Sally Potter réalisatrice anglaise relativement économe de son talent (huit films en 34 ans) s'inspire du travail de Roman Polanski dans "Carnage" (2011) pour livrer en plein Brexit un huis clos acerbe et jubilatoire égratignant au passage la classe politique de son pays. Alors que Janet (Kristin Scott-Thomas) vient d'être nommée ministre de la santé du cabinet fantôme d'un parti d'opposition, la petite fête qu'elle organise avec un groupe restreint d'amis va tourner au règlement de comptes à partir de l'annonce de son cancer incurable par son mari (Timothy Spall). Le procédé relativement classique peut aussi bien se prêter au drame, qu'au thriller ou à la comédie. Pouvant presque être assimilé à un moyen métrage (71 minutes), "The party" utilise sa concision pour permettre aux masques de tomber sans temps morts. Les révélations qui s'enchaînent servent de révélateurs de l'insincérité des rapports qui unissent les sept protagonistes que ce soit au sein de leurs relations amoureuses ou de l'amitié. Le parallèle avec les agissements de la classe politique anglaise qui à amené certains de ses membres à promouvoir le Brexit par calcul électoral est assez évident. Sally Potter à la tête d'une bande d'acteurs de haut rang visiblement contents de participer à l'exercice parvient à aborder plusieurs problématiques existentielles (la maladie, le couple, l'homosexualité, la jalousie, la vengeance) sans jamais se départir d'un sens de l'humour féroce teinté d'une distance so british qui avait fait tant défaut au film de Polanski cité plus haut.
"The Party" est un huis clos en noir et blanc monté comme une pièce de théâtre. Ce "long" métrage ne m'a absolument pas convaincu et n'a pas répondu à mes attentes. Ces histoires de soirées entre amis qui dégénèrent suite à une ou plusieurs révélations n'ont rien de nouveau mais, bien menées et dôtées de dialogues croustillants, elles peuvent devenir un pur délice pour le spectateur. De ce côté, "The party" s'avère décevant. Même s'il contient une pointe de cynisme, il manque au film un brin de folie, un humour british traspirant à travers des répliques mordantes, drôles at des situations cocasses. Je n'ai pas retrouvé ça ici et, au contraire, l'écriture y est plutôt conventionnelle. Malgré un format court (1h10), "The party" réussit à se faire long. Dommage...
Un film à la fois grave et déjanté, tourné en noir et blanc, avec un casting énorme (coup de coeur pour Patricia Clarkson) et on ne voit pas le temps passer grâce aux excellentes performances des acteurs.
Janet vient d’être nommée ministre de la santé, l’aboutissement d'une vie d'efforts. Elle réunit avec son époux Bill quelques amis proches. Mais la petite sauterie "part vite dans le décor."
The party est un film de Sally Potter de 2017 réalisé en noir et blanc. Il s'agit d'une comédie cruelle et satyrique qui montre de belle façon comment l'organisation d'une petite fête sensée célébrer la consécration d'une carrière se transforme en fiasco. Lorsque le vernis social craque et que le poison du mensonge éclate au grand jour, les relations des protagonistes deviennent rapidement fielleuses et agressives jusqu'à l'affrontement physique. Filmé en huis clos sur une durée de 76 minutes, la réalisatrice réussit à beaucoup distraire son public en accumulant frustrations, amours trahis, médecine parallèle et maladie...autant de sujets qui ne sont pourtant pas a priori amusants. Au service du film, on peut saluer une réalisation efficace, un casting 5 étoiles, essentiellement britannique (Kristin Scott Thomas, Timoty Spall, Patricia Jackson, Cillian Murphy et Bruno Ganz) et un délicieux humour british.
Situé quelque part entre Carnage de Polanski et du vaudeville vitaminé à la Feydau, The party est en exercice de style jouissif qui a séduit mon coté "poil à gratter anticonformiste".
Je ne suis pas sûr que c'est ce que voulait la réalisatrice, mais j'ai trouvé ce film très drôle. Tous les personnages sont des monstres d'égoïsme et d'hypocrisie quand ils ne sont pas au bord de la folie, comme la fille, ou Klaus Kinski en extraordinaire baba cool sur le retour. Dans cette famille tuyau-de-poêle, le trader cocaïnomane en arrive à être le personnage de loin le plus sympathique, c'est dire... C'est très drôle car les émotions des protagonistes font rire tant leurs comportements sont ridicules mais, ce qui est étonnant et particulièrement réussi, est que tout cela est parfaitement joué et montré. Ce n'est pas la manière de présenter ces gens qui les rend détestables, ce sont leurs vies et les problèmes qu'ils se créent qui sont détestables et me donnent envie d'avoir pour eux un rire moqueur.
The Party est un huis clos en noir et blanc. Il est court avec de très nombreux dialogues percutant. C'est dommage qu'il s'essouffle vers la fin alors que la montée en pression était très bien réussie. Les personnages sont bien trempés et amusants. La fin arrive trop vite, il manque de temps pour approfondir les personnages et l'histoire.
En 71 minutes, tout est dit dans ce film sur les bassesses, les trahisons dans les rapports humains dans les couples etc. À huis clos très british, mené d'une main de maître par cette demi-douzaine de comédien excellent dans leur posture totalement toxique et hypocrite. Bruno Gance est hilarant dans ce rôle de coach en médecine alternative, avec son accent allemand ambigüe ! Et Kristine S T elle décape totalement son personnage glamour et ..... Lisse parfois. Il y a du mordant, de la violence des larmes et du sang! Et la chute est jouissif!
Théâtre filmé en noir et blanc pour faire bien intello, mais dans le genre des amis se réunissent et s'engueulent, je préfère Le Prénom. Dialogues politiques alambiqués, hystérie, acteurs qui cabotinent à fond, surtout Cillian Murphy pourtant bon acteur. Bref le film indé dans toute sa splendeur
The Party…sorti il y a un mois…huis clos théâtral et affecté dans un bel intérieur londonien, filmé en noir et blanc, sans doute pour apporter un certain cachet esthétique...dans un format court (70 mn) ... une distribution éblouissante, Kristin Scott Thomas, Timothy Spall, Bruno Ganz, Patricia Clakson…tout ce beau monde est venu fêter l’accession de Janet (Kristin Scott Thomas) au poste de Ministre de la Santé…consécration d’une vie entièrement vouée à la politique…mais les choses vont mal tourner et tout ce vernis de bonne éducation va se fissurer…The Party se veut une saillie vacharde et cruelle des mœurs politiques…mais tombe plutôt vers le coté boulevardier…mal servi par des dialogues sur-écrits et une intrigue finalement assez fade, loin d’être à la hauteur des talents mobilisés…Une déception…
Bonne comédie de Sally Potter. Critique acerbe d'une certaine haute société anglaise où règnent bien sûr hypocrisie, mensonge et autre vilenie. Très bien réalisé dans un beau noir et blanc, des dialogues pointus qui font mouche, une dénonciation de notre monde plutôt décadent sur des sujets comme l'adultère, les relations de couples homo et hétéro, la PMA, la politique etc. Le comique est bien sûr sous-jacent, et il vire souvent à l'acrimonie et au cynisme. Le film est court et finit sur une pirouette. Bel essai de Sally Potter.
Une comédie dramatique so british forcément ça attire les regards. Si on rajoute Sally Potter à la réalisation, on ne peut que se conforter à l’idée que notre visionnage sera plaisant. Dans un cadre contemporain avec des problématiques ancrées dans notre réalité, The Party fait le choix de devenir objet de société : l’aboutissement dans la carrière d’une femme à devenir ministre de la santé, un couple lesbien qui attend un enfant ou encore un jeune banquier dépressif et sous cocaïne… Bref, ce cocktail totalement explosif donne lieu – sur seulement 70 minutes – à une discussion fleuve autour d’un personnage central, Bill. Mais, très rapidement, on se pose des questions sur l’existence même de ce projet et où ce dernier souhaite nous diriger : je ne comprends pas le choix du noire & blanc à l’image, ni même les enjeux dressés par The Party. Alors certes, évoquer la réussite et le progrès dans l’émancipation des femmes est louable mais rapidement, le propos tourne en rond et n’offre pas une conclusion satisfaisante. Les dialogues sont souvent téléphonés et paradoxalement déconnectés. On s’ennuie alors beaucoup trop rapidement malgré un casting qui tente de hisser le film au sommet ; on y retrouve donc Kristin Scott Thomas ou encore le brillantissime Cilliam Murphy – assez éloigné des rôles confiés par Christopher Nolan. Finalement, The Party s’avère être un essai tronqué qui fait rapidement défaut. Dommage.
Impression d'assister à une redif d'Au Théâtre ce soir filmée par Jean-Baptiste Mondino. Un découpage frénétique déséquilibré par rapport à la mollesse des réplique. On sourit parfois mais rien n'est vraiment délirant, quand au dernier coup de théâtre, on en soupire, yeux au ciel. Cela ne fait pas pardonner d'avoir repris le titre d'un INOUBLIABLE FILM DE BLAKE EDWARDS!
Bon film! Petit casting en or, avec du drame, du bon humour British et des dialogues travaillés. Le film est court, juste pour dire ce qu'il veut, de le traîner en longueur n'aurait servi à rien. Bref, bonne surprise, je conseille!
Un tres bon drame politique. Un tres beau film en noir et blanc . Une tres belle mise en scene. Kristin Scott Thomas incarne une femme nommee ministre de la sante