Bien que comportant quelques longueurs, ce film est poignant. Comment ne pas être touché ? Au delà des sujets sensibles tels que les clandestins, la misère,... le film parle avant tout de la situation des enfants dans ces pays. Leurs conditions de vie sont effroyables et sans parler du sort réservé encore aux petites filles... Capharnaüm est un cri d'alerte des plus bouleversants.
Un film noir et bouleversant, qui nous remets un peu les pieds sur terre, nous qui esquivons de nos regards toute la misère qui existe aux alentours. En l'espace de 2h on accompagne le petit Zain dans un quotidien sordide dans lequel il tente de survivre tant bien que mal. Il nous porte à témoin de ce que la pauvreté peut engendrer comme comportements odieux, ou comme maltraitance d'enfants, ne serait-ce qu'en les privant de leurs droits par exemple. On explore son histoire, son vécu, et on regrette que de telles choses puissent encore exister dans ce monde si injuste pour certains, puis on ressort de la salle heureux de ne pas être né dans ces conditions. Il est là d'ailleurs le message, la moralité de "Capharnaüm" spoiler: : pourquoi donner naissance à des enfants s'ils sont inévitablement voués à souffrir vu que les moyens pour les éduquer ne sont inaccessibles à leurs parents ? à qui veut bien l'entendre. On peut être d'accord ou pas avec ce point de vue, mais on ne peut que l'être sur le fait qu'une misère aussi profonde ne devrait plus exister à l'époque qui est la notre. Le réalisme de ce film est criblant, avec une prestation si naturelle et remarquable de Zaïn Al Rafea qu'on ne peut qu'applaudir. Après je ne sais pas comment ils ont fait, mais même le bébé, avec ses réactions, ses regards, interprète son rôle à merveille et ce n'est pas qu’une affaire de montage. Une bonne piqûre de rappel à nous qui vivons dans un certain confort.
Simplement extraordinaire, A chaque instant capharnaüm nous donne envie de se battre. Les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres.
Il y a quelque chose de malsain, de dérangeant dans la posture intellectuelle des critiques francophones qui reproche au film son mélo, son pathos et si les violons surlignent parfois là où ce n'était pas forcément nécessaire, le film esthétique, nerveux, beau et d'une tristesse insondable ne fait que croiser la route de quelques égarés, sans papier, sans ressource. Et si c'est les thèmes embrassés sont larges et abordés de manière frontale (pas misébariliste mais réaliste, vu leur situation), c'est simplement parce que les vies sont foisonnantes, multiples, les thèmes nombreux, les lignes d'un destin multiples.
Sans doute le cinéma français s'est-il trop habitué à des films monochromes et mono thématiques, mais le cinéma c'est avant tout la vie, partout, qui déborde, qui dépasse le cadre de la caméra (et ça n'a jamais été aussi vrai que dans ce film-ci). Incroyablement puissant, avec des scènes qui marqueront le festival de Cannes et les spectateurs, le film dresse un portrait sans concession de ces vies de rien, de ces vies de misère, qui se débattent, en lisière du monde, pour survivre. Mais la question insidieuse et violente qui traverse le film, c'est à quoi bon ?
Expression souvent galvaudée mais qui prend tout son sens ici : un film coup de poing
Un film horrible, caricaturale aux accents malthusiens...Une horreur sur les pauvres dépris de toute dignité. Heureusement que les riches font de beaux enfants bien élevés et utiles à la société. A vomir!
On ne peut rester indifférent en regardant les errances du jeune Zain dans les faubourgs de Beyrouth. Zain a une famille, mais ses parents n'hésitent pas à vendre leur jeune fille de 13 ans pour quelques poulets. Sa sour, tant aimé, mourra dans ce court marriage arrangé. Zain, incapable d'accepter les réalités de la société dans laquelle il grandit, commence un voyage initiatique qui l'emmène aux limites de la liberté de son pays. La réalisatrice libanaise Nadine Labaki dépeint cette enfance abimé avec un réalisme bouleversant, parfois poétique, parfois brut, toujours fort.
Une somptueuse gifle à hauteur d'enfant .Merci pour ce chef d'oeuvre terrifiant de réalisme. J'ai cherché Dieu vainement à chaque instant ...pas si grand que ça !
la claque. ce film est plein de réalisme, de questions sur le monde et le triste sort des enfants nés pas au bon endroit, pas au bon moment. tres saisissant et tres bien joué.
Un beau film admirablement interprété par un jeune acteur. Je ressens une légère honte pour les critiques professionnels qui l’ont descendu. Cette note vise à rétablir la vérité. Bon visionnage
Le misérabilisme est à manier avec précaution. Et Nadine Labaki s’en sort à merveille, signant un Oliver Twist moderne puissant et émouvant. À l’instar du célèbre romancier anglais, elle fait traverser à son jeune héros des épreuves particulièrement difficiles dans un récit de survie âpre.
excellent film, poignant et bravo au réalisateur.... j'ai été très touché également par les acteurs et quel travaille que cela être dû sur le tournage pour amener ce petit à exprimer des sentiments !!!! formidable ce film