ENFERME DEHORS. Les films sont comme les sacs, ils prennent la forme de ce qu'on met dedans. Panache, fantaisie, charme comme toujours chez Salvadori, le sniper en liberté. On ne meurt pas d'une overdose de rêve.
Si c'est ça la comédie de l'année, je ne vais plus au ciné, on meurt d'ennui. Publicité mensongère de la part des critiques de cinéma. L'humour à la française n'est plus ce qu'il était... Pauvre France...
Moyen, on voit bien l'absurde se glisser entre les scènes pour amuser la galerie. Oui c'est marrant, mais j'y ai trouvé plus de longueur. À revoir sans doute.
Probablement pas le chef d'oeuvre d'humour annoncé par une presse dithyrambique mais certainement le film le plus abouti de Salvadori. Les acteurs sont épatants, l'histoire est amusante, avec un hommage appuyé au Magnifique de Bébél et de Philippe De Broca.
Excellent film très bien servi par ses acteurs, avec une mention spéciale à Adèle Haenel. Le scénario est bien ficelé, le rythme ne faiblit pas, et l'on passe un excellent moment de joyeuse loufoquerie.
Découvrant que son défunt mari, héros des forces de police locales, était un ripoux de la pire espèce qui a expédié un innocent derrière les barreaux durant huit ans, sa veuve, bien qu’elle ne soit en rien responsable de cette erreur judiciaire, commence à nourrir l’idée floue de venir en aide à ce dernier...sauf que le mitard a rendu l’intéressé un peu borderline en tout cas bien décidé à s’autoriser les délits qu’il estime avoir payé anticipativement. J’avais découvert Pierre Salvadori avec ‘Dans la cour’, une remarquable comédie dramatique tout en délicatesse sur la dépression, mais qui n’était apparemment pas très représentative de la Vis comica de ce brillant auteur. Avec ‘En liberté’, je découvre aujourd’hui ce qu’est la comédie selon Salvadori, et je ne suis pas déçu du voyage ! Instable mais jamais désordonnée, loufoque mais jamais absurde, sombre mais jamais désespérée, cette comédie policière possède un style qui n’appartient qu’à elle, radicalement différent des thèmes et des quiproquos fatigants qui règnent en maître sur la comédie populaire hexagonale, mais qui ne semble pas davantage influencée par la notion d’humour tel que la conçoivent les voisins britanniques, belges ou italiens. A la rigueur, son tempo impeccable et quelques autres de ses caractéristiques essentielles pourraient lui donner une vague air de cousinage avec les screwball comedy américaines, mais il s’agit surtout d’une question de rythme plus que de ton, le film dévoilant par ailleurs des spécificités bien françaises : une romance en sourdine, qui imprègne le récit sans jamais s’imposer au premier plan, d’authentiques moments de poésie, comme cette scène dans laquelle l’ex taulard rentre chez lui plus tôt que prévu, sa compagne lui demandant alors de rejouer son arrivée à plusieurs reprises car prise au dépourvu, elle n’a pas eu le temps de se préparer à en savourer chaque seconde. Enfin, ‘En liberté!” verse aussi dans l’humour de cartoon avec une habileté étonnante : chaque soir, l’épouse raconte à son petit garçon une histoire consacrée aux prouesses de son père...ce récit fantasmé, qui déboule sans crier gare dans le scénario à plusieurs reprises, évolue à chaque fois pour mieux correspondre à la vrai nature du héros déchu. Très bel exemple de réalisation touche-à-tout, qui réussit à traiter toutes ses facettes avec un talent égal, ‘En liberté’, qui porte vraiment bien son nom, est un authentique moment de grâce après tant de mauvaises comédies formatées et interchangeables.
Si toutes les comédies françaises étaient à ce niveau, on irait en voir chaque semaine. Du Salvadori, incontestablement. Au delà des dialogues irrésistibles, servis notamment par une Adèle Haenel toujours aussi étonnante dans des rôles comiques (cf Les Combattants), le film s'appuie sur la trame scénaristique d'une erreur judiciaire. Là où son traitement aurait pu être dramatique, Salvadori, de manière incongrue mais réussie, en fait un ressort de comédie. A voir.
Comédie singulière, à la fois poétique et barrée, pleine de trouvailles et d'absurde, voire trop, quitte à nous faire perdre le fil de l'histoire. On ne s'ennuie pas mais l'on peine parfois à suivre le rythme et la direction.
On n’est vraiment pas loin du petit bijou. Il y a d’abord un sens du rythme dont on a peu l’habitude dans la comédie française, et quand en plus cette efficacité est associée à une finesse d’écriture, voire à une certaine poésie de l’absurde (on pense à James L. Brooks dans la très belle scène du retour au bercail raté et répété trois fois), c’est le bonheur. Malgré un sujet beaucoup moins glamour, le film m’a donné la même impression d’élégance qu’Hors de prix il y a quelques années. Salvadori se paie même le luxe de pointer avec intelligence les effets pervers du système carcéral sans sombrer dans la lourdeur du cinéma social. La photographie est soignée, les dialogues et situations sont jouissifs et les acteurs brillants (Tautou et Marmaï en tête). Malheureusement, le film a un bon quart d’heure de trop, pourtant facile à retrancher: plusieurs running gags auraient mérité d’être légèrement plus courts, de même que le climax en forme de braquage SM, qui pousse le curseur du grotesque un poil trop loin. Un coup de coeur quand même, avec un joli thème musical en prime.
Je mets la moyen car je trouve l'histoire plutôt sympa, mais déçu car finalement le film n'est pas si drôle que ce que la presse a pu en dire, j'ai juste souri de temps en temps, mais jamais de rire.
Je me faisais une joie de regarder ce film suite à l'avalanche de louanges. Quelle déception. Je suis resté imperméable à l'humour annoncé. Quelques moments poétiques certes. Des invraisemblances scénaristiques. Une prise de son qui ne permet pas d'entendre ce que disent les acteurs. L'histoire est trop décalée pour qu'elle soit crédible.
Grotesque. Bons acteurs dans un film assez minable. Une de ses seules qualités : ne pas être trop long. Les critiques presse ont dû prendre un euphorisant avant la séance.