Toute la force du cinéma de Pierre Salvadori se résume dans ce film intense, brillant, drôle, palpitant et aux ressources de mise en scène assez illimitées. Peut être le scénario est il moins fluide que dans Les marchands de sable et Dans la cour, mais le récit impose t-il ici une mise en scène qui bouleverse le style narratif commun. Le cinéaste pose ici un regard aiguisé sur le monde d'aujourd'hui et la difficulté de séparer le virtuel du réel qui entraîne chez les humains un état de confusion et de faiblesse identitaire. Les dialogues finement ciselés vont de pair avec le jeu des comédiens tous très bons, saluons le travail exacerbé et proche de la folie de Pio Marmai (qui évoque tant physiquement que par le jeu d'acteur Patrick Dewaere) et de la sensuelle Adèle Haenel dont on sent, à travers l'histoire personnelle qui la touche, un doute permanent sur son métier et sur elle même. Les deux principaux interprètes effectuent également une vraie et remarquable performance physique, également grâce à la mise en scène qui accentue avec force la qualité de leur déplacement et position dans l'espace). La mise en scène est virevoltante, créative ; elle joue sur la lumière (les scènes nocturnes sont à la frontière de l'onirisme et de la poésie), les situations les plus improbables et incongrues). La scène d'ouverture est d'un brio incomparable, puissante, rythmée et sa réitération une des trouvailles magiques du film. En liberté est tout à la fois une comédie, un polar et un drame romanesque mais aussi porteur d'une dose de non sens. Le film a, en son sein de l'optimisme, qui n'est pas béat ; les remarquables dialogues qui portent sur le pur romanesque sont extrêmement touchants mais les acteurs telle Adèle Haenel semble y ajouter de l'ironie. Dans le film précédent, le moment d'angoisse était porté par les fissures du mur de l'appartement ici il s'agit de la vision récurrente d'une porte assez sinistre qui conduit à une certaine vision relative de la réalité ou à un rêve. Notons également la superbe musique du film qui évoque les partitions filmiques des films américains des années 70 dont ceux de la black exploitation. Pierre Salvadori s'impose avec Bruno Dumont comme le héraut de la comédie française talentueuse, personnelle et intelligente.
Comédie burlesque et fantaisiste qui suscite bien sûr le rire mais surtout la surprise et la stupeur. Ce film assume de bout en bout son particularisme et son originalité quitte à laisser une partie du public sur le bord de la route. Et c’est agréable de ne pas avoir à faire à une nouvelle comédie française stéréotypée cherchant l’efficacité à tout prix au détriment de la personnalité.
Je n'ai pas beaucoup aimé . Je n'aime pas beaucoup la violence et là on est servi au démarrage . Je sais bien que c'est des histoires pour enchanter ou faire rêver l'enfant mais bon ???
Je ne suis pas du tout entré dans l’univers soit disant burlesque et tendre de Pierre Salvadori pour reprendre l’opinion la plus fréquente de la critique …Ce film ne m’a donné aucune franche occasion de rire… et pourtant cela commence fort, très fort dans un générique de début complètement foutraque où l’on y voit un Vincent Elbaz jouer une sorte de super flic qui dézingue des trafiquants de stupéfiants dans un appartement à travers un tourbillon de combats et de fusillades plus originales les unes que les autres, à la manière d’un bon film d’action américain. Ensuite, après une cérémonie de commémoration pas comme les autres, toute aussi caustique, on assiste à une descente de flics dans une réunion sadomasochiste et aux entretiens gratinés au commissariat qui s’ensuivent. Malheureusement, passées ces vingt premières minutes, la machine se grippe assez vite et le côté original va laisser place à la lassitude, et le temps semble bien long…. La mayonnaise entre polar et comédie ne prend pas vraiment…spoiler: on peut être touché de l’histoire d’Yvonne, veuve inconsolée d’un policier tué en service et qui découvre qu’il était un ripou …et qui raconte à son fils pour l’endormir les exploits de son héros de papa, mais dont le discours va évoluer en fonction de ce qu’elle apprend de son passéspoiler: … mais on reste sur notre faim , le burlesque ne fonctionne pas toujours , l’histoire tirée par les cheveux part dans tous les sens et nombre de gags tombent à plat ou dévient vers le mauvais comique de répétition, à l’image de ce serial killer qui revient tous les jours au commissariat pour avouer ses meurtres, dans l’indifférence de policiers trop occupés à d’autres tâches.. Les dialogues sont quand sont émaillés d’une multitude de «spoiler: putain ! »spoiler: ce qui n’est pas du meilleur effet..., .Enfin le casting n’est pas pleinement convaincant, Adèle Haenel manifeste une raideur qui sied mal à un emploi comique, et Pio Marmaï force un peu trop le trait. En définitive, En liberté ! peut se laisser regarder mais n’est aucunement la comédie de l’année. J’aurais d’ailleurs beaucoup de mal à la trouver !!
Drôle et émouvant. On est à la frontière de plusieurs univers tantôt dans Amélie Poulain comme dans cette scène mémorable du retour à la maison à la sortie de prison parfois dans Bernie de Dupontel. Il est tellement agréable d’être surpris au cinéma ce n’est pas si fréquent.
J’y suis allée en famille avec ma femme et mes deux filles franchement vu la fiche on pensait passer un bon moment de rigolade On s’est ennuyé ça ne démarre jamais films très très lent pour ma part inintéressants et pas du tout marrant !
Merci Monsieur Salvadori de nous offrir une petite bulle d'oxygène dans l'univers si fermé de la comédie française ! En Liberté ne s'embarrasse ni de convention ni d'un véritable sens non plus d'ailleurs et nous invite à la découverte du burlesque à la française avec un scénario finalement basique mais dans lequel rien n'est pris au sérieux. Troublante au départ, on se fait assez rapidement à l'atmosphère décalée ambiante, l'ensemble est bourré de petites trouvailles de mise en scène et le surprenant casting s'avère des plus efficace avec en tête de liste la méconnue Adèle Haenel et l'étonnant Pio Marmai. Franchement, le second degré quasi constant fonctionne parfaitement, en revanche c'est peut être un rien long pour le genre, on n'évite pas du coup quelques temps morts et il faut bien avouer que l'émotion passe difficilement dans cet ensemble totalement délirant. Au final, c'est clairement une réussite même si tout n'est pas parfait et l'investissement des comédiens n'y est pas pour rien, un bon moment !
de l'humour du 3e degré pas drôle du tout en fait absolument pas la comédie de l'année une histoire entre personnes tous à moitie psychopathes sans humour et trop décalés. certains personnages ajoutés qui n'apportent rien au film et qui l enfonce un peu plus très décevant
Remarquablement drôle, sans être lourd, bien au contraire, ce film traite pourtant d’un sujet relativement grave - reprise d’une vie normale après 8 ans de prison, de surcroît injustes - avec un ton si décalé qu’on oublie évidemment le côté irréaliste de l’histoire pour s’attacher à tous les personnages qui jouent tous très très bien ! A voir pour passer un bon moment sans prise de tête �
La bande annonce m’avait donné envie mais je suis au final assez déçu par ce film, si l idée de départ est bonne et originale l’exécution un peu maladroite nuit à la fluidité du récit, beaucoup de choses à traiter et au final l’intensité dramatique de la relation entre les deux protagonistes en souffre, de même les scènes vraiment drôles sont rares. A ne pas savoir se centrer autour de son sujet le film accumule donc certaines incohérences. C’est dommage !
Je suis parti au bout de 40 minutes......c'est de l 'humour distancé , de l 'humour bobo ( vu les bonnes critiques de la presse bobo j 'aurais du me méfier )..... Et pourquoi faire une comédie avec des comédiens qui n 'ont aucun talent comique , pas drôle du tout à mon gout ......mais enfin dans la salle certains riaient assez peu nombreux il est vrai....Il faut de tout pour faire un monde !!