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4,5
Publiée le 11 février 2018
Kate Winslet est comme d'habitude fabuleuse. C'est la première fois que je la vois jouer une femme de cet âge qui fait face à l'échec de sa vie et qui me fait fait penser parfois au personnage de Blanche Dubois dans Un tramway nommé Désir. Un personnage à la dérive qui va commettre l'irréparable comme dans Blue Jasmin. Les lumières des scènes d'intérieure sont magnifiques avec ces passages du bleu à l'oranger et retour à des teintes plus naturelles. Un grand film à nouveau sur des personnages qui n'ont pas réalisés leurs rêves et qui se retrouve face à l'amertume de l'échec. Joué par le talent à l'état pur et par celle qui a réalisé ses rêves d'actrice Kate Winslet. Un Woody Allen bien meilleur que Café Society.
Je ne suis pas fan de Woody Allen car je le trouve souvent trop verbeux (humour) ou usant de scénario peu crédibles. Mais je lui reconnait une bonne direction d'acteurs et une excellente photographie (quoique ici trop tirant sur le rouge/jaune/vert de Jeunet dans Amélie Poulain). Mais ici l'histoire se tient, le décor de Coney Island superbe, et les acteurs tous bons. Kate Winslet est prodigieuse.
Woody Allen avait tendance à s’essouffler ces derniers temps. Là, il retrouve de l’inspiration et de la maîtrise. Son film est parfait, avec une bonne intrigue, des comédiens au mieux de leur talent et un décor kitch de fête foraine qui fait rêver. Kate Winslet et James Belushi sont remarquables de justesse. � voir !
Woody Allen a vieilli. Et avec l'âge, son cinéma choisit la pudeur et la fausse simplicité. Fausse simplicité, car à la façon de cette grande roue qui balaye le décor, l'apparent dénuement des pièces où se jouent la plupart des scènes, côtoie la grandiloquence des rues New-Yorkaises et des fêtes foraines. "Wonder Wheel" est un film fait pour les acteurs. On pourra reprocher l'abus de dialogues, au détriment d'un travail sur l'image. En vérité, le réalisateur oublie tous les subterfuges du cinéma qu'il connaît assurément bien, pour centrer son regard sur les actrices. Elles déroulent leur rôle à la manière de tragédiennes shakespeariennes, dans un récit où tout n'est que théâtre. La naïveté déconcertante côtoie la manipulation, la lourdeur masculine se confronte à l'hystérie féminine, l'amour espère que le fil des jours ne se perdra pas dans l'usure des couples. On pense presque à l'aveu du réalisateur lui-même, à savoir que la vieillesse le guette et que l'amour n'est plus pour lui. Le procès (mérité ou pas, cela n'est pas la question) qui lui est intenté, hante totalement ce récit cruel à la limite de la misanthropie. Allen n'aime pas ses personnages. Et cette absence totale d'empathie ne fait que les rendre plus acerbes et cruels. Le réalisateur génial évite toute forme de compassion, comme si, à l'aube de sa fin de carrière, il avouait que l'espoir n'a plus de place dans notre monde. "Wonder Wheel" est un film formidablement mélancolique, illustré par cette roue qui crève un ciel estival, rappelant que le temps ne fait que tourner et ramener à lui les éternels tourments amoureux qui constituent la matière humaine.
Un film lumineux et très cruelle de Woody ! Les lumières sont à l’image de la pièce, en trompe l’œil, la chaleur des couleurs du couchant masque la cruauté des sentiments et ne réchauffe pas les cœur ! Les drames il excelle , c’est grinçant et très bien interprété. Un petit air de Tennessee William Tramway nommé désir, lors de l’arrivée de Juno Temple et à la fin avec Kate Winstley en robe blanche sur maquillé et prête à tomber dans la folie ! Etonnement W A ne porte pas son attention principale sur la jeune femme Juno Temple mais se penche hé sur la beauté vieillissante du personnage de Kate W... J'ai beaucoup aimé Les transformations du personnage de Kate, tour à tour serveuse migraineuse et comédienne star sophistiquée à la Bette Davis ! Une vrai mise en abîme de l'art du comédien. Toute la troupe de cette joyeuse famille recomposée incarne ce mélodrame sans fausse note. Même James B,avec son jeu appuyé apporte un ton théâtral qui a mon mon sens donne un air de pièce filmée très agréable : c'est une tragédie qui se déroule principalement dans le séjour de Jim et Kate au pied de la roue. Justin T reprend avec allure le rôle du dramaturge en devenir que W A interprétait souvent , à la fois témoin, commentateur, et acteur du drame. il met en scène les personnages qu'il rencontre dans son imaginaire de romancier en herbe et s'étonne que tout ce beau monde s'étripe allègrement ! Le gosse pyromane ponctue cette pièce telle des virgules , ou des rappels à l'ordre...: j'existe ! A 82 ans W A a développé un talent d'observateur des rouages de la passion amoureuse et de leur conséquence . Il y a peut-être du vécue !
La roue tourne, inlassablement et chacun des protagonistes de ce film la voit passer et en est parfois acteur mais aussi victime. Une époque, un lieu, une histoire, une femme, une longue descente dans l'enfer de la médiocrité. Des images aux contours stylisées, une musique décalée et un style bien connu, ce film est marqué par le talent du réalisateur... Ce film est un dessert à goûter avec lenteur, en se léchant les babines... domi...
Woody Allen s'avère une fois de plus un immense conteur des passions humaines, qui manie les émotions avec un brio et un sens de la narration légendaire.. Toujours extrèmement prolifique malgré les années (quasiment un film par an !), il fait preuve d'entrée de beaucoup de maitrise dans ce film ou son humour proverbial laisse la place à un grand film classique aux accents dramatiques servi par d'excellents acteurs...Le film se déroule devant nous comme un roman à suspense, on y croit même si le ton est assez amer et loin de ses "FeelGood movies" comme l'etait son lumineux "Minuit à Paris ".. ...
Excellent cru de W. Allen qui nous montre bien les affres des relations humaines (famille, jalousie, amour, relations sentimentales...). On est embarqués dans une véritable histoire dramatique aux enjeux humains universels.
Encore un bon cru du petit père Woody, malgré tout ce que l'on dit sur lui, et ce que l'on dira encore, Woody reste fidèle à son génie , a savoir faire partager au plus nombreux son intelligence , sa philosophie de la vie tout en racontant une histoire , qui coule comme du miel dans la bouche. Pas une seconde d'ennui, magnifique interprétation de tous les acteurs , encore une sucrerie qu'il nous distille un fois par an et que l'on espère voir durer toujours Du pur plaisir et cela malgré les pleurnichements de tous les aigris et les blasés du cinéma, qui ont déjà si ce n'est un pied au moins leur cerveau... dans la tombe !
Romance dramatique, écrite et réalisée par Woody Allen, Wonder Wheel est un très beau film. L'histoire se déroule à Coney Island, une station balnéaire, dans les années cinquante, et nous fait suivre Ginny, une ancienne actrice lunatique devenue serveuse ayant refait sa vie avec Humpty, veuf, qui exploite un manège. Le couple vit avec Richie, le fils fruit d'une ancienne relation de Ginny, aux fortes tendances pyromanes. Seulement, la famille va se voir ébranlée par le retour de Carolina, vingt-cinq ans, la fille de Humpty, recherchée par son mari gangster. Dans le même temps, Ginny fait la rencontre de Mickey, un jeune et séduisant maître-nageur rêvant de devenir dramaturge. Mais l'homme va également croiser Carolina pour qui il va s'éprendre de sentiments. Ce scénario s'avère très plaisant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps aux difficultés rencontrées par cette famille recomposée dysfonctionnelle, dont le quotidien fait de malheurs et de disputes donne lieu à beaucoup de scènes fortes en confrontations. Au milieu de cela s'immisce une romance compliquée venant d'avantage semer le trouble et faire plonger dans les addictions les membres de la famille. Le ton se veut dramatique mais comporte aussi des touches d'humour décrochant quelques sourires bienvenus afin d'alléger ce récit assez dur. À cela s'ajoute une ambiance de fête foraine sympathique. L'ensemble est porté par des personnages appréciables ayant de nombreuses failles, interprétés par une très bonne distribution comprenant James Belushi, Kate Winslet, Juno Temple, Justin Timberlake et Jack Gore pour les rôles principaux. Tous ces individus entretiennent des rapports difficiles fait de jalousie, d'altercations, d'humeurs ambivalentes passant des cris aux réconciliations, mais également de petits moments de bonheur. Ces relations procurent quelques petites émotions, même si on aurait aimé être d'avantage touché. Ces échanges sont soutenus par des dialogues tranchants d'une belle justesse. Si le fond reste assez convenu dans ce qu'il raconte, il est sublimé par la forme. En effet, la réalisation du cinéaste new-yorkais se veut qualitative. Sa mise en scène est sobre mais rudement efficace, nous gratifiant de cadres soignés à la colorimétrie aussi variée que charmante. Surtout, elle est magnifiée par une esthétique ravissante entre des jeux de lumières colorés des plus inspirés et la photographie lumineuse due à l'environnement estival et festif où se déroule l'action. Le travail de reconstitution est lui aussi minutieusement travaillé, nous plongeant ainsi dans cette période révolue. Ce visuel somptueux est en plus accompagné par une b.o. aux titres fortement appréciables de cette époque collant parfaitement au propos. Reste une fin à la hauteur du reste du récit venant mettre un terme à Wonder Wheel, qui, en conclusion, est un long-métrage méritant grandement d'être admiré tant c'est une œuvre formellement grandiose.
Quelle photo ! Elle est à tomber. Même si l'utilisation des couleurs est appuyée et chargée de symbolisme – le bleu pour le mal-être, l’orangé pour le bien-être –, l’image reste sublime et captivante. Dans ce Woody Allen, on sent un véritable travail sur l’univers des années 50 à Coney Island, si cher au cinéaste. Un Coney Island peuplé de manèges, d’une grande roue, mais aussi de plages et d’appartements modestes, voire vétustes. Et puis, il y a Kate Winslet, sublime et bouleversante en femme désespérée et amoureuse. Elle m’a beaucoup fait penser à Vivien Leigh dans Un tramway nommé Désir… la folie en moins. Quoique…
Selon moi c’est une nouvelle réussite de Woody Allen. Wonder Wheel est un drame poignant porté par une formidable Kate Winslet qui sublime un rôle très bien écrit de femme tragique qui sent qu elle a ratée sa vie et qu’elle a de moins de en moins de temps pour la récupérer. Le côté très théâtral m’a un peu dérangé, surtout au début ou il est très prononcé. J’ai adoré la photo et l’éclairage du film eux aussi très prononcés mais magnifiques.
Une très belle histoire, qui fait la part belle aux dialogues, comme bien souvent avec Woody Allen. Kate Winslet est exceptionnelle et sa prestation est particulièrement remarquable. La réalisation se situe nettement au-dessus de ce qu'a pu faire auparavant le prolifique réalisateur en terme de beauté esthétique. Très coloré, le film tranche par sa noirceur sur les relations amoureuses. Allen montre là une vision très pessimiste de celles-ci.
Absolument conquis par Wonder Wheel ! Woody Allen a beau être âgé, son cinéma se perfectionne et atteint un nouveau paroxysme dans sa carrière.
Cette fois-ci, il met en scène une Kate Winslet méconnaissable : C'est littéralement son meilleur rôle ! Un personnage complexe, rongée par sa vie et par une jalousie intérieure fracassante. Même Justin Timberlake surprend : il est parfait et tient également son meilleur film.
Les scénarios de Woody Allen sont si bien exécutés et contrairement à ses précédents films, la comédie disparait, il laisse place au drame auquel il avait déjà réussi par le passé.
Je suis subjugué par cette réalisation inventive, et par le fait de vouloir changer de ton, entre plan séquence et plan fixe. Et que dire de la photographie... C'est sublime ! Tout comme Café Society, l'ensemble se coordonne à merveille. Le travail de la lumière reflète la pensée de ses personnages : De la crasse intérieur sublimé par cette beauté extérieure.
Sans voix ! Un film très sous côté et un de ses meilleurs films