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Philippe G.
10 abonnés
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3,5
Publiée le 10 août 2018
Le dialogue est réussi entre le père et le fils , c’est le file rouge du film et sa force, un peu d’intellectualisme ici ou là ( quand même ) mais pas d’ennui profond, 3 h 03 quand même , une sorte de Jean Eustache turc mais sans la sexualité ... elle ne fait qu’effleurer dans le portrait d’une future jeune mariée et de son ex , plutôt sous un angle social ... Quant à la religion elle rallonge le film dans une sorte de long travelling à travers les sentiers et deux imams assez bavards ... mais bon c’est la Turquie
Sinan a fini ses études, rentre chez lui dans 1 village de Turquie. Il passe son concours pour devenir professeur et tente de publier son livre. En révolte contre tout ou presque, il critique, dénigre, provoque. Si le film avait duré 1 heure 30 au lieu de 3 heures, il aurait été 2 fois plus intéressant.
SUBLIME! Le climat social de la Turquie imprègne tout le film, nous confrontant durement aux désillusions et au mal-être que cela induit chez les habitants des bourgades rurales. Le film interroge en profondeur sur les traditions, la religion, la place de la famille et des femmes dans la société ... Les émotions et questionnements des personnages bien qu'exprimés avec pudeur sont d'une très grande force. Les sentiments sont excellemment traduits par la justesse du jeu des comédiens. Certes, certains dialogues sont longs mais tellement passionnants qu'on aimerait parfois même qu'ils se poursuivent … ce film est une merveille à ne pas rater. Comment ont-ils fait à Cannes pour passer à côté de ce chef d’œuvre ???
Un film d’une grande intensité qui interroge la filiation en même temps qu’il ouvre une réflexion sur la culture d’un pays enlisé dans un conservatisme religieux pesant. Après l’excellent Winter Sleep, NBC poursuit sa quête de sens en élargissant le questionnement à l’extérieur de la famille. Sinan, jeune diplômé est de retour chez lui, il cherche un travail tout en nourrissant l’espoir de publier son roman Le Poirier Sauvage. Chaque rencontre avec des personnages, est l’occasion d’une âpre confrontation. Les dialogues sont très profonds, riches conférant une dimension très littéraire au film. Chacun vient lui ôter une illusion : il n’aura pas l’argent pour publier à compte d’auteur, les écrivains ne sont en fait que des êtres humains. Il va d’échec en échec, souvent résigné. Personne pour entendre ses idées progressistes. Sinan est le Lucien des IIlusions perdues, en moins beau, en plus entêté - il n’hésite pas à prendre de haut l’écrivain connu dont l’affiche, au moment où il apprend que son livre ne s’est pas vendu, sonne comme une revanche pleine d’ironie. Le passé et le futur ne cessent de s’interroger, mais aucun ne gagne en témoigne la dernière image où le fils, après s’être moqué des vains travaux de son père, pioche dans un puits sans fin.
C'est un beau film turc : c'est bien tourné, les paysages sont beaux, il montre le déchirement entre l'envie d'un jeune-homme de vivre de l'écriture et les impératifs de la vie quotidienne, entre la vie moderne dans les grandes villes et la vie plus traditionnelle dans les villages reculés, surtout au fond de l'Anatolie. En revanche, le film souffre de quelques longueurs.
j'ai l'impression que les gens comprennent la fin différemment... et c'est bien ce qui me gène dans le film... attention Spoiler : moi Je comprends qu'il est mort a la fin. ça me va semble évident mais en même temps pourquoi laisser un flou.. je ne comprends pas l'intérêt.. je ne comprends pas non plus la scène ou voit un chien qui court et saute dans la rivière..? c'est le chien de son père ? aucun sens.
Magnifique photographie, des plans et des enchaînements magistraux, parfois une musique de fond sublime, une « couleur », celle de l’Anatolie, de superbes dialogues, qui forment le fil conducteur de cette œuvre, entrecoupée de plans oniriques, fantasmatiques, qui nous parlent de philosophie, de religion, de l’existence, des rêves et des ambitions et de l’amour… Une œuvre langoureuse, longue, mais qui ne génère aucun ennui, tant on se sent porté par la passion des personnages.
Lundi 20 août 218 : ce film est une oeuvre d'art sur la vie. La longueur n'est pas un handicap au contraire elle nous permet de prendre conscience du temps qui passe et qui laisse des traces ...
L'âme humaine magnifiée par un grand cinéaste !!! Le film dure 3h mais chaque moment passé en compagnie de ces personnages est essentiel dans la narration de cette histoire universelle superbement mise en scène dans une Turquie de toute beauté.
Ce film se déroule très longuement... Le propos est intéressant, souvent philosophique. Il est essentiellement question du lien père fils, avec de belles fulgurances et de l’emotion. Je suis sortie de la séance pensive et habitée, je recommande
C'est un bon film, émouvant, sincère, mais beaucoup trop long ! Si l'on arrive pas à rester concentrés tout du long, tant pis pour nous, on loupe certainement de beaux dialogues et on comprend un peu moins le film, mais au cinéma, on ne peut pas mettre pause pour réfléchir à ce qui vient de se dire, comme si on lisait un livre.
Un peu déçu. Un peu trop bavard par moment et tout de même mois parfait que son film précédent. L'évolution et le caractère du personnage principal n'en restent pas moins intéressants.