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Critik D
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3,0
Publiée le 27 septembre 2017
Je n'avais pas du tout entendu parler de ce film, je me suis dit qu'il fallait le découvrir. Nous voici donc plonger dans un huit clos avec sept protagonistes. Ce qui devait être un événement heureux, se transforme en colère, haine et incompréhension. Du fait du comportement, des émotions mais également du caractère de chacun. Les scènes s'enchaînent et l'on se demande quand cela va s'arrêter. Il y a de l'intérêt dans la réalisation notamment dans la disposition des personnages, dans le choix de réaliser le film en noir et blanc ou encore dans la disposition de la pièce. J'avoue n'être aller voir le film que pour Kristin Scott Thomas, et j'ai jubilé en découvrant le casting complet. Habituellement fan des huit clos, je dois reconnaitre que les une heure du film m'ont parfois paru une éternité ! Au final rien de bien surprenant et on s'ennuie plus souvent qu'on ne rit. Pourtant cela reste une belle découverte.
The party, un huit clos dans lequel 7 personnages au caractère fort évoluent entre débat politique, tromperie et crime. Assurément une grande surprise, l'absurdité de ce film accompagnée d'acteurs formidable m'a fait rire au éclat. La fin clôture la fête en cohérence avec le reste du récit et marque ! Je recommande très chaudement cette petite perle.
Impression d'assister à une redif d'Au Théâtre ce soir filmée par Jean-Baptiste Mondino. Un découpage frénétique déséquilibré par rapport à la mollesse des réplique. On sourit parfois mais rien n'est vraiment délirant, quand au dernier coup de théâtre, on en soupire, yeux au ciel. Cela ne fait pas pardonner d'avoir repris le titre d'un INOUBLIABLE FILM DE BLAKE EDWARDS!
Bien joué mais un peu vide de sens et nombriliste. Du fait un peu lénifiant et soporifique. Si l'objectif était de vous arracher un sourire, c'est loupé, Si l'objectif était de révéler certaines hypocrisies, l'objectif est à peine atteint.
Janet vient d’être nommée ministre de la santé et elle compte bien le fêter avec son mari et d’autres proches. Mais la fête prend un tournant toute la soirée avec de multiples rebondissements. The Party est une comédie so british en noir et blanc avec un casting quatre étoiles, Kristin Scott Thomas, Patricia Clarkson ou Cillian Murphy pour ne citer qu’eux. Nous ne ferons la description d’aucune séquence pour ne pas gâcher l’effet de surprise. Mais sachez que The Party est un huis-clos épatant au vocabulaire mordant et subtil. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Janet vient d’être nommée ministre de la santé, l’aboutissement d'une vie d'efforts. Elle réunit avec son époux Bill quelques amis proches. Mais la petite sauterie "part vite dans le décor."
The party est un film de Sally Potter de 2017 réalisé en noir et blanc. Il s'agit d'une comédie cruelle et satyrique qui montre de belle façon comment l'organisation d'une petite fête sensée célébrer la consécration d'une carrière se transforme en fiasco. Lorsque le vernis social craque et que le poison du mensonge éclate au grand jour, les relations des protagonistes deviennent rapidement fielleuses et agressives jusqu'à l'affrontement physique. Filmé en huis clos sur une durée de 76 minutes, la réalisatrice réussit à beaucoup distraire son public en accumulant frustrations, amours trahis, médecine parallèle et maladie...autant de sujets qui ne sont pourtant pas a priori amusants. Au service du film, on peut saluer une réalisation efficace, un casting 5 étoiles, essentiellement britannique (Kristin Scott Thomas, Timoty Spall, Patricia Jackson, Cillian Murphy et Bruno Ganz) et un délicieux humour british.
Situé quelque part entre Carnage de Polanski et du vaudeville vitaminé à la Feydau, The party est en exercice de style jouissif qui a séduit mon coté "poil à gratter anticonformiste".
C'est un comédie dramatique anglaise très courte (1 h 05) et percutante. C'est précisément un huit clos entre différents protagonistes lors d'une soirée et nous offre des dialogues ciselées, des répliques percutantes. On ne s'ennuie pas, c'est très grinçant. Dommage que cela soit en noir et blanc et si court.
Jane (Kristin Scott Thomas) fête son entrée au gouvernement en recevant chez elle quelques intimes : April (Patricia Clarkson) son amie de toujours, avec son mari allemand (Bruno Ganz), Martha (Cherry Jones) la militante féministe et sa compagne Jinny (Emily Mortimer) qui attend des triplés, Tom (Cilian Murphy) qui est venue sans son épouse Marianne censée prendre la direction du cabinet de Jane. La soirée commence dans l'insouciance.
"The Party" est gâché par une mauvaise idée : ce titre ultra-référencé, emprunté à Peter Sellers et que rien ne fera oublier. Mais cette mauvaise idée est la seule d'un film qui frise la perfection.
Unité de temps, unité de lieu, unité d'action. "The Party" ressemble à du théâtre filmé mais n'en a pas les défauts. Pas d'interminables monologues. Pas d'écrasantes prestations d'acteurs. Pas d'histoires qui tournent en rond en attendant que l'amant sorte du placard.
The Party a une immense qualité : sa durée. Soixante huit minutes qui passent comme un éclair. À se demander pourquoi les films doivent tous respecter les sempiternelles quatre-vingt minutes alors qu'ils gagneraient en rythme et en nerfs en s'en amputant de vingt.
En soixante-huit minutes, tout est dit. Les personnages sont introduits. La tension naît de l'anxiété de Tom, l'épatant Cilian Murphy, qui sue à grosses gouttes et cache un pistolet. Sur qui va-t-il tirer ? Sur Jane qui reçoit des SMS enflammés de son amant ? Sur son mari abruti par l'alcool ? Sur April l'insupportable amie dont les compliments sont autant de reproches ? Sur Martha qui a passé sa vie à défendre la cause des femmes ?
C'est Bill, le mari, qui le premier fait une révélation qui change du tout au tout l'ambiance de la soirée. Une deuxième bientôt lui fait suite qui transforme instantanément la victime en bourreau. Puis une troisième qui fait du procureur un accusé. Les masques se fissurent, reléguant au second plan la brillante réussite de Jane qu'on était censé fêter entre amis. Quand la sonnette retentit pour rompre le huis clos, on se souvient, sans y croire, de l'arrivée tardive d'un invité de la dernière heure. Le film se termine quand la porte s'ouvre.
Bon film! Petit casting en or, avec du drame, du bon humour British et des dialogues travaillés. Le film est court, juste pour dire ce qu'il veut, de le traîner en longueur n'aurait servi à rien. Bref, bonne surprise, je conseille!
Sally Potter nous convie à sa party qui est, sans qu’elle ne le cache, un parfait exercice de style se rapprochant sur la forme fortement d’une pièce de théâtre filmée. C’est d’ailleurs peut-être la limite principale du film. On assiste à une soirée qui tourne mal, moment propice à toutes les débordements qu’ils soient dramatiques et humoristiques. C’est un moment très souvent utilisé au cinéma durant partie ou toute la durée de l’œuvre pour servir de catharsis ou qui intervient comme une cerise sur le gâteau. Tant mieux car ici ce n’est que cela ! On est donc en terrain connu et conquis, mais la réalisatrice apporte sa petite touche british et un sens du rythme parfaitement rôdé à son histoire. En effet, « The Party » ne dure pas plus d’une heure et huit minutes, montre en main et générique inclus. Il n’y avait pas besoin de plus ; et si la fin est peut-être trop brutale laissant l’impression que la cinéaste ne savait pas comment conclure on ne s’ennuie pas une seule seconde et on se délecte des joutes verbales entre les différents protagonistes.
Les sept personnages sont bien croqués et leurs différences de caractères et d’opinions politiques, sociales ou personnelles font tout le sel du film. Cela permet des échanges tantôt houleux, tantôt passionnants, tantôt drôles, constamment confits dans un second degré jouissif. Et le casting en or massif chargé de donner vie à cette petite troupe est parfaitement réjouissant. Ils se renvoient la balle avec un plaisir communicatif grâce à des dialogues ciselés qui se boivent comme du petit lait. Après les présentations dont on se délecte, chaque personnage étant gentiment corsé sans tomber dans l’excès, on attend le moment de bascule, celui où tout explose. S’il n’est peut-être pas aussi fou que ce qu’on pouvait imaginer, on prend tout de même un sacré plaisir à les voir s’invectiver poliment.
Si le noir et blanc nous apparaît comme un gadget pas forcément indispensable, il offre à « The Party » un petit charme intemporel non préjudiciable. Et ce jeu de massacre donne l’air de rien des leçons sur la bonne morale et certains comportements hypocrites et cyniques de nos élites. Chaque personnage représente un courant de pensée ou un versant de nos sociétés (la finance, le pouvoir, le corps enseignant, le philosophe, …) qui en prend un peu pour son grade et que l’on met face à ses responsabilités. On aurait aimé que cela soit un peu plus poussé mais le timing ne le permet pas. Et, au final, cette satire est concise comme il faut et on y prend un sacré plaisir. Du cinéma d’apparence léger comme une bulle de champagne mais bien moins inoffensif qu’il n’y parait.
The Party, c'est un délectable jeu de massacre parmi un groupe "d'amis", qui ont commencé gauche contestataire pour finir gauche caviar. Le diner britannique entre "gens biens" se transforme rapidement en une purge et un règlement de compte, où nos cousins d'outre-manche laissent leur légendaire flegme et sortent de leur gongs, avec des situations, des piques et des attaques bien vicieuses et percutantes. Le film ne dure qu'à peine une heure dix et on en voulait encore, mais il aurait perdu de la force o durer et à redire ce qui a été dit. Tous les acteurs sont bons, mentions spéciales à la si doué Christine Scott Thomas, trop rare sur les écrans. à voir donc.
Film très intéressant malgré qu'il ne dure que 1h08. Les personnages sont haut en couleurs et possèdent un caractère propre à eux ce qui rend les dialogues assez intéressant et qui permet de confronter leurs idéaux en faisant parfois des étincelles. L'effet noir et blanc du film créé alors une dimension parfois dramatique aux scènes, cela créant un sentiment plus fort auprès du spectateur ! Ce film anglais rappelle un peu la mécanique du film "Le Prénom" avec Patrick Bruel
un film étonnant , les personnages sont tous plus ou moins déjantés ( plutôt plus que moins ! ) , interprété magnifiquement , on rit très souvent et le film se termine brusquement sur un coup de théâtre surprenant , une réussite !
70 minutes tout mouillé, pas davantage. L'art de la concision de The Party est confondante et pourquoi aurait-il fallu une heure de plus alors que tout avait été dit ? Le film est un jeu de massacre, une oeuvre mordante et cinglante, stimulée par un humour noir que l'on qualifiera de britannique, faute de mieux. Quoiqu'on pourrait penser aux Monstres de Risi aussi, tellement les 7 personnages enfermés dans un appartement se caractérisent par leurs vertus publiques et leurs vices privés. Cynisme, jalousie, prétention : les intellectuels de gauche décrits dans The Party sont méchamment hypocrites et salement menteurs. Le plaisir pris vient principalement des dialogues ciselés, avec leur lot de vacheries, et de l'interprétation magnifique de chacun des acteurs. La prouesse est collective mais on résiste pas à la tentation de souligner en priorité les prestations de Kristin Scott Thomas, Cillian Murphy, Bruno Ganz et, surtout, oui surtout, celle de l'immense Timothy Spall qui semble venu d'une autre planète. Si le noir et blanc n'apporte rien de déterminant, la mise en scène, sans en faire des tonnes, est parfaite dans sa fluidité. Il y a nécessairement un petit côté Au théâtre ce soir dans ce huis-clos de toutes les vanités mais le montage a lui aussi de l'esprit, celui de la précision laconique. La toute dernière image réserve un coup de théâtre magistral immédiatement suivi du générique de fin. On reste sur sa faim ? Oui, un peu, mais c'est parce qu'on aurait aimé passer quelque temps encore avec ces délicieux monstres.
excellente comédie qui rappelle un peu Le Prénom dans le sens où un dîner toune mal à cause de révélations. Le tout avec une bonne dose d'humour et de très bons acteurs. petit bémol sur la fin qui arrive trop brutalement alors que l'histoire pouvait encore être développée