La femme forte du film s'avère une mégère sans coeur et finalement aussi peu perspicace que peu loyale qui empêche toute empathie et qui nous laisse perplexe vis à vis de son défunt époux. Jared Moshé réalise un western de facture classique auquel il manque surtout de panache et de souffle épique. La ballade manque d'une certaine envolée même si la photographie est de qualité et que les ingrédients du genre sont bien présents. Lefty Brown est une légende qui, au crépuscule de sa vie, devient un anti-héros près à assumer sa légende, la réussite du film réside essentiellement sur ce point. Au final ce western reste un téléfilm de luxe auquel il manque un minimum de souffle et de densité. Site : Selenie
Une histoire de vengeance, des crapules et des anti-héros fortement imbibés pour ce western à l'esthétique joliment crasseuse. Plutôt classique sur le fond mais intéressant sur la forme.
Cette ballade dans l'ouest sauvage ne constitue pas l'un des westerns les plus marquants de l'histoire c'est certain. Mais le cahier des charges est rempli pour les amateurs du genre, qui y retrouveront un condensé de tout ce qui fait le western pur, avec une histoire de vengeance et des fusillades. Les acteurs sont plutôt convaincants, et l'ensemble est sobre tout en maintenant une relative tension dramatique tout au long du film.
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3,0
Publiée le 13 décembre 2017
Deuxième film de Jared Moshe et second western après "Dead Man's Burden". Ce film était présenté comme un coming of age movie à savoir un film sur le passage à l'âge adulte ce qui est bizarre, car il concerne un homme d'une soixantaine d'années, mais après tout, il n'est jamais trop tard pour grandir et prendre ses responsabilités ce que Lefty va faire lorsque son partenaire et ami se fait tuer sous ses yeux. Comme dans son premier film, le réalisateur ne va jamais plus loin que l'intrigue de base avec ici Lefty qui se lance à la recherche de l'assassin de son ami. "The Ballad of Lefty Brown" est un revenge movie sur la loyauté, l'amitié et la recherche de justice. C'est dommage que pour une histoire de ce type, le scénario soit si basique avec aucun rebondissement ni fausse piste. Une fois la mise en place effectuée avec la présentation de tous les personnages, on sait déjà qui est qui et qui a fait quoi ce qui tue tout suspens. Après, malgré ça et quelques longueurs, le film est quand même pas mal et plaisant à suivre grâce à un bon casting avec notamment Bill Pullman qui est convaincant dans la peau de ce antihéros plutôt attachant.
Divertissant mais rien de transcendant. Belle musique, bons jeux d'acteurs (notamment Kathy Baker) et superbes paysages, donc une bonne note pour ce film.
The Ballad of Lefty Brown est un western qui suit le schéma classique du genre. Après une histoire de meurtre, des protagonistes vont parcourir le désert et ne reculer devant rien pour se venger. Si le scénario n’a rien d’unique, il n’est pas pour autant inefficace. Nous suivons avec un grand intérêt cette quête du véritable coupable de l’histoire. La mise en scène est joliment travaillée, même si la post-production n’a pas eu main morte sur le sépia pour bien nous rappeler que nous sommes en 1800 et des poussières. Mis à part Bill Pullman, le casting en fait le minimum et donne parfois l’impression que le tournage a été réalisé à la va-vite. En fait, The Ballad of Lefty Brown n’est pas un grand film, mais désormais seuls un ou deux westerns sortent sur les écrans chaque année et celui-ci est loin d’être déplaisant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Western à l'ancienne porté par un excellent Bill Pullman en antihéros mélancolique. Peu d'action, mais une leçon d'humanité et de fraternité tout au long d'un métrage peut-être un peu long. Egalement de bons seconds-rôles, dont Jim Caviezel, le héros de Person of Interest entre autres. Réservé aux inconditionnels du genre...
Un très bon western sur l'amitié, la vraie. Doté d'un bon scénario. Une superbe réalisation de Jared Moshé, nous offrant des paysages grandioses d'une immense beauté. Un casting parfait avec une mention spéciale à bill Pullman, très touchant dans son personnage de Lefty Brown en vieil homme cassé faisant preuve d'un courage et d'un entêtement sans borne, ne renonçant jamais à sa quette de vengeance pour chercher et retrouvé l'homme ayant tué lâchement son ami pour lequel il voué une fidélité et une loyauté exemplaire.
Même si le sujet est assez classique dans son style, car on et ici en présence d'une simple histoire de vengeance, on passe un très bon moment devant ce western grâce à la très bonne tenue de son casting (notamment en ce qui concerne les excellentes performances de Bill Pullman et de Peter Fonda) et pour sa mise en scène qui ne manque pas d'élégance.
Réalisation boiteuse..( c'est le cas de le dire)...de même pour le montage...une impression qu'il manque des plans par moments....un sentiment d'inachevé.....2 étoiles et demie....!!!!!!
vengeance, trahison et un scénario qui piétine, se disperse… un western bien pâle (à l'image de son casting), au faux rythme, qui ne parvient pas à passionner.
Le western a longtemps été une histoire de lumière. Celle qui éclaire le revolver le plus rapide, le regard le plus dur, la silhouette qui se découpe à l'horizon lorsque la poussière retombe. Le héros est généralement facile à identifier. Il parle peu, vise juste, reste inflexible, et laisse les autres graviter autour de lui. Et puis il y a Lefty Brown. L'homme qui accompagne. L'ami fidèle. Le second couteau. Celui qui reste légèrement en retrait pendant que les autres écrivent la légende.
Lorsque débute The Ballad of Lefty Brown, tout semble d'ailleurs désigner Edward Johnson comme le véritable héros de cette histoire. Charismatique, respecté, figure incontournable de cette Amérique encore sauvage, il occupe naturellement la place centrale. À ses côtés, Lefty apparaît rapidement, d'un coup de fusil, comme ce compagnon un peu gauche mais dévoué, celui qui suit plus qu'il ne dirige. Puis survient le drame, froid, direct, et avec lui une question simple : Que devient le fidèle acolyte lorsque le héros disparaît ? Et la ballade peut commencer.
Animé par l'amitié, la loyauté et ce besoin viscéral de rendre justice à celui qui l'a sorti de l'ombre, Lefty se lance dans une quête de vengeance. Mais plus qu'une simple traque, cette aventure devient progressivement une quête identitaire. Car pour la première fois, il doit avancer seul. Tout le monde doute de lui, jusqu'au spectateur, et ça fait tout le sel du film. Bill Pullman est remarquable dans ce rôle. Vieillissant, maladroit parfois, jamais totalement à sa place dans les habits du justicier, il apporte à son personnage une humanité qui fait toute la différence. Il ne possède ni l'assurance ni l'aura des grandes figures du western. Il doute, il tâtonne, il se trompe. Et c'est précisément ce qui le rend attachant... et drôle. À ses côtés, le casting se montre solide. Tommy Flanagan, Jim Caviezel ou encore Kathy Baker accompagnent efficacement cette traversée de grands espaces où chaque rencontre contribue à révéler un peu plus la vérité. Car si le film commence comme une chevauchée classique vers la vengeance, il prend progressivement plus d'ampleur. Les masques tombent, les motivations se dévoilent et le passé s'invite dans le présent, transformant le simple règlement de comptes en enquête. L'idée du jeune admirateur qui découvre que les héros ne sont pas toujours ceux qu'il imaginait est d'ailleurs particulièrement intéressante. À travers son regard, le film questionne les notions de légende, de transmission et de fidélité.
Visuellement, le film remplit parfaitement son rôle. Les paysages sont magnifiques et rappellent constamment cette impression de liberté infinie propre aux grands westerns. Les plaines s'étendent à perte de vue et participent pleinement à l'atmosphère mélancolique du récit. La musique accompagne le tout avec beaucoup de justesse. Présente sans être envahissante, elle renforce l'identité très classique du film sans jamais chercher à la moderniser inutilement. Et malgré son fond parfois sombre, The Ballad of Lefty Brown sait aussi préserver quelques moments de légèreté. Un sourire, une maladresse, un échange bien écrit viennent régulièrement alléger cette histoire d'amitié, de deuil et de loyauté. Sans révolutionner le genre, le film réussit ce qu'il entreprend : raconter un western du point de vue de celui qui n'a jamais été le héros.
Un western simple mais maîtrisé, porté par un excellent Bill Pullman, de belles images, une intrigue solide sans être surprenante, et suffisamment d'émotion pour donner du relief à ce personnage longtemps resté dans l'ombre.
Si l'idée de départ est sûrement louable, le scenario est grèvé par pas mal d,incohérence. Bill Pullman n'est pas transcendante dans son rôle de vieux anti héros..dommage.