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brunocinoche
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4,0
Publiée le 30 juin 2018
Le Woody Allen 2017 est arrivé. Situé dans le Coney Island des années 50 formidablement reconstitué, Woody Allen nous refait le coup du charme désuet d'une certaine Amérique, celle de "Radio days" ou plus récemment "Café society". Mais, pas de délicieux portrait de groupe au programme, "Wonder wheel" est à classer du côté des films les plus noirs de Woody Allen , de "Crimes et délits" ou plus récemment "L'homme irrationnel". 4 protagonistes principaux pour 4 acteurs épatants et pour un drame qui s'installe de scènes en scènes. Le personnage essentiel, celui par qui le drame va vraiment arriver est celui interprété par Kate Winslet (impressionnante en serveuse lunatique se rattachant à ses rêves et prête à tout pour les réaliser). Ce personnage fait beaucoup penser à celui de "Blue jasmine", certes dans un contexte différent. L'air de rien, "Wonder wheel", très bien écrit, excellement interprété s'impose comme un drame très pessimiste sur la nature humaine. Un grand Woody Allen (bien que j'ai parfois entendu le contraire, à tort), accompagné comme d'habitude d'une bande sonore rétro de grande qualité et souligné par un remarquable travail de prise de vue.
Bien que n'ayant pas vu les derniers films de Woody Allen, j'ai tout de même un certain attrait pour son cinéma que je trouve remarquablement écrit et mis en scène malgré l'apparente simplicité qui en ressort. Il est capable de tisser des réseaux de relation passionnants dans ce qu'ils ont de cynique, tortueux et dramatique, sans pour autant rentrer dans une lourdeur ou un pathos écœurant. S'il y avait un mot pour décrire le cinéma de Woody Allen ce serait « rafraîchissant ».
Wonder Wheel ne déroge pas à la règle, le cinéaste semble avoir ici pour credo : « c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes. » Il rejoue alors son éternelle histoire du triangle amoureux maudit mais en installant son histoire dans un Coney Island à la limite du fantastique, instaurant au film une ambiance et surtout un univers à l'identité extrêmement marquée. La photographie de Vittorio Storaro est magnifique, je ne comprends pas les critiques qui disent que celui ci se repose sur ses acquis ou encore que la mise en scène de Woody Allen est trop théâtrale. D'une part, c'est ce qui fait la spécificité de son cinéma, mais ici, bien au contraire, il nous propose un travail de la caméra et du plan séquence remarquables.
Ajouté à cela une direction d'acteurs aux petits oignons, servant sur un plateau un rôle éclatant d'ambivalence et d'humanité à une Kate Winslet qui n'a plus rien à prouver, un rôle très intéressant et remarquablement tenu par Justin Timberlake, et une partition plus loufoque et relevée pour un Jim Belushi parfait.
On pourrait reprocher à Woody sa faible prise de risque, l'impression de voir un ersatz (scénaristique notamment) de son cinéma et un humour pas assez abouti, mais il est tout de même difficile de nier les qualités intrinsèques du film qui m'ont fait passer un excellent moment, du début jusqu'à la fin.
Je le conseille vivement, à condition d'adhérer au style.
Le scénario est minimaliste, comme d’habitude chez Woody Allen, pour mieux se concentrer sur les tourments des personnages et leur intimité psychologique. La vie du parc d’attraction bruyante et joyeuse semble appuyer l'intensité et la complexité des sentiments des personnages, embrasés par une merveilleuse photographie ; les déclinaisons de teintes sont à l’unisson avec les contradictions et les élans de ce mélodrame. Kate Winslet qui titube entre son amant envoutant, son fils pyromane et son mari sans relief, nous offre une magnifique prestation de femme dépassée par les événements.
Woody Allen nous entraines dans l'Amérique rétro des années 50's avec comme toile de fond, le parc d'attraction de Coney Island. Un drame poignant qui déborde d’inspiration et réussit un portrait d’une épouse dépressive, jouée à la perfection par la comédienne Kate Winslet. Entre film de romance, film dramatique et de gangsters, Kate Winslet nous plonge dans son univers mouvementée avec l'épatant Justin Timberlake, forme tout deux, un couple d'amant complexe qui bascule peu à peu vers une dimension tragique. Impressionnant de beauté, où les jeux de lumières et d’ombres, ainsi que la gestion de l’espace, sont d'une impeccable maitrise.
A l'heure où beaucoup s'interrogent sur la nécessité de voir le dernier film de Woody Allen, étant donné le climat de suspicion qui entoure le cinéaste, nous préférons laisser de côté les rumeurs qui alimentent la presse à scandale et retrouver avec joie l'univers et la palette de celui qu'il faut bien considérer comme un des maîtres actuels du septième art. Cette fois-ci Woody nous entraîne dans un mélodrame dont il assume pleinement les tours et les détours sans jamais tomber dans le larmoyant. Tout commence pour le mieux : les premières images nous montrent une plage radieuse, celle de Coney Island, la plage de New York, bondée et éclairée par un chaud soleil d'été. Bientôt surgit Mickey, un maître-nageur qui assume le rôle du narrateur, beau gosse décontracté qu'incarne Justin Timberlake. Et pourtant c'est ce même Mickey qui va relater une histoire qui semble d'abord vouée à la comédie mais qui rapidement va se noircir et finir en conte cruel. Les personnages impliqués sont tous parfaitement dessinés, depuis le couple mal assorti Humpty-Ginny (le rustre et l'actrice devenue malgré elle serveuse de restaurant) jusqu'au maître-nageur qui a tous les atouts pour constituer un amant fort convoité, en passant par Carolina, la fille de Humpty, qui revient chez son père en essayant d'échapper à des gangsters, et le jeune Richie, le fils de Ginny, dont la pyromanie ne cesse d'inquiéter. Tout ce petit monde a de quoi vous faire tourner la tête à l'instar de la grande roue qui domine la plage et dont la symbolique est assez claire. Plus que jamais Woody privilégie les plans-séquences et rend hommage ce faisant au grand théâtre américain, celui de Tennessee Williams - Ginny est une héroïne paumée, prête à tous les excès, comme on en trouverait de bons exemples dans plusieurs pièces du dramaturge - ou d'Eugène O'Neill, si souvent mentionné dans le film. L'ensemble est superbement éclairé grâce au talent du chef-opérateur Vittorio Storaro qui avait déjà illuminé le précédent film de Woody Allen, "Café Society". Quant à la distribution, elle est impeccable. Bien sûr, mention spéciale pour Kate Winslet qui, une fois de plus, montre des qualités exceptionnelles d'actrice. Sa composition témoigne d'une finesse qui nous permet d'accepter sans réticence un personnage qui eût pu déplaire par sa démesure. Mais n'oublions pas la jeune Juno Temple qui confère à son personnage de Carolina une grâce et une innocence qui ont de quoi attendrir. James Belushi, de son côté, assume le côté lourdaud et parfaitement sot du personnage de Humpty. Enfin Justin Timberlake s'amuse à composer un personnage superficiel et dragueur en diable avant de lui donner une profondeur inattendue. Woody Allen comme toujours se révèle un excellent directeur d'acteurs qu'il sait choisir en fonction de leurs rôles. Au total, sans crier au chef-d’œuvre, il est bon d'inciter les cinéphiles à découvrir ce 47ème opus du maître new-yorkais.
Très bon film a mi chemin entre le théâtre et le grand écran. Le scénario n'est pas des plus intéressant mais c'est bien joué, bien filmé, l'atmosphère est excellente et l'époque bien représentée. Un film qui fait mouche juste par sa photographie et son cadre !
Une femme hystérique,sans doute jamais satisfaite, chamboulant son entourage sans même s'en apercevoir,un mari faisant penser au Raimu de "la femme du boulanger",deux jeunes beaux ,sympathiques ,plein d'espoir,sans oublier l'enfant laissé livré à lui-même et tous ces personnages décrits avec finesse,justesse ,l'impression d'avoir lu un livre de 500 pages.Une prouesse.Quel psychologue cet Allen,à moins qu'il se soit inspiré d'expériences personnelles.
Wonder wheel... c’est l’histoire déprimante d’une famille recomposée qui connaît les perturbations que celle ci peut subir. On voit l’arrivée de Carolina, fille de Monsieur, reniée de Madame qui l’accepte et finit par le regretter. On est intégrée à l’histoire, et c’est déprimant car on se sent concerné... des rêves oubliés, on s’identifie aux personnages et c’est le point fort... On est transporté par cette histoire qui nous paraît tellement réelle... et puis Kate Winslet est juste incroyable. Cette femme est un bijoux sans prix... j’avais également des doutes envers Justin Timberlake qui m’a très largement rassuré. Les plans, ils sont magnifiques et nos yeux n’en finissent pas devant tant de couleurs, de beauté. Pour résumer, Wonder Wheel, c’est simplement la beauté d’une famille recomposée mise à nue. Un fils pyromane qui n’apporte rien de spécial mais qui permet de mettre à découvert les sentiments d’une famille dépassée. J’ai été très agréablement surpris. Et je conseille.
Ah que c'est agréable de retrouver Woody Allen, même si ce film est un peu particulier dans sa filmo parce que n'appartenant à aucune catégorie connue. Pas comique (mes préférés), surtout pas d'inspiration "ingmarienne" (ceux que je ne supporte pas), plutôt un magnifique livre d'images (comme Radio Days mais moins autobiographique) aux images somptueuses qui ne sont pas sans évoquer les tableaux de Hopper. Les images du Parc d'attractions, les lumières des attractions, forment un écrin délicieux et quasi-onirique à une belle histoire de femme. Bien écrit et si joliment interprété par une Kate Winslet toujours plus formidable, certes bien entourée, mais qui éclipse tout le monde.
Un bon Woody Allen . On ressent immédiatement que nous sommes dans un film de ce réalisateur. Pour le coup une oeuvre très théâtrale et ce parti prix est assumé. Les comédiens sont formidables très bonne direction d acteurs. Les lumières et décors sont sublimes et les références à Tennesse Wiliams contribuent à notre plaisir de spectateur . Un bon film
Un très bon woody Allen un scénario subtil fidèle à ses principes l effet domino un homme entre 2 femmes une femme entre 2 hommes....de très bons acteurs une belle photo même s'il abuse de la lumière du couchant et une très belle musique douce et joyeuse en contrepoint du drame
Un film de Woody Allen très intéressant, et qui conserve les thématiques fétiches du réalisateur où se mêlent meurtres, conflits familiaux et amours compliqués. De très belles couleurs pour approfondir la beauté d’une mise en scène percutante. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5