Jesús – Petit Criminel
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Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2025
Une histoire d'agression qui tourne mal. Ce scénario est finalement assez pauvre, manque de développement, les scènes s'étirent et le final choisi est incompréhensible. Une production chilienne qui ne convainc pas.
Henri M
Henri M

60 abonnés 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2025
Dès les premières scènes, la chorégraphie intense d'un boys band K-Pop filmée en pleine immersion tonitruante est interrompue par les écrans noirs du générique et le silence, avant de reprendre de façon toute aussi abrupte.
Nous sommes prévenus, voilà un film qui ne cherche pas à laisser le spectateur tranquille. Mais peut-on dire pour autant que le ton du film est d'emblée lancé ? Oui et non. Jesus, gamin gâté à la jeunesse dorée, plus ou moins laissé à son compte par un père absent, traîne son ennui, boit et baise comme tant d'autre ados. Un soir, avec sa bande de potes, par ennui et défi, ils tabassent à mort un autre jeune garçon SDF dans un parc. Une longue scène de violence physique et d'humiliation.
Le réalisateur Franco-Chilien, traite de la distance entre les différentes générations dans un film intense qui ne lésine pas sur les scènes violentes et sexuelles.
Il ne possède pas encore la maitrise esthétique d’un grand réalisateur mais parvient à donner une sorte de respiration différente et inattendue à son film. Qui, à mi-parcours, bascule progressivement, changeant de récit et de protagoniste et de ton.
La première partie, puissante mais étouffante, laisse place à une seconde, plus lente et plus amère. Jesus passe au second plan au profit de son père, et ce sont les codes d'un autre film qui semblent alors se mettre en place, ceux d'un thriller viril où un homme seul contre tous cherche à faire justice lui-même. On bascule donc dans un autre genre cinématographique, lui aussi bien balisé. L'alliance de ces deux parties crée un étonnant mélange et apporte à l’ensemble une subtilité bienvenue.
« Jesús », avec ses allures de thriller psychologique et de drame moral, est aussi un film politique. Il s’appuie sur un cas réel qui a conduit à la création de la « loi Zamudio » au Chili, créé dans le but de protéger les homosexuels, et ce, après le passage à tabac et la mort d'un jeune homme une nuit à Santiago. On n’oubliera pas non plus que le Chili est le pays qui n’a jamais pu faire payer ses crimes à son plus grand assassin politique : Pinochet.
Le parcours moral des protagonistes prend un relief surprenant pour finalement faire preuve d'encore plus de noirceur que prévu. On pensait avoir un coup d'avance sur le film, mais c'est lui qui au final, nous laisse K.O.
Le film est en définitive assez touchant. il y a quelque-chose de beau dans ce drame taiseux, dense et sombre, (une grosse partie du film se déroule de nuit à Santiago) , quelque-chose d'inéluctable qui prend aux tripes.
#henrimesquida #cinemaetlitteraturegay
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2018
Un fait divers a inspiré Jesus : le tabassage en règle d'un jeune homosexuel par quatre garçons avinés. Le film en profite pour faire un état des lieux très préoccupant, une situation qui n'est pas propre au Chili, soit la déconnexion de la réalité de la génération nouvelle nourrie à la violence, à internet, au sexe et à ... la pop coréenne. C'est un long-métrage efficace pour peu qu'on passe outre une mise en scène stéréotypée chez les jeunes auteurs latino-américains : cadrages serrés, prises de vues dans l'obscurité, montage haché, scènes souvent crues. La dernière partie du film, plus précisément axée sur une relation entre un père et un fils, gagne paradoxalement un peu d'air en retrouvant une plus grande profondeur de champ.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2018
L’on ne sort pas indemne de ce film où l’on nous montre une jeunesse (chilienne) sans horizon et insouciante au fonctionnement de « meute » dans laquelle l’on se réfugie sans vraiment s’assumer individuellement et où la violence (gratuite) est monnaie courante. Ce film pose des problèmes d’ordre moral et c’est précisément cela qui fait, pour moi, son plus grand intérêt.
Autrement l’histoire, sans beaucoup de dialogues et filmé, presque en sa totalité, en caméra subjective et même, souvent, caméra à l’épaule derrière les personnages, ce qui lui donne une patine dramatique indéniable, mais qui peu très vite devenir irritant, surtout compte-tenu des (très) longs plan-séquences sans vraiment un sens suffisamment claire, à part lui donner ce caractère dramatique et oppressant qui lui confère cette technique cinématographique.
Je suis sortie de la salle bouleversé et avec une sensation de vide qui m’a donné le vertige. La violence et le sexe sont présentes ici d’une façon assez explicite et donnent au film un caractère crue et révulsif, mais nécessaire.
Un tres bon film, mis à part la technique cinématographique utilisée qui lui donne quelques longueurs inutiles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mars 2018
Ce film m'a fait penser à l'univers de Larry Clark (Wassup rockers, Bully,...) pour son côté sexualité ado provocateur, mais en moins gratuit.
En effet il y a un vrai discours sur la violence actuelle sur internet, les réseaux sociaux, et quand on sait que ça s'inspire d'une histoire vraie, ça fait froid dans le dos.
La réalisation est vraiment très juste, elle montre comment un jeune lambda peut basculer dans la cruauté en quelques secondes, et la culpabilité des parents.
A voir absolument
CaMéo Gironde
CaMéo Gironde

5 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2018
Le film de Fernando Guzzoni, fait étrangement écho à une affaire très médiatisée au Chili en 2012, celle de quatre jeunes adultes ayant assassiné un homme homosexuel dans un jardin public du centre de Santiago… Les couleurs sombres et les images parfois prises à la façon d’un documentaire, nous plongent sans difficulté dans une histoire passionnante.
Le film jongle entre la description du lien brisé entre Jésus et son père et celle du quotidien d’un garçon de 18 ans un peu paumé. On s’attache à un personnage évoluant tout le long du film. Le jeune danseur nous montre sa vie, ses passions, ses amis, ses relations sexuelles ou encore ses humeurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 mai 2018
Film intéressant une fois fait abstraction de la légèreté du scénario et des erreurs de la réalisation (plan sombre car de nuit, plans trop serrés...)
Je ne comprends pas comment le film a passé la censure car il n’y a pas d’interdiction ni d’avertissement pourtant sont montrer des verges en érection et une fellation non simulée.

L’effet nuisible du groupe et de l’alcool sont biens amenés, mais lorsque qu’on veut jouer les durs et qu’on laisse le montre (meurtrier) devenir, il faut assumer jusqu’au bout du bout ; ici comme dans « benny’s vidéo » d’Haneke le meurtrier part en couille une fois qu’il réalise son acte.
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