Bread and Roses
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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2025
Présenté en CO ( Cannes 2000) " Bread and roses" réalisé par le célèbre Kenneth Loach ( 2 palme d'or à son actif et multi primé dans les festivals internationaux ); il repartira la corbeille vide.

" Bread and roses" ( le titre fait allusion à ce que demande les personnages principaux : du pain ( donc du travail) mais aussi un salaire juste, pour leur permettre d'accéder à un peu de bonheur - les roses).

Cet opus de Loach fait partie de ces quelques titres contemporains réalisés en dehors de sa terre natale. Ici on est à Los Angeles aux usa et l'on suit le parcours d'une immigrée mexicaine sans papier, employée dans une entreprise de ménage.

Le sujet a été traité à nombreuses reprises, par d'autres cinéastes ( surtout d'origine latino américaine) mais le regard de Loach est formidable et mérite qu'on s'y attarde.

On est ici, comme très souvent chez le cinéaste, dans un scénario social engagé aux côtés des plus faibles.

Les enjeux de pouvoir sont décrits avec finesse et on est en présence d'un opus très instructif, édifiant, du standard et dans l'esprit des grandes réussites de ce metteur en scène prolifique et avant tout, de premier ordre ( selon moi).
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2025
Ken Loach exporte aux Etats-Unis son discours social, sa dénonciation de l'injustice et de l'exclusion. Et à Los Angeles, au pays du capitalisme pur et dur et des fortunes colossales, son credo, sa sensibilité humaniste peuvent s'exercer aussi bien que dans l'Angleterre post-tatchérienne. Son film est un poil à gratter dans une société où l'individualisme et l'argent sont une doctrine à ne pas contester.
Loach s'intéresse au sort d'immigrés mexicains, clandestins pour la plupart, ayant fui la pauvreté de leurs pays pour le supposé El Dorado américain, et son film est le récit du combat syndical qu'engage une équipe d'agents d'entretien réclamant les droits élémentaires dont ils sont privés. Pain et roses, salaire et dignité, sont les revendications d'une communauté d'étrangers tolérée mais dédaignée, exploitée et vulnérable. Et le cinéaste de poser le dilemme classique du prolétaire en grève: se contenter de ce qu'il a ou risquer de tout perdre.
Comme souvent, chez Loach, l'humour n'est pas absent du drame social et des malheurs individuels. Le film, fort de son réalisme humain, débouchant sur une ou deux scène bouleversante, n'a pas besoin de verser dans le misérabilisme pour être éloquent.
Nouvelle arrivante aux Etats-Unis, Maya est le personnage central du film, découvrant tout en les partageant le sort et la condition précaires de l'expatrié mexicain. Dans leur lutte aux côtés d'un jeune syndicaliste américain impertinent, Maya et ses compagnons d'infortune ne peuvent que recueillir la compassion et les suffrages du spectateur.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2024
Hasta la victoria siempre. On est sur du Ken Loach, et la solidarité du peuple est glorifiée, mais avec ses failles, en subtilité
poupicinéphile
poupicinéphile

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2023
2ème film Compétition Cannes 2000 : Pour la première fois dans sa carrière, Ken Loach, le cinéaste militant et engagé, adepte d'un naturalisme britannique, préoccupé par la représentation des luttes sociales, du monde ouvrier ou des personnes en situation précaire, traverse l'Atlantique pour filmer aux USA, le pays roi du capitalisme libéral tant combattu par le réalisateur pendant près de trente ans. Au lieu de tourner dans la grisaille de la sidérurgie de Pittsburgh ou dans la désolation de la Motor City Detroit, Ken Loach a choisi la Sun Belt de Los Angeles, dans un lieu de friction entre les classes aisées et les prolétaires, poursuivant son exploration de communautés hispanophones comme l'Espagne de la guerre civile dans Land and Freedom ou le Nicaragua dans Carla's Song. Ainsi "Bread and Roses" suit les revendications d'une poignée de femmes et hommes de ménage latino-américains employés par une société de nettoyage dans un building d'affaires de la cité des anges, en vue d'obtenir les mêmes droits que d'autres travailleurs du même secteur d'activités (couverture sociale, meilleure rémunération). Ces travailleurs immigrés, symbolisés notamment par deux soeurs mexicaines originaires de Tijuana, vont poursuivre leur combat sous la férule d'un jeune syndicaliste incarné par Adrian Brody connu à l'époque pour son rôle dans la Ligne Rouge de Malick. Oscillant entre doute, espoir, renonciation, humiliation et insouciance, leur lutte est plus solaire que dans d'autre films loachiens, la lumière californienne aidant. On peut reprocher parfois une naïveté dans les moyens de lutte et de la candeur dans la résolution de ce film, loin du tragique et du dépressif qui hante sa filmographie, caricaturée parfois à l'extrême. Néanmoins, le réalisateur sait faire poindre la douleur d'une femme immigrée qui a ses propres raisons de ne pas lutter, meurtrie par les épreuves qu'elles endurent et qu'un simple progrès social ne saurait effacer, qui retrouve sa dignité dans une scène bouleversante de confession vérité sur le sordide de son existence. Notre cher Ken apporte une forme de grandeur à ses personnages qui ne sont pas si dupes sur de possibles lendemains qui chantent mais qui recherchent néanmoins à leur manière la reconnaissance de leur valeur, en somme du pain et des roses comme les ouvrières de textiles du Massachussetts au début du XXème, dont le slogan est repris dans le titre militant de ce film, plus enjoué mais parfois plus neutre, du natif du Warwickshire.
peter W.
peter W.

56 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 janvier 2017
Un Loach plutôt offensif où les moments légers sont contrebalancés par des moments poignants même si certains acteurs restent un peu justes, des propos de bon sens noyés dans le brouhaha artificiel des médias.
Captain fantastic
Captain fantastic

32 abonnés 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2015
Film très médiocre de Ken Loach !! La prestation des acteurs laisse à désirer (notamment Brody) et le scénario est un peu plat !! Je m'attendais à bien mieux vu le thème évoqué !! Une petite déception !
betty63
betty63

41 abonnés 428 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2014
Comme à son habitude, et Dieu sait qu'elle est bonne, Ken Loach dénonce le peuple qu'on opprime, met à l'index les patrons qui ne respectent pas leurs ouvriers. L'histoire est prenante, Adrien Brody et Pilar Padilla interprètent très bien une jeunesse qui veut se dégager d'une exploitation humiliante. Merci Mr. Loach !
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2013
Ken Loach s'attaque aux conditions dans lesquelles les immigrés mexicains doivent travailler pour subsister. Nous suivons ainsi un groupe d'entre eux, nettoyeurs dans des bureaux et tentant de créer un syndicat. Avec son style parfois proche du documentaire, le film se veut juste et sans prétention, cherchant à évoquer ses personnages et leurs problèmes avec simplicité. Il met ainsi en parallèle l'opulence de Los Angeles et la pauvreté de travailleurs méprisés, qui risquent leurs postes en voulant se faire entendre. On pourra reprocher quelques caricatures parmi les personnages (le syndicaliste angélique, le petit chef qui est une véritable ordure, etc.), mais globalement "Bread and Roses" est un drame social solide.
Julie M.
Julie M.

38 abonnés 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 avril 2013
Un scénario prévisible et mélo.
L'actrice principale est fantastique mais ça ne suffit pas à relever la qualité du film.
Dommage, le sujet méritait d’être abordé et traité par un grand réalisateur comme Ken Loach...
Mais c'est raté.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mars 2013
Belle mise en scene, sans sombrer dans le mélodrame familial, qui montre pourtant bien les délicatesses
que peuvent avoir les hispanophones à s'intégrer en Californie.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2012
Ken Loach est avec Mike Leigh le représentant du cinéma militant anglais nous narrant à travers des destins individuels les mutations de la société anglaise. Avec “Bread and Roses” il creuse le même sillon mais de l’autre côté de l’Atlantique chez ses cousins américains. C’est le sort des mexicains qui attire son attention à l’orée du XXIème siècle. La démonstration est remarquablement faite de l’impossibilité pour ces immigrants même en règle de s’intégrer dans une société qui entend juste les exploiter sans les voir. C’est une histoire bien connue que l’Europe ne peut ignorer. Mais Loach veut aussi démontrer que dans cette société américaine aux mœurs plus frontales les choses peuvent bouger plus vite que dans la vieille Europe. Adrien Brody et Padilla Pilar portent à eux deux ce film coup de poing qui prouve que l’on peut faire du cinéma engagé sans ennuyer les spectateurs.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juin 2012
Quelques scènes poignantes et d’excellents acteurs sauvent ce film de Ken Loach au sujet peu intéressent...
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2012
Ken Loach perd de son impact à Hollywood. A l’exception d’une très forte séquence entre les deux sœurs, où l’ainée explique ce qu’elle a du endurer pour envoyer de l’argent à sa famille, le reste est un peu convenu, gentillet et parfois peu crédible. Film souvent manichéen, simpliste et schématique. L’histoire et les personnages ronronnent pour servir le propos de Ken Loach dans une démonstration affadie par un mélo peu crédible. Ce petit Ken Loach se regarde, mais sans passion ni conviction.
Louis-Auxile M.
Louis-Auxile M.

33 abonnés 369 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 janvier 2012
Ouvertement engagé, Bread & Roses tombe très vite dans un pathos qui semble avoir été placé là davantage pour meubler le film que pour remplacer une argumentation raisonnable dont on vient à douter de l'existence. Le film joue sur des clivages existants pour tenter de mettre le spectateur de son côté, c'est à la fois une tare et un mérite: s'il en tire la plupart de ses rebondissements, il devient aussi un film de propagande dont on risque de vouloir, par conséquent, se méfier. Le spectateur américain, directement concerné, s'y trompera sans doute; pour les autres, il leur faudra prendre du recul sur le scénario et le voir non pas comme la projection des problèmes dûs à l'immigration mexicaine aux Etats-Unis en particulier mais comme celle des errements de la condition humaine en général . De ce point de vue, Bread & Roses devient un touchant hommage à tous ceux qui essayent, par tous les moyens, de s'en sortir. Bon courage à eux.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2011
Drame sans grande prétention sur le traitement et la considération des émigrés mexicains au USA. Petite prestation des acteurs. A voir pour la forme : 2.5/5 !!!
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