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Thierry Delarue
6 abonnés
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3,0
Publiée le 4 septembre 2026
Madame de Pommeray et le Marquis de Arcis filent le parfait amour jusqu'au jour où la jeune veuve découvre que son bien aimé libertin n'a plus de sentiments pour elle. Ce n'est pas faute d'en avoir été avertie par son amie fidèle, Lucienne, jouée par Laure Calamy. Blessée elle cherche alors à se venger de lui en lui présentant Mademoiselle de Joncquières, une courtisane, lui cachant que la belle vient des bas fonds. Nous sommes en France au XVIIIe siècle, pendant le siècle des Lumières. L'histoire se situe plus précisément vers les années 1765, une période marquée par les mœurs libertines et les jeux de la séduction dans l'aristocratie. Séducteur, amant volage, la légèreté est le fondement de la philosophie de ce Marquis. L'amour quand il est mêlé à la chair devient aussi fragile que celle-ci, un rien l'abîme. Telle est la réponse de Madame de Pommeraye aux insistantes avances amoureuses. Comme les textes sont phrasés et récités avec une diction parfaite. C'est si précieux que nous ressentons un manque de naturel et de spontanéité flagrants. Nous sommes bien dans une comédie théâtrale filmée, dommage. Cette haute bourgeoisie est à l'image précieuse et perchée de ses dialogues trop bien écrits. Ces gens de la haute sont ennuyeux à souhait à se lamenter sur leurs états sentimentaux. N'est-ce pas le sort de toutes les unions que de tomber dans la lassitude ? Qu 'est ce qui pourrait bien arriver pour que nous ne tombions pas dans leur triste morosité ? Cécile de France dans sa jolie robe bien sûr ! Que cette actrice est belle, comme on aurait aimé, un peu plus la voir se dévoiler de ses riches tenues. Les femmes de cette époque avec leurs cheveux en chignon, leurs nuques dégagées prêtes à se laisser embrasser, avaient tout pour plaire. Ces dames avec leur beauté inaccessible, et leur fausse innocence étaient un appel au libertinage. On imagine l'élégance de leurs jambes cachées sous leurs longues jupes et couches de jupons. L'instinct de l'homme obsédé par la conquête des femmes ne pouvait qu'être entretenu par de tels fantasmes. De Narcis, l'épicurien, le vagabond, tombe en pâmoison devant une jeune dévote. Madame de Pommeray lui a tendu un piège, pour éclairer l'esprit de son ancien amant volage qui ne lui appartient plus. Le Marquis est prêt à tout sacrifier, fortune et honneur. Seul un prince pourrait être aussi généreux pour obtenir les faveurs d'une demoiselle qu'il connaît à peine. Mais, la vraie maîtresse de ce jeu de dupe, c'est La De Pommeray, elle est entrain de rendre cet homme amoureux complètement fou. Le monde n'est que mensonges et tromperies, et les gens dans tout ça ? Ils sont pour la plupart malheureux. Le bonheur ne sonne pas à toutes les portes et Madame de Pommeraye, qui a voulu feindre l'indifférence s'en est rendu compte. De beaux et bons acteurs, dans de belles parures, trop figés et pas assez cinématographiques pour moi. Un peu plus de glamour et d'érotisme auraient pimentés mon intérêt. On retiendra quand même, à l'attention de ces messieurs, qu'on ne joue pas, ni ne force le cœur d'une femme sans impunité et que face à vos libertés, sa vengeance peut-être terrible.
agréable d'entendre des gens bien s'exprimer, quelques bons dialogues, par contre je trouve les costumes assez bas de gamme dommage, parfois c'est un peu ridicule du coup, la musique est moyenne également, presque cliché, je me disais le film est pas mal puis je me suis rappelé les mariés de l'an 2 avec Belmondo et en fin de compte je trouve ce film très médiocre.
Madame de La Pommeraye cherche à se venger de son ancien bien-aimé le Marquis Des Arcis en lui présentant Mademoiselle de Joncquières. Très belle adaptation d'Emmanuel Mouret avec de fins dialogues et une mise en scène élégante dans de très beaux décors. Cécile de France est parfaite dans le rôle.
Sur son thème favori des relations galantes et amoureuses, Mouret ose quitter l'époque contemporaine pour nous immerger aux origines du marivaudage. L'exercice qui aurait pu s'avérer périlleux est très réussi. Edouard Baer et Cécile de France, tout en badinage, galanterie, égoïsme, jalousie et cruauté y excellent.
Un pur chef-d'oeuvre, tant pour la langue, le scénario et l'esprit de Diderot (ainsi que sa spiritualité anticléricale et anticonformiste) que pour l'art des interprètes.
Le film d’époque est un genre difficile à maitriser et le réalisateur Emmanuel Mouret s’en sort très honorablement avec cette adaptation d’une œuvre de Diderot, classieuse dans sa réalisation très sobre bénéficiant d’un grand soin aux costumes et décors sans pour autant être fastueux. Brassant des thèmes éculés sur l’amour, la jalousie et la vengeance le long-métrage est interprété avec justesse par des acteurs à la diction impeccable rendant leur jeu quelque peu théâtral.
Quel plaisir ce film d'Emmanuel Mouret ! Photo magnifique, bande son superbe, acteurs délicieux, dialogues de haut niveau, scénario attrayant, mise en scène réussie, montage efficace. Que demander de plus ! Comme dans la plupart de ses films EM nous ravit en nous faisant passer un bien agréable moment, Mais comment cet homme n'est-t-il pas mieux reconnu dans le cinéma français ? C'est un mystére !
Beau film français, où les décors sont très réussis et la photographie soignée, raffinée. J'ai passé un bon moment, devant cette adaptation de pièce de théâtre, où les acteurs semblent à l'aise. De beaux dialogues ciselés, qui se savourent avec une petite tasse de thé.
Telle est prise qui croyait prendre ! Petit marivaudage dans la haute bourgeoisie française du 18ème siècle. Et puis, et puis... rien d'autre. Je vais vous dire un truc les gars : le pire là-dedans n'est pas le manque total de crédibilité des personnages, la médiocrité absolue de l'interprétation (c'était bien la peine d'aller chercher Cécile de France et Laura Calamy pour les faire déjouer de la sorte), ou l'ennui épouvantable auquel on est soumis. Le pire, ce sont ces affreux dialogues. Que de tirades pompeuse, boursouflées ou ampoulées, quand ce n'est pas les trois à la fois. Qui peut croire une seule seconde que même les plus grands nobles de l'époque pouvaient converser de la sorte, le tout sans jamais s'interrompre. On appelle ça simplement prendre les spectateurs pour des bulots. Franchement, Mouret a fait très fort sur ce coup là. Nous assommant de cette logorrhée verbeuse, digne d'un médiocre étudiant en Lettres. C'est infernal de tomber sur des trucs pareils, aussi fumistes tant intellectuellement parlant que cinématographiquement. Le pire de ce que peut offrir le cinéma français.
Je suis soufflé, quel film... un chef d'œuvre, l'histoire, le jeu des acteurs... franchement, je ne m'y attendais pas... quant on voit les daubes que l'on nous propose tous les jours... et là, une œuvre minimaliste mais tellement juste, je n'ai pas vu passer les deux heures... à regarder sans hésitation, première fois de ma vie que je note avec 5 étoiles, mais uniquement car il m'était impossible d'en mettre 6... à ne rater sous aucun prétexte !!!
Les dialogues sont châtiés, les acteurs sont convaincants mais au final il se dégage trop peu d'émotion et une certaine impression de répétition prend place, ce qui vient grever un scénario qui aurait pu offrir bien plus.
« Melle de Jonquière » est un film historique « en état de grâce ». Un marivaudage exquis, des amours assassines au XVIIIème, bercé par l’amour des lettres. Aussi une variation brillante et cruelle des jeux de l'amour, entre pouvoir, trahison et manipulation, aussi bien écrite que jouée. Cécile de France et Edouard Baer, parlent « Diderot », comme au XVIIIè siècle et avec ellipes, comme si c’était leur langue maternelle On est heureux de retrouver Laury Calamy, l’amie de Mme de Jonqueray, excellentespoiler: ( et bien plus mise en valeur que son rôle dans « 10% »)
Tout est en place : cadre élégant et sobre, casting, costumes splendides (et 1 césar), photo graphie, musique, décors somptueux, Mais s'il lui ressemble fort, il lui manque "ce petit quelque chose", comparé à l'immense adaptation cinématographique "des liaisons dangereuses" par Stephen Freas, un véritable chef d'oeuvre
Ayant lu nombre de critiques positives je me suis décidé à regarder ce film. Les liaisons dangereuses ,certes, étaient un challenge insurmontable cependant je ne cache pas ma désillusion. Avant tout une image, photographie froide , surexposée, tristement moderne par ses mauvais côtés où l'on ne joue sur aucune profondeur de champ , nous donnant davantage l'impression d'être dans "amour , gloire et beauté " que dans l'époque presque impressionniste de ce récit. Ensuite un phrasé inégal où les liaisons grammaticales cette fois ci sont mal respectées. Une musique parfois absente, parfois caricaturale. Les acteurs principaux que j'affectionne en général sont dans une pièce de théâtre " cinematographiée ". C'est lent , inachevé, décevant finalement. Dommage, acteurs et histoire auraient du nous donner un grand spectacle. C'est français , bâclé , bancal . Une belle histoire pour du mauvais cinéma. Quel gâchis.
Je n'arrive vraiment pas à comprendre toutes ces critiques positives. Ce film est un ramassis de clichés. D'abord une promenade des plus classiques dans le jardin ensoleillé en marivaudant avec l'amant volage.. L'aristocrate Cécile de France qui virevolte avec son aigrette façon boulevards parisiens en composant des bouquets (préoccupation plutôt bourgeoise) pour bien montrer son esprit léger,. La conversation intime avec l'amie qui apporte des nouvelles... Où est la nouveauté ? le traitement intéressant ? Tout cela sonne bien faux. La pauvre Laure Calamy que j'aime beaucoup par ailleurs, est ici bien mal à l'aise. J'ai très vite décroché.