593 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
77 critiques spectateurs
5
8 critiques
4
32 critiques
3
24 critiques
2
8 critiques
1
2 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2019
SUBLIME! Le climat social de la Turquie imprègne tout le film, nous confrontant durement aux désillusions et au mal-être que cela induit chez les habitants des bourgades rurales. Le film interroge en profondeur sur les traditions, la religion, la place de la famille et des femmes dans la société ... Les émotions et questionnements des personnages bien qu'exprimés avec pudeur sont d'une très grande force. Les sentiments sont excellemment traduits par la justesse du jeu des comédiens. Certes, certains dialogues sont longs mais tellement passionnants qu'on aimerait parfois même qu'ils se poursuivent … ce film est une merveille à ne pas rater. Comment ont-ils fait à Cannes pour passer à côté de ce chef d’œuvre ???
Les désillusions d’un jeune qui se confronte à la réalité d’un village qu’il avait quitté et fantasmé. Le poirier est un refuge en plus d'être un reflet de son image, de la solitude et de sa singularité et la colère intérieure de l’homme ne peut être guérie par ce symbole qui lui ressemble tant. De superbes passages lyriques et des pensées profondes naissent des dialogues étendus. La fin est particulièrement belle aussi quand le père et le fils discutent et se comprennent peut-être....
Dans des paysages d'une Turquie bien éloignée de la Turquie touristique, Nuri Bilge Ceylan démontre une fois encore un formidable talent dans l'étude des caractères de ses personnages. Quelle profondeur ! Quelle richesse dans les thèmes abordés : l'amour, l'ambition, les liens familiaux, la religion ... Un très beau film
Un peu déçu. Un peu trop bavard par moment et tout de même mois parfait que son film précédent. L'évolution et le caractère du personnage principal n'en restent pas moins intéressants.
La palme d’or décrochée à Cannes en 2014 par Nuri Bilge Ceylan pour son ‘Winter sleep’ peut être considérée, surtout par ceux qui ne parviennent pas à l’encadrer, comme l’apothéose de son parcours de ‘cinéaste de festival’, pourvoyeur d’oeuvres immobiles qui, ordinairement pendant plus de trois heures, s’attardent ad nauseam sur les dilemmes intérieurs d’intellectuels torturés, entrecoupé de moments d’attente et de tranches de vie d’une indicible banalité. Après le vieil artiste qui périssait d’ennui dans sa maison d’hôte en Anatolie, il s’agit cette fois d’un jeune diplômé qui revient dans sa ville natale, déterminé à devenir un grand écrivain. A mesure qu’il retrouve les lieux et les visages familiers de sa jeunesse, on prend la mesure des moteurs de cette ambition, parmi lesquels l’arrogance d’un jeune homme instruit qui a besoin de se prouver qu’il vaut mieux que les “villageois” et une revanche inconsciente vis-à-vis d’un père flambeur et irresponsable, dont la désinvolture l’agace au plus haut point. Pendant trois heures, ‘Le poirier sauvage’ parle d’une évolution personnelle, du “mûrissement” - pour rester dans la métaphore fruitière - d’un être dont les yeux vont se déciller sur beaucoup de choses et qui, en passant à l’âge adulte, verra ses illusions et ses certitudes se dissiper devant l’évidente multiplicité des manières d’appréhender l’existence. On aurait vite fait de ranger un tel projet dans le case du cinéma d’Auteur avec un grand A, voire même dans celle de sa caricature imbitable dont il serait quand même de bon ton de pouvoir parler dans certains cercles. Ce serait justement ce jugement hâtif qui relèverait de la caricature : s’il y a de la posture chez Ceylan, s’il y a une conscience nette de sa propre dimension intellectuelle et une volonté d’imposer une filiation directe et prestigieuse avec le cinéma européen d’après-guerre, le réalisateur a les moyens de sa politique : tout au long de ses films, rien n’est jamais affirmé ni asséné, tout est suggéré, insinué, sous-entendu: refusant toute séquence explicative, Ceylan ne prend jamais le spectateur pour un crétin qu’il faudrait guider dans les méandres de sa réflexion humaniste. C’est également un cinéaste qui ménage un place inédite à des débats intellectuels et à des discussions philosophiques complexes : ainsi, contre toute attente, la discussion d’une vingtaine de minutes entre les deux imams, l’un qui questionne le dogme et l’autre qui y adhère sans réserve, est passionnante à suivre. Enfin, qu’il s’agisse d’un paysage sauvage, d’un panorama urbain ou d’un intérieur, tout est d’une maîtrise formelle absolue. Chaque plan est un tableau, dont les angles, la perspective et la lumière sont d’une étonnante beauté...et il faudrait faire preuve d’une inattention obstinée pour ne pas remarquer que le blanc et la grisaille de ‘Winter sleep’ ont été remplacées par des teintes plus chaudes et automnales, ocre, écarlate, rouille, comme pour signifier que le changement est à l’oeuvre. Les films de Nuri Bilge Ceylan, et ‘Le poirier sauvage’ n’échappe à la règle, possèdent une temporalité qui leur est propre, une pesanteur et une lenteur qui les rendent justement propices à l’introspection, aux rêveries et aux méditations. Ils réclament donc, et c’est assez paradoxal, concentration, volonté et assiduité de la part du spectateur, qui a tout intérêt à être dans de bonnes conditions pour profiter de la séance. Au moment où défile le générique de fin, on constate que le temps qu’on découvre la totalité du cheminement initiatique de Sinan, il s’est écoulé plus de trois heures...mais qu’on a n’a jamais trouvé ça long et, pire, qu’on a profondément aimé ça.
Nuri Bilge Ceylan dépeint en prenant son temps la quête obstinée d'un jeune écrivain à travers une société turque changeante. En recherchant un financement pour son livre , nous suivons le destin de Sinan , pas vraiment aimable et assez condescendant , au milieu de personnages très divers ( père, mère, romancier et religieux ...) ce qui fera l'objet d'échanges verbaux souvent pertinents dans des décors naturelles magnifiques et romanesques . Cependant le véritable enjeu du réalisateur est de montrer le mal être de son pays où beaucoup de gens semblent plutôt survivre .
« Le poirier sauvage », nouveau film du cinéaste turque Nuri Bilge Ceylan possède les qualités et les défauts de ses précédents films. Suivant un jeune homme s’interrogeant sur son avenir, Nuri Bilge Ceylan dresse un constat sans concession sur son pays, opposant création et culture à résignation et immobilisme. Il y a de beaux moments et des scènes fortes dans ce film. Il y a aussi un goût immodéré pour des scènes trop longues et trop bavardes. Réduit à 2 heures, soit une heure de moins, le film aurait eu un impact certainement plus fort. Il y a aussi à côté d’une vraie intelligence d’écriture, un manque flagrant d’émotion qui nuit aussi à la force du film.
Signé par le réalisateur de la Palme d’Or 2014 « Winter Sleep », on savait d’avance que la nouvelle œuvre de Nuri Bilge Ceylan serait bavarde et très longue. Mais est-ce une tare ? « Le Poirier Sauvage » suit Sinan, un passionné de littérature qui a toujours voulu être écrivain. De retour dans son village natal d’Anatolie, il cherche à récolter l’argent nécessaire pour être publié mais doit faire face aux dettes de son père. Pendant plus de trois heures, le protagoniste fait des rencontres et échange derrière un arbre avec une ancienne camarade de classe, dans une librairie avec un écrivain célèbre, avec un éditeur dans son bureau, avec de vieux amis dans la rue et dans différents commerces. Ça parle beaucoup c’est vrai, mais l’écriture est une merveilleuse promenade de sens et de profondeur. Au travers des rencontres « Le Poirier Sauvage » est un récit d’apprentissage mis en scène dans une plastique absolument sublime. Nuri Bilge Ceylan sait filmer la nature et nous ferait presque voir le vent. En fin de compte, l’énergie du film réside dans son lyrisme et sa maitrise du temps comme le prouvent le changement des couleurs sur les décors naturels. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Ce film se déroule très longuement... Le propos est intéressant, souvent philosophique. Il est essentiellement question du lien père fils, avec de belles fulgurances et de l’emotion. Je suis sortie de la séance pensive et habitée, je recommande
C'est un bon film, émouvant, sincère, mais beaucoup trop long ! Si l'on arrive pas à rester concentrés tout du long, tant pis pour nous, on loupe certainement de beaux dialogues et on comprend un peu moins le film, mais au cinéma, on ne peut pas mettre pause pour réfléchir à ce qui vient de se dire, comme si on lisait un livre.
Ces dernières années on a été témoins d'une évolution remarquable dans le cinéma de Ceylan. Même si les longues scènes ont toujours été présentes dans sa filmographie, ses dialogues sont de plus en plus élaborés au point de paraître spontanés. Comme si deux amis se retrouvaient pour boire un café sans remarquer les caméras. Aussi, ses films deviennent de plus en plus longues, au-delà des trois heures de durée. L’exécution du symbolisme de chaque plan est plus peaufinée, ses images surprennent par sa beauté crue. Ses personnages, sympathiques au début, montrent petit à petit son coté obscur jusqu'à qu'ils deviennent tyrans et insupportables. Son scénario s'inspire de plus en plus de la littérature russe, notamment de Tolstoï et Dostoïevski. Comme exemple, dans Winter sleep, la scène où le gamin doit embrasser la main du protagoniste ou quand le père de ceci rejette l'argent, sont des passages adaptés de Les frères Karamazov. Avec le temps, Ceylan raffine son goût et polit son style.
Le poirier sauvage suppose la sublimation de toute ce technique. Un sommet créatif pour un réalisateur en forme. Le film raconte l'histoire d'un jeune écrivain qui rentre au village. Ses rencontres avec ses proches ont lieu au même temps qu'il essaye de trouver l'inspiration pour finir son livre, qui donne titre au film. Un poirier sauvage donne des poires imparfaites, trop amères, et pourtant on peut cuisiner des vraies délices avec. Métaphore du père du protagoniste, mis à l'écart par ses voisin à cause des dettes et de son projet donquichottesque: creuser un puits dans un terrain sec.
spoiler: L'histoire représente la mort de l'idéalisme de l'étudiant en ville qui se fait gifler par le monde réel le moment où il fait face à ses origines et à son futur. On nous présente un jeune sensible, ambitieux qui petit à petit se montre si cruel comme naïf, si manque d'empathie comme vaniteux. On a besoin de ces trois heures de durée pour que son évolution nous paraisse vraisemblable et pour que sa rédemption soit efficace. À fur et à mesure il se rend compte de la bonté de son père. de son authenticité, de son humilité et de comment les deux se ressemblent, malgré les dettes, malgré l'alcool, malgré la dépression. Le jeune ne remarque ceci que quand tout les autres gents s'avèrent médiocres: son premier amour est devenue une femme soumise, son voisin aujourd'hui est un CRS qui se vante de tabasser les manifestants contre Erdogan, ses camarades d'écoles sont devenus des religieux réacs, son travail laisse sa mère et sa sœur indifférentes et son auteur idole se vend aux cercles commerciaux.
spoiler: Il faut souligner ce tout dernier passage, qui est montré dans une scène centrale du film. Un dialogue entre le jeune et l'auteur dans une librairie, sous le regard attentif de Kafka, Marquez, Woolf, Beauvoir et des autres affiches d'écrivains. Une critique à l'industrie de l'art et aussi aux artistes. Le jeune débutant plein d'espoirs qui se pense le prochain génie des lettres se trouve d'un coup face à un système où le plus important est de trouver son public à tout prix pour vendre des livres. Ici, c'est facile de voir Ceylan s'identifier avec son jeune personnage et ces grands noms des lettres comme source d'inspiration. La dispute avec l'écrivain finit avec une statue qui tombe d'un pont et la foule qui le poursuit, lui obligeant à se cacher dans la statue du cheval de Troie, sortant sa tête de l'intérieur. Ceylan remarque ici la personnalité cachée du jeune, obscure et sournoise, qui effleura tout au long du film. Aussi, cette scène marque le ton du film où on brise les limites de la réalité et des rêves, de la figuration et du symbolisme.
Il y a plusieurs scènes qui méritent une mention par sa beauté, la plupart en relation avec l'onirisme et le symbolisme:spoiler: un bébé le visage plein de fourmis, un homme inconscient à côté d'un arbre, un corps qui pend dans le puits ... mais probablement le moment le plus beau soit le dialogue entre le jeune et son premier amour. Pendant que les carafes d'eau se remplissent dans la fontaine, le silence. Elle quitte son voile, on entend l'eau couler, le vent siffler entre les feuilles qui tombent des arbres, on voit les rayons de soleil se cacher entre les branches. Le poirier sauvage est un film puissant qui assure l’intérêt par l'oeuvre de Ceylan dans le futur.
/////// Encore plus d'erreurs et de fautes sur hommecinema.blogspot.fr
Quel ennui, 3 h 10 sans intérêt au cours desquelles j'ai failli m'endormir à plusieurs reprises. Mais heureusement je ne parle pas le turc et être obligé de lire les sous-titres cela aide à rester éveillé.......Dernière demie heure un peu intéressante mais il faut vraiment être courageux pour tenir jusque la.