1135 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
123 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
33 critiques
3
54 critiques
2
15 critiques
1
8 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 avril 2020
Un bon film, le premier des frères Dardenne que je regarde et il faut dire qu'il me donne envie de découvrir leur cinéma.
On suit l'histoire d'un jeune garçon : Ahmed qui s'est radicalisé. Il va tenter d'assassiner une femme qu'il connaissait. Suite à ça, il va être enfermé, pour l'aider à ce déradicaliser.
Un film important, bien interprété, surtout par Idir Ben Addi (Ahmed) un grand espoir. Un personnage principal attachant et énervant en même temps, qui semble perdu dans ces choix. Devant ce film, on a l'envie de l'aider tout comme sa mère tente de la faire en le résonnant. Y arrivera-t-elle ?
Malgré quelques longueurs et des scènes pas toujours utile, c'est un film fil à découvrir car il est assez intéressant et très bien réalisé.
Un film gentillet au style très épuré, ce qui manque de donner de la visibilité aux dialogues, eux aussi trop épurés et trop hésitants. J'ai passé un bon moment, le format 1h30 est bien suffisant.
Ayant lu certaines critiques assez négative sur ce film, je me devais de dire mon propre avis sur celui-ci. Comme beaucoup de films des frères Dardenne, nous avons un film dont le rythme est assez lent. Ce "genre" de films ne plait guère à tout le monde et cela se comprend. Aucune musique n'est là pour rompre le silence et cela nous donne ce sentiment d'être seul face à la réalité. De plus, la façon de filmer (caméra à l'épaule) peut également donner la nausée. Les acteurs ont pour la plupart (voir tous) aucune expérience cinématographique. Ce n'est pas anodin car le but étant de donné sa chance à tout le monde (notons que ceux-ci sont choisi au préalable car ils ont un certain potentiel.) Donc pourquoi jugé un artiste sur sa signature ? Je ne comprend pas les commentaires faisant références à leur style. C'est comme critiquer Borderland parce que le type de gameplay se répète….ça n'a absolument aucun sens. Si vous n'aimez pas du Botticelli, vous n'allez pas voir un musée entièrement consacré à son œuvre. Donc si le style atypique des frères Dardenne ne vous convient pas je vous déconseille fortement ce film. Je dois vous avouez que en raison de mon jeune âge, je n'avais jamais connu un film comme "Le jeune Ahmed". Ce sujet fait certes parti de l'actualité. Dans ce film, la radicalisation est abordé d'une manière frustrante si je puis dire. Est ce une maladie qu'il faut soigner ? Je vous laisse le découvrir avec ce film..
L'histoire est bien peu crédible, on reste à l'extérieur du jeune garçon, il aurait fallu enter dans ses tourments sur la relation à la famille, à la pureté, à l'identité. Là on a un scénario basé sur les grands clichés sur la religion musulmane. Cela ne nous apprend rien. Curieusement le scénario est très proche d'un très mauvais film de propagande des années 30 dont je crois ne pas pouvoir donner la référence ici mais que les Dardenne doivent connaître
Film assez intéressant, mais qui effleure un peu trop son sujet selon moi. La durée pourrait rendre le film efficace et percutant, mais je trouve qu'au contraire, le sujet aurait mérité un long développement. La fin ne rend pas le film marquant, terminer sur une note positive annule selon moi ce que l'on a vu avant. On se rend moins compte de l'embrigadement de l'islam radical, malgré ces tentatives de meurtre, la fin nous laisse dire "C'est qu'un gamin après tout" et je trouve ça dommage. Terminer sur un acte fort aurait été plus prévisible mais aussi plus impactant. Le meurtre de sa camarade aurait donné une conclusion plus lourde, et qui marquerait à long terme. Je ne savais pas à quoi m'attendre niveau mise en scène vu que c'est mon premier Dardenne, et j'ai beaucoup aimé ce style caméra portée, long plan-séquence, qui immerge totalement dans le film. De là à lui donner le prix de la mise en scène à Cannes, je ne sais pas. Bref, film sympathique, intéressant et actuel, et acteurs très justes.
Les frères Dardenne se collent sur le dos de leur personnage et scrutent chacun de ses gestes en circonscrivant le mouvement de chaque séquence à la stricte décomposition d’une action… comme à leur habitude dans un style brut et très épuré. Contrairement à d’autres films type « Rosetta », le rythme est plus lent comme pour mieux montrer comment la religion a pris le pouvoir sur le jeune Ahmed qui est en constante maitrise totale ; une bête à sang froid. Les autres s’agitent autour de lui. La radicalisation est donc traitée à la Dardenne, à travers le parcours d’un personnage ; là, un enfant de 13 ans ; et non par le biais sociologique et psychologique. Et c’est aussi la limite du propos, en choisissant un personnage monolithique ; le scénario devient très mécanique jusqu’à une fin pas si surprenante que cela. En forme de rédemption comme souvent chez eux. Les frères Dardenne en parlant de leur personnage central : « En commençant l’écriture, nous n’imaginions pas que nous étions en train de donner naissance à un personnage si fermé, capable de nous échapper à ce point, de nous laisser sans possibilité de solution dramatique pour le rattraper… ». Et c’est bien cela qui pose problème ; c’est leur personnage le plus opaque et le plus obscur ; et comment sauver un enfant de 13 ans si anormalement monolithique et si peu guider par ses hormones (cf la scène à la ferme) qu’en concluant si faiblement le propos. Dommage car tant de bonnes choses jalonnent le film sur les conséquences de la radicalisation et sur la qualité des intervenants des structures en charge de jeunes radicalisés essayant par petites touches discrètes de les ramener dans notre monde. Un film trop inégal. tout-un-cinema.blogspot.com
Ce drame écrit et joliment mis en scène par les frères Dardenne nous propose au final des images dures. Sur une BO passant complètement inaperçue, les scènes d'ablutions et de prières se suivent et lassent quelque peu. Le scénario guère palpitant a néanmoins le mérite de montrer les rigueurs d'une religion qui peut être exclusive et les conséquences catastrophiques d'un endoctrinement.
Juste après l'adieu à la nuit, le même débat populaire en Belgique, on n'en a que faire des radicalisés, dans ce scénario mise en scène crée un casse-tête et pose problème. On suit les tribulations de ce jeune vert pas mûr attiré par les sirènes obscures de l'obscurantisme philosophique, la religion est du côté sombre.
Finissant son deuil après cette chute finale fracturée intentionnelle, pourra plus bouger pendant un bout de temps et en pleurnicherie, c'est le cinéma belge, un sacré coup terrible.
Bonsoir, juste que je me posais la question... lorsqu'une critique que je poste ici, est modérée ou temporairement retirée( dès lors que mon vocabulaire n'est pas outrancier) et dès lors que je ne gâche (spoil) rien, aussi que je m'aperçois que d'autres critiques, que je peux lire, ont pour certaines, elles, un vocabulaire outrancier mais restent lisibles et non retirées, je me pose des questions... où alors est-ce aléatoire? Enfin, au plaisir de lire d'autres critiques ou d'en rédiger d'autres, lesquelles, je l'espère ne seront retirées, pour des raisons qui parfois me dépassent...merci.
Film intéressant, stressant, perçu comme un documentaire et qui aide à comprendre ce qui se passe dans la tête d'un garçon en souffrance, tiraillé entre différentes convictions. Tout au long du film, on a l'espoir que la situation évolue positivement. Hélas, il n'en est rien. La fin violente éclairera-t-elle le jeune garçon ? On aurait souhaité un autre dénouement pour le jeune Ahmed, dénouement qui a également un lourd impact sur son entourage.
Sujet maintes fois abordé avec plus ou moins de réussite, ce petit film des frères belges ne révolutionne en rien le sujet. Austère, comme souvent chez eux sur le fil entre fiction et documentaire, Le prix de la mise en scène n'est pour moi en rien justifié. " Le jeune Ahmed" n'apprend rien de plus que ce que nous savons déjà, et sans prendre parti laisse le spectateur choisir la fin ouverte de ce petit film mineur .
Ce sujet d'actualité est intéressant et suscite le questionnement à bien des égards et à commencer par le laxisme des pouvoirs publics qui n'ont pas conscience de la dangerosité de l'islamisme et qui, finalement, ne font pas grand'chose, pour ne pas dire rien, pour l'éradiquer par ne serait-ce que le contrôle de ces imams gourous criminels. Idir Ben Addi joue son rôle à la perfection, presque trop bien, c'est terrifiant. Le sujet est bon mais le scénario est vraiment trop mollasson et j'ai eu du mal à tenir jusqu'au bout. :/
Les Dardenne arrivent à prendre à bras-le-corps un sujet épineux en évitant les raccourcis et le parti-pris, avec un portrait authentique et pluriel des musulmans d’Europe, de ceux qui veulent préserver leurs traditions des aménagements, les rigoristes préparant le nouveau djihad ou les apostats, au milieu il y a ce jeune Ahmed tiraillé entre son imam, sa volonté de s’en émanciper et un amour naissant, un tourbillon de sentiments aussi complexe que la passage à l’adolescence. Un bonne partie du film se tient dans ce sens, disons que le soucis vient de la dernière partie, moins naturelle, presque trop écrite, ce qui fait que ça tombe un peu à plat comme pour Rosetta (enfin selon moi), de même la mise en scène, récompensée à Cannes (sic), reste étonnamment classique du début à la fin, les Dardenne dans leurs petits souliers quoi. Assez mitigé donc mais le traitement du sujet reste à saluer.
Le jeune Ahmed est un film qui brille d'une force rare. Sans jamais tomber dans les détails et malgré un scénario très mécanique, les frères Dardenne montre de manière sobre et précise ce qui pourrait être l'une des conséquences (néfastes) de la radicalisation et propose dans un second volet - d'ailleurs pas si intense que la première partie - un processus de dé-radicalisation qui sera sans doute l'antithèse ou l'antidote du premier volet. Si le film ne donne jamais l'opportunité à une lecture politique innovante ! Sur la nature de ce phénomène de société, il traite le sujet comme une drame personnelle - centré sur l'adolescence, en sus de postuler la radicalisation comme symptôme d'une crise psychologique et spirituelle d'une France musulmane un peu aliénée.