Un film d'une nullité profonde, pour ne pas dire d'une débilité profonde, comme la majorité des films de Jim Carrey. Avant 1960, on avait Jerry Lewis, et de nos jour, on a Jim Carrey. En 1960, j'étais fan de Jerry Lewis mais j'avais une excuse, je n'avais que 12 ans et j'appréciais alors ses gags qui ne volaient pas très haut. Par contre, en 2007, n'ayant plus 12 ans, je ne suis pas du tout fan de Jim Carrey car ses gags volent encore moins haut. La seule différence étant que ce film est d'une vulgarité et d'une grossièreté sans nom : je n'ai pas compté combien de fois l'on dit "enculé", "bordel", "enfoiré", "bordel de merde"... Je crois que les gosses de nos jours n'ont pas besoin de ce genre de films pour devenir encore plus grossiers qu'ils ne le sont déjà...
Ce film tient avant tout par Jim Carrey et son talent comique. Il le met bien en place, mais cela n'a pas suffit au film qui en enlevant Jim Carrey reste trop plat.
Quand Jim Carrey a explosé dans la deuxième moitié des années 90 avec ses célèbres succès comme les Ace Ventura, The Mask et Batman Forever, il m'amusait. Aujourd'hui, il me fatigue. C'est assez bizarre. Alors quand en plus dans Fous d'Irène, il joue un shérif schizophrène...Ça veut dire deux fois plus de Jim Carrey. Ça vire à l’indigestion. Un peu comme Le Professeur foldingue. Chacune des personnalités cherche à prendre le contrôle l'une sur l'autre et ça aboutit à un festival de grimaces, de gesticulations, de pétages de plomb entraînant tout sur leur passage et laissant peu de place à Renée Zellweger. Moi, ça m'a épuisé mais ceux qui sont des fans irréductibles de Jim Carrey et qui sont toujours à fond sur son humour, je leur tire mon chapeau. Pour rigoler, il reste les situations trashs imaginées par les frères Farrelly (le nain, la vache, le godemiché) et, durant le périple de Charlie et d'Irène, leur description d'une Amérique profonde, très profonde, et de ceux qui la composent. Je ne suis pas sûr que l'ouragan Jim Carrey fut le meilleur ambassadeur de leur humour. Pour Fous d'Irène, je précise, car je n'ai pas vu Dumb and Dumber.
Comédie coécrite et coréalisée par les frères Peter et Bobby Farrelly, Fous D'Irène est un film particulièrement divertissant. L'histoire nous fait suivre Charlie Baileygates, un motard au sein de la police de Rhode Island qui, depuis que sa femme l'a subitement quitté pour un autre alors qu'ils avaient ensemble des triplés dont il a désormais la garde, refoule complètement ses émotions et renfrogne sa colère. Incapable d'extérioriser ses sentiments négatifs, il se laisse sans cesse marcher dessus, les autres profitant de sa bonté et de son comportement ultra-passif. C'est alors qu'un jour il explose intérieurement et se met ainsi à souffrir d'un sérieux trouble de la personnalité jusqu'à développer un double, Hank, au caractère impulsif, extrême et colérique. C'est à ce moment là qu'il se voit confier la mission d'escorter Irène Waters dans un autre État où elle est recherchée comme témoin dans une sombre affaire. Les deux personnalités vont tomber sous le charme de la jeune femme et se disputer son amour alors que celle-ci est poursuivie par des hommes la trouvant trop gênante pour leurs magouilles. Ce scénario original s'avère extrêmement réjouissant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures. Une durée qui ne se fait pas ressentir à la faveur d'une intrigue décalée et bien rythmée multipliant les situations farfelues. On assiste ainsi à une fuite en avant nous faisant vivre une romance troublée par la présence de deux personnalités vivant dans un seul corps. L'humour se veut insolite et ambivalent puisqu'il change en fonction de la personnalité prenant le dessus sur l'autre. L'un est bienveillant et soumis alors que l'autre est graveleux et extravagant. Cette double dose humoristique est franchement très drôle et accouche de scènes aux gags inspirés. L'ensemble est porté par des personnages appréciables, interprétés par une distribution hautement sympathique comprenant Jim Carrey grimaçant en tête d'affiche qui s'en donne à cœur joie dans son double rôle, accompagné par une Renée Zellweger tentant de le canaliser. Ils sont entourés par une distribution tout aussi joyeuse trouvant parfaitement sa place avec les trois enfants de Charlie campés par Anthony Anderson, Mongo Brownlee et Jerod Mixon, mais également par Chris Cooper, Michael Bowman, Richard Jenkins, Robert Forster ou encore Tony Cox qui ne sont pas en reste. Tous ces individus hauts en couleur entretiennent des rapports saugrenus, soutenus par des dialogues tantôt grossiers et sous la ceinture, tantôt plus matures. Sur la forme, la réalisation du binôme s'avère de bonne facture. Leur mise en scène n'est pas très élaborée mais elle parvient parfaitement à faire mouche à travers ses séquences bien trouvées. De plus, elle évolue dans des environnements changeant puisque les deux tourtereaux parcourent pas mal de route. Ce visuel assez classique est accompagné par une b.o. aux titres collant bien à l'ambiance légère et marrante. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Fous D'Irène, qui, en conclusion, est un long-métrage méritant clairement le coup d'œil tant il fait passer un bon moment drôle.
Film délirant et déjanté, un Jim Carrey en grande forme, on ne s'ennuie jamais. Rénée Zel... est vraiment géniale aussi, ce qui donne un chef-d'oeuvre d'humour ( toutes proportions gardées bien sûr).
En dehors de "Green book, sur les routes du sud", ma première incursion dans la filmographie des frères Farrelly. N'étant pas particulièrement amateur d'humour graveleux, un long-métrage que j'ai mis du temps à découvrir pour au final m'amuser énormément devant le ton léger, génialement subversif et les mimiques d'un Jim Carrey totalement en roue libre. Un long-métrage qui repose sur un schéma classique de road-movie qui va permettre aux protagonistes d'accomplir une quête initiatique tout en mélangeant une intrigue policière. Une construction scénaristique décousue mais toujours cohérente, une mise en scène assez malicieuse, un ensemble qui repose évidemment sur son acteur principal entouré ici d'un casting impressionnant avec notamment Robert Forster, Chris Cooper ou Richard Jenkins. Excellent.
Voilà des années que je n'avais pas vu ce film. Mais j'en gardais un bon souvenir. Tout d'abord, comment peut-on en vouloir à celles et ceux qui flinguent cette comédie ? C'est vrai que le casier est lourd quand on y réfléchit bien : grossière, vulgaire, grasse, parfois obscène, scato (le temps d'une séquence) et biaisant complètement la schizophrénie. En clair : une comédie bien régressive. Pas une once de subtilité et d'intelligence là-dedans. Les frangins Farelly se lâchent complètement, ne reculent devant rien. Mais alors, pourquoi une telle note pour ma part ? Pour plusieurs raisons : déjà, parce que les frères Farelly ne trichent pas. Ils savent que leur film est débile mais ils assument du début à la fin. Ensuite parce que ça regorge de trouvailles : la vache qui ne veut pas mourir, les enfants noirs, surdoués mais qui causent comme de vrais charretiers et bien d'autres encore. Bien sûr, aucune de ces trouvailles n'est subtile, certaines sont même vachement douteuses (la glace au chocolat). Mais peu importe, tout ça est un délire complet réjouissant. Si on arrive à encaisser tout ça bien évidemment. Et puis, il y a Jim Carrey. Qui d'autre que lui pouvait donner vie à ce flic ayant une double personnalité ? Personne. Ici, l'acteur est déchaîné comme rarement. Il faut remonter au second Ace Ventura pour le voir aussi timbré. Il nous fait là un festival de mimiques obscènes que l'on est pas prêts d'oublier. Pour moi, c'est ici que s'exprime à la fois tout son potentiel comique et tout son potentiel physique. Face à lui, Renée Zellweger, avec sa bouille craquante, apporte tant bien que mal un peu de calme. Le duo qu'elle forme avec Carrey fonctionne bien. Moi, le seul gros reproche que j'ai à faire à ce "Fous d'Irène", c'est une fin un peu foutraque. Les quelques baisses régime n'ont en rien altéré le pied que j'ai pris. Un film stupidement drôle, qui en amusera autant qu'il en énervera. Entre le vagiclean et la baston Charlie-Hank, il y a de quoi faire.
Pas vraiment utile de prouver une fois de plus le génie de l'acteur, mais je ré-approuve volontiers mon admiration à son jeu. Jim Carrey est un Louis de Funès 2.0, ce talent de jouer avec son visage et ses expressions, un air absurde et en même temps tellement au-delà du conventionnel, sa puissance comique n'est que décuplé. Dans une bonne comédie, il faut un bon pitre, mais aussi de bons partenaires. Sans faire offense à Renée Zellweger, qui assure, l'acteur américain pourrait se suffire à lui-même tellement il occupe l'espace. Sous forme de road-trip sous acide, des dialogues très crues et une sur-enchère de la bonne vanne, Fous d'Irène est un exercice de style vachement drôle et pittoresque à la fois. Franchement, à part empiler les compliments pour l'acteur, difficile de trouver autre argument pour se précipiter dans son canapé.
Habituellement, j'aime bien l'humour des frères Farrelly. Ils osent toujours beaucoup avec leurs films mais il y a quelque chose qui fait que, le mauvais goût de leurs vannes, on les adore. Avec "Fous d'Irène", ils poussent aussi le bouchon assez loin mais cette fois-ci, ça ne passe pas. Il y a 2 explications à cela, selon moi. La première, c'est qu'ils emploient trop l'humour qui met mal à l'aise, cet humour assez agaçant et auquel je n'accroche pas. La seconde, c'est que, contrairement à leurs autres films, les vannes sont moins inventives : certaines sont mêmes des blagues assez connues. Je pense que c'est ce qui fait que ça ne passe pas ici.
C'est dommage car l'idée de base était assez originale : un policier atteint d'un trouble dissociatif de la personnalité. Et ils avaient recruté LE seul comédien qui pouvait incarner ce rôle : Jim Carrey. C'est un personnage qui demande un tel humour physique qu'aucun autre acteur ne pouvait occuper le rôle. Il est presque écrit sur-mesure pour lui.
Du coup, Carrey fait sa part de boulot. Il grimace, saute partout, utilise ses expressions faciales et ses changements de voix, etc ... Malheureusement, il doit se dépêtrer avec des dialogues fades et une histoire qui a dû mal à avancer.
Pas désagréable mais pas le meilleur des Farrelly.
Les frères Farrelly ont bien réussi leur coup avec Fous d'Irène. Le film aurait surement été beaucoup moins bon sans Jim Carey, l'acteur aux multiples facettes (si je puis dire...). Le scénario est passable mais assez classique et l'humour est réussie en partie grâce à l'acteur. Bref, une bonne réussite pour Me, Myself and Irène. 3/5