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halou
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3,0
Publiée le 6 janvier 2013
Histoires amoureuse tragiques sur fond de crise sociale toujours d'actualité. Les acteurs sont bons et expressifs mais les chansons souffrent de paroles peu travaillées et emballent peu le spectateur. Le style opéra est avant tout une histoire de goût.
Ce film a extrêmement mal vieilli. Gérard Depardieu et Catherine Deneuve pour qui le film était fait au départ ont bien fait de refuser meme si le litige semble etre venu du fait de ne pas chanter eux même. Colombier n est pas Michel Legrand ca c est certain! J adore les films de Jacques Demy qui pour moi ont du génie mais jusqu'à Peau d Âne. Par la suite pour moi il y a une vraie régression dans les scenarios mais aussi dans la photographie... Mis à part Danielle Darrieux qui s en sort tant qu elle le peut le reste de la distribution est médiocre. Tout est surjoué, même le playback n est pas toujours bon comparé aux parapluies de Cherbourg où il était irréprochable. Les films entierement chantés ne me dérangent pas mais cela a ses limites surtout sur le sujet du film.
Sans surprise, une chambre en ville ne m'a pas du tout séduit. Dire que je ne suis pas du tout fan du style Jacques Demy est un euphémisme puisque le principe de la parole chantée tout le long d'un film m'irrite déjà au bout de cinq minutes (Les Parapluies de Cherbourg ont été un véritable supplice pour moi) : les musiques et les chants n'ont finalement rien d'intéressant car complètement noyés dans le flot de paroles chantées, les acteurs se focalisant sur le chant et le jeu d'acteur délivrent souvent une performance moyenne sur les deux plans, …. C'est d'autant plus décevant que les acteurs principaux sont eux-mêmes doublés lorsqu'ils chantent. Du coup, Richard Berry, Dominique Sanda et Michel Piccoli passent tout le film (puisque toutes les lignes de dialogues sont chantés) à mimer des paroles. Pour le peu qu'ils jouent, les acteurs jouent bien mais c'est un peu du gâchis de prendre des acteurs de renoms pour faire de la figuration quand on pense aux acteurs capables de revêtir la double-casquette de chanteur et d'acteur (Catherine Deneuve pour ne citer qu'elle). L'intrigue ne m'a pas tant séduit que ça, en particulier les personnages de Berry et Sanda dont la luxure et le manque d'engagement m'ont laissé assez circonspect (même si c'est une volonté du réalisateur de ne pas faire de ses protagonistes des modèles de vertus). La seule chose qui donne un peu d'intérêt au film à mes yeux est son propos social, inscrivant cette histoire dans le réel. Mais en-dehors de ça, il n'y a pas grand chose.
Incompréhension totale pour ce qui est de la réputation critique de ce film considéré comme le dernier éclair de génie, qui serait digne de ses grandes œuvres des années 60, de Jacques Demy noyé dans des décennies 70 et 80 qui ne l'ont pas épargné. Je vais être franc ; du réalisateur je ne connais bien que les films des années 60 (en incluant aussi l'excellent "Peau d'âne" qui date de 1970 !!!), dont le mythique et rafraîchissant "Les Demoiselles de Rochefort" est mon préféré, et pas beaucoup ceux qui viendront après, mais toujours est-il que si les années 70 et 80 sont médiocres "Une chambre en ville" n'est pas du tout pour moi l'exception à la règle. Autant l'entièrement parlé-chanté fonctionnait à merveille pour "Les Parapluies de Cherbourg" grâce à un gracieux mélange Catherine Deneuve-Michel Legrand-fond tragique subtil-et une bonne dose de magie à la Demy, autant là on touche aux confins du ridicule... Déjà la musique n'est pas de Michel Legrand et ça s'entend (désagréablement !!!), ensuite le fond à base des grèves des chantiers navals nantais est très mal exploité, la caractérisation des personnages est très manichéenne ce qui fait qu'on est très proche du Grand-Guignol, et il n'y a aucune alchimie entre Richard Berry et Dominique Sanda (cette dernière m'ayant même laissé indifférent ; ce qui était pourtant très très loin d'être le cas devant "Le Conformiste" et "1900" !!!). Allez pour finir sur une petite, très petite, touche d'indulgence, il y a une bonne utilisation des couleurs pour les scènes intérieures et Fabienne Guyon est charmante, mais autrement on n'y croit pas du tout.
Un drame en chansonnettes ! Encore eut-il fallu que les chansonnettes en question soient de qualités… que l'histoire en soit une et que Richard Berry soit bon. Ce film a une réputation de film maudit ! Qu'il le reste, ça ne devrait pas m'empêcher de dormir !
Mon Dieu que cela a l'air ennuyeux ! Je suis tombé sur ce film en suivant les liens acteur (Dominique Sanda) d'un thriller-policier de Philippe Labro. Ça a l'air déprimant avec des chansonnettes qui ne riment même pas...Déjà que je n'avais pas vraiment été emballé par les classiques de Jacques Demy, et ce n'est pas que je n'aime pas les films musicaux, j'adore tous les musicaux Américains (années 40 spécialement)...mais bon certains aiment sans doute, je m'excuse donc auprès d'eux et ma note n'est qu'un avis personnel. Il fallait que je donne mon avis au moins une fois au sujet de ce réalisateur, par hasard (en suivant des liens), mais une fois...ça suffira pour l'ensemble de son oeuvre.
Du pur romanesque à la Demy, entièrement, euh..."chanté". Une énorme bonbonne d'eau de rose qui a de quoi faire fondre, mais non plus tout le monde : on frôle quand même l'overdose de guimauve et le schéma doit beaucoup à Roméo et Juliette (qui n'est pas non plus une oeuvre qui est connue pour être en reste du côté romantique) dont le scénario ne mène nulle part non plus.
Ce film entièrement chanté, réalisé vingt ans après les merveilleux « Parapluies de Cherbourg » ne lui arrive pas à la cheville. Il manque cette fois la veine poétique et tendre qui en faisait la valeur, et la musique est médiocre, loin de celle de Michel Legrand. Sur un arrière-plan social bien caricatural, on frise plusieurs fois le ridicule, comme avec le personnage du mari, Edmond, ou avec un dénouement artificiel qui relève du pire mélo.
Déjà allergique par nature aux comédies musicales, sauf exception, je n'ai jamais accroché à l'une des dernières de Jacques Demy, toutes aussi ennuyeuses les unes que les autres. Non seulement l'ambiance est monotone mais il ne se passe rien. Et, malgré la présence d'artistes de talent, ce film est d'une platitude désolante. Quant aux chansonnettes poussées par les uns et les autres, elles ne sont même pas dignes d'un cabaret de quartier. Cette réalisation largement surcotée est une énorme déception. Une demi-étoile rétablira l'équilibre.
Tragédie musicale sur fonds social ; Immense chef d'oeuvre ou l'on retrouve tout Demy. La lutte de classes y est partout, s'illustrant par la grève des chantiers navaux et les manif de rue ("police milice, flicaille racaille")mais aussi par des rencontres et duos incongrus, comme celui entre la baronne et le metalo ("moi vous savez guilbaud j' emmerde les bourgeois je ne leur appartiens je vais meme vous faire un aveu je vous aime mieux que tous ces bourgeois") Des jeunes filles rougissantes ("c' est comme ça, les Violette") Des Venus en fourrure. Une transgression permanente. Une superbe musique de Michel Colombier, des décors renversants de Bernard Evin. Et un casting étonnant : R Berry idoine, D Sanda mystérieuse à souhait et surtout Darrieux impayable dans le role de la baronne un peu portée sur le gros plant.Un OVNI dans le cinema français, à voir et revoir.
Pour faire une bonne comédie musicale, et c'est malheureusement inévitable, il faut que la musique soit bonne, que le chant soit juste et que les paroles soient travaillées. Aucun de ces trois critères ne sont pourtant respectés, avec des personnages décrivant sans grande imagination l'intrigue du film sur fond de musique approximative. On assiste ici à deux heures de dialogues sans profondeur, dessinant une histoire avec des ressorts terriblement classiques (l'amour impossible de l'ouvrier et de la fille de bonne famille).
On en vient à penser que le choix du recours à un film musical relève d'une posture sans grande audace de la part du réalisateur, campant sur ce qui lui a fait ses succès; voire à une solution de facilité pour exposer une histoire sans avoir à travailler particulièrement le scénario.
En 1982, Jacques Demy livre un film entièrement chanté mais finalement très sombre. Avec en toile de fond les conflits sociaux menés par les ouvriers des chantiers navals de Nantes en 1955, le récit constitue à la fois une tragédie sentimentale et sociale. Les rapports entre les différents personnages sont une succession d’attirance et de répulsion qui confèrent à l’histoire un rythme soutenu. L’interprétation des acteurs (Michel Piccoli en particulier) est également impressionnante d’autant qu’ils sont quasiment tous doublés. Enfin, sans être mélodieuses, les chansons possèdent une musicalité étonnante où douceur s’accompagne parfois de vocabulaire vulgaire. Bref, un drame surprenant.
Une totale réussite, un film difficile à réaliser tant le sujet se prêtait mal à un drame enchanté. Le sujet est parfaitement traité, une grève dont le déroulement est totalement juste. Les personnages sont tous définis avec précision le couple amoureux, la jeune fille abandonnée, la baronne issue de l'aristocratie méprisant les bourgeois et ce mari impuissant pervers et lâche. Tout ce monde se croise avec une parfaite maîtrise. Une émotion qui parcourt tout le film.
Dix sept ans après le succès des Parapluies de Cherbourg : Jacques Demy nous offrait un nouveau chef d'oeuvre. Malgré le changement de compositeur (Michel Legrand remplacé par Michel Collombier) : l'atmosphère et les personnages sont les mêmes. Mais le tout est beaucoup plus mature que les Parapluies mais aussi plus violent et dérangeant. Car ici : Demy commencer à écrire son testament cinématographique et en créant UNE CHAMBRE EN VILLE : on assiste à la remise en question d'un cinéaste. Porter par les prestations époustouflantes de Dominique Sanda exceptionnelle, et Richard Berry étonnant dans ce rôle. Le film a mit dix ans à ce faire et pourtant le résultat est éblouissant. Et la critique unanime de l'époque ne se trompait pas : on a à faire à un film de grande qualité. Pourtant une étoile en moins pour cette violente qui dérange tout de même.
Scène d’ouverture incroyable, avec l’opposition des forces de l’ordre et des manifestants, chantant en chœur. Jacques Demy fait encore preuve de génie. Il se surpasse même, à la fois dans le visuel que le sonore. La photographie est sublime, les compositions sont parfaitement réfléchies. Et la musique est magnifique. Les mélodies sont entraînantes, galvanisantes. Ce film est splendide. C'est comme si Jacques Demy avait ici composé son opéra. En effet, le film a exactement la même composition.