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Un visiteur
4,5
Publiée le 13 février 2018
Le personnage de Kate Winslet m'a beaucoup touchée. Wonder Wheel n'est, à mon avis, pas un film pour les ambitieux, les vaniteux, les "successful", les gens bien dans leur peau... Pour moi il est bouleversant car il s'agit de notre rapport à l'échec, au vieillissement du corps (féminin surtout) comme à celui des sentiments (masculins, surtout...). Un film qui parle particulièrement aux femmes blessées donc, interprété avec brio par une Kate Winslet dont la justesse nous fait parfois ressentir jusqu'à la honte, la mésestime de nous-même que nous sommes nombreuses à porter. On se demande comment un réalisateur (homme) qui a tellement connu de succès, arrive à nous parler, à nous les femmes qui doutons tant de nous-mêmes... Les lumières incroyables et l'univers coloré des années 50 créent un joli contraste avec l'univers intérieur, gris, délabré, du personnage. Chapeau Woody.
Lucide et désespéré, cruel et tragique, drôle et féroce, ce nouveau film de Woody Allen est un sombre bijou, qui brille de mille couleurs fifties pour mieux raconter l'inexorable vanité de l'existence. Les interprétations des quatre personnages principaux sont sublimes, kate winslet et john belushi, mais aussi la jeune Juno Temple et Justin Timberlake. D'une rigueur absolue, le scénario et les dialogues sont un pur régal. Et la mise en scène de Woody Allen, épurée, au cordeau, fait jaillir petit à petit les peurs et les fêlures les plus enfouies des êtres. Pour aboutir à une sorte d'hécatombe émotionnelle et tellement jubilatoire. Un chef d'oeuvre.
Mélodrame ennuyeux et sans intérêt, filmé et joué de façon théâtrale. Ces derniers temps, Woody Allen multiplie les films sans se réinventer, toujours le même modèle de film qu'il réplique en changeant juste d'époque, de milieu ou de comédien, mais sans avoir une histoire travaillée en fond. Et son prochain film est déjà en boîte !
Woody Allen nous offre un portrait croisé de personnages avec au centre la sublime Kate Winslet. Il y règne une ambiance de fête foraine (rappelant des films des années 30 à 50) et plus on avance, plus cela ressemble à un mélo. Le film dégage un certain charme, dans le style de "Annie Hall" tourné lui aussi à Coney Island et il se contente d'être plaisant, à défaut d'être transcendent. Le réalisateur se délecte de l'un de ses sujets favoris : l'amour et toutes les névroses qui en découlent. A noter la performance de Justin Timberlake (Mickey le maitre-nageur), à la fois tombeur de ces dames et voix-off du film. Même si c'est correct, c'est loin d'être le meilleur cru de Woody (la comparaison avec un "Match point" par exemple n'a pas lieu d'être). A voir surtout pour l'extraordinaire présence de l'actrice britannique Kate Winslet.
Oui, c'est un chef d'oeuvre : on l'a dit un peu partout, tragédie antique , Merci Woody pour l'image de Kate en héroine grecque, couteau à la main, citant Athènes : on est content de ce moment complice...Le scenario est à la fois siphistiqué et d'une extrème simplicité dans son déroulement inexorable . Ai-je le droit , pour finir, de regréter que certain , ici , commence sa critique en parlant de la vie privée du cineaste ? Minable , quelque soit le parti qu'on prenne .
Kate Winslet est comme d'habitude fabuleuse. C'est la première fois que je la vois jouer une femme de cet âge qui fait face à l'échec de sa vie et qui me fait fait penser parfois au personnage de Blanche Dubois dans Un tramway nommé Désir. Un personnage à la dérive qui va commettre l'irréparable comme dans Blue Jasmin. Les lumières des scènes d'intérieure sont magnifiques avec ces passages du bleu à l'oranger et retour à des teintes plus naturelles. Un grand film à nouveau sur des personnages qui n'ont pas réalisés leurs rêves et qui se retrouve face à l'amertume de l'échec. Joué par le talent à l'état pur et par celle qui a réalisé ses rêves d'actrice Kate Winslet. Un Woody Allen bien meilleur que Café Society.
L’histoire se déroule en 1950 (cf. la sortie de « Winchester 73 » d’Anthony Mann) à Coney Island (ancienne île au sud de Brooklyn à New-York) dans un complexe de loisirs où figure la grande roue qui donne son nom au titre du film. Elle concerne 4 personnages, Ginny, une serveuse de restaurant qui rêve d’être actrice (Kate WINSLET), mariée depuis 5 ans à Humpty, veuf, alcoolique et qui tient un manège (James BELUSHI) et dont la fille Carolina (Juno TEMPLE) réapparait, poursuivie par des sbires de son mari maffieux et Mickey (Justin TIMBERLAKE), sauveteur sur la plage, logeant à Greenwich Village et rêvant d’être un grand écrivain (il lit « Hamlet et Œdipe » d’Ernest Jones). Woody Allen a su créer une ambiance à la Tchekhov qui lorgne, vers la fin, du côté de Tennessee Williams et notamment de « Un tramway nommé Désir » (1947) : Kate Winslet, rongée par la jalousie et la rancœur, ressemble à Blanche Du Bois. Cette excellente prestation associée à une magnifique photographie [de l’italien Vitorio STORARO, à la longue filmographie, ayant éclairé, notamment, les films de Bernardo Bertolucci, Francis Coppola [dont « Apocalypse now » (1979)] et Woody Allen depuis « Cafe Society » (2016), succédant ainsi à Darius Khondji] compensent le côté conventionnel de l’histoire et des dialogues. .
À Coney Island, la plage de New York, en juillet 1950 [je ne suis pas peu fier d'avoir retrouvé la date exacte], Ginny (Kate Winslet) vit dans l'amertume de la gloire qu'elle n'a pas conquise sur les planches. Hier actrice prometteuse, aujourd'hui serveuse exténuée, elle est mariée sans amour à Humpty (James Belushi) et s'est prise de passion pour Mickey (Justin Timberlake), un maître nageur plus jeune qu'elle avec qui elle a une liaison. C'est alors que déboule Carolina (Juno Temple) la fille de Humpty, recherchée par la mafia, qui va s'amouracher de Mickey au grand dam de Ginny.
Deux critiques pourraient être à tort adressées à Woody Allen. La première concerne sa vie privée qui fait à nouveau scandale, vingt ans après sa séparation fracassante avec Mia Farrow et son mariage avec la fille adoptive de celle-ci. Les faits au cœur de la polémique actuelle ne sont pas nouveaux. Ils remontent à cette époque. Ils concernent Dylan, la fille adoptive de Woody Allen et de Mia Farrow dont celle-ci reproche à celui-là d'avoir abusé alors qu'elle était mineure. Ces accusations prennent un jour nouveau avec l'affaire Weinstein, révélée au grand public par le propre fils de Mia Farrow, le journaliste Ronan Farrow.
La seconde serait de reprocher au réalisateur octogénaire de tourner en rond, en filmant encore et toujours le même film. Ce serait inférer du générique en police Winston, avec ses acteurs classés par ordre alphabétique et sa petite musique jazzy, une identité qui n'existe pas. Au contraire de Hong San-Soo, de Pedro Almodovar ou de Xavier Dolan, autant de réalisateurs qui font preuve d'une décoiffante productivité, Woody Allen ne se réfugie pas dans la facilité. Loin de s'attacher la fidélité d'un petit cercle d'acteurs abonnés à chacune de ses œuvres, il renouvelle de fond en comble son casting n'hésitant pas à solliciter de futures stars en devenir. Il ne révèle pas des talents inconnus mais il a le don pour choisir dans la jeune génération les plus séduisants. Il a ainsi dirigé Leonardo DiCaprio ("Celebrity"), Julia Roberts ("Tout le monde dit I Love You"), Will Ferrell et Chiwetel Ejiofor ("Melinda et Melinda"), Scarlett Johansson ("Match Point", "Scoop" et "Vicky Cristina Barcelona"), Ewan McGregor et Colin Farrell ("Le Rêve de Cassandre"), Penelope Cruz et Javier Bardem "(Vicky Cristina Barcelona"), Naomi Watts et Antonio Banderas ("Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu"), Owen Wilson et Marion Cotillard ("Midnight in Paris"), Cate Blanchett ("Blue Jasmine"), Emma Stone ("Magic in the Moonlight" et "L'Homme irrationnel"), Jesse Eisenberg, Kristen Stewart et Blake Lively ("Café Society")... Quel réalisateur peut se targuer d'un tel tableau de chasse ?!
Il faut considérer "Wonder Wheel" indépendamment de ces considérations et prendre le film comme il est. Et la vérité oblige à dire qu'il n'est pas bon.
Woody Allen abandonne le terrain de la comédie pour celui de la tragédie. Il ne fait plus rire. Il rompt avec le rythme prestissimo de ces films ramassés et débordants de vitalité pour d'interminables scènes de théâtre filmé, passées de mode depuis le prix Nobel d'Eugen O'Neil. Il fait bâiller d'ennui. Il laisse son chef opérateur Vittorio Sotaro - qui a travaillé avec Bertolucci et Coppola - éclairer d'une lumière stromboscopique les interminables monologues de Kate Winslet. Il fait mal aux yeux.
Allez donc voir "Wonder Wheel" en essayant d'oublier son auteur... ou plutôt n'y allez pas et attendez son prochain en espérant qu'il soit meilleur !
Très beau visuellement mais profondément déprimant. Un mélo qui ne convient pas à Woody Allen. Kate winslett est parfaite mais tourne en rond, et nous aussi
Normalement, je suis un fan de Woody Allen. Mais là, c'est LE film de trop pour Woody Allen. Le scénario, s'il faut utiliser ce terme, est vide. Il n'y a pas d'intrigue, pas d'action, la bande-son est médiocre contrairement aux habitudes de Woody. Les acteurs sont excellents, mais les personnages sans intérêt et les décors sont bien filmés mais mornes. Bref, on s'ennuie ferme. A éviter, sauf si on est entré dans le cinéma pour s'abriter des intempéries – et encore, il y a certainement d'autres choix moins décevants.
Petite pièce de théâtre filmée sympathique, sans grand intérêt mais qui repose essentiellement sur une performance incroyable et immanquable de Kate Winslet.
De son précédent film un peu fadasse, Woody Allen n'a gardé que le meilleur : le grand directeur photo d'Apocalypse Now et du Dernier Tango à Paris, Vittorio Storaro. La lumière de ce dernier irradie la pellicule et transforme chaque scène en big bang visuel : la rousseur de Kate Winslet, les variations du soleil après la pluie... Si le cinéaste retombe parfois dans ses travers (comme souvent, on regrettera peut être dix minutes de verbiage en trop), ce trio amoureux sur fond d'un Coney Island ressemblant parfois à une gigantesque affiche de Dubout avec sa foule de touristes et ses couleurs saturées, est une nouvelle merveille - et espérons, pas la dernière - dans la très longue carrière de Woody.
Encore un film bavard qui tourne en rond. Pourquoi aller voir encore ces films alors que c'est toujours la meme chose? Un va et vient de personnages, une intrigue amoureuse ou la jeune l'emporte sur la vieille, une voix off qui commente ... Le plus de ce film? Un jeu sur les couleurs chatoyantes et peut être des références au liseur !