Capharnaüm
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327 critiques spectateurs

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FaRem

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4,0
Publiée le 28 février 2019
"Capharnaüm" ou quand la misère se retrouve au tribunal. Nadine Labaki retrace le parcours d'un jeune garçon livré à lui-même qui tente de survivre du mieux qu'il peut. Qu'il soit chez ses parents ou lorsqu'il est à la rue, ça ne change rien puisqu'il ne peut compter que sur lui-même. Prendre soin de soi à un si jeune est vraiment difficile et pourtant cela ne l'empêche pas de tenter de prendre soin des autres que ce soit de sa sœur ou du petit qu'il croise plus tard. La force du petit Zain est exceptionnelle et le jeune Zain Al Rafeea qui l'incarne l'est tout autant. Son interprétation bouleversante restera dans l'histoire. Dans un style proche du documentaire, la réalisatrice montre une triste réalité avec l'exploitation des étrangers, mais aussi des enfants, la pauvreté, le trafic d'êtres humains qui fait la fortune des passeurs, mais aussi des mariages de mineurs. Pour ce dernier point, je n'ai jamais compris pourquoi on insistait sur le terme mariage alors qu'il s'agit de pédophilie... Le cas de la petite Sahar est bouleversant et surtout révoltant, car aucune excuse concernant la pauvreté, la culture ou autre, ne pourra excuser de vendre son enfant de la sorte. Cela nous ramène au début du film avec Zain qui attaque ses parents. Si l'histoire est forte, je regrette qu'il n'y ait pas vraiment de procès qui mette en avant l'incompétence de ces deux bons à rien de parents. Surtout qu'il y a quelques longueurs durant le périple et que revenir plus souvent au moment du procès aurait été intéressant en plus de rendre le propos encore plus fort. Quand on voit l'épilogue et cette déclaration déchirante de Zain, on ne peut qu'être d'accord avec ça. Finalement, on se rend compte que cette accusation ne sert que de prétexte pour introduire cette histoire. Si le sujet n'est pas exploité comme je l'aurais souhaité, c'est quand même un très bon film avec une histoire émouvante et un petit gamin qui crève l'écran.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2019
Le meilleur film que j ai vue depuis des années .. Un jeu incroyablement juste des comédiens qui n'en sont pas dans la vrai vie pour la plupart, un réalisme qui vous colle à la peau du début à la fin du film . A voir évidement en VO et à na pas rater !!
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2022
Nadine Labaki, commence à freiner sur sa double casquette d’actrice-réalisatrice et se dédie pleinement à l’écriture de son nouveau film. Nous la connaissons pourtant audacieux dans ses interprétations et dans le choix de ses comédiens, car elle est parvenue à susciter de l’intérêt avec « Caramel » et « Et maintenant on va où ? ». Cependant, elle pêche toujours sur l’ambiguïté du sujet, sans doute encore trop dense pour se consacrer pleinement à la dénonciation. Elle incarne toutefois une avocate, donc un regard neutre, qui semblerait manquer de subtilité lorsqu’il faut épouser la sincérité d’un discours qui fâche. C’est pourquoi l’intrigue étudie ses personnages aux plus proches de la réalité, en évoquant tout ce désordre moral et amoral que le monde a à offrir aux derniers déchets de l’humanité, les enfants sans identité.

Avant la fougue de l’adolescence, il faut bien forger un esprit suffisamment solide pour qu’il envisage son parcours par la suite. L’enfance est un bon moyen de gagner en tendresse sur les écrans, mais il s’agit également d’une façon pertinente de montrer en quoi la vie ne dresse jamais une voie droite vers la paix. Le conflit est total au cœur d’une Beyrouth sans saveurs, sans volonté de réussite, sans échappatoire possible, mais sans plainte formelle. Les enfants y sont utilisés pour servir des voisins ou des parents qui n’assument pas les responsabilités qui leur incombent. Le débat sur la vie donnée à ces enfants défavorisés et qui se nourrissent de la misère est un exemple type d’un documentaire sensible, mais cela n’est pas toujours aussi théâtrale qu’on le souhaiterait. Plus démonstratif qu’explicatif, la dramaturgie mise sur l’authenticité afin de convaincre une audience qui ignore ou qui ferme les yeux sur des faits réels, détruisant des vies à chaque mauvais comportement. La descente aux enfers de Zain (Zain Al Rafeea) n’est donc qu’un support parmi tant d’autres, car l’exercice n’est qu’un énième renouvellement de décor.

Les faiblesses ne se marient donc pas bien avec des qualités, en minorité dans le récit qui accumulent les exemples liés à la misère. Les enfants sont vendus, tout comme les femmes qui sont également battues et enfin le plus fort fait toujours souffrir le plus faible, bien qu’il soit vêtu de la plus grande bonté possible. Zain en fait les frais dans son vagabondage immersif. Le cadre à la hauteur de son épaule permet de conclure à l’invisibilité de l’enfance dans ce genre de pays. C’est là qu’apparaît la faille dans la narration bancale et qui échoue sur l’effet de surprise. L’utilisation de flash-back dès le début du long-métrage change la donne. Le film ne se cramponne alors plus qu’à la fierté du réalisme. Mais pour le destin du personnage, c’est quelque chose qui marque peu étant donné que l’on connaît son sort. Ce sera vraiment son affiliation avec l’entourage qu’il tutoie au fur et à mesure du récit qui impactera sur notre conscience. Mais l’âme d’un cinéphile ne peut être doublée face à une supercherie aussi voyante. De plus, le manque de nuance dans les personnages des parents, notamment, est peu subtil et n’est jamais intégré à la mise en scène, qui surexploite également les retombées musicales qui martèlent chaque pas des personnages. On broie continuellement du noir, sans laisser entrevoir l’espoir, comme échappatoire. Il faut inévitablement finir par un faux sourire, qui nargue le concept et les lois qui ne sont plus destinés aux plus jeunes personnes de ce monde.

À l’image de « Lion » et bien d’autres odyssées de la misère, vues à travers l’œil d’un enfant, « Capharnaüm » se montre poignant, mais ne convainc pas dans la subtilité de son discours. La réalisatrice libanaise invoque donc la réconciliation des familles en désordre afin de soulager des cicatrices qui se forment chaque jour, quelque part dans le monde. Elle ne limite pas son discours macabre, dans le fond, c’est une bonne chose. Mais au bout du compte, les résultats ne sont pas ce qu’on l’on attendait et la légitimité d’être parent est mise à mal par les classes sociales. Si la pauvreté semble justifier tout un pan à l’égard de naissances gâchées, il serait intolérable et très désagréable de se pencher sur cette éventualité. Ce cas n’est pourtant pas isolé, mais la cohérence du discours pèse sur la conscience. Plein de bonnes intentions, le film ne trouvera pas la paix derrière ce qu’il cherche à dénoncer, sachant qu’inscrire un enfant à l’état civil au Liban est payant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2019
La version moderne des Misérables de Victor Hugo.
Le jeune acteur est une future star a suivre de près.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2019
Bel et bien un chef-d'oeuvre.... On en ressort véritablement marqué, voir retourné.
Parce que ce film soulève de vraies questions au delà même de l'histoire de Zain.
Zain qui a travers toutes cette déchirante histoire nous épargne d'être abimés grâce à sa force et sa dignité toujours présentes... et malgré cette humanité dans laquelle on se reconnaît forcément.
Un film brut sans être "gratuitement" brutal, personnages hypers réalistes (et pour cause, ce ne sont pas des acteurs mais des personnes qui vivent une histoire proche de celle ci au quotidien), un film à voir absolument...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2019
C’est tellement bouleversant et poignant. Un témoignage de la vie de ces pauvres gens. J’en ai pleuré à la fin
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2019
Un très beau film libanais sur un enfant de 12 ans condamné par un tribunal. La réalité des bidonvilles , de la pauvreté de ce pays. Un très beau combat pour tous les gamins emprisonnés.
laurent g
laurent g

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2019
L histoire de Zain qui porte plainte contre c est parents
Vous touche pour toujours
Un message de souffrance humaine mais filmé pour nous donner un message à nous tous....
Les acteurs jouent leur rôle à la perfection
Bref on sort marqué de cette histoire si touchante
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 31 janvier 2019
N'en déplaise à certaines critiques qui jugent les ressorts d'une émotion facile, ce film m'a emporté, m'a transporté, m'a bouleversé, entre actions et émotions, dévoilant tout en finesse et en profondeur, ses symboliques et ses différents niveaux de lecture. Du cinéma comme j'aime !

La séquence s'ouvre au tribunal
Un enfant, Zaïn, porte plainte contre ses parents
De l'avoir mis au monde
Dans ce monde
Ce capharnaüm

Les parents de Zaïn 12ans sont réfugiés syriens sans papiers au Liban
1,5 millions de réfugiés syriens au Liban
Près d'1/3 de la population
Fuir pour Survivre là-bas

Le film raconte en flash-back cette vie là
Dans la peau de cet enfant
Là-bas

4 années, 500h de tournage, 18 mois de montage
Pour ressentir au plus près la justesse de cette réalité

1 seule actrice professionnelle
Nadine Labaki la réalisatrice
Dans le rôle – figuration – de l'avocate
La réalisatrice-avocate porte-parole de la plainte de Zaïn

Et qui nous laisse avec ces questions
Qui est coupable d'imposer à Zaïn cette vie pour survivre ?
Ses parents ?
Qui est responsable de ce capharnaüm ?
De l'accueil des réfugiés là-bas ?
D'Ici et Ici …..?
Pour Zaïn, pour tous ces enfants, pour ces réfugié-e-s ?
Vous laissez faire ?

Fuir, Survivre
et Partir
Vers un Endroit où il ferait bon vivre
Juste jouir un peu d'une vie
Qui justifierait d'avoir été mis au Monde

Capharnaüm, en hébreu Kfar-Nahum

Kfar le village et Nahum la compassion ...
Nicole d
Nicole d

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2019
Tous les manifestants, mécontents chroniques et autres gilets jaunes devraient voir ce film pour comprendre la misère du monde et qu'en France même en vivant avec un SMIC, nous sommes des privilégiés. Je suis sortie bouleversée de la séance. Le film est magnifique mais on retiendra surtout que ce n'est pas une fiction, une grande partie de l'humanité vit de manière inhumaine !
Je souhaite 2 choses : qu'on arrête de se plaindre de son sort et qu'on arrête de faire des enfants quand on ne peut pas les élever correctement ( les aimer, les encourager et les éduquer).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 janvier 2019
Un film plein d'émotions, pour moi un chef d'oeuvre. A voir absolument! Bravo à la réalisatrice libanaise et son speech lors de la nomination pour la palme d'or.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 janvier 2019
Si vous voulez voir un film, oubliez les gros bluckbusters à un budget exorbitant et regardez la misère illustré par ce film formidable, primé à Cannes. Je le conseille à tout le monde et même si la misère (ou les passages dures) s'enchaine dans ce film, regardez le jusqu'au bout car cela en vaut vraiment la peine.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 janvier 2019
Un peu long... On a tendance a regarder sa montre au bout d'un moment et ce n'est pas bon signe ! Le sujet est grave, les acteurs attachants, la mise en scène réaliste. Alors pourquoi cette impression de longueur ? A en faire trop sur le thème de la misère du monde (comme d'ailleurs n'importe quel thème) on abandonne ce qui fait le sel d'un récit et d’une réalisation cinématographique: l'émotion et la véracité ! Ces deux éléments manquent de plus en plus cruellement au fur et à mesure que le film s'égrène d’où cette impression de longueur...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 janvier 2019
Film poignant, fort en émotion et très réaliste.
Les différents thèmes traités par la réalisatrice montrent la dureté de la vie des enfants et des adultes dans certaines sociétés.
Un véritable chef-d'œuvre.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 janvier 2019
Zain a douze ans. Il comparaît devant un tribunal. On ne sait à ce stade encore rien des faits qui lui sont reprochés. Mais le jeune accusé utilise un moyen de défense original : il met en cause ses parents auxquels il reproche de l'avoir mis au monde
Flashback : Dans un immeuble insalubre d'un quartier misérable de Beyrouth s'entasse la famille de Zain. Le gamin débrouillard n'a jamais mis les pieds à l'école et vit d'expédients. Il est très attaché à Sahar, sa sœur aînée qui, la puberté venue, est promise en mariage à un commerçant du quartier. De rage, il quitte le foyer familial. Dans son errance, il rencontre Rahil une Éthiopienne sans papiers qui vient d'avoir un bébé. Mais Rahil est prise dans une rafle policière. Zain doit se débrouiller seul avec le petit Jonas.

Prix du Jury à Cannes où les bookmakers lui promettaient la Palme, "Capharnaüm" divise la critique comme le public. D'un côté, les POUR saluent une œuvre bouleversante sur l'enfance maltraitée. De l'autre, les CONTRE dénoncent un misérabilisme larmoyant.

Les deux ont raison. "Capharnaüm" est une œuvre bouleversante d'un misérabilisme larmoyant. Comment ne pas être transcendé par l'énergie de ce Gavroche libanais, par la résilience de cette (trop) jolie Éthiopienne et par les joues rebondies du petit Jonas ? Comment ne pas non plus être gêné par cette surenchère d'avanies, par ce catalogue de la misère humaine dont les images trop léchées et la musique sursignifiante feraient presque penser à une pub pour le HCR ?
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