Un tres bon drame politique. Un tres beau film en noir et blanc . Une tres belle mise en scene. Kristin Scott Thomas incarne une femme nommee ministre de la sante
Bonne comédie de Sally Potter. Critique acerbe d'une certaine haute société anglaise où règnent bien sûr hypocrisie, mensonge et autre vilenie. Très bien réalisé dans un beau noir et blanc, des dialogues pointus qui font mouche, une dénonciation de notre monde plutôt décadent sur des sujets comme l'adultère, les relations de couples homo et hétéro, la PMA, la politique etc. Le comique est bien sûr sous-jacent, et il vire souvent à l'acrimonie et au cynisme. Le film est court et finit sur une pirouette. Bel essai de Sally Potter.
Une comédie dramatique so british forcément ça attire les regards. Si on rajoute Sally Potter à la réalisation, on ne peut que se conforter à l’idée que notre visionnage sera plaisant. Dans un cadre contemporain avec des problématiques ancrées dans notre réalité, The Party fait le choix de devenir objet de société : l’aboutissement dans la carrière d’une femme à devenir ministre de la santé, un couple lesbien qui attend un enfant ou encore un jeune banquier dépressif et sous cocaïne… Bref, ce cocktail totalement explosif donne lieu – sur seulement 70 minutes – à une discussion fleuve autour d’un personnage central, Bill. Mais, très rapidement, on se pose des questions sur l’existence même de ce projet et où ce dernier souhaite nous diriger : je ne comprends pas le choix du noire & blanc à l’image, ni même les enjeux dressés par The Party. Alors certes, évoquer la réussite et le progrès dans l’émancipation des femmes est louable mais rapidement, le propos tourne en rond et n’offre pas une conclusion satisfaisante. Les dialogues sont souvent téléphonés et paradoxalement déconnectés. On s’ennuie alors beaucoup trop rapidement malgré un casting qui tente de hisser le film au sommet ; on y retrouve donc Kristin Scott Thomas ou encore le brillantissime Cilliam Murphy – assez éloigné des rôles confiés par Christopher Nolan. Finalement, The Party s’avère être un essai tronqué qui fait rapidement défaut. Dommage.
Sally Potter réalisatrice anglaise relativement économe de son talent (huit films en 34 ans) s'inspire du travail de Roman Polanski dans "Carnage" (2011) pour livrer en plein Brexit un huis clos acerbe et jubilatoire égratignant au passage la classe politique de son pays. Alors que Janet (Kristin Scott-Thomas) vient d'être nommée ministre de la santé du cabinet fantôme d'un parti d'opposition, la petite fête qu'elle organise avec un groupe restreint d'amis va tourner au règlement de comptes à partir de l'annonce de son cancer incurable par son mari (Timothy Spall). Le procédé relativement classique peut aussi bien se prêter au drame, qu'au thriller ou à la comédie. Pouvant presque être assimilé à un moyen métrage (71 minutes), "The party" utilise sa concision pour permettre aux masques de tomber sans temps morts. Les révélations qui s'enchaînent servent de révélateurs de l'insincérité des rapports qui unissent les sept protagonistes que ce soit au sein de leurs relations amoureuses ou de l'amitié. Le parallèle avec les agissements de la classe politique anglaise qui à amené certains de ses membres à promouvoir le Brexit par calcul électoral est assez évident. Sally Potter à la tête d'une bande d'acteurs de haut rang visiblement contents de participer à l'exercice parvient à aborder plusieurs problématiques existentielles (la maladie, le couple, l'homosexualité, la jalousie, la vengeance) sans jamais se départir d'un sens de l'humour féroce teinté d'une distance so british qui avait fait tant défaut au film de Polanski cité plus haut.
"The Party" est un huis clos en noir et blanc monté comme une pièce de théâtre. Ce "long" métrage ne m'a absolument pas convaincu et n'a pas répondu à mes attentes. Ces histoires de soirées entre amis qui dégénèrent suite à une ou plusieurs révélations n'ont rien de nouveau mais, bien menées et dôtées de dialogues croustillants, elles peuvent devenir un pur délice pour le spectateur. De ce côté, "The party" s'avère décevant. Même s'il contient une pointe de cynisme, il manque au film un brin de folie, un humour british traspirant à travers des répliques mordantes, drôles at des situations cocasses. Je n'ai pas retrouvé ça ici et, au contraire, l'écriture y est plutôt conventionnelle. Malgré un format court (1h10), "The party" réussit à se faire long. Dommage...
Sur fond de maladie et d’adultère, Sally Potter construit un huis clos au rythme effréné. Le comité des protagonistes est restreint (trois couples et demi) tout autant que la durée de The party, à peine plus d’une heure. Le ton adopté est sec et ironique. Il est alimenté et rythmé par des répliques qui fusent, trop peut-être, jusqu’à un dénouement abrupt. Cette satire en milieu bourgeois et intellectuel parcourt les compromissions idéologiques des invités et du couple hôte formé par Janet (Kristin Scott Thomas) et Bill (Timothy Spall). Mais le jeu de massacre mis en scène n’échappe pas à quelques traits propres au théâtre filmé dans un noir et blanc au contraste un peu trop appuyé.
Un film à la fois grave et déjanté, tourné en noir et blanc, avec un casting énorme (coup de coeur pour Patricia Clarkson) et on ne voit pas le temps passer grâce aux excellentes performances des acteurs.
The Party est un huis clos en noir et blanc. Il est court avec de très nombreux dialogues percutant. C'est dommage qu'il s'essouffle vers la fin alors que la montée en pression était très bien réussie. Les personnages sont bien trempés et amusants. La fin arrive trop vite, il manque de temps pour approfondir les personnages et l'histoire.
je suis passée à côté de ce film. une comedie anglaise en huit clos, en noir et blanc et avec kristin scott thomas, je me suis dis "pourquoi pas". Les minutes passent et j'attend que ça demarre mais non. c'est lent, long et je n'ai trouvé d'intérêt ni dans l'histoire ni la realisation. de mon point de vu, aucun interet.
Jouissif ! Jubilatoire ! Tout y est dans la description de ces gens politisés à bloc et d'une intolérance crasse, se vantant d'être dans le camp du bien..... des gens qui ont consacrés leur vie à leur idée bornée et qui s’aperçoivent mais trop tard qu'ils se sont trompés... un choc dur pour une vie gâchée... nous avons là le couple parfait et ambitieux, le couple homo, le couple de babos et nature, le jeune financier et tout cela fait un excellent détonateur qui va faire exploser le vernis et introduire la réalité dans leur vie peuplée d'imaginaires. Les actrices et acteurs sont parfaits. Une réussite.
Alors moi je n'ai absolument pas accroché, je n'ai pas compris pourquoi avoir réalisé ce film en noir et blanc, ce n'est pas que les acteurs soient mauvais, mais ça part un peu dans tous les sens, je ne vois pas ou le réalisateur veut nous emmener, pour moi ce film est une mauvaise farce, le point positif, sa courte durée.
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2,5
Publiée le 7 décembre 2017
"The Party" vaut surtout pour son superbe casting, même si certaines interprétations laissent à désirer, et pour ses personnages hauts en couleur qui ont tous une révélation à faire ou quelque chose à cacher, car pour le reste, il n'y a rien d'extraordinaire... J'ai eu comme une mauvaise impression de déjà vu devant cette histoire qui a tout d'une banale adaptation d'une pièce de théâtre avec cette réunion entre amis qui va dégénérer lorsque certains secrets sont révélés. Tout n'est que prétexte à entretenir cette hystérie collective avec de nombreux rebondissements souvent grotesques et prévisibles. Le film a beau être court, il n'en est pas moins poussif malgré cette frénésie, ces coups bas et révélations en tout genre. Pour une comédie, je n'ai pas trouvé ça drôle, les dialogues manquent de subtilité tandis que les scènes en elles-mêmes ne sont guère efficaces. C'est un film qui se laisse regarder grâce à sa courte durée, mais je l'ai trouvé moyen, prévisible et vachement répétitif.