Désobéissance
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Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2018
Désobéissance n'est pas mon genre de film habituellement mais je me suis laisser convaincre par les critiques et la bande-annonce mais je n'ai pas de regret car c'est une belle histoire d'amour entre deux femmes interdite ou mal vue dans une famille/entourage religieux .
Le scénario est construit mais comporte quelques longueurs .
Les deux Rachel (Weisz et MacAdams) sont bluffantes.

Une belle histoire ,un très bon drame.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2018
Elle est jeune, elle est très jolie, elle habite New York où elle exerce le métier de photographe. Bref, cela ressemble à un conte de fées urbain où pas une vague ne vient contrarier l’épanouissement de Ronit. Jusqu’au jour où, en pleine séance de photographie, la synagogue près de Londres la prévient du décès de son père, par ailleurs illustre rabbin du même établissement. Après quelques réflexions, elle s’engage vers le chemin du retour, où elle sera logée par Esti et Dovid, des amis d’enfance qui se sont mariés dans la pure tradition orthodoxe.

« Désobéissance » parle autant de religion que d’homosexualité féminine. Du moins, le film regarde cette question de l’inversion sexuelle par le filtre des inhibitions religieuses et culturelles. Car les deux jeunes-femmes se sont aimées pendant l’adolescence, ce qui, paradoxalement semble connu de la communauté juive du quartier où elles habitent. Paradoxalement, car tout le monde s’accommode de cette situation dans le déni le plus total et le refuge dans une pratique religieuse importante. Ronit découvre que la maison dont elle doit hériter a été cédée par son père mourant à la Synagogue et surtout qu’elle n’est pas très attendue par tout le monde, en dehors d’Esti.

Il faut d’ores et déjà souligner que le film écarte avec justesse tout risque de démagogie et de rejet de la religion. Au contraire, les pratiques religieuses sont montrées avec respect et précaution, les personnages ne sont jamais figés dans des caricatures stupides. Le réalisateur met en scène les conflits culturels qui emprisonnent les gens dans des schémas de prêt-à-penser sans jamais faillir à la condamnation. En même temps, l’homosexualité est racontée avec pudeur, intégrité. Sebastiàn Lelio avait déjà raconté avec brio le combat de la reconnaissance de l’identité sexuelle avec le film « Une femme fantastique ». Il récidive dans ce film tout à la foi politique, romantique que sociologique. L’image est très soignée, le trio formé par Dovid, Ronit et Esti est magnifique, comme si, la mise en scène s’écartait volontairement du propos dénonciateur en privilégiant une esthétique de l’amour.

« Désobéissance » est un beau film mesuré, posé, où la poésie des sentiments l’emporte sur la revendication identitaire.
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2018
Vu et avis le 20180709

J ai eu un tout petit peu de mal à apprécier le début du film, plus il avançait, plus je l ai apprécié. Pour moi un film apodictique.

En général je vois les films en me fichant de l intention du réalisateur, des indices donnés par le titre, j essaie de prendre les films pour ce qu ils me montrent et ce que j en comprend, les autres avis je les prend parfois en compte après avoir vu un film. J ai donc vu ce film sans avoir prêté attention au titre, sans y penser pour me guider dans son interprétation. Le titre me semble très bien, seulement je crois que le film va bien plus loin que la lecture selon l axe de perception donné par le titre. Mais l avantage est que je peux plus librement parler de cet axe puisqu il est dévoilé et que j essaie très fort dans mes avis de ne dire que ce qui ne peut être compris qu en ayant vu le film dont je parle.

Donc ce film parle de désobéissance et de liberté de choix. J ai vu de très nombreux films sur la pression sociale, religieuse, politique et sur la difficulté de s en extraire. Il y a beaucoup de films sur les dettes de sang, les dettes d honneurs, les familles qui pourchassent à travers le monde et les années l un de ses membres, chasse qui ne peut se terminer que par la mort de la proie ou du chasseur, alors qu au fond, à la base, elles n auraient aucune raison de se tuer mutuellement si ce n est cette obligation de l honneur.
Dans désobéissance, le discours de dovid lors de la cérémonie est très largement minoritaire dans les représentations cinématographiques que j ai eu l occasion de voir (la plupart des réalisateurs préfèrent montrer un autre choix afin de plus facilement faire passer leur point de vue). Ce discours est probablement très courageux même si, n ayant pas de conviction religieuse, je n en perçois pas bien cet aspect (par contre je sais bien qu il y a aussi la question de la carrière de dovid même s il est très peu souligné que cela fait partie de l enjeu - et je remercie le film d avoir eu l intelligence de ne pas insister plus dessus car il me semble que cela se comprend suffisamment ainsi).
C est alors que le film m a vraiment étonné par ce qui se passe lors du départ « en paix » de Ronit. A un moment dans le film, esti dit ce qu elle souhaite, pas uniquement pour elle mais aussi pour ses proches. Le discours de dovid est à prendre à la mesure aussi de l attente d esti, et c est la que le film touche pour moi a l exceptionnel, par ce qui se passe au moment du départ « en paix » de ronit, la situation entre les trois a trouvé une nouvelle force qui pourra leur permettre de changer leur vie à tous les trois.
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Le sujet est suffisamment riche, bien traité pour que dans le film, on trouve d autres aspects. Il y a la question de Rav. C est un aspect quasi jamais traité dans les films, comment concilier ses convictions, ses dires, avec les actes réalisés en ayant pris en compte ces convictions. Je le redis autrement car cela m a l air important. Un homme a des convictions, en applications de ces convictions, il fait un choix qui peut sembler en contradiction avec ces mêmes convictions, comment un homme concilie t-il ces convictions et ces conséquences de ses convictions. On voit en la circonstance que c est un peu « après moi le déluge », ou je ne suis plus confronté à la question (ronit est partie probablement très jeune de chez elle), la question n existe plus. Pourtant si, elle existe bien puisqu il a rédigé un testament qui le prend en compte, il côtoyait tous les jours des gens qui savaient tout ou partie de ce qui s était passé (dovid et esti, l oncle et la tante, d autres membres de la communauté).
On ne peut que deviner un peu comment rav a vécu cela. On voit bien en revanche que l oncle et dovid ont donné raison à rav, pour la tante je pense que c est moins net il faudrait revoir le film, il n est pas certain de savoir s’ils ont essayé de comprendre ronit, ce qu ils ont su. En tout cas, le film se passe probablement après une vingtaine d années d absence, d éloignement, ils y ont sûrement pensé au cours de ces 20 ans. Et la question du pardon, et la question de la liberté de choix (on revient au titre), et celle de la redemption, et celle même simplement du doute - douter de ce qu on croit savoir, ... toutes ces choses sont souvent passées sous silence, dans ce film peut être un tout petit moins que dans d autres.
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Reprise de l avis le 20180710
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Le cas du couple sur le terrain Sfr sport est intéressant. On le voit à l école lorsque esti va voir sa directrice. Dovid dit les avoir rencontré. Lorsque dovid voit son conseil de rabbins, au vu de la discussion, on peut penser que le couple a rencontré le conseil. L enfer est pavé de bonnes intentions, où commence la médisance, le harcèlement, ou s arrête la protection, pourquoi ont ils posé cette question sur le terrain de tennis si c’est pour ne pas croire en la réponse obtenue.

D un point de vue graphique. La toute première image est rav de dos qui commence à parler et après quelques mots se tourne, puis la caméra s éloigné et l on voit l ensemble du lieu. Déjà la toute première image de dos, je doute qu elle ait été effectivement tournée dans le lieu où elle a été supposée prise. Il me semble que l arrière plan ne peux pas correspondre à ce qu on voit (une fois que la caméra a fini son tour) dans la vue d ensemble. En tout cas, ce plan m a paru trop artificiel. D une façon générale, le film m a semblé un peu trop artificiel, le discourt de rav du début qui est repris par dovid plus tard, ce que dit ronit sur la femme de dovid avant de la rencontrer, l urgence qu elle a de s occuper de la maison, ...

Je pense que je film est très bien informé. Les perruques féminines juives est quelque chose de rarement souligné a ma connaissance. En revanche, je ne sais pas à quoi correspond ces bougeoir, ceux à 7 branches sont connus, mais ceux qu esti prend sont sûrement une référence culturelle très précise que je n ai pas. En tout cas, cela ne dérange pas du tout la compréhension du film.
FaRem

10 595 abonnés 11 636 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juillet 2018
Pour son deuxième film tourné en 2017, Sebastián Lelio parle d’homosexualité féminine au sein d'une communauté juive. Un thème sensible, encore plus étant donné l'environnement, qu'il prend le temps de développer en se focalisant tout d'abord sur le retour de Ronit. Une mise en place pas très intéressante pour moi, car le réalisateur aborde des choses comme la relation père-fille, mais sans creuser ou même sans revenir dessus par la suite. De plus, en sachant de quoi parle le film, ce n'est pas un passage essentiel. Sans surprise, le film devient réellement intéressant lorsque cette histoire passionnelle refait surface seulement ce n'est que de courte durée, car le réalisateur s'intéresse à autre chose pour la dernière partie. Le contexte n'est selon moi pas assez exploité même si l'on remarque facilement les problèmes qu'une relation de ce genre peut causer ce qui donne une sensation d'enfermement étrange. Il n'y a pas que ça, car même l'histoire passe trop rapidement au second plan. C'est un film étrangement froid qui ne dégage ni passion ni émotion. Rachel Weisz et Rachel McAdams sont de grandes actrices seulement, on ne peut pas dire que l'alchimie entre elles saute aux yeux. Les différents échanges sont pleins de retenue et une scène en particulier est plus vulgaire que sulfureuse ou pleine de tendresse. J'ai aimé cette relation, elle dégage quelque chose, mais comme elle est au centre du film que 20/25 minutes, ce n'est pas suffisant surtout que ce qu'il y a avant et après est assez ennuyeux. Au final, c'est un film moyen et assez décevant qui ne m'a rien fait ressentir malgré un sujet intéressant et un bon casting.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2018
Avec ce film de commande, Lelio reprend les codes du mélodrame avec un certain savoir-faire. Une histoire d'amour contrariée dans le milieu juif orthodoxe londonien.
Min S
Min S

69 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2018
Une belle utopie de la liberté chez les juifs orthodoxes.
Le jeu d’acteurs remarquable. J’étais pris par l’émotion plus d’une fois.
Shinny
Shinny

42 abonnés 248 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 juin 2018
Interessant comme sujet, une caméra bienveillante envers les deux Rachel qui jouent à merveille... mais trop froid. Je n'ai ressenti aucune émotion.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 juin 2018
La réalisation est soignée mais le film est finalement assez sage, très posé, un peu trop lent. Certes le duo des deux Rachel joue bien, mais leur indécision finit par lasser et on attend la fin avec impatience.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2018
Il y aun an environ, j’avais vu « une femme fantastique » du même réalisateur, super aussi,
même si j’ai un peu oublié.

Ce qui m’a beaucoup plu dans celui-ci,
c’est surtout le comportement individuel mis en perspective avec la pression d’une communauté religieuse
(« juifs orthodoxes » )
La foi ne fait pas de ses ouailles des gens sans défauts, sans pulsions, sans passions.
On observe la force des sentiments, l’impossibilité de les révéler.
Est-il possible d’être soi-même, « authentique » au milieu de la communauté, à la portée du jugement des autres?

La description des rites, les chants, tout ça est très beau…
Très beau film avec des personnages complexes.
Une belle histoire romanesque au milieu d’une communauté religieuse, troublée par ce « désordre » .
nathaliewell
nathaliewell

25 abonnés 160 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2018
Après plus d'un An d'abstinence,me voilà dans ce petit cinéma indépendant comme j'aime tant. Je visite, je regarde les expositions dans les couloirs, puis la séance est ouverte.
Je rentre dans cette magnifique salle avec de vieux petits fauteuils rouges, des tableaux accrochés aux murs, tout en velours...Instantanément je suis bouleversée d’émotion de me retrouver dans ce milieu que j'aime tant...Peu importe le film, je suis heureuse d'être là...
Le film commence, et c'est un premier film en langue anglaise que nous propose le réalisateur Chilien Sebastian Lelio qui aime nous dresser des portraits de femmes qui malgré les obstacles, choisissent la liberté. Ici, elles sont deux, l'une qui a fui sa communauté, l'autre qui est restée et s'est marié avec leur meilleur ami. Ils étaient toujours ensembles tous les 3 Ronit, fille unique du Rabin, Estit et Dovid ses meilleurs amis. Ronit revient des années plus tard car le Rabin, son père est décédé. Elle ne fait plus partie de la communauté, elle ne veut pas porter la kippa et se soumettre aux règles de la communauté. Le Rabin n'a rien laissé à sa fille, il lègue tout à la synagogue et a fait de Dovid, son fils spirituel qui va logiquement prendre la relève. Mais le retour de Ronit va perturber beaucoup de choses et beaucoup de vies...
On retrouve à nouveau chez Lelio cette bienveillance autour de ses personnages et une absence de violence malgré un conflit sentimental qui bouleverse ce trio. Sur fond de deuil, le film se joue des codes habituels du mélodrame pour avancer à pas comptés, dans une austérité magnifique Et comme toujours avec le cinéaste, quelle extraordinaire direction d'acteurs, et particulièrement d'actrices, même si Alessandro Nivola est excellent, Les deux Rachel, McAdams et Weisz sont remarquables avec une petite préférence pour la seconde qui joue avec une finesse considérable et toute en nuances un rôle infiniment difficile à défendre (la fille du rabbin émancipée) sans tomber dans les clichés. Désobéissance force le respect par sa dignité constante Le but n'est pas de critiquer la communauté orthodoxe mais plutôt de montrer les dérives du communautarisme et surtout de s'intéresser à la manière dont les personnages peuvent s'émanciper d'un cadre établi. A ce titre, je trouve ce film tout simplement passionnant. Chacun des personnages devant faire face à des dilemmes moraux très bien exposés.. Il y a une vraie poésie qui se dégage de chacune des images et également comme une grande sensualité. Le réalisateur chilien sublimant véritablement ces deux actrices par le biais de sa caméra. Ces dernières sont d'ailleurs exceptionnelles tout comme Alessandro Nivola qui montre tout l'étendu de son talent dans un final magistral.. Je sors de cette projection encore plus heureuse qu'à mon arrivée. Non seulement j'ai découvert un magnifique petit cinéma indépendant, de toute beauté, mais j'ai eu la chance de voir l'un des plus beaux films de Sebastian Lelio. Merci à tous ces réalisateurs,réalisatrices, acteurs, actrices cameramans, ingénieurs sons, photographes, scénaristes, compositeurs, compositrices, producteurs, productrices, monteur, monteuses, costumiers, costumières, maquilleurs, maquilleuses et toutes et ceux qui font que nous spectateurs, spectatrices, pouvons vivre des moments de bonheur.
Oui je confirme, le cinéma me rend heureuse, même quand il me fait pleurer. Très beau film....
orlandolove
orlandolove

170 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juin 2018
Avec son script resseré et une certaine sobriété dans les rebondissements, l'intreprétation se devait être parfaite pour émouvoir. Pari relevé, le trio principal est d'une grande justesse. Alessandro Nivola mérite une mention particulière, avec son incarnation subtile du personnage clé. Petit plus : le film prend parfois des atours de thriller (bande-son, menace de l'entourage).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 août 2019
Ce film m’a boulversé plus que je ne croyais !!!!!
Le message du film s’adresse à tous pas seulement les communautés religieuses!!!!!!
La morale du film est valable pour tout le monde !
Finalement ce n’est pas si évident que ça ce 珞珞de libre arbitre !!!!!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 juin 2018
Film magnifique. Certains pourraient le trouver peut-être un peu lent, mais il accompagne parfaitement l'environnement dans lequel évolue l'amour toujours présent de ces deux femmes.
Un plus pour Rachel Mcadams qui pourrait remporter l'Oscar de la meilleure actrice l'année prochaine.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 juin 2018
Une histoire d’amour au goût d’inachevé entre deux amies d’enfance. L’une a choisi d’assumer qui elle était malgré la désapprobation de sa famille et l’autre a choisi de rentrer dans le rang. Les traditions familiales encore une fois sèment le doute et l’incertitude... un sujet intéressant plutôt bien traité.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2018
Après Gloria et Une femme fantastique (Oscar du meilleur film étranger 2018) Sebastián Lelio nous offre son premier film en anglais. Tout en continuant dans le magnifique et puissant portrait de femmes. Et il confirme tout le bien qu’on pouvait pensé de lui. Ronit est libre, Esti est soumise. L’une a fui le carcan de la tradition, de la famille, de la religion, tandis que l’autre est restée. Elles ont un passé commun qui refait surface lorsque le père de la première disparaît. Elles sont incarnées avec charme et détermination par deux actrices au top de leur talent. Rachel Weisz (aussi productrice ici), l’une de meilleures actrices de sa génération (et une de mes préférées, elle me touche, sans savoir pourquoi exactement), est impeccable comme toujours, aussi belle que convaincante, une habitude donc. La vraie surprise vient de Rachel McAdams. Elle m’a littéralement bluffé. Non pas que je ne l’apprécie pas mais elle ne m’avait jamais vraiment convaincu jusque là. Elle trouve ici son meilleur rôle, tout en douceur et retenue, tout autant qu’en force et en précision. Une partition beaucoup plus difficile et sans doute plus intéressante que celle de sa collègue. Rien que pour cela, le film est une belle surprise. On oubliera pas Alessandro Nivola, très sobre, qui s’en sort aussi très bien. Pour le reste, c’est écrit et mis en scène de façon plutôt classique, même si le tout est extrêmement bien fait, avec une belle délicatesse, une grande sensibilité et surtout sans pathos. D’entrée, on s'attache aux personnages et on est pris par le récit. Tous les attendus sont là, même si le dénouement n’est pas vraiment celui que l’on attendait. Un très beau film, profond et plein de finesse, touchant et émouvant, sur (entre autres) le deuil, le choix, l’émancipation, la liberté et la tolérance. Et une très belle et poignante histoire d’amour.
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