À mon âge je me cache encore pour fumer
Note moyenne
3,9
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54 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 mai 2017
Un merveil cinématographique sur la condition de femme en Algérie!
Les scènes dans le Hammam ont été tournees dans l hammam Bei à Thessalonique.
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2017
Un film magnifique et bouleversant, avec un parti pris au niveau de la mise en scène (tout se joue en quasi huit-clos) qui s'avère pertinent et rend le film âpre, tenu et intense. Point fort : ses actrices, toutes sublimes, avec à leur tête Hiam Abbass, à la fois forte, autoritaire, généreuse... Si le propos du film ne s'avère pas si original que ça, ayant été maintes fois traité ses dernières années, sa façon de filmer les corps, de montrer la solidarité mais aussi les différents courants de pensée entre ces femmes, leurs doutes, le rire (oui c'est souvent drôle)... est à la fois sensuelle et crue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mai 2017
Une histoire magnifique au coeur d'un hammam d'Alger, des actrices sublimissimes, j'ai beaucoup pleuré, ri aussi, et j'en suis sortie totalement bouleversée, le féminisme chevillée au corps... Courrez-y, c'est d'une grande beauté !!!!
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2017
Alger en 1996, en pleine explosion de violences et extension de l’islamisme.

Samia et Fatima travaillent dans un hamman. Ce jour-là, alors qu’elles reçoivent les habituées, Mereim, tombée enceinte hors mariage et sur le point d’accoucher, vient se réfugier chez elles par crainte des représailles de son frère rentré spécialement de France.

Dans le hamman, les vêtements, voiles et foulards tombent et les femmes discutent, avec leurs paroles et leurs corps comme seuls atours. Tout est criblé dans leurs dialogues : le mariage, le divorce, l’islamisme, les émigré de France, la France, les traditions, l’amour, les hommes…

La réalisation du début à la fin est très belle, tant pour les vues d’Alger (avec la poignante scène finale) que pour les images prises au hamman : vapeurs, eau et chairs, pudeur et formes féminines, visages à découvert.

Les dialogues sont exceptionnels, la comédie cocasse et hilarante côtoie la plus infâme des tragédie ; le film, tantôt un vrai régal d’humour, tantôt glaçant et effrayant -lorsqu’il s’agit d’islamisme.

Les actrices superbes, chacune dans un rôle, une personnalité bien travaillés et marquants.

J’ai trouvé ce film vraiment exceptionnel, intelligent. Cris et rires de femmes, plus féminines que féministes, laissant percevoir de l’espoir, mais comme un rêve qui reste à réaliser, tant le désespoir est grand.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 novembre 2019
Excellent titre mais film Brouillon, bcp de cries, peut être trop théâtral à mon goût, j'ai pas ressenti grand chose niveau émotionnel.
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2017
En 1995, Samia vit à Alger. Encore célibataire à 29 ans et rêvant de mariage, elle travaille dans un hammam avec Fatima, à la forte personnalité. Juste avant l'ouverture, une femme sur le point d'accoucher vient s'y réfugier pour échapper à son frère revenu de France et qui veut la tuer à cause de sa grossesse.
A travers les discussions auxquelles on assiste dans un lieu presque unique, ce film aborde de manière générale les conditions en Algérie et plus particulièrement comment elles peuvent être vécues par les femmes. Différents sujets sont ainsi développés avec plus ou moins de légèreté relatifs au quotidien, à la religion, parfois graves et même glauques quand par exemple spoiler: une femme raconte sa nuit de noces lorsqu'elle avait 11 ans
.Certaines séquences font également preuve de beaucoup d'humour et d'ironie, comme quand spoiler: une femme vivant en France se présente afin de trouver une épouse pour son fils et que Samia lui est présentée comme un article
. De cette manière, le récit m'a fait ressentir des émotions très diverses. Les actrices sont très convaincantes.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2017
Très beau film ! L'esthétique de chaque image sublime des personnages forts et tendres en même temps ...
Un 1er film très attachant et très réussi, bravo !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2017
C'est un film indispensable pour se rappeler des années sombres en Algérie. Un film fort sur les droits des femmes .
Au Hammam, diverses portraits des femmes qui témoignent de la violence. De l'humour mais aussi des dialogues très très forts sur l'intégrisme. La mise en scène est belle. Un premier film à petit budget réussi. Un film qui donne des frissons et qui fait réfléchir
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2017
Très beau film qui repose en grande partie sur un huis-clos dans un hammam au cœur d'Alger. Les personnages sont tous intéressants et les dialogues très bien écrits, merveilleux de spontanéité et de vie. Il soulève avec beaucoup de pertinence des questions qui n'ont hélas rien perdu de leur actualité. A voir !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2017
Un film absolument remarquable que je conseille très vivement, très instructif, drôle, émouvant et poignant !
Il vaut largement 5 étoiles !
karimo1984
karimo1984

3 abonnés 102 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 avril 2017
J'ai adore ce film très beau avec une intrigue qui vous tiens jusqu'à la dernière minutes. Très belle surprise et beau message
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 avril 2017
quand la beauté rencontre la guerre des sexes
"A mon âge..." montre des femmes algéroises , vieilles ou jeunes, maigres ou grasses, fertiles ou stériles, lestées ou pas de marmots, heureuses ou malheureuses, inquiètes ou reposées, comme jamais on ne les avait vues : dénudées dans un hammam, magnifiques d'abandon et d'intimité libre, partageant avec des amies ou des rivales, des ennemies ou des complices, un moment de délassement fragile, chèrement conquis sur la guerre civile qui fait rage (nous sommes dans la décennie 1990, qui a vu des centaines de milliers d'Algériens massacrés par l'utopie du salafisme armé). Le film évoque et figure trois choses, trois lignes narratives et plastiques : les effets au quotidien du combat militaire des islamistes algériens pour arracher le pouvoir étatique entre 1993 et 2000 ; la guerre des sexes (au napalm) qui opposent les femmes et les hommes algériens, qui ont le droit et la coutume pour eux ; la fragilité et la beauté du corps féminin. Sur ce dernier axe, le talent de Rayhana est tout simplement époustouflant, laisse pantois de munificence et d'éclat. Sans exotisme ni érotisme frelatées, jouant d'un naturalisme solaire et joyeux, la réalisatrice réussit à donner une lumière incroyable à la chair tendre, aux formes arrondies et à la peau satinée des femmes algéroises (et à travers elles, des femmes de toutes les époques et toutes les nations). Sous son oeil de verre, déposée dans la mémoire numérique de ses pixels, la beauté est partout, l'auteure réussit à rendre aussi beaux les petits seins en poire accrochés à un buste osseux, la cellulite accueillante comme un oreiller d'une quinquagénaire et les fesses rondes et fermes d'une accorte femme de trente ans. Je me suis demandé en sortant de la salle de cinéma si Auguste Renoir ou Pierre Bonnard avaient été ses maîtres secrets, jusqu'à ce qu'une âme charitable m'explique que la réalisatrice était passée par les Beaux-arts d'Alger, et qu'en exil en France, elle avait survécu économiquement en vendant ses sculptures. Comme Pialat ou Jean Renoir (qui commença, on le sait, par la céramique) , Rayhana possède un vécu d'artiste plasticien et ce passé transpire par toutes les pores de ce film. Je défie le plus hypocondriaque et le plus pessimiste des humains de voir ce film sans sortir revigoré, et porteur d'une énergie nouvelle. Non seulement le récit traite d'une intrigue dont le fond repose sur la solidarité, mais la manière généreuse et aimante de filmer les corps féminins, nous réconcilie avec nous-mêmes et nos imperfections, - quand bien même serions-nous un mâle ! Pour ceux qui ignorent le climat conservateur de l'Algérie actuelle, il faut souligner que la réalisatrice et ses actrices ont pris un risque important, il n'allait pas de soi de faire comprendre que ce dévoilement complet des chairs était nécessaire pour aller au coeur du mal algérien. Plus encore, une journaliste algérienne m'assure que l'équipe du film ne saurait avoir d'ennuis tant sa représentation de la nudité dans un hammam est prosaïque, naturelle, et n'a rien de provocant. L'usure des corps par la maternité ou le temps qui avale tout, la force irradiante de la maturité sexuelle, sous la caméra-pinceau de Rayhana, tout est sublimé, tout est restitué, donné à aimer, sans ce halo fantasmatique qui s'attache au Hammam depuis au moins le XVII° siècle en Occident. Mais trêve de bavardages et de pédantisme, il faut aller de toute urgence voir cette belle suite de séquences cinématographiques, cette mosaïque de tableaux si audacieux et si troublants, et clamer si votre réception est la même, la naissance d'une nouvelle auteure...
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 avril 2017
Très déçu par ce film. Au début, on écoute avec quelque intérêt les confidences "impudiques" de ces femmes qui ne peuvent se livrer que loin du regard des hommes, mais au bout d'un certain temps, on se lasse de ces sempiternelles histoires de brutalité masculine et de frustration féminine, entrecoupées des hurlements de la tenancière et de youyous hystériques.
Hormis les rares conversations lors desquelles les femmes ne parlent pas de leur vie sexuelle, on a droit à une récitation de répliques totalement artificielles entre la femme d'un islamiste et une jeune fille sur qui des islamistes ont jeté de l'acide. On éprouve de la compassion pour ces femmes mais cela ne suffit pas à tenir un spectateur en haleine...
Agathe R.
Agathe R.

15 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2017
Un beau huis clos cinématographique dans lequel une dizaine de femmes illustrent l'oppression faite aux femmes en Algérie pendant la guerre civile et leur rapport douloureux à un mari, un frère, un amant emprisonné.
Dans ce film, le dévoilement, au sens figuré comme au sens propre, illustre bien le combat de ces femmes pour le triomphe d’une vie future après l’obscurantisme.
Yves G.

1 846 abonnés 4 022 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2017
En 1995, à Alger, tandis que la guerre civile gronde, que les islamistes du FIS imposent leurs règles, les femmes vont au hammam. Fatima, la quarantaine, en tient les clés. Samia l'assiste qui rêve au prince charmant. Nadia vient de divorcer et espère enfin jouir de la vie ; mais elle s'attire la rancœur de sa belle-mère, Aicha, et la désapprobation de son amie de fac, Zahia, qui s'est convertie à un islamiste rigoriste.

"À mon âge je me cache encore pour fumer" est d'abord une pièce de théâtre montée 2009. Son auteure, la dramaturge franco-algérienne Rayhana, interdite de séjour dans son pays natal, a souhaité l'adapter au cinéma.

"À mon âge je me cache encore pour fumer" fonctionne sur le même procédé que "De sas en sas" : il s'agit dans les deux cas d'enfermer dans un lieu et un temps uniques une dizaine de femmes pour illustrer un sujet : dans un cas l'oppression faite aux femmes en Algérie pendant la guerre civile, dans l'autre leur rapport douloureux à un mari, un frère, un amant emprisonné.

Pour donner un fil narratif à ce qui, sans lui, se réduirait à une succession de vignettes, Rayhana invente le personnage de Meriem, une jeune femme enceinte qui se réfugie dans le hammam pour échapper à la vindicte de son frère. Cette intrigue donne son sens au film qui se conclue avec la gravité d'une tragédie grecque.

"À mon âge je me cache encore pour fumer" n'échappe pas toujours aux défauts d'un certain théâtre filmé : dialogues trop écrits, monologues trop longs, action trop statique. Pour autant ces défauts sont éclipsés par la tension qui naît du dispositif du film : tandis que les femmes se lavent et discutent dans le hammam, la menace autour d'elles croît jusqu'à l'explosion finale.
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