Derniers Avis : Mademoiselle de Joncquières - Page 21
Mademoiselle de Joncquières
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chrisgai
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5,0
Publiée le 14 septembre 2018
Un film d'époque magnifiquement bien écrit, bien interprété et bien filmé. Une histoire d'amour(s) et de vengeance qui nous garde en haleine du début à la fin. Un questionnement sur les relations hommes/femmes qui résonne étonnamment avec l'actualité. Quant à Cécile de France, elle s’impose comme une immense comédienne et mériterait d’avoir le César. Diderot revisité par Emmanuel Mouret, le résultat vaut largement le détour et le film est à ne pas manquer.
tourné dans des décors naturels magnifiques , que la France est belle. cette romance vaut surtout par les interprétations magistrales de tous les protagonistes. l'histoire est simple pourtant la vengeance amoureuse d'une femme trompée.
Très beau film à l’ambiance poudrée. Très esthétique, remarquablement bien interprété par Cecile de France majestueuse, autant humaine que pleine de fiel. Édouard Baer est remarquable en libertin sans morale, éternellement amoureux et butineur aguerri. Le film y décrit la bivalence des sentiments où l’amour, le désir, la jalousie et la vengeance s’entremêlent et rend les personnages si attachants. Des dialogues en dentelle, des décors et costumes raffinés, un très bon moment de cinéma !
Un beau film aux images soignées mais gâché par Edouard Baer qui en plus de ne pas coller physiquement au rôle (son physique n’est pas celui d’un tombeur) nous livre une prestation d’acteur digne d’un film amateur. A noter toutefois la prestation remarquable de madame et mademoiselle de Jonquières et les très beaux décors.
Un film raffiné et élégant, dont les brillants dialogues enchantent, de même que le jeu fin des acteurs. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
Magnifique film ! la noirceur de l’être humain y est montrée dans une nature grandiose , verte , boisée .... le contraste est saisissant . Le scénario monte en puissance et l'émotion aussi , les acteurs sont tous merveilleux .
Quel plaisir ,Emmanuel mouret nous entraîne dans une histoire tellement actuelle ,avec son style ,son audace ,il offre des rôles fantastiques à e.baer et ses actrices comme toujours ,merci pour ce bon moment
Je ne suis pas férue d'Emmanuel Mouret. Trop d'afféteries et de mignardises. Mais lorsqu'il s'agit d'adapter un texte du XVIIIème siècle (un épisode de Jacques le Fataliste de Diderot), pourquoi pas?
Effectivement c'est ravissant. Exquisement coiffée, Cecile de France, visage racé et silhouette aristocratique, porte à ravir les innombrables robes de taffetas ou de satin de madame de la Pommeraye, toutes plus jolies les unes que les autres. C'est vrai que cette mode mettait merveilleusement les femmes en valeur, surtout après les horreurs du siècle de Louis XIV... Et Edouard Baer porte non moins bien les jaquettes et les gilets du marquis des Arcis, même si on se demande pourquoi il a toujours le col ouvert, au lieu d'y voir quelques dentelles. Ils sont merveilleux tous les deux; et pourtant dieu sait que je peux trouver Baer exaspérant, voire antipathique, lorsqu'il anime une ou l'autre soirée...
Et les paysages. Toujours en été, comme eut dit Nino Ferrer..... A travers les années qui passent, dans le domaine de madame de la Pommeraye comme dans le jardin du Roi, c'est un éternel printemps....
Cette jeune veuve est très heureuse de sa liberté. Céder aux avances d'un libertin notoire? Jamais! Jusqu'au jour.... Le temps passe, le marquis commence à se lasser, et l'orgueilleuse jeune femme prends les devants. Ils seront les meilleurs amis du monde! En fait, elle ourdit un plan diabolique, lui jeter dans les pattes une très jeune et très vertueuse, très prude demoiselle (Alice Isaaz) -en fait les déboires de sa mère, pourtant d'excellente naissance, madame de Joncquières (Natalia Dontcheva) ont conduit les deux femmes à se prostituer. Le libertin épousera -et madame de la Pommeraye se croira vengée. On n'est vraiment pas loin de Choderlos de Laclos...
D'où vient alors qu'on s'ennuie? Que le temps nous semble long, à part à la fin, pleine de charme. Eh bien, c'est plat. On pense à du Rohmer.... sans distanciation et sans ironie. Donc du Rohmer qui ne serait que du Rohmer de façade.... C'est joli, c'est plaisant. Mais ça s'arrête là!
Cela peut nonobstant se voir pour passer une heure agréable.
Les ravages de la passion amoureuse poussée à l'extrême pour ce couple d'aristo du 18eme faisant écho à l'art de la manipulation, de la séduction et de la vengeance. Film particulièrement bien réussi et si bien joué par des acteurs inspirés et brillants. Mouret rend hommage à sa façon à l'Amour et à l'oeuvre sublime de Diderot. Un vrai régal sans oublier les costumes la musique et l'image-lumière. C'est beau !
Le gros soucis du film réside dans le fait que le style d'Emmanuel Mouret associé aux conditions sine qua non du film d'époque accentue la sensation de théâtralité. Des dialogues et un rythme monotone qui sont symptomatiques des décors qui se résument à un parc bien triste, un château discret et quelques salons. Des décors où se déroulent des scènes redondantes surtout dans sa première moitié. En conclusion Emmanuel Mouret signe un comédie historique et dramatique dont la force reste son intrigue principale et son actrice principale. Mais le film reste trop figées, manquant de passion et d'un minimum de romanesque. Dommage... Site : Selenie
Beau film ..peut être un peu trop "propret" ... Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec les Liaisons dangereuses, (mon film fétiche) et Mademoiselle de Joncquières ne détrônera pas ce chef d'œuvre....Les acteurs sont excellents même si j'ai du mal imaginer Edouard Baer en séducteur impénitent.. Tous le monde semble s'extasier sur les costumes... ils sont , comme le film, un peu trop "propret" ... Les robes sont superbes même si les petits nœuds au milieu du corsage sont assez niais. Par contre les costumes de monsieur Baer sont assez nuls et mal coupés ... A-t-on dit au réalisateur et au costumier qu'aucun homme au XVIII ème siècle ne portait la barbe ?????? Et la perruque aurait été bienvenue.... Et la chemise systématiquement toute débraillée c'est minable ... Résultat : un noble du XVIII ème plus fagoté que ses laquais .....
Attention « Chef d’œuvre » ! Je n’admets que très rarement avoir vu un film impeccable mais là c’est le cas. Que ce soit l’histoire ciselée par un orfèvre, avec ses marivaudages, ses intrigues diaboliques, ses nombreux retournements de situation, ou les dialogues intelligents qui font mouche à chaque fois, ou le talent des interprètes tous très justes dans leurs rôles, ou les décors naturels somptueux, les costumes soignés ou la musique contemporaine appropriée, tout est à l’unisson pour une parfaire réussite. Emmanuel Mouret est vraiment un grand artiste qui mériterait enfin d’être récompensé à sa juste valeur.
Bon film avec des dialogues magnifiques. Les comédiens jouent à la perfection. Les costumes et décors sont parfaits. L'histoire est librement inspirée d'un extrait de "Jacques le fataliste et son Maître" de Diderot. La Vengeance compréhensible d'une femme amoureuse sans souci des effets collatéraux... Fort heureusement l'intelligence et le Cœur triompheront !
Des liaisons ennuyeuses... Qu'aime-t-on en général dans les films en costumes ? Certes les magnifiques accoutrements, mais aussi et surtout les dialogues ciselés par la langue du XVIIIème, le contexte historique, la trame fine et élaborée comme dans les romans de l'époque. Hélas, rien de cela dans ce film. Lointaine transposition de Diderot, les échanges verbaux sont verbeux, plats ("Un bonheur qui ne dure pas, c'est du plaisir" "Nos sentiments sont aussi pleins de tendresse que de raison"…) et aussi extrêmement répétitifs. Le cadre historique se réduit à des décors rebattus, à des robes trop proprettes, et il enrôle un libertinage simplifié, ignorant sa dimension révolutionnaire de libre-pensée et de négation religieuse, niant même par la pruderie extrême des images que les libertins sont aussi des jouisseurs. Au moment suprême d'un rapprochement des amants sur le canapé, la caméra se détourne sagement sur deux livres posés l'un sur l'autre ! Aucune sensualité donc dans ce film bien amidonné. Quant à l'intrigue, elle ne devient intéressante qu'à la toute fin, après qu'une heure ennuyeuse s'est passée sans que presque rien ne se passe. Mais le plus terne est dans la réalisation. L'image ne traduit ni les sentiments ni les situations. Quelles que soient les circonstances, même lorsqu'elles se voudraient dramatiques, la mise en scène se borne à quelques tableaux : les promenades dans les allées printanières du château, le déplacement de vases fleuris d'une cheminée à l'autre, des plans moyens des protagonistes en costume étincelant devant une porte ouvragée. L'éclairage invariablement trop lumineux ne varie pas lorsque les circonstances s'assombrissent. La musique de cour, forte et omniprésente, ne module pas les progressions du scénario. Cela fait très scolaire, quasiment un téléfilm. Dans de telles conditions, comment le jeu de Cécile de France et d'Édouard Baer pourrait-il bien s'en sortir : des demi-sourires égaux et convenus, un débit constant et assez gauche presque d'un bout à l'autre du film. La souffrance de Baer se traduit juste par un col dégrafé et une mèche rebelle, celle de C. de France par rien. Et puis cet anachronisme dans l'allusion sous-jacente au féminisme : une question abordée pour coller à notre époque alors que l'époque évoquée ne l'aborde pas encore, Condorcet n'en a pas encore parlé. Diderot, dans son essai "Sur les Femmes", décrit "l'enfermement de la femme dans son infériorité physique", et à lire nombre de ses citations on le taxerait aujourd'hui de fieffé misogyne (Ex : "Il est aussi ridicule à un homme de croire les femmes fidèles que leur être fidèle") . De quel féminisme étrange s'agit-il dans le film même, puisque le dénouement nous montre un homme certes libertin et infidèle mais finalement courageux et sensible face à une femme que l'on pensait intègre mais dont la fragilité en fait finalement la pire des vipères ? Si devant la salle vous avez le choix entre Burning, The Guilty ou cette Mademoiselle de J.si encensée par la critique, allez vite voir l'un des deux premiers, de véritables chefs d'oeuvre, eux... Voir mon blog alpha-pixel.blogspot.com/search/label/filmvu