J'ajouterai quand même cette solidarité exceptionnelle, que ce soit la soeur, les parents et ce policier à la fin, comme quoi ces individus restent une infime partie de la population, et la majorité sont des êtres réfléchis et aimants.
Un thriller social magistralement articulé autour d'un scénario qui dénoue peu à peu le fil d'une histoire conjugale, parentale et familiale déchirante. Entouré d'un casting impeccable, Denis Ménochet livre une interprétation d'une justesse viscérale qui lui avait d'ailleurs valu une nomination aux César en 2019. La tension psychologique monte graduellement, parfois en eaux troubles pour mieux basculer dans la scène suivante, jusqu'à un final glaçant où tout devient possible, jouant avec les nerfs des spectateurs. Un film de colère à la fois sobre et intense, qui secoue et bouleverse. On a du mal à croire qu'il s'agit là d'un premier film tant Xavier Legrand maîtrise déjà à la perfection la narration dramaturgique d'un sujet si difficile à traiter sans parti pris. Une œuvre choc.
Interpretation fidèle à la réalité malheureusement. Dans la vie, que les auteurs de violences physiques, psychologiques se regardent en face, se souviennent. Les personnes victimes, elles, n'ont pas vraiment oublié, même en continuant leur vie le mieux possible. Beaucoup de chemin reste à faire, a commencer par l'éducation des garçons dès leur plus jeune âge. Très bonne interprétation pour les 3 principaux acteurs, dont l'enfant avec ce regard triste, très en colère, terrifié, que l'on a envie de sauver de cet enfer. L'emprise, système insidieusement mis en place, très incompréhensible pour l'entourage.
Comment le faux gentil papa se révèle assez vite un vrai macho dangereux, comment il fait régner une terreur silencieuse sur sa famille, comment juste avec un mot se révèle sa folie dominatrice, juste avec un geste s'annonce sa violence, qui va crescendo et nous tient sus tension... Seul défaut du film à mon sens : quelques petites longueurs. Et une indulgence, une patience parfois peu vraisemblable de la part de l'épouse, qui au lieu d 'appeler les flics supporte les intrusions du mari (alors qu'au début elle est déterminée à le tenir à l'écart).
Le sujet traité est intéressant et dénonce les violences psychologiques et physiques. Ça monte crescendo. Thomas Gioria qui joue Julien est impressionnant.
Terrible film ! Où lon voit la terreur d'un enfant face à un père violent et pervers . Certaines scènes sont insoutenables et d'ailleurs je me demande comment le gamin a pu les jouer . Les acteurs sont formidables. Terrible film.
Après une scène de séparation, le mari d’une extrême violence rend la vie de son ex-femme et de ses enfants véritablement glaçante. Grâce à un jeu émotif intense des acteurs, le récit est particulièrement bouleversant et poignant; il casse notre sensibilité à travers la brutalité extrême et l’injustice. Il révèle une vraie souffrance trop peu comprise et entendue, paraissant ne jamais cesser. Il y a une forme d’immense tristesse au regard de l’impuissance de cette famille et surtout de ces enfants au milieu de tout cela, victimes eux-mêmes de la violence permanente.
J’ai beaucoup aimé Jusqu’à la garde. Le sujet est traité avec une grande maîtrise et la tension est palpable du début à la fin, montant en puissance à chaque scène. Les acteurs sont excellents et rendent le film encore plus prenant et réaliste.
On a rarement aussi bien montré la tension que dans ce film remarquable. La violence n'est pas visible, mais elle se sent en permanence, allant crescendo jusque la fin, effrayante. Pendant tout le film, on se demande qui a tort, qui a raison, avant l'explosion. Denis Ménochet est absolument exceptionnel!
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en lançant ce film et bien j'ai terminé mon visionnage en étant choqué comme ses protagonistes le sont.
Le film est servi par un casting efficace, avec Denis Menochet (Antoine) et Léa Drucker (Miriam) qui sèment le doute sur les faits dans cette histoire; et les deux enfants Mathilde et Thomas, avec surtout le fils qui impressionne par son jeu d'acteur et les émotions qu'il interprète.
Que ce soit Léa Drucker et surtout Denis Menochet, ils sont bluffants dans la scène finale [Spoiler] et Denis Menochet se révèle de plus en plus oppressant et inquiétant dans sa folie, surtout dans le final, lorsqu'il s'introduit avec force dans le domicile de son ex-femme, il est terrifiant [Spoiler].
Le film est assez court mais l'intensité monte crescendo et il n'y a pas vraiment de temps mort. En voyant la tournure progressive des évènements, on commence à comprendre qui mentait et disait vrai lors de l'entretien avec le juge, et on voit peu à peu le tableau s'assombrir mais la fin m'a pris aux tripes dans son dénouement.
[Spoiler] C'est donc des histoires comme ça que l'on retrouve dans les faits divers de féminicides. Des hommes violents et abusifs, jaloux et possessifs, qui usent de tous les moyens pour appuyer leur domination sur leur foyer. Des prédateurs qui refusent de laisser vivre leurs victimes et dont l'emprise est toujours présente tant que l'on ne leur empêchera pas de nuire. [Spoiler]
Je trouve ce terme parfois un peu galvaudé ou utilisé à tort et à travers, mais c'est un film d'utilité publique, important à montrer au plus grand nombre pour le sujet important qu'il traite avec justesse.
Un film émouvant beau, je vous conseille de le regarder franchement la fin est émouvante je remercie, les réalisateurs, scénariste et tous ceux qui ont réalisé le film