Une famille syrienne
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 septembre 2017
Tourné à Beyrouth, Une famille syrienne entend évoquer la guerre en Syrie à travers un huis-clos où une famille cloîtrée s'attend au pire. Pourquoi pas mais aucune scène pendant toute la durée du film ne cherche véritablement à expliquer les tenants et aboutissants du conflit. Une famille syrienne pourrait se dérouler en Bosnie ou ailleurs sans qu'aucune virgule ne soit changée au scénario. Une parabole alors sur toutes les guerres du monde en parlant de ceux qui en souffrent (les simples citoyens) sans que jamais leur sort ne soit évoqué par les articles des journaux ou les reportages télévisés ? Peut-être mais il aurait alors fallu que le dispositif soit moins théâtral et davantage cinématographique. Les personnages, y compris celui de la grande Hiam Abbass, n'ont malheureusement aucune épaisseur et leur psychologie se limite à l'angoisse qui étreint les habitants de la ville où règne le chaos. Cela pourrait être pardonné si lors des scènes les plus violentes, le réalisateur ne montrait pas un véritable sadisme vis-à-vis des femmes de son film, notamment. Il y a là une complaisance un peu suspecte, simplement destinée à faire montrer l'adrénaline, et qui se révèle singulièrement déplaisante.
lima77
lima77

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 septembre 2017
un film poignant, qui montre combien le quotidien de civils en zone de guerre est un cauchemar, qui pousse la nature humaine dans ses retranchements. Et on comprend mieux pourquoi tant de personnes abandonnent tout et fuient.
à voir absolument
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2017
J'ai eu la chance de voir ce film a Angoulême. On sent la violence sans jamais la voir vraiment. Quel suspens, on vit l'inquiétude de ces hommes et femmes comme si on était avec eux. Jamais la guerre n'avait été filmée du point de vue d'une famille, Une réussite.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 342 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2017
Une famille vit cloitrée dans un appartement, le seul habité d’un immeuble. Elle héberge un jeune couple voisin avec bébé qui a décidé de quitter la Syrie le soir même, ayant trouvé un passeur. Le matin, le mari sort de l’appartement spoiler: et se fait tiré par un « sniper ». Seule la servante de la famille a été témoin, par la fenêtre, du meurtre ; elle en parle à sa patronne (Hiam ABBASS), qui vit avec ses 3 enfants (qui assurent l’approvisionnement en eau lors d’accalmie) et son beau-père (son mari s’étant absenté pour rejoindre des combattants) et qui n’ose pas le dire à la jeune femme
. La journée continue sous tension avec des gens armés qui veulent entrer dans l’appartement… Un film choc, poignant qui rend bien compte de l’enfermement vécu par les civils syriens (d'où le titre anglophone, néologisme plus explicite et plus fort que le titre français). La caméra portée à l’épaule (mais sans tremblements) circule avec aisance dans l’appartement, lui ôtant toute théâtralité, un format 16/9 et des plans de 3-4 mn donnent du réalisme aux scènes. .
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2017
C’est en tant que Directeur de la photographie que le belge Philippe Van Leeuw a commencé en 1991 sa carrière cinématographique. C’était avec "Le jour du chat", un court métrage de son compatriote Alain Berliner ("Ma vie en rose"). En1999, il est le Directeur de la photographie d’Alain Dumont sur "La vie de Jésus". En 2009, sort son premier film en tant que réalisateur (et, également, scénariste) : "Le jour où Dieu est parti en voyage", un film abordant le génocide au Rwanda. Philippe Van Leeuw est manifestement un homme marqué par les situations intolérables créées et entretenues par la rapacité et la lâcheté des grandes puissances, le titre de son deuxième film, "Une famille syrienne", en disant plus qu’un long discours sur ce qu’il a entrepris de montrer.

Des films sur la guerre, sur les guerres, sur les horreurs qu’elles engendrent, on en a vu beaucoup depuis que le cinéma existe : des scènes de bataille, des sabotages, des pillages, des actes héroïques, des trahisons, etc, on a vu tout cela de nombreuses fois. On a même vu des comédies et certaines étaient très drôles. Par contre, des films qui relatent de façon intimiste, sans pathos, la journée d’une famille ordinaire réfugiée dans son appartement, au milieu d’une ville prise dans la folie des combats entre clans rivaux, avec son lot de pillages et de viols, le cinéma ne nous en a pas présenté beaucoup. On apprécie d’autant plus "Une famille syrienne" que cette rareté cinématographique est une véritable réussite.

Tourné au Liban et parlant de ce que vivent les syriens depuis de trop nombreuses années, ce film a bien sûr une portée beaucoup plus vaste : tous les pays du monde où se passent de tels conflits ! On ne manquera pas d’ajouter que le réalisateur Philippe de Leeuw fait preuve de grandes qualités cinématographiques et que la distribution est superbe. Ce film faisait partie de la sélection Panorama lors de la dernière Berlinade, en février dernier, et il y a obtenu le Prix du Public et le Prix Label Europa Cinemas.
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