2787 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
262 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
80 critiques
3
94 critiques
2
45 critiques
1
15 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
fan_de-cinoche
25 abonnés
226 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 22 mars 2019
Ah que c'est agréable de retrouver Woody Allen, même si ce film est un peu particulier dans sa filmo parce que n'appartenant à aucune catégorie connue. Pas comique (mes préférés), surtout pas d'inspiration "ingmarienne" (ceux que je ne supporte pas), plutôt un magnifique livre d'images (comme Radio Days mais moins autobiographique) aux images somptueuses qui ne sont pas sans évoquer les tableaux de Hopper. Les images du Parc d'attractions, les lumières des attractions, forment un écrin délicieux et quasi-onirique à une belle histoire de femme. Bien écrit et si joliment interprété par une Kate Winslet toujours plus formidable, certes bien entourée, mais qui éclipse tout le monde.
Film raté, assommant, soporifique, ce qui est dommage, car par ailleurs il possède une lumière superbe.... La reconstitution numérique d'une Amérique des années 40 est vraiment très réussie. Avec un tel écrin, quel film Woody aurait pu faire ! Hélas il patine dans la semoule, et les acteurs déboussolés débitent leur texte terne sans conviction.
Wonder Wheel, par son pessimisme et sa noirceur, s’éloigne du ton des dernières réalisations de Woody Allen, rappelant à quel point le metteur en scène est un grand dramaturge. On pense sans cesse à Tennessee Williams devant les relations usées qui animent ces personnages de plus en plus désillusionnés. La trame est classique : Ginny (Kate Winslet), actrice ratée désormais serveuse, se morfond en couple avec un mari violent Humpty (Jim Belushi). Elle s’éprend d’un maître-nageur aspirant à devenir écrivain (Justin Timberlake), mais leur relation est très vite troublée par l’arrivée de Carolina (Juno Temple), la fille d’Humpty, fuyant un mari mafieux qui veut sa peau. L’image remarquable de Vittorio Storaro peint leur âme : les couleurs éclatent et sont désenchantées, comme celles d’une carte postale un peu surannée.
Woody Allen continue de décliner avec talent quelques grands thèmes qui parcourent son oeuvre – la volonté, la responsabilité de l’action, le hasard. Dans le dernier quart du film, la prise de décision paroxystique dont dépendra l’avenir de tous les personnages, qui fait basculer la dramaturgie (ici un coup de téléphone), est amené avec autant de maîtrise et d’intensité que le rebond de Match Point. L’action se déroule dans les années 1950, à Coney Island (Brooklyn), parc d’attractions en bord de mer cher à Woody Allen. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2018/03/05/wonder-wheel/)
Plutôt une bonne surprise dans la filmo récente de Woody Allen. L'inspiration théâtrale est clairement annoncée et assumée (Eugene o'Neill, Tennessee Williams, Shakespeare...). Cela donne donc un film très écrit, très théâtral, mais qui lorgne aussi vers le film noir et le mélodrame à la Douglas Sirk (notamment via les couleurs flamboyantes données à la photo par Vittorio Storaro). Bref, un univers très référencé pour servir un propos assez noir et amer sur les illusions et les désillusions de la vie, les choix et la fatalité, les grandeurs et les petitesses de chacun... L'ensemble se tient bien. Qualité des dialogues, réalisation soignée, très belle composition de Kate Winslet dans un rôle névrotique. Et puis il y a ce personnage de petit garçon pyromane, vraiment singulier. Il manque juste quelques prises de risque, quelques "accidents" sur ce chemin très (trop ?) balisé, pour que ça vibre, que ça transporte et que ça reste mémorable.
Woody Allen s'avère une fois de plus un immense conteur des passions humaines, qui manie les émotions avec un brio et un sens de la narration légendaire.. Toujours extrèmement prolifique malgré les années (quasiment un film par an !), il fait preuve d'entrée de beaucoup de maitrise dans ce film ou son humour proverbial laisse la place à un grand film classique aux accents dramatiques servi par d'excellents acteurs...Le film se déroule devant nous comme un roman à suspense, on y croit même si le ton est assez amer et loin de ses "FeelGood movies" comme l'etait son lumineux "Minuit à Paris ".. ...
Belle performance de Kate Winslet qui excelle dans son rôle de femme en pleine crise et qui porte le film à elle seule. De belles images et une lumière dorée, comme Woody Allen sait si bien les faire. Un Woody Allen un peu moins bavard qu'à l'habitude, même si ça blablate quand même beaucoup.
Wonder Wheel joue les montagnes russes émotionnelles sur fond de parc d’attraction tout en conservant un piétinement général, à l’image de notre héroïne, star d’un soir déchue et qui se réfugie depuis dans le souvenir. Tout semble vivre et s’amuser en second plan, et pourtant il ne s’agit que de miteux artifices renvoyant, au premier plan, les couleurs d’une pièce de théâtre tragicomique. La chaleur du jaune et du orange s’interrompt soudain, laisse place au bleu glacial ou à une légère désaturation picturale ; les personnages tantôt se jettent dans la lumière tantôt cultivent l’ombre : l’éclairage traduit visuellement l’état émotionnel de chacun. Et c’est un peu trop appuyé, un peu balourd par instants, d’autant que la narration en voix-off accentue encore cet effet d’insistance. Les héros se perdent, le spectateur jamais. Ce déséquilibre entraîne une légère réserve quant au spectacle contemplé, on peut se dire que le point de vue adopté s’amuse du malheur mis en scène, que Woody Allen filme des fragments brisés par ses soins non sans une certaine forme de complaisance. Que tout soit vanité, excepté l’art (ici l’art de capter le sublime de destins brisés et recollés au gré des refontes familiales, via les jeux de lumière), d’accord. Mais nul besoin de se montrer vaniteux. D’autant que les acteurs livrent de magnifiques performances.
Woody Allen nous entraines dans l'Amérique rétro des années 50's avec comme toile de fond, le parc d'attraction de Coney Island. Un drame poignant qui déborde d’inspiration et réussit un portrait d’une épouse dépressive, jouée à la perfection par la comédienne Kate Winslet. Entre film de romance, film dramatique et de gangsters, Kate Winslet nous plonge dans son univers mouvementée avec l'épatant Justin Timberlake, forme tout deux, un couple d'amant complexe qui bascule peu à peu vers une dimension tragique. Impressionnant de beauté, où les jeux de lumières et d’ombres, ainsi que la gestion de l’espace, sont d'une impeccable maitrise.
Des dires de la presse, ‘Wonder wheel’ serait le film de trop pour Woody Allen, celui qui le rendrait définitivement infréquentable...pas parce qu’il serait plus mauvais que les derniers en date (du reste, il ne marque pas non plus une remontée spectaculaire par rapport à la qualité moyenne de ceux-ci)...mais parce que le cinéaste, qui a toujours injecté une bonne dose de tranches de vie personnelles dans l’imbroglio sentimental qui constitue le coeur de tous ses films, aurait cette fois été trop loin. C’est que dans ‘Wonder wheel�, il imagine une femme insatisfaite qui trompe son mari avec le maître-nageur, entre autres raisons parce qu’elle voit d’un mauvais oeil la relation de monsieur avec sa fille prodigue, revenue s’installer à la maison pour échapper à des gangsters. C’est que l’homme sans qu’on puisse l’accuser du moindre geste déplacé, aurait pour sa progéniture la tendresse bienveillante qu’un homme mûr a d’ordinaire pour une petite amie très jeune. On s’en rappelle que Allen fut accusé par Mia Farrow d’attouchements sur certains de ses enfants adoptifs et que dans tous les cas, il a finit par épouser officiellement l’une d’entre elles. De là à ce qu’on considère son dernier scénario en date comme une confession, il n’y a qu’un pas, que les tabloïds se sont empressés de franchir. Tout cela ne nous concerne pas, comme dirait l’autre...mais au fond, il est peut-être temps que Woody Allen jouisse d’une retraite bien méritée, et que ces événements ne font qu’avancer une inéluctable fin de carrière de quelques années : de plus en plus, on suit la carrière de Woody Allen moins par goût et admiration que par une sorte de fidélité paresseuse. Attention, le cinéaste reste un fin psychologue et un analyste expérimenté des passions humaines...mais à force de regarder scrupuleusement chaque année “le Woody Allen de l’année�, on finit par deviner où il veut en venir bien en avant qu’il ait lancé ses premiers indices, par démêler les fils de l’intrigue bien avant la conclusion et par suivre sans passion le châtiment qui ne manque pas de frapper les Médée de tragédies grecques qui peuplent ses films depuis quelques temps : Ginny, personnage pas plus capable de s’aligner sur la réalité que ‘Blue Jasmine’ voici quelques années, fait ainsi passer le spectateur de la sympathie complice au mépris envers sa mesquinerie aigrie. Ces entrechats, amours contrariées et coups de griffes féminins dans le Coney island du début des années 50, filmé dans un Technicolor flamboyant, se laissent pourtant regarder sans déplaisir particulier. Après tout, c’est peut-être la dernière fois…
film plutôt décevant de Woody Allen. Parce que sans doute le scénario est trop convenu et que les personnages sont peu sympathiques et que leur problème a peu d'intérêt. (sauf le moment où les gangsters interviennent). Le reste c'est de la romance à l'eau de rose racontée en plus en voix off par un des protagonistes. Certes c'est assez bien filmé, bien que tout se passe dans le même décor de Coney Island. Trop de discours et une absence de fin ! Les acteurs font un minimum, aucun ne transcende cette histoire. La photographie est belle, et musique et chanson sont de belle qualité. Un Woody Allen très mineur.
Très bon film a mi chemin entre le théâtre et le grand écran. Le scénario n'est pas des plus intéressant mais c'est bien joué, bien filmé, l'atmosphère est excellente et l'époque bien représentée. Un film qui fait mouche juste par sa photographie et son cadre !
J'avais beau bouder Woody Allen en ce début d'année, une séance de rattrapage de Wonder Wheel fut loin d'être un supplice... La lumière! Le vieux new-yorkais a sûrement réalisé son œuvre la plus chaleureuse visuellement, on ne peut se lasser de ses couleurs chaudes, de ce soleil véritable acteur ici, qui donne mille tonalités et offre un rendu éclatant et surexposé. Qui de mieux que lui pour ressusciter Coney Island que presque aucun new-yorkais actuel n'a connu dans sa grande époque? Il fait subtilement marquer son déclin et permet une nostalgie de l'inconnue, ça avait l'air plutôt sympathique, ma foi. Quand on en arrive là avec Allen il se passe la chose suivante : aucune surprise, on sait rapidement quels seront les tenants et les aboutissants de ce roman prévisible, mais on se laisse porter par son sens du rythme et de la mise en scène (agrémenté ça et là de dialogues aux références élitistes, ben oui vous savez chez qui on est). Il y a comme une formule magique dans ses histoires, et une fois que tous les personnages (qui ne sont jamais bien nombreux) sont présentés, nul doute que la première version de l'intrigue avec la mère quadra remariée et passionnée va vite s'inverser au profit de la jeune et jolie nouveauté. Que tu es incorrigible Woody. Kate Winslet est la muse du dernier Allen et lui rend plutôt bien, tantôt amoureuse, perdue, énervée (contre son marié alcoolique ou son fils pyromane, au choix, mais ça possède toujours son lot de comique comme il se doit), exténuée, migraineuse. Elle passe de sympathique à pathétique en un rien de temps, l'expérience déroute car elle est plutôt du genre à faire l'unanimité dans l'empathie. Mais c'est ce qui rend sa prestation d'autant plus intéressante. Voilà c'est du Woody Allen ni plus ni moins.
Du Woody Allen pur jus................Toujours plus ou moins , les mêmes histoires de moeurs...On suit cette histoire jusqu'au bout, mais l'ennuie vous gagne sur la longueur...Dialogues larmoyants trop répétitifs......2 étoiles......!!!!!
Je ne comprends pas bien la sévérité des critiques avec ce film. Le scénario peut donner une impression de déjà-vu, mais il va vers une noirceur très rare chez Allen, même si déjà présente dans Blue Jasmine. Les acteurs sont parfois peu ou mal dirigés, mais ça n’empêche pas Kate Winslet de montrer toute l’étendue de son talent et même de se surpasser. Et niveau réalisation, je trouve qu’il y a plus à se mettre sous la dent que dans les deux ou trois derniers films d’Allen. C’est plus soigné, moins paresseux, plus proche des acteurs. Le côté théâtral et artificiel peut déranger mais je l’ai trouvé très réussi, avec une photographie saturée qui rappelle les films en technicolor et l'univers de Douglas Sirk.
Wonder Wheel (La grande Roue) est une fois de plus un très bon film écrit et réalisé par Woody Allen. Son scénario se révèle finement écrit avec une progression intéressante. Il nous relate les démêlés d'une famille recomposée dont les personnages se dévoilent progressivement avec une tension montant crescendo. Ce drame romantique nous plonge dans les années 50 avec, pour décor, le charme d'un parc d'attraction situé en bordure de plage. Il nous offre une photographie magnifique, une lumière douce et chaude. Le réalisateur Newyorkais nous offre, comme de coutume, une BO magistrale avec des insertions remarquables telles que : "kiss of fire" (1952) de Georgia Gibbs ou " You Belong To Me" (1952) de Jo Stafford, "Coney Island Washboard" des Mills Brothers... Le casting est lui aussi parfait ; Jim Belushi et Justin Timberlake se révèlent très juste. Ancienne actrice à la dérive avec un fils perturbé, Ginnie joue à faire serveuse au "Roi de la Palourde". Kate Winslet incarne à merveille ce rôle délicat de femme perturbée. Elle est tout simplement lumineuse et débordante de crédibilité dans ce personnage.