Derniers Avis : Mademoiselle de Joncquières - Page 5
Mademoiselle de Joncquières
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Bibine
20 critiques
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4,0
Publiée le 26 février 2021
Un scénario basé sur la vengeance d'une amoureuse éconduite machiavélique. Les images sont superbes et le langage un vrai régal pour les oreilles. Cela nous change des dialogues de plus en plus vulgaires et grossiers de la plupart des films actuels. J'ai passé un très bon moment à regarder ce film, malgré quelques scènes un peu théâtrales.
Un film bien joué et intéressant qui nous fait passer un moment agréablesm en suivant avec attention les émotions éprouvées par tous les personnages au fil de la situation ! Les costumes et les décors sont bluffants
Y’a du bon boulot sur les dialogues, les costumes et les décors naturels mais, purée, que cette « Mademoiselle de Jonquières » se traîne. Entre deux bâillements, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux saveurs pimentées procurées jadis par d’autres liaisons bien plus dangereuses que l’ennui dans lequel celles-ci m’ont plongé. De plus, au contraire de Cécile de France, Édouard Baer m’est apparu un peu paumé dans cette époque trop éloignée de la sienne.
C'est avec tristesse, et un regard jaloux vers "Les liaisons dangereuses" que nous avons regardé ce film. 3/5 quand même car le scénario est excellent, mais le directeur du film n'était pas en forme, c'est paresseux. Edouard Baer ne donne pas vraiment le meilleur de lui-même, Cécile De France non plus, hélas; elle manque de méchanceté, de machiavélisme dans cette extraordinaire vengeance d'une femme en avance sur son temps…
Avec « Mademoiselle de Joncquières », Emmanuel Mouret cesse de se mettre en scène pour se consacrer à la seule réalisation (une autre similitude avec l’une de ses influences, Woody Allen). Et situe cette fois son histoire dans le passé, en adaptant librement une œuvre de Diderot, dont les méandres sentimentaux lui conviennent parfaitement. Des choix gagnants, dans un film parfaitement écrit, tant pour ses dialogues ciselés, qui sont un véritable plaisir de la langue Française, que pour sa construction exemplaire : chaque scène ayant sa saveur propre et son utilité narrative, annonçant habilement l’une des scènes suivantes. Au-delà de son aspect formaliste, ce marivaudage est empreint d’une certaine subtilité, les personnages et les situations se révélant plus complexes qu’au premier abord (la dernière scène, qui peut se livrer à diverses interprétations, en étant l’exemple le plus édifiant). Si l’on rajoute une magnifique photographie aux plans très composés, et une interprétation en finesse de Cécile de France, qui sait faire percevoir le double jeu qu’elle mène, puis ses sentiments contradictoires, on obtient une très belle réussite, qui dépasse la précédente adaptation de cette même histoire, traitée il est vrai sur un ton différent, pourtant signée Robert Bresson.
Un film qui mélange, séduction , romance , parlotte , drame, vengeance le tous dans un ton plutôt léger et biennecrit ce n'est pourtant pas une chose facile à faire au cinéma. Un trio qui fonctionne plutôt bien notamment Édouard Bear qui est vraiment à l'aise on sent qu'il est dans sont éléments pour ce genre de film . Un marquis qui a séduit la belle marquise la pommeraye et qui se lasse d'elle voir même à colis adultère car il est libertin . cette dernière prépare une vengeance et elle ne fera pas de cadeaux sachant que ce dernier est tomber amoureux d'une jeune fille plutôt sexy il fera tout pour la séduire. La marquise va en profiter . Un film quelque pompeux dans les dialogue et lourd parfois lors de certaine scènes . la durée est même parfois trop long
Un très beau film ! Très bien joué un scénario sans faille une photographie somptueuse. J'ai tout aimé dans ce film de la photographie aux jeux des acteurs il n'y a rien à critiquer L'action se déroule en France au XVIII ème siècle, On est transporté par cet atmosphère d'un autre temps , très bien reconstitué avec de magnifiques décors Un film à voir absolument
Spirituel. Raffiné. Délicieux. Comédiens et mise en scène se mettent au service du texte et donnent l'impression que la prose de Diderot nous est aussi familière qu'une conversation entre amis. La direction d'acteur est précise et les interprètes sont d'une justesse magnifique. A noter aussi, un subtil travail de costumes et de décors naturels qui suivent les personnages dans leur évolution. Une pâtisserie des plus savoureuses.
Mouret met en scène avec grâce et élégance le jeu machiavélique de la séduction. La souffrance de l’amour par la bonté!! Le réalisateur ne joue pas cette fois mais les acteurs sont malicieux à souhait !!! On adore Baer berné par amour!!! Un régal et une si belle langue.
Avec Mademoiselle de Joncquières j'ai l'impression que Mouret fait de meilleurs drames qu'il ne fait de comédies. Pas que je n'aime pas ses comédies, mais je préfère la légèreté avec laquelle il semble aborder le genre. Le film commence et aurait pu être n'importe quel film d'époque qui parle d'amour avec deux êtres qui cèdent l'un à l'autre. Et puis tout va très vite, Cécile de France qui disait ne pas pouvoir tomber amoureuse tombe finalement amoureuse et on comprend donc que le film va devoir raconter autre chose. Un peu comme dans Caprice Virginie Efira tombe très vite amoureuse du personnage de Mouret.
Et c'est donc ce que quelque chose d'autre qui va devenir très intéressant. Ici, la vengeance d'une femme délaissée, qui a goûté à l'amour et à qui on l'en a ensuite privé. Comme dans Caprice le drame latent se met en place avec une certaine gaieté. Les personnages sourient, font semblant que tout va bien, alors qu'au fond rien ne va.
C'est ce qui rend les situations clairement malsaines du film supportables.
Parce qu'en vrai, voir ces gens sourire tout le temps, faire semblant d'être amis, de s'apprécier, le tout avec un phrasé maniéré c'est assez délicieux. J'aime les faux-semblants. Il y a cette impression de douceur quand en réalité tout n'est que noirceur et manipulation.
Encore une fois j'aime beaucoup lorsqu'on comprend au fur et à mesure qui est le réel méchant de l'histoire, comment le ressentiment détruit et jusqu'où il fait aller.
Bref, c'est un film qui ne m'a peut-être pas ému, du moins pas autant qu'avait pu le faire Caprice, mais il m'a vraiment régalé dans sa manière de traiter la vengeance avec le plus grand des sourires.
Un film en costumes, français, comme on n'en avait pas vu depuis longtemps. Cécile de France et Édouard Baer forment un couple étonnant. Amour, manipulation... tel est pris qui croyait prendre.
Des décors et des costumes magnifiques, une réalisation léchée qui s'appuie sur des dialogues ciselés. Des acteurs qui incarnent le rôle. Un bon moment de cinéma.
Film très bien réalisé par Emmanuel Mouret d'après l'œuvre de Denis Diderot. Très beau et bon casting même si Laure Calamy n'a pas été toujours très crédible dans son rôle d'aristocrate. Très beau travail !!!!
6 193 abonnés
18 103 critiques
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5,0
Publiée le 6 août 2020
Mademoiselle de Joncquières a été une si grande surprise pour moi. Je ne m'attendais pas à aimer ce film mais j'ai adoré. Ce film était rempli de superbes décors et costumes avec des subtilités qui rendaient presque toutes les scènes propres à être peintes. Il y avait aussi une excellente musique qui correspondait au genre mais n'était pas ennuyeuse. Ma caractéristique préférée était la façon dont la sympathie des personnages a changé tout au long du film. L'écriture du scénario et la mise en scène ont accompli cela. La plupart des personnages sont sympathiques à un moment donné et ont tous de bons traits de personnalité. Mais tout au long du film presque tous font des choses moralement mauvaises ou carrément effrayantes ou cruelles. Il semble y avoir quelque chose pour tout le monde. Ce film semblait embrasser et dépasser les clichés de son genre pour aborder la nature humaine, la complexité des relations et les tensions et corruptions inhérentes résultant de l'inégalité (sexe, âge, finances, influence, religion) et de l'égocentrisme (illusion, insensibilité, justice justicière, manque d'introspection, fierté). Je ne sais pas comment ceux qui ont fait ce film ont réussi à le faire mais ce film m'a laissé une foi renouvelée en l'humanité. La valeur de la connexion à d'autres personnes et à la société à un sens transcendant de la moralité, de la justice et des émotions se révèle tout au long du film à travers les échecs des personnages à se connecter et le processus désordonné qui résulte du manque de véritable connexion les uns aux autres et à l’humanité. La fin est bonne selon le personnage que vous aimez...
Mouret tente "Les liaisons dangereuses" et se plante. Malgré les dialogues et les décors raffinés on ne voit pas les personnages mais les acteurs. Gros ennui.