Capharnaüm
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327 critiques spectateurs

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Cineseba
Cineseba

49 abonnés 632 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2018
"Wouahou ! Quelle grosse claque cinématographique ! Complètement perplexe par beaucoup d'images des enfants errants dans un quartier très pauvre du Beyrouth en Liban, je ne suis pas sorti indemne de la salle du cinéma ! Beaucoup de scènes de la grande pauvreté sociale en Liban, passaient en boucle dans ma tête ! J'étais frappé et effrayé de constater que ces enfants n'ont pas la même notion de "l'enfance" que les nôtres. Alors que l'enfance est une belle et douce sorte de "cocoon" qui enveloppe beaucoup d'amour aux petits, qui les laisse déborder beaucoup d'imaginations et en rêver ... une belle période d'innocence ou quoi ..., les enfants libanais face à des générations brisées par des guerres, sont condamnées à survivre dans les rues en faisant de petits boulots pénibles pour leur âge, en reccupérant des déchets pour les vendre et en se vendant ... Quel chaos !
Le film "Capharnaüm" retrace l'incroyable parcours d'un garçon de 12 ans, Zain en quête d'identité, qui attaque ses parents en justice pour lui avoir donné la vie tant qu'ils sont totalement inaptes à s'occuper de leurs enfants, de les élever, les nourrir et même ... de les aimer ! Ce garçon Zain se révolte contre la vie que ses parents imposent car non déclaré à sa naissance, il ne peut pas aller à l'école, ni être soigné. La réalisatrice Nadine Labaki a voulu marquer un coup de poing sur la maltraitance envers des enfants, la situation des sans-papiers et des personnes immigrées clandestinement et la prostitution juvénile. Et, pour moi, c'est un coup de poignard ... C'est tellement injuste de voir les enfants privés de tous les droits car leurs parents n'ont pas pu payer pour déclarer leur naissance, et de penser que La Convention internationale des Droits de l'Enfant de 1989, est bafouée dans ce pays ... Les voici condamnés à survivre comme des sans-papiers dans les rues ! Une interessante réflexion sur le droit à l'identité !
Le film "Capharnaüm" est pour moi, un mélange des littératures "Les misérables" de Victor Hugo et "Olivier Twist" de Charles Twist ". Même si elle est un tout tout petit peu empreinte de théatralisme, de sur-jeu, l'histoire de Zain, enfant des rues qui se démène partout tous les jours, pour survivre, est captivante, voire incroyable ! J'en étais à bouche bée avec les yeux complètement equarquillés pendant tout le film de 2H05 ! Zain AL Rafeea, en réalité, réfugié syrien dans sa propre vie, est stupéfiant par sa maturité pour son âge, et par son jeu et ses émotions tellement spontanés. Son esprit débrouillard est hallucinant ... Wouahou ! Bien évidemment, il a bien mérité le Prix d'interprétation du Festival de Cannes 2018 ! Il y a de belles scènes touchantes, par exemple, le côte très protecteur de Zain comme un grand frère, envers un bébé éthiopien d'un an confié par sa mère partie travailler dans la foire foraine puis emprisonnée pour son immigration illégale ! On apprend que "tous les acteurs de "Capharnaüm" sont des gens dont la vie réelle ressemble à celle du film. Ainsi, la vraie vie de Zain est similaire (à quelques détails près) à celle de son personnage, idem pour Rahil, une mère éthiopienne qui était sans papiers. " Le film "Capharnaüm " a bien et bel mérité aussi du Prix de Jury du Festival de Cannes 2018 ! Je pense qu'il devrait être récompensé du Cesar meilleur film étranger 2019 ! A voir absolument, à ne pas le rater ! Superbe film qui m'a permis de découvrir et de voir la réalité des enfants de rue, des petits Libanais et réfugiés syriens en Liban ! Je pense encore à ce film ... Wouahou ! "
saxoman
saxoman

18 abonnés 180 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 novembre 2018
Ce film est un énorme cadeau ! Mais le plus beau cadeau reste cette image finale, longuement figée et qui précède le générique : spoiler: le sourire lumineux
de cet enfant incroyable qui nous a bouleversé tout au long du film par son regard triste et son courage.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 novembre 2018
Le scénario est admirable et remarquablement interprété
Mais la façon de filmer est insupportable et va jusqu’à donner la nausée. Camera à l’épaule (?) l’image est d’une instabilité permanente qui rend très désagréable la visualisation du film . L’abus des gros plans ne fit qu’aggraver le désagrément.
Quel dommage !
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2019
il y a des films qui vous bouleversent et qui vous poursuivent bien au delà du générique. Celui-ci en fait partie. Certains pourront lui reprocher un aspect trop larmoyant, moi-même j'apprécie la pudeur et fuis le mélodramatique quand le curseur va trop loin. Pourtant la réalité est bien là, et la façon dont le casting s'est passé l'atteste. Nabil Ayouch avait déjà livré un portrait d'une force rare avec "Ali Zaoua, prince de la rue" , situé à Casablanca. Ici, la réalisatrice touche au cœur en livrant une fable universelle sur le droit de l'enfant avec ce jeune garçon, extraordinaire de vérité, qui porte le film sur ses épaules du début à la fin. Touchant, parfois drôle et toujours sincère, l'enfance volée avec ce procès que le jeune Zain intente à ses parents pour l'avoir mis au monde sans les conditions pour l'élever et l'éduquer est d'une justesse terrible. Un petit bijou à ne surtout pas rater. Coup de cœur !
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2021
Une œuvre percutante prenante et réaliste ! On est pris dans la tourmente vie de ce petit garçon dont les actes et les événements nous font avoir la larme à l'œil.
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2018
L'interprétation du jeune garçon emporte tout. C'est un film qui cherche l'optimisme dans ce monde si difficile. Beaucoup d'espoir et je recommande ce film aux optimistes dont je suis.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 février 2020
Moi qui suis assez sensible, j’ai été surpris de n’avoir pas été profondément touché par ce film. Un sentiment mitigé, un sentiment coupable ! Et pourtant, il y a de quoi pleurer. Sensible, je l’ai été par l’interprétation de Zain Al Rafeea dans la peau de ce petit garçon Zain ; sensible par cette misère des quartiers misérables de Beyrouth ; sensible par la mort de sa petite soeur Sahar, âgée de onze ans, suite à une grossesse compliquée après avoir été « mariée-vendue » à un homme plus âgé ; sensible par l’énergie de ce petit Zain, travailleur, fugueur et protecteur d’un bébé Younas ; sensible par sa détermination de survivre dans ce Beyrouth au milieu de l’indifférence totale des habitants qu’ils croisent ; sensible par son courage d’intenter un procès à ses parents à qui ils reprochent leur incapacité à élever leurs enfants ; sensible à cette mère émigrée sans papier jouée par une sans-papier et qui a été arrêtée pendant le tournage du film. Toute cette misère ne peut que me révolter. Et elle me révolte ou m’indigne bien avant la projection de ce film. Zain est un enfant parmi tant d’autres enfants dans le monde, contraint de survivre dans des conditions inhumaines. D’aucuns parlent de manipulations artistiques tant cette misère parmi des misères multiples prend le spectateur en otage. On peut le considérer ainsi. Ne pas être insensible à ce « Capharnaüm » paraît légitime mais je peux aussi comprendre que Nadine Labaki ait chargé la barque. Mais l’a-t-telle vraiment chargée ? N’est-ce pas le témoignage de ce qu’elle a vu, rencontré ? Elle nous décrit avec sincérité une chronique de la misère dans Beyrouth. Que connaît-on vraiment de la misère pour la grande majorité des allocinautes ? Celle que l’on devine en croisant des SDF ? Celle que l’on évoque dans les faits d’actualité ? Celle qui participe au décor des pays exotiques ? De cette misère décrite par Nadine Labaki, je crois que nous n’en saisissons pas toute la mesure. Son discours est sincère, je ne doute pas de son investissement pour restituer une réalité. On est tous d’accord pour dire qu’il n’y a rien de nouveau. La misère est moche, pas belle à voir, à écouter. Oscar Wilde : « Ce dont on ne parle pas n’est jamais arrivé ». Trop facile. Je me doute bien que la misère est partout et qu’elle est inadmissible ! Quelle que soit la misère. Il n’y a pas de curseur à placer. Je n’imaginais pas la vie de ce petit Zain et de « son monde ». Mais jusqu’à présent, « ça n’existait pas » dans la mesure où on n’en parlait pas, dans la mesure où on ne me la montrait pas ! Nadine Labaki ne me prouve pas du contraire, elle me (nous) le rappelle. Alors que faut-il faire ? Se jurer qu’on ne regardera plus un film traitant de de toutes les misères, comme ces personnes qui se sont jurées de ne plus voir de films de guerre 39-45 ! Parce que pas envie de déprimer, pas envie de me flinguer l'esprit. On sait, point barre et on passe à autre chose ! Oui, je ne me fais aucune illusion, après l’indignation, la vie continue. « Capharnaüm » a une approche documentaire. Une caméra souvent à hauteur de Zain, écrasée par l’environnement bruyant et frénétique de la capitale libanaise. Charles Chaplin avait aussi le talent de nous parler de la misère, une misère qui avait le don de nous faire sourire et pleurer à la fois. Pourquoi donner de la légèreté à la misère ? Ce n’était pas l’intention de Nadine Labaky, seulement, si je n’ai ni souri ni pleuré à son film, c’est parce que son approche documentaire m’a poussé à rester à distance de ce pauvre petit Zain. Peut-être qu’un film purement documentaire m’aurait plus impressionné. Non pas que je doute de la fiction, mais cette fiction un brin « autobiographique » pour Zain (Zain Al Rafeea) et Yordanos Shiféra (Rahil) donne la mauvaise impression de charger la barque au point d’étouffer le spectateur. Comme je l'ai lu dans une critique presse : "N'en jetez plus !". Voilà pourquoi je peux comprendre que ce film qui a tous les atouts pour toucher les coeurs, l’humanité, provoque aussi du mécontentement ou de la déception. Franchement, tout ce parcours de Zain avec le petit Younas pour justifier un procès contre ses parents alourdi le propos, bien que percutant. Le thème d’un enfant de 12 ans qui intente un procès contre ses parents parce qu’ils sont incapables d’élever leurs enfants et dont la mère est enceinte, était à lui seul percutant. A voir en V.O si possible pour l’interprétation criante de vérité de Zain Al Rafeea.
ÉléonoreMadison
ÉléonoreMadison

79 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2019
Un chef-d'oeuvre !!! Ce film est magnifique, bouleversant et extrêmement touchant. L'histoire d'un petit qui tombe dans la mauvaise famille et qui essaie de s'en sortir. Le héro du film est à la fois très intelligent est bienveillant spoiler: envers sa soeur dont il veut empêcher qu'elle soit vendu à un homme et le petit garçon dont il s'occupe et maintient en vie qui n'est pas son frère
. Félicitations à Nadine Labaki la réalisatrice du film et à Zain All Rafeea pour son incroyable jeu d'acteur. Bravo !!!!!
bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2018
Un film bouleversant sur le jeune Zain vivant au Liban dans une famille ultra pauvre et nombreuse.
Ce gamin de 12 ans, débrouillard, travaille comme commis dans une supérette de quartier.
Sa condition l’amène à se battre et à fuir dans une ville proche où il va être vivre misérablement et proche d’une immigrée.
Ce jeune enfant a une vision de la vie ultra mature pour son âge et il va intenter un procès envers ses parents pour l’avoir mis au monde...
Le film est réaliste et ce jeune acteur est exceptionnel et touchant.
Film à voir absolument !
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2018
Quelle tristesse de découvrir les vraies valeurs humaines à travers un enfant prisonnier d'un pays à l'abandon, pauvre et irresponsable. C'est l'histoire de ce petit garçon insoumis à ses parents cruels et à cette famille résignée qui vit dans la pauvreté morale et physique d'un pays désœuvré. Une vraie révolte avec un message d'espoir à porter haut et clair. La pauvreté et les conditions de vie sont dévoilées à la manière d'un documentaire réaliste. Film fort incontournable pour comprendre ce qui ce passe ailleurs mais aussi pour espérer.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2018
De Nadine Labaki (2018).
Filmé au plus près de la vie des personnes qui jouent vraiement leur vie. Le film limite documentaire est un plaidoyé extrêmement fort contre la maltraitance et le sort de millions d'enfants à travers le monde. Même si le film se déroule au Liban, il nous interpelle sur les souffrances de tous ses enfants à la fois victimes de la misère mais aussi des guerres et des déracinements. C'est souvent dur voire pénible jusque dans la démonstration de vouloir condamner ses propres parents d'avoir donner la vie tant celle-ci est d'une dureté insoutenable. La grande force du film est certes dans le réquisitoire que dans le fait on ne condamne pas vraiement les parents qui dans leur souffrance et leur misère sont pourtant (encore) aimant. Etant juste eux aussi dépassés par leur vie difficile. Le film porte à réfléchir surtout pour nous qui le regardons dans le confort d'une salle de ciné calme et bien chauffée . Le môme (Zain Alrafeea) est d'une grande force de conviction .
Anthony O
Anthony O

71 abonnés 687 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2020
Quel choc!
On sort de la salle de cinéma complètement groggy. Rarement un film aura été aussi bien réalisé avec de si jeunes enfants et sur un tel sujet: l'extrême pauvreté.
Le piège du sentimalisme est évité avec brio: une implacable réalité nous est présentée, et elle fait froid dans le dos.
Le jeune acteur est saisissant.
Wow.
Viintage_dreams T.
Viintage_dreams T.

55 abonnés 451 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2021
C’est le premier film libanais que je regarde. Capharnaüm rappelle beaucoup « Lion », film dur à voir, qui vous donnera les larmes aux yeux. Tout y parait très crédible, la pauvreté au Liban, la culture, les traditions. Tout est interprété à merveille par le petit Zain, qui fait tout pour se battre, pour survivre et ce même avec un bébé dans les mains. Même le bébé joue très bien, on a l’impression qu’il vit vraiment les scènes. Le scénario est simple mais violent, la musique est douce mais accentue parfaitement la situation, enfin la caméra filme parfaitement les scènes, les paysages, les expressions…
bug bunny
bug bunny

53 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2020
un film qui nous prends au tripes au grands sens du termes et émouvant , une histoires bien construires
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2019
“Capharnaüm“ est un titre subtilement choisi pour qualifier cette profusion de sujets et des thématiques abordés dans ce monde bien en désordre. Film coup poing, visuellement et comme par sa narration, le film de N.Labaki ne lésine pas sur les effets pour choquer et émouvoir. La facilité est grande à vouloir taxer la réalisatrice de misérabilisme tant cette fiction, inspirée de faits réels mais alambiquée par la cinéaste elle-même, mixe tant de thèmes percutants à la fois (enfance maltraitée, condition des femmes, survie dans la pauvreté, immigration, trafics en tout genre, ...). L'erreur est de confondre mélange de genre avec la démonstration que la spirale infernale de la misère implique et imbrique de multiples facteurs et problématiques induites, ce que N.Labakii a bien compris et mis adroitement et intelligemment en scène ici. Ce sont les conditions initiales et difficiles des vie de Zain et de Rahil, comme celles des millions d'autres êtres humains dans notre planète bien bancale, qui lorsqu'elles sortent des rails fragiles qui les font vivoter, explosent comme une bombe à fragmentation aux multiples dommages collatéraux. La pauvreté se nourrit de la richesse des nombreuses faiblesses humaines, qu'elles pourrissent puis recyclent et s'en nourrissent à nouveau. Ce n'est pas uniquement un effet de style romancé et tapageur que N.Labaki réalise ici, c'est avant tout un témoignage cru et sincère d'une dure réalité qui cache derrière un pseudo problème de la misère une multitude de complexités qui s'imbriquent entre elles, qui en sont les causes comme les conséquences gangrenantes et ravageuses. Le cycle malheureux, dont nous sommes témoins, est d'autant plus poignant qu'il est filmé avec un réalisme extrême, une immersion brutale, totale, bouleversante et dérangeante dans la torpeur des bidonvilles de Beyrouth. Le voyage secoue et remue beaucoup. Porté par la prestation magistrale du jeune Z. Al.Rafeea, ainsi qu'un casting non-professionnel intimement concerné par les faits racontés, “Capharnaüm“ étonne et convainc par la sincérité des prestations. Rythmé et captivant, le film met constamment le spectateur sous pression. Et même si N.Labaki romance parfois son propos et joue sur la longueur et quelques redondances, “Capharnaüm“ reste vrai et vivant, saisissant et tragique, bouleversant de bout en bout, et sera dans notre mémoire pour longtemps.
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