Dan Gilroy laisse de côté les scoops (le sensationnel Nightcrawler) pour se consacrer à la justice dans son deuxième long-métrage - Roman J. Israël, Esq - en mettant en vedette le vétéran Denzel Washington, interprétant un avocat idéaliste et libéral, Roman J. Israel. Il est confronté à la réalité de la justice qui l’entoure suite à la mort de son associé... Un homme qui va sortir de l'ombre ! On a droit à de longs discours judiciaires, assez intelligents mais ce que le public peut reprocher au film de Gilroy est que spoiler: l'aspect thriller a dû mal à se lancer - dû à une première partie très monotone - il faut attendre une bonne heure pour apparaître le peu de tension et de suspense qu'il y a dans L'Affaire Roman J., contrairement à Nightcawler qui nous avait ensorcelé dès son introduction et dont le stress était quasi omniprésent avec un Jake Gyllenhaal hypnotisant ! Gilroy ne cache pas son style et propose des réflexions pertinentes grâce à une écriture habile et parfois efficace. Sa mise en scène demeure classique mais il appuie suffisamment bien le récit avec des acteurs, tous élégants. D. Washington - nominé à l'Oscar du meilleur acteur de cette année - s'avère toujours aussi charismatique, dans son jeu rempli de dérangement et de maladresse en changeant son apparence, sa posture et sa démarche. spoiler: Tout va se mélanger dans sa tête : l'agent, les lois ou la morale... Et est à contre emploi de son dernier rôle dans l'adaptation de Fences dont l'Oscar lui à nouveau échapper... L'acteur est épaulé par le convaincant Colin Farrell (nettement plus à l'aise que chez Yorgos Lanthimos) sous ses airs de directeur déterminé. Carmen Ejogo apporte un peu de charme à la production, sans trop être présente... Une bande sonore vraiment sympathique, voulant faire écoute à son auditoire les différentes musiques que écoute Roman Israël (on est bien loin du délirant Baby Driver !). Malgré ses quelques longueurs et un schéma narratif conventionnel, L'affaire Roman J. vaut surtout le déplacement pour la prestation de Denzel Washington ! Gilroy a produit un honnête travail sur son second film mais n'a pas réussi à détrôner l'excellent Nightcrawler dont celui-ci possède tous les ingrédients du film puissant et immanquable qu'il faut avoir vu en tant que cinéphile.
Un superbe film extraordinairement interprété par tous les comédiens mais surtout par Denzel Washington qui livre une vraie performance ici . Le scénario est très intéressant dans les affres du système judiciaire américain. A voir sans faute .
La mise en scène et la brillante interprétation de D. Washington sont les principaux attraits. Le récit est intéressant mais aurait pu prendre une meilleure direction.
C’est un choix et laisse un peu de frustration Meme si c’est ce qui donne tout le sens au film et au message qu’il porte
Il y a les cabinets d'avocats qui sont là pour se faire de l'argent, beaucoup d'argent et accepter les affaires qu'ils sont sur de gagner, afin d'obtenir les meilleurs scores. Et puis il y a les autres, militants, qui défendent la veuve et l'orphelin, qui ne gagnent pas le moindre sous, mais ils ont une éthique et se battent pour leurs convictions. Norman J. Israel est de cette trempe, atteint d'une certaine forme d'autiste, doué mais peu sociable, il va changer de vie après la mort de son mentor. Mais peut-il vraiment changer à ce point, mentir aux gens qui l'entoure, et surtout se mentir à lui-même, trahir ses convictions. Tout ce qu'il à construit, tout ce qu'il croit n'ai qu'un château de cartes, qui s'effondre sous la bourrasque de sa nouvelle vie. Denzel WASHINGTON, soigne sa démarche, se fait plus bedonnant, le cheveux hirsute et l'allure empotée, il se fait un devoir de casser son image de dur à cuire, pour faire vivre ce personnage. Le film souffre de quelques longueurs, et on n'arrive pas à éprouver réellement de la sympathie pour le personnage principal, même si Colin FARRELL trouve le ton juste pour son personnage. Il manque un je ne sais quoi qui nous propulserait vers le film culte; même si D.Washington est d'ordinaire excellent, était-ce vraiment le meilleur choix pour ce rôle ?
L'histoire ce cet avocat, idéaliste et déterminé durant toute sa vie, qui va soudainement jeter toutes ses convictions aux orties pour tout aussi soudainement retrouver la raison manque nettement de crédibilité. On ignore le message que le réalisateur veut nous délivrer, traitant tantôt de surpopulation carcérale, de droits civiques ou d'éthique morale. On imagine qu'il s'agit d'un plaidoyer pour dénoncer le système judiciaire américain, malheureusement le film part dans tous les sens et on s'y perd. Mais malgré tous ces défauts ce n'est pas inintéressant à voir.
Un film qui mélange drame, thriller et comédie de façon assez peu convaincante malgré une certaine finesse. Faute de cohésion et de concision, le scénario a tendance à s’égarer et les intentions du réalisateur restent floues. Je mets tout de même 3 étoiles pour la qualité de la mise en scène et la brillante prestation de D. Washington.
"L'affaire Roman J" ne révolutionne pas le monde des scénarios judiciaires puisqu'il y est question de défendre les opprimés ou de vendre son âme aux cabinets d'avocats surpayés aux Etats Unis. Ceci étant dit le film tient sur une interprétation éblouissante de Samuel L Jackson perché un brin "rainman" et Colin Farrell en requin du barreau (très bon aussi). Même si l'histoire elle même est assez bateau le jeu de ce duo vaut le détour....3 / 5
L'histoire d'un utopiste naïf qui distille tout au long des événements sa philosophie du droit, laquelle se révèle un peu particulière. Bien entendu cela touche au système judiciaire américain, et le spectateur étranger pourra s'y trouver un peu perdu. Les deux heures auraient pu être ramenées à une heure quarante cinq sachant qu'un bon quart d'heure ne présente que peu d'intérêt. Rien de grave cependant, d'autant que les acteurs sont des professionnels et que Denzel Washington réussit à émouvoir dans sa démarche pataude. La bande-son variée dans les styles, est remarquable. Le scénario pour une fois, sort des sentiers battus quant au sujet traité, sans toutefois parvenir à éradiquer complètement certains poncifs, notamment à la fin du film. Pour ceux qui apprécient les films intelligents.
Denzel Washington essaye tant bien que mal de porter le film du début à la fin, malheureusement les ficelles sont tellement grandes, le basculement tellement exagéré que ça finit par perdre en crédibilité. L'aspect visuel est toutefois réussi on retrouve bien la touche de Dan Gilroy.
L'Affaire Roman J. ne manque pas de bons arguments, entre son casting (Denzel Washington, sérieux et impliqué, et Colin Farrel en bon second rôle étant élégamment doublé par Boris Rehlinger), son histoire dramatique (spoiler: l'avocat aux principes gravés dans le marbre... qui finit par se parjurer pour de l'argent sale ) ou encore son engagement marqué contre le racisme qu'a subi cet homme. Mais voilà, on peut avoir une excellente plaidoirie, si l'on bafouille, on ne convainc pas. Et ici, le rythme est ce qui "bafouille" dans ce film qui aurait pu être marquant, mais se retient comme étant trop long et bavard. On pourra même décrocher ponctuellement, et on le regrette vite car on se sent ensuite un peu perdu entre les magouilles et alliances ("qui fait quoi"). Peut-être qu'avec un bon quart d'heure en moins, ou en y mettant simplement du punch, on aurait évité cette remarque de l'opposition sur l'ennui. Le discours est riche de bons arguments, mais objection, Votre Honneur, le rythme manque cruellement.
Trois ans après son tonitruant "Night call" et sa critique grinçante des médias avides de faits divers sanglants, Dan Gilroy revient avec un long-métrage plus linéaire et académique qui m'a beaucoup fait penser à "Chute libre" de Joel Schumacher ou "Collateral" de Michael Mann pour sa peinture d'une Los Angeles aliénante de désespoir, sombre et dévoreuse de valeurs morales. Un ensemble plutôt intéressant mais qui manque cruellement de fond pour atteindre la maestria du précédent film du réalisateur américain, quelques bonnes séquences mais une oeuvre globalement plate, bavarde et assez vide. Une semi-déception.
Il y a un peu de la recette de Night Call dans ce 2e film de Dan Gilroy: même opacité morale (et fascinante) du héros, même complaisance dans la peinture d’un idéalisme perverti et du cynisme contemporain, même performance d’acteur taillée pour les Oscars, même façon de passer progressivement du mystère à la lourdeur démonstrative. Sauf qu’ici la simplicité de la descente aux enfers est remplacée par un scénario en trois actes très mal équilibrés (la longue exposition censée faire du héros un punching-ball ; la phase cynique ; le virage moralisateur à l’américaine), débouchant sur un dernier quart d’heure proche du ridicule, où le film ne sait plus du tout où il va et qui ressemble à une fin alternative pour producteurs frileux.
Roman J Israël avocat idéaliste voit sa vie changée à la mort de son patron. George Pierce lui propose une place qu'on ne peut pas raté , une place dans un cabinet réputé et prestigieux. Dans ce cabinet pas de place pour les militants ou pour les probonos, l'argent avant tout.... 3,5/5
Bon bon bon... Je ne reviendrais pas sur la performance de Denzel, qui comme à son habitude n'est que peu reprochable. Je trouve dommage par contre que le scénario est plat! Pourtant il essaie plus d'une fois de nous accrocher et de nous faire passer un message. Redondant et simpliste certes, mais un message quand même. La fin est assez surprenante sur le coup, mais avec du recul elle reste tout de même cliché. C'est dommage d'avoir un film avec certaine longueur, voir beaucoup. Alors que l'idée de parler d'un homme vertueux basculant dans son opposé est intéressant. C'est à mes yeux un gâchis. Il aurait fallu traiter le film autrement, de plus nous parlons de code civile, de loi etc... Des sujets pas toujours facile à faire accrocher. Bref, je suis loin d'être convaincu.
Les personnages sont contrastés, plaisants, intéressants. Le film est correctement fait. Chaque lieu son ambiance, bien joué, le film fait bonne impression. Malheureusement il ne raconte pas grand chose, il ne m a pas semblé décoller des constats bien pensants assez primaires.
C'est caché par des discours un peu énigmatiques qui ne veulent pas vraiment dire quelque chose de précis. Des propos un peu décalés, énigmatiques sur un sujet précis donnent une fausse impression de profondeur qui nous échappe mais lorsque le spectateur s en aperçoit, c est contre productif, il a l'impression d'être floué. Ca a été mon cas. A cela s ajoute la relation entre george et roman. Ils ne se connaissent pas, 48h ou 62h plus tard, ils sont déjà de vieux amis et roman devient le confident dont George avait besoin depuis longtemps. C'est très poussif et peu crédible. Tout comme l'entretien d'embauche pour les droits civiques ou la découverte d'avoir de l argent devant soi.