Si la Seconde Guerre Mondiale refoule encore bien des souffles épiques au cinéma, elles ne sont pas toujours convaincantes. Pourtant, le premier ingrédient pouvait intriguer et Aaron Schneider s’en sert essentiellement pour manœuvrer dans le spectaculaire, tout en soignant la crédibilité de sa photographie. Malheureusement, il n’est qu’à mi-parcours de son succès et de la mission qu’il décrit avec conviction. Les maladresses sont pourtant trop nombreuses qu’on finit par y voir plus clair dans une structure qui ne mise pas forcément sur l’originalité, mais sur l’écriture d’un héros de guerre mal sous-estimé. A partir de là, plus aucun doute, mais de grandes surprises, si ce n’est dans le feu de l’action et aux côtés d’une vedette à la barre de son propre bâtiment.
L’adaptation signée Tom Hanks ne fait donc pas l’humanité et créer plus de conflits qu’il n’en faut, notamment sur l’existence des protagonistes qui entourent le commandant Ernest Krause, sur le pont de l’USS Greyhound. Mobilisé dans une mission d’escorte armée, cet homme rassemble toute sa logistique pour mener à bien son opération, qui rime avec les valeurs d’un Amérique grandissante et autonome. Sur ce point, l’authenticité des manœuvre maritimes est rigoureuse, mais ne présente plus réellement d’intérêt émotionnelle à force de répéter cette narration qui peine à évoluer. L’écriture des personnages comme de l’intrigue reste superficielle et cloisonne le spectateur dans un décor limité. Au milieu d’une flotte, il n’existe qu’une lumière et qu’une force décisive, certes, mais les faire-valoir ne se présentent que pour laisser le temps au Greyhound de mettre en place la coordination de l’équipage.
Par ailleurs, pas d’antagoniste sur les radars, juste une entité cruelle que l’on caractérise par des actes presque divins, comme une foudre qui s’abattrait à un endroit stratégique. Des plans larges évoquent justement cet affrontement titanesque et illustre l’Océan Atlantique comme le no man’s land des marins. Sur ces moments, le film ne nous lâche plus et n’espère pas freiner son rythme pour plonger le spectateur dans les enfers des torpilles et autres cicatrices qui résonne comme un écho sur Pearl Harbor. Mais le commandant se révèle pourtant seule pour combattre les préjugés et un ennemi invisible. Il en rejette même le soutien qu’on lui propose, non pas par rancune, mais par nécessité. Il se définit ainsi par sa noblesse et sa foi sans faille, mais qui perturbe son ascension et fil du récit. Bien qu’on propose des situations tendues et difficilement renversables, on le sent plus fort car plus humain dans le fond. Mais à l’inverse de son équipage, il s’en sert pour tirer toute sa flotte jusqu’à bon port.
Il est tout de même dommage de concevoir ce « USS Greyhound » avec d’aussi grandes inégalité dans sa réalisation, car ni la prestation alléchante de Hanks, ni les quelques bons passages musclés ne peuvent repêcher tout ce qui aura coulé en court de route. Sans renforcer sa personnalité ou ses enjeux, le film ne fait qu’avancer, à l’image de son navire de tête qui ne modère pas son allure, mais qui reste honnête dans ses bonnes intentions. Hélas, cela ne suffira pas à nous divertir assez longtemps et à rester dans les mémoires.
Devant sortir à l'origine dans les salles de cinéma comme mulan, ce film a subit le même sort que celui ci. Sous prétexte du coronavirus, le film sera uniquement diffusé sur des plateformes payantes. En effet apple a racheté les droits du film à Sony pour 70 millions de dollars afin de le diffuser sur apple tv, son service streaming. Heureusement celui ci ne coûte pas 30 dollars à la location comme le film de la firme aux grandes oreilles mais est compris dans l'abonnement ( abonnement qui est pour ma part gratuit pendant 1 an ayant acheté l'iphone SE). Enfin soit j'ai trouvé USS Greyhound assez divertissant. Il ne va pas rester pour ma part dans les films qui vont me marquer mais malgré tout il fait son taff avec un Tom Hanks au top. L'un des reproches que je puisse faire c'est cette musique de fond qui est assez horripilante sur le long terme. Autre bémol c'est sur le fait que l'on voit la vie du protagoniste interprété par Tom Hanks même pas 2 min à l'écran mais ensuite il y a plein de flashbacks dessus. Assez étrange je trouve. Pour terminer, c'est un film qui suit le schéma narratif classique du film de guerre américain. C'est à dire le héros américain par excellence qui est un leader né ayant un côté dur mais avec un cœur tendre... Si vous voulez voir un film original passez votre chemin .Par contre si vous voulez voir un film de guerre afin de vous détendre, ce film est fait pour vous
Tom Hanks est à l’affiche de ce film de guerre sur la bataille entre les navires US et les sous-marins Allemands très performants pendant la seconde guerre mondiale. Bien qu’inspiré d’éléments réels, le scénario ne se base pas sur des faits ayant existé. La couleur de l’image a été vieillie pour faire année 40, ce qui donne parfois un rendu un peu laid. La tension de la bataille est bien rendue surtout avec les agissements de Tom Hanks au centre de quasiment toutes les scènes. Et là au final c’est aussi un défaut du film avec un manque de second rôle intéressant. Les scènes de combat sont bien réalisés avec une accentuation sur la tactique qui donne un bon suspense.
Un film tourné tel un reportage. On vit de l’intérieur de l’USS Greyhound, l’escorte qu’il a assuré à un convoi marchand d’allié en atlantique en 1941 dans une zone sans appui aérien appelé le trou noir. Le danger qui rode se sont les redoutables sous-marins U-Boat allemands. C’est comme un reportage car on vit en temps réel et uniquement pendant quelques jours, les difficultés que doit résoudre le Comandant Ernest Krause sur le destroyer américain USS Keeling (nom de code radio Greyhound). Personnage joué par Tom Hanks. C’est un film écrit rien que pour lui. Tous les autres acteurs ne sont que figurants. La caméra ne cesse de le filmer d’un bout à l’autre du film. C’est incontestablement très bien fait, très haletant, très immersif. Mais je regrette qu’il n’y ait pas d’histoire, pas de réels dialogues. Je n’ai entendu que des ordres et des rapports de situation pendant tout le film. Franchement, le film mérite d’être vu mais j’en retient qu’une page de l’histoire et une belle prestation de Tom Hanks. Rien d’autre.
"USS Greyhound" illustre ce qu'a été la bataille de l'Atlantique pendant la 2ème guerre mondiale. Il nous place à bord d'un destroyer américain qui affronte des U-Boots qui attaquent un convoi de cargos, et on suit exclusivement son capitaine interprété par l'omniprésent Tom Hanks. C'est aussi le scénariste du film, ce qui explique peut-être sa pauvreté confondante - ou alors une durée trop courte - : aucune personnalisation de personnages, d'interactions entre eux, rien pour qu'on s'y attache, on ne fait que nous montrer une succession de combats. L'émotion est donc absente, il n'y a que le regard attristé de Tom Hanks qui rappelle que des hommes meurent quand un navire ou un sous-marin coule. Le film se focalise sur l'action quasi permanente, et de ce côté là c'est plutôt bien fait, assez spectaculaire, même si l'image sent beaucoup trop la synthèse. On est clairement au niveau d'un film 'télé' pas désagréable mais oubliable qui ne se fait remarquer que par la présence de Tom Hanks.
Excellent film de guerre sur le monde moins connu du combat naval, et dans ce cas précis de l'affrontement entre destroyers et sous-marins. Les dialogues se limitent à la transmission des ordres et Tom Hanks apparaît quasi mutique dans son rôle de pieu commandant, concentré sur son unique mission de protection du convoi. Certes, la glorification américaine est au rendez-vous, ne serait-ce que par son habituelle musique épique, mais cela reste un excellent moment de cinéma.
Un bon film de batailles navales. Une réalisation impeccable qui permet une immersion tout du long. Si la reconstitution est bonne et que les séquences de suspense sont très bonnes, le film n'est pour autant pas bien original et ne se démarque pas vraiment. Il permet cela dit de passer un bon moment, n'est ce pas le principal dans ce genre de film ?
un film de guerre navale qui n'est pas sorti en salle avec la crise du covid. Il y a du bon et du moins bon, pour : il n'y a pas de temps mort et il y a de la tension, les scènes de combats sont réalistes, contre : on a l'impression d'assister plusieurs fois à la même scène, Tom Hanks est tellement présent (environ dans tous les plans) que l'entièreté des autres acteurs n'ont pas droit au chapitre ce qui est plutôt dommage.
Un film de guerre de moins d'une heure et demi, c'est rare et j'avais des doutes... et j'avais raison. Je suis un admirateur de Tom Hanks, mais ce film nous plonge sans équivoque dans les scènes de batailles sans en développer les personnages ou la vie des marins pendant la guerre. Certes, les scènes de batailles sont assez réussies mais la mise en scène n'amène et n'améliore rien à ce film qui aurait mérité un spécialiste derrière la caméra (un Paul Greengrass par exemple).
Un film de guerre navale dont l’intrigue ramassée en à peine 1h20 n’offre pas grand-chose de neuf. Usant et abusant d’effets numériques pour offrir des scènes de bataille certes plutôt spectaculaire et pourvu d’un certain suspense malgré une réalisation insipide peinant à restituer le défi tactique et humain des marins aux prises aux sous-marins allemands. Vu la durée du film, les personnages sont inexistants hormis le commandant du navire allié chargé de protéger un convoi maritime campé par un Tom Hanks fidèle à lui-même en jouant un héros plein de bravoure au grand cœur.
Je ne suis plus trop pour les films de guerre mais l'aspect assez méconnu de cette partie et surtout Tom Hanks à l'affiche toujours aussi subtil dans son jeu m'ont fait le regarder. Le film est bien filmé, très bien joué, les effets sont tout ce qu'il faut, il n'y à pas de chialerie insupportables et pompeuses sur la gloire des héros americains comme dans nombreux longs métrages de ce genre. Se regarde sans ennui du début à la fin.
Ce film de guerre historique, vaguement rétro dans l’âme sur le fond mais très moderne sur l’aspect technique, est symptomatique du vrai premier creux que subit la carrière de l’acteur Tom Hanks depuis une dizaine d’année. En effet, c’est l’un des plus grands et populaires acteurs américains, à l’instar d’une Meryl Streep pour le pendant féminin, qui peut se targuer d’une filmographie qui frôle le quasi sans-faute jusqu’à il y a une dizaine d’années. Son seul véritable grand film durant cette période était d’ailleurs en duo avec l’actrice pour l’excellent film d’investigation de Steven Spielberg, « The Pentagon Papers ». Et on peut aussi rajouter l’excellent biopic « Elvis » où il ne jouait qu’un second rôle. Mais sinon, comme ce « USS Greyhound : la bataille de l’Atlantique », il nous livre beaucoup de films corrects mais certainement pas mémorables ou amenés à devenir des classiques comme il nous en offrait régulièrement avant.
Ici, ce qu’on trouve le plus étonnant de prime abord c’est la très courte durée du long-métrage : à peine une heure et demie. Ce qui est tout à fait courant pour plein de long-métrages, comédies en premier lieu, l’est beaucoup moins pour un film de guerre à gros budget. On se demande s’il n’y a pas eu de grosses coupes ou problèmes au montage. En effet, « USS Greyhound : la bataille de l’Atlantique » laisse une impression d’inachevé et semble manquer de développements. Il se concentre essentiellement sur des enjeux de bataille navale et d’opérations maritimes pour protéger les convois de marchandises pour les Alliés contre les U-Boot allemands (sous-marins ou bateaux). Quasiment pas de prologue ou de séquences d’introduction si ce n’est quelques encarts au début et une seule et unique scène entre le personnage du capitaine du navire titre joué par Hanks et sa femme (pauvre Elizabeth Shue qui n’a pas grand-chose à jouer). Et pareillement l'épilogue est expédié à la vitesse de la lumière tout comme aucun second rôle ne sera creusé, tous de simples exécutants au sein du navire.
À la vue du résultat final, on ne peut s’empêcher de se demander si on est bien face au produit fini imaginé par les producteurs initialement. Dans ce film nautique très rythmé (on ne pourra rien reprocher sur ce point) et bourré de tension (pareillement on ne peut nier cette qualité), il faudra pourtant compiler durant la totalité de la projection avec des dialogues la plupart du temps incompréhensibles pour tout néophyte en langage maritime et guerrier. Probablement par souci d’authenticité, le langage technique employé ici est réaliste mais clairement impossible à décrypter. On a donc une heure et demie d’échanges verbaux nébuleux assénés à un rythme constant. Pas fait pour tout le monde en somme. Mais l’inconnu Aaron Schneider nous gratifie de quelques plans magnifiques (les aurores boréales surplombant les explosions sous-marines dans un camaïeu de couleurs stupéfiant) et séquences bien négociées comme celle de cette torpille frôlant la coque du bateau. Mais on sent que le cinéaste manque de métier et semble ne pas savoir montrer autre chose que l’expression des techniques de guerre navale. Pour amateurs même si « USS Greyhound : la bataille de l’Atlantique » n’est pas non plus déplaisant.
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Biopic sur commandant de la scd guerre, biopic d’un destroyer et ses manœuvres au cœur du Pacifique, récit des affrontements entre navires et sous-marins ennemis, un drame immersif qui à mit du temps à s’installer avant de nous plonger dans le stress des surveillances et attaques frontales. Première grande affiche originale d’Apple, s’offrant une star, pas des moindres, spoiler: Tom Hanks incarne avec brio ce commandant chargé si bien des manœuvres que de la survie de ses troupes au beau milieu de cet enfer marin ou chaque son est scruter tel une bactérie au microscope. Stephen Graham en scd à bord y met toute sa veine et chacune de ses scènes comme de leurs scènes sont autant de moments tendus que décisifs face à un ennemi ne voulant pas les lâcher mais clairement les intimidés. L’ensemble du cast marin est aussi percutant, calme et sincère à chaque instant même s’il y à des longueurs au démarrage mais leur jeu est respecté. Visuellement on distingue évidement nettement le numérique mais l’Océan digital reste d’un convainquant que l’illusion y est parfaite, loin du niveau d’un « Star Wars » ou « Avatar » ça va de soi. L’ennemi enfin, camoufler et surveillant, prédateur dominant mais vite chasser se voit attribuer le parfait rôle d’intimidateur et chaque scène d’apparition est parfaite. Les sons accompagnant leurs venues sont d’une perfection complète. Le fait de leur avoir attribuer des dessins ou emblèmes agressifs contraste évidement et parfaitement avec leur « statut ». Un récit également porter sur le patriotisme, l’exigence à bord et l’entraide envers chaque équipage laisser en pâture, Tom joue avec sincère cette complaisance et pitié face à ses frères d’arme. Enfin, la seule présence féminine fut d’une déception à toute épreuve tant Elisabeth Shue n’à servie à rien, là crédité en 3ème position est de l’erreur ultime . Récit hommage, guerrier et honorant leur patience, 1h30 reste léger tant il y aurait dû avoir plus de moment chaotique et héroïque.
Le film est globalement une réussite. Les acteurs sont bons, le scénario prenant mais la photographie n'est pas bonne de par le recours à beaucoup trop d'effets numériques. Dommage.
Très pop corn américain, le scénario n'en reste pas moins efficace pour une soirée sans prise de tête et sans prétention. Pour les amateurs de films de guerre, il fera le taff. Pour les autres, il ne vaut pas qu'on s'y attarde trop.