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CrystalEagle
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4,0
Publiée le 11 septembre 2026
Un enfant qui traîne ses parents devant un tribunal pour l'avoir mis au monde : l'idée seule suffit à serrer la gorge, avant même le premier plan. Car Capharnaüm ne raconte pas tant la pauvreté que le droit d'être aimé et protégé, bien avant celui d'exister aux yeux d'une administration. Zain, petit Syrien sans papiers, et Rahil, clandestine éthiopienne, partagent la même absence : ni hôpital, ni école, ni nom sur un registre, seulement des ombres que la loi refuse de voir. Le titre dit déjà tout : ce bazar où s'entassent les choses en désordre, le film n'en retient que la malédiction biblique, jamais le miracle. Zain semble le crier lui-même : il aurait presque mieux valu ne jamais naître que survivre comme une bête abandonnée dans un terrain vague. Ce sont des enfances volées qu'on suit ici, sans tendresse ni pain, une insouciance perdue avant même d'en connaître le goût.
La caméra colle aux visages, à l'épaule, dans une image sale et poussiéreuse qui refuse toute joliesse. Cette rugosité est la vraie texture du film. On est happé en plein cœur du chaos réel, porté par une énergie brute qui trouve sa plus grande force dans les scènes de vie, sans doute les plus belles du métrage. Le procès, censé structurer le récit, reste un prétexte trop calculé, jamais assez nourri pour soutenir un tel poids dramatique. Je trouve que le film excelle dans le documentaire bien plus que dans la fiction qu'il tente de bâtir. À force d'accumuler les sujets misérabilistes, le récit frappe un peu trop fort et le rythme s'étire par endroits jusqu'à l'ennui. Heureusement, quelques scènes d'une puissance folle suffisent à relever ces baisses de tension et à transformer un film inégal en grand film.
Nadine Labaki a fait le pari d'un casting de rue, des non-acteurs qui rejouent, littéralement, des fragments de leur propre existence. Zain est un vrai enfant réfugié syrien, et Yordanos Shifera n'avait aucun papier au moment du tournage. Reste Zain Al Rafeea, stratosphérique. Ce môme porte le film à bout de bras, sans jamais chercher le pathos. Son visage, aussi innocent que déjà usé, me rappelle le jeune Léaud des 400 Coups, cette même vérité nue, ce même détachement habité. Ce n'est plus de l'interprétation, c'est une restitution vécue, comme si l'émotion ne se jouait pas mais se laissait simplement sortir de lui. On en ressort lesté, physiquement fatigué, comme si l'on avait porté, un instant, la charge que Zain endure d'un bout à l'autre du film. Il y a là un grand écart : l'humanité qui résiste envers et contre tout, face à une machine administrative qui déshumanise sans relâche. Une blessure qui pique, mais nécessaire.
J'ai beaucoup aimé ce film. Très émouvant du début à la fin. Très triste aussi. Je l'ai regardé en anglais et en français et je conseille aux gens qui aiment les sensations fortes de le regarder.
Sorti en 2018, ce long-métrage de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki place immédiatement le spectateur dans une histoire douloureuse. Le récit de ce jeune réfugié syrien qui tente de survivre dans les quartiers pauvres de Beyrouth confine au misérabilisme absolu. La densité des sujets évoqués (l’absence des parents, les mariages forcés, la précarité des sans-papiers, etc.) devient suffocante. Pour éviter le mélodrame, la cinéaste offre un cinéma réaliste, proche du documentaire, ce qui accentue cette sensation d’écœurement. Bref, un film violent montrant la misère des enfants livrés à eux-mêmes au sein d’une mégapole.
L’histoire dramatique d’un enfant de douze ans emprisonné pour une agression au couteau qui décide de poursuivre ses parents devant un tribunal pour « l'avoir mis au monde » ! On suit le parcours de Zain dans les quartiers pauvre de Beyrouth qui doit apprendre à se débrouiller seul. Ce film m’a tellement bouleversé, retourné. J’ai pris une énorme claque.
Tout simplement incroyable il a créé mon déclic, grâce à lui ma vie a du sens, j'ai tout changé du jour au lendemain au service de notre société ! Merci
Dans un décor misérable d'un Beyrouth dévasté, nous suivons les malheurs d'un pré adolescent issu d'une famille miséreuse et "mal aimante". Il y a quelque chose de Zola ou Dickens dans cette enfance sacrifiée. A découvrir
Film libanais disponible sur Netflix, '"Capharnaum" permet de se rendre compte de la difficulté de vivre à Beyrouth. La pauvreté est partout, des parents sont prêts à vendre leurs enfants en échange d'un peu d'argent. Les jeunes volent pour survivre, quittent parfois jeunes le domicile familial pour vivre seuls dans la rue. On se prend une grosse claque après le visionnage de Capharnaum. On comprend à quel point nous avons la chance de vivre en Occident.
Film touchant, marquant, peignant la misère qui règne pour 60% de la population mondiale. Zain, un garçon attachant, généreux et juste. À ne pas louper
Touchant, réaliste et frustrant en même temps, l'acteur qui joue Zain est très doué... On plonge dans un monde que personne ne voudrais connaître et que pourtant des millions vivent chaque jour... Juger est facile quand on ne sait rien de la vie des autres
« Capharnaüm » de Nadine Labaki est un film puissant et émouvant qui plonge le spectateur au cœur de la misère sociale au Liban, à travers les yeux de Zain, un jeune garçon de 12 ans en quête de justice. Le film dépeint avec une grande authenticité les conditions de vie déplorables de ceux qui vivent en marge de la société, offrant ainsi une réflexion poignante sur les inégalités et les injustices que subissent les plus vulnérables.
Cependant, on peut reprocher au film une certaine longueur qui ralentit le rythme et peut parfois nuire à l'engagement du spectateur. Certaines scènes semblent s’étirer au-delà du nécessaire, ce qui pourrait fatiguer un public moins patient. Néanmoins, cette durée prolongée permet aussi de s’immerger davantage dans la réalité brutale des personnages, rendant ainsi leur histoire encore plus impactante.
Malgré ce léger bémol, le film reste un film d'une grande importance. Il offre une perspective saisissante sur la chance que beaucoup d'entre nous ont de vivre dans le confort, à l'abri des préoccupations qui hantent quotidiennement les personnes comme Zain. En sortant de la projection, on ne peut s'empêcher de réfléchir à notre propre vie et de ressentir une profonde gratitude pour les privilèges dont nous jouissons, souvent sans en être conscients.
Capharnaüm est un film essentiel pour ceux qui souhaitent ouvrir les yeux sur les réalités difficiles de notre monde, tout en acceptant un rythme de narration qui prend le temps de développer son propos.
un film bouleversant, peut être le plus bouleversant qui m'est été donné de voir. une histoire dramatique, qui vous touche a l'âme, un récit comme il en existe malheureusement trop dans notre monde.
Magnifique film & surtout j'ignore comment ils ont choisi " Yonas" mais ce bébé joue tellement bien ! Big félicitations aussi à Zaïn qui était très jeune et qui a super bien joué ❤️