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Norbert Sautelles
19 abonnés
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2,5
Publiée le 21 avril 2024
Il s'agit de l'histoire, inspirée de faits réels, de la création du premier dictionnaire d'Oxford. Le personnage de Mel Gibson est en charge du projet. Sean Penn est un enfermé en hôpital psychiatrique que va l'aider car il s'agit de recenser une ensemble de mots et connaissance des écrits et sa folie vont être utiles. Le film imbrique tout cela avec une histoire de lutte des classes du coté de Mel Gibson et de rédemption du coté de Sean Penn. Le scénario est plutôt habile en arrivant à rendre cette histoire plutôt captivante. Que le film soit inspirés de faits réel nous importe peu. Mais il manque au film quelque chose, pour nous intéresser pleinement, pour que nous nous sentions concernés.
La direction d'acteur est peu subtile. Les acteurs croient à leurs personnages. Mais Sean Penn en fait des tonnes. Mel Gibson est plus sobre. Les crédits techniques sont parfaits, cela va sans dire, décors, costumes, photographie, maquillages, tout est au top. Mais nous restons sur notre faim, peut être par manque d'empathie. Nous n'en avons pas avec le personnage de Sean Penn ; ses turpitudes nous indiffèrent. Nous en avons un petit peu avec celui de Mel Gibson. Mais son personnage n'évolue pas, reste en retrait, ne manifeste pas beaucoup de proactivité. Le fait que ce soit une histoire vraie ne garantie pas l'intérêt du film.
Au total, une curiosité pour le sujet principalement, la création d'un première dictionnaire des mots de la langue.
Mais quel ennui... Mel Gibson joue (bien) une barbe (par ailleurs impressionnante). Sean Penn lui la joue très Dostoievski, avec sa barbe de moujik façon Raspoutine. La situation est intéressante mais le scénario patine et on s'ennuie ferme dans la 2eme moitié ! Bref au final ce duo de barbes, c'est la barbe ;)
Une réalisation magnifique, où l'histoire montre à quel point l'évolution de l'humanité repose essentiellement sur des personnalités originales qui secouent les dogmes,les conventions et la médiocrité de la pensée unique...
La doublure est infecte ce sont les mêmes voix que pour les petites mauvaises productions (notemment cette voix horipilante qui zozotte pour Gibson ça ne va pas du tout ) et cela affecte le visionnage. La mise en scène et les dialogues incessants plus la voix off rendent le visionage pénible. Pas pu ressentir de d'empathie pour les personnages malgré le jeu d'acteur travaillé. l'histoire racontée n'est pas intéressante. 2 heures de blabla pour montrer qui ont cherché les mots à caller dans le dico anglais., cela semble interminable. Comme si on venait de lire le dico . Très déçu.
Excellent biopic sur les hommes qui ont comptés à la création du premier dictionnaire d'Oxford....je m 'attendais à une réalisation rébarbative... pas du tout... 3 étoiles et demie.
Très beau film inspiré de faits réels, c'est à la fois romancé, sobre et digne, avec une mise en scène de qualité et un Sean Penn habité par son personnage. Pas le film de la décennie, mais une histoire méconnue qui méritait d'être contée.
LE PREMIER JOUR DU DICO. Ni funk, ni rythmique, Gibson mal accordé, se tire une balle dans le pied pour mettre en valeur les mots anglais dans son recueil. Un sacrifice pour l'existence, assombrit par les névroses amoureuse de Mad Sean. Didier Travolta n'a pas aimé.
Voilà encore un film instructif. S’il n’avait pas connu autant de déboires ce film aurait mérité de voir le jour dans les salles obscures plutôt qu’une sortie direct-DVD. Il a bien connu une sortie en salle mais victime d’un différend entre auteurs et producteurs, le film a vécu une sortie confidentielle pour ne pas dire confuse voire ratée. Ce qui doit être frustrant pour les auteurs. Pour résumer en quelques mots ce film à l’interprétation impeccable, surtout du côté de Sean Penn, « The Professor And the Madman » c’est la puissance des mots, la puissance du pardon, la puissance de la rédemption, la puissance de l’amitié, la puissance de l’amour. L’Humanité concentrée dans quelques personnages. A voir en V.O si possible pour la voix chaleureuse et particulière de Mel Gibson
Un film qui malgré les différents de la production avec les comédiens a le mérite de raconter une histoire touchante portée par des comédiens habités. Mise en scène classique qui est au service du scénario.
Ça aurait aussi pu s’appeler the Madman and the Madam, car la relation entre l’assassin joué par Sean Connery et la madame jouée par Natalie Dormer est bien plus intéressante que la relation de collègues de travail qu’ont le fou et le professeur. Quelques aspects psychologiques de la nature humaine sont proprement exposés, l’amour des lettres et des mots est parfaitement retranscrit lui aussi, bien que ce soit du vocabulaire anglais bien moins riche et un dictionnaire bien en retard sur le nôtre, le film est pas mal du tout.
Wouuh, un biopic linguistique ! Combinant mes passions pour les langues et le cinéma, ce film a vite attiré mon attention. Pas de déception, et de transcendance non plus : peut-être aurai-je senti la zizanie qui a affecté le tournage, ou bien le modèle du biopic m’aura-t’il une fois de plus paru trop rigide, trop facile à résumer et/ou publiciser sous des termes comme « linguiste autodidacte » ou « médecin schizophrène » qui seront en réalité à l'arrière-plan du scénario.
Un des vrais torts du film est cependant d'avoir trop laissé voir à quel point cela lui tenait à cœur de rassembler Sean Penn et Mel Gibson sur un banc, dans la belle image d'affiche d'une amitié inattendue entre deux vieillards incompris qui se retrouvent dans leur lutte. Leur histoire allait bien plus loin, et ce « plus loin » n'est d'ailleurs pas particulièrement sous-représenté, car le film a su quoi faire pour délimiter son petit monde : le design de son petit réseau de personnages fonctionne parfaitement, chacun ayant quelque chose à apporter aux autres.
Malheureusement, les lieux se succèdent comme des coquilles vides qu'on bourre de ce sur quoi l'histoire porte au départ : les mots. Ces mots, dont le « professeur » James Murray et le « fou » William Chester Minor ont rempli le dictionnaire d'Oxford en leur temps, sont aussi dans le film ceux d'interventions majestueuses mais situées en-dehors de tout crescendo, envolée, ou autre rythmique de narration, ce qui accentue l'impression que de nombreux bouche-trous sont là pour donner l'illusion qu'il y avait beaucoup à dire sur eux.
Je passe sous silence l'invention d'une histoire d'amour que je veux bien mettre sous le coup de la licence artistique, et je ne saurais bouder mon divertissement ni les choses que le film m'a apprises, mais sa fin arrive vite malgré ses deux heures.
Interprétations magistrales, BO magnifique pour nous faire découvrir la génèse du OXFORD dictionnaire anglais. Un homme de Dieu érudit et un docteur schizophrène passionné ont accéléré l'écriture de cet ouvrage, et l'histoire est incroyable! Le film est académique mais en réalité adapté à l'évocation crédible des années fin XIXème. Les regards intenses de Mel et de Sean nous hypnotisent. A voir!
Il est clair que lorsque l'on connaît les talents de montage des anglais et des américains, il y a deux possibilité, soit le réalisateur était fâché avec la production soit le montage a été bâclé volontairement. Faux plan, faux raccord, coupure d'image de 1 seconde, un film qui mériterait d'être entièrement remonté. Sans compter que les acteurs sur-joues, comme dans une mauvaise pièce de théâtre.
Une histoire vraie génialement adaptée au cinéma. Sean Penn, Mel Gibson et Natalie Dormer nous transportent 100 ans en arrière dans une Angleterre orgueilleuse et pudibonde où l'humanisme peine à se faire entendre auprès de tous quand bien même le projet de donner accès à la connaissance juste est dans l'intérêt collectif. Les acteurs jouent juste, Sean Penn dans le rôle du Docteur schizophrène nous arrache des larmes et nous confirme que le génie et la folie sont des sœurs jumelles. Un bijou à regarder pour les fans de linguistiques.