Fut un temps où chaque nouveau Pixar parvenait à nous surprendre.
Ce n'est plus réellement le cas aujourd'hui.
Même si Soul est agréable, il suit un chemin désormais bien balisé et facilement attribuable à la "patte" Pixar : une animation irréprochable à la pointe de la technique numérique (certains objets ont une apparence de réalité totale), une intrigue qui mêle habilement humour et considérations métaphysiques, et enfin une tentative de faire surgir en nous de profondes émotions liées à l'enfance.
Les aspects métaphysiques sont ici assez limités. Il est vaguement question de ce qu'est l'âme, mais le sujet n'est qu'effleuré pour être rapidement remplacé par un ressort plus classique de changement de corps. Quant aux émotions, qui faisaient tout le sel de Vice versa ou de Toy story par exemple, elles se résument à des poncifs assez éculés : l'amour d'une mère, le don de soi, la peur de mourir.
La philosophie générale du film se résume à un banal (et un peu niais) "C'est beau la vie, profitons-en", énième revisitation du carpe diem, ce qui est un peu court.
Ces réserves étant faites, le savoir-faire est toujours là. Certaines scènes sont très réussies (celle du coiffeur par exemple), l'animation de l'au-delà est assez originale et les personnages sont globalement sympathiques. Les scènes de musique sont jolies (mais moins réussies que dans Coco), la construction du film habile. L'atmosphère new-yorkaise est particulièrement bien rendue.
Un divertissement honorable, pour moi toutefois en retrait de la moyenne des productions Pixar.
Un Pixar existentiel visuellement séduisant mais manquant un peu d'émotions, qui amène à la réflexion sur le sens et la beauté de la vie, et nous rappelle qu”on a deux vies, la deuxième commençant quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une”. 3,25
Enfin ! Enfin j'ai pu découvrir le dernier né Pixar sorti directement sur Disney + pour Noël. Dans la lignée de "Vice-Versa", Pete Docter prolonge avec virtuosité le travail introspectif et allégorique pour transcrire et questionner la nature humaine. Après avoir expliqué le conscient et l'inconscient, il aborde dans "Soul" le sens de la vie grâce à une fable initiatique étonnante. On ne peut pas le nier, le récit est intelligent, si bien qu'il peut s'avérer un peu complexe par moment mais l'innovation plastique et les messages positifs emportent notre adhésion. Par ses aspirations philosophiques et poétiques, "Soul" est un hymne à la vie, à l'instant présent et à notre unicité. En ces temps incertains, ce film fait office de thérapie et permet de se reconnecter à soi-même et à ses talents, tout en donnant un coup de jus à notre dynamisme ramolli. Du cadre réaliste de New-York où l'énergie communicative des jazz-clubs se propage, le film d'animation effectue un virage radical en nous emportant vers le "Grand Avant", un monde intermédiaire qui précéderait notre naissance sur Terre. Via une bonne dose d'abstraction constituée de formes floues et de délires graphiques, on plonge dans un voyage inventif, vertigineux et comique. Entre la touche jazzy et l'introspection ludique, notre imaginaire en prend plein la vue ! Cela dit, bien qu'ayant trouvé les thématiques de "Soul" d'une efficacité troublante, j'ai ressenti quelques longueurs au sein de l'aventure que vivent les personnages. En effet, le retour sur Terre, une fois le concept de l'âme débroussaillé, marque une retombée scénaristique plus convenue et déjà-vu avec l'idée du body swap (inversion des corps). Je me suis moins amusé à partir de ce moment, sans doute destiné aux plus jeune pour créer un équilibre, et j'ai eu du mal à trouver la suite aussi palpitante que le début. Sans doute qu'un visionnage sur grand écran aurait rendu l'expérience différente. Néanmoins, "Soul" fait du bien à l'âme et tombe à pic pour nous rappeler qu'on est autre chose que des êtres humains coincés chez eux...
Encore une franche réussite de la part des studios Pixar. Soul est peut-être leur film le plus adulte et perdra sans doute un peu les plus jeunes, mais une fois de plus c'est un bijou de rire, d'émotion et de réflexion sur le sens de la vie ou encore la peur de la mort, des angoisses qui parlent à tout le monde.
Revoici le studio Pixar loin de sa zone de confort, et qui plus est dans le monde de la musique, que dire du jazz!
On retrouve pour l’occasion à la fois la touche métaphysique de Vice Versa et la leçon de vie de Là-Haut, tous deux réalisés par Pete Docter, ici aussi derrière cette petite perle d’animation.
Notre jazzman amateur Joe Gardner décède sans avoir réalisé son rêve : jouer avec des pointures. Qu’à cela n’y tienne, il va se retrouver avec une âme en devenir ’22’.
À travers les aventures décalées de ce duo improbable, le film transmet au spectateur l’amour de la musique, et du jazz, et au-delà de la Vie.
Si le scénario est assez basique et accessible pour toute la famille, il sait, un peu à l’image de films animés japonais, faire émerveiller le quotidien, et sublimer l’ordinaire.
La plus grande réussite reste la musique, toutes les partitions magnifiques qui bercent le spectateur de la première scène jusqu’à la dernière. Sans forcément créer une atmosphère spécifique, elle donne un cadre, un environnement où se joue naturellement l’action du film.
L’animation n’est pas en reste : allant d’un New York restitué dans sa multitude de détails, et à l’opposé, la côté irrationnel et simplifié façon gelée verte de l’au-delà.
J’aime la bonhommie du character design de tous les personnages, rendant les protagonistes immédiatement identifiables et attachants.
Le film ne révolutionne pas le cinéma, mais montre que Pixar continue de tenir la dragée haute au cinéma.
"Soul" fait incontestablement partie du haut du panier de Pixar et confirme combien Pete Docter constitue un atout précieux pour le studio. Dans ce film qui met pour la première fois en scène exclusivement des acteurs afroaméricains, Pixar interroge les choix de l'être humain, les frustrations qu'ils peuvent engendrer. Dans un rythme et des graphismes flamboyants, une rafale de questionnements atteignent le spectateur : comment trouver sa voie ? Faut-il laisser ses rêves de côtés ? L'inspiration de Docter fait de nouveau plaisir à voir. Dans sa peinture de l'au-delà et son "purgatoire apaisant", le studio fait preuve d'une de ses plus fortes inventivités, à ranger aussitôt aux côtés de "Monstres et Cie" et Vice-Versa". Si l'on regrette un côté comme inabouti dans sa seconde partie, "Soul" réenchantera à coup sûr l'épilogue de cette année 2020 morose.
"Soul" fait partie de ces œuvres qui n'ont, hélas, pas pu avoir une vie dans les salles obscures à cause de la crise du Covid. Et dans ce cas précis c'est vraiment regrettable car Pixar nous offre une nouvelle fois un must d'animation. J'ai une nouvelle fois passé un bon moment. "Soul" où quand Pixar nous offre son œuvre la plus mature et certainement la moins accessible. La mort, thème cher au studio, est une nouvelle fois abordée avec beaucoup de subtilités. On nous offre aussi une belle leçon sur la vie, le sens qu'elle peut avoir. Le film nous pose également une question essentielle : Peut on vivre de nos passions ? Bref, une œuvre mature donc mais aussi très philosophique. Je regrette personnellement un petit manque d'émotion que j'avais ressenti sur "Coco" et "En Avant". Et oui je reconnais sans honte avoir versé des larmes sur ces 2 films. Toujours est t'il que "Soul" est un très bon crû du studio remplit de bonnes surprises que la bande annonce avait bien gardée secrète. C'est assez rare pour être souligné. Une exclusivité en or pour Disney plus.
Une oeuvre animée de Pixar, malheureusement pas sortit au cinéma à cause de l'épidémie que l'on connait, qui m'a fait sourire mais aussi pleurer !! "Soul" est exactement ce qui me fallait, point de bébètes idiotes qui parlent, on y suit un professeur de musique passionné de jazz au piano qui a une belle chance par un de ses anciens élèves de jouer avec une diva célèbre et adulée, il est tellement content qu'il tombe dans un trou et se retrouve dans les étoiles entre vie et mort. De là-haut, il se battra avec une espèce d'ange pour revenir mais se font maladroitement réincarner dans les corps humains et animaux. J'ai beaucoup aimé ce film d'animation avec une histoire bien placé dans les quartiers noirs Américains , leurs cultures, modes de vies, leurs rèves, et puis mème dans les étoiles du paradis , les enfants (et mème les adultes) peuvent avoir des imaginations de l'au-delà. Il y a aussi des moments droles , touchants, c'est ça le cinéma , cela permet de rèver, de se divertir et ça marche ici.
Prenant le risque de s'adresser à un public plus mature et de casser certains codes du film d'animation, "Soul" étonne grâce à son propos simple mais si important : le goût de la vie. C'est beau graphiquement et inventif, les personnages sont touchants, Joe et 22 forment un duo touchant. À part la VF complètement ratée d'Omar SY, il n'y a presque rien à redire. Le film brasse un éventail assez important de thèmes : la mort, la naissance, la passion, les vocations, la musique, la famille, le pardon, etc. C'est beau, c'est joyeux, ça donne l'espoir et c'est à voir !
J'aurai jamais cru mettre 2 étoiles à un Pixar, mais on s'ennuie, ils ont voulu trop en faire côté scénario ils vont trop loin au point de perdre le spectateur, les décors pareils ne sont pas ouf. Ou est la simplicité et la magie de "Là Haut" et "Wall-E" ? Un bon point pour la bande son très sympa néanmoins.. mais ça "braille" côté personnage, ça fait pas vraiment pixar !
Assurément la première partie convainc par son esthétisme et ses diverses trouvailles (la critique de l'égocentrisme étant particulièrement bien amenée!), créant un monde identifiable. Cependant, la seconde partie avec ce retour sur Terre manifestement très facile contrairement aux règles soi-disant fermes de l'au-delà se perd dans une intrigue convenue qui perd la poésie première sans parvenir à réellement amuser, d'autant que le message fort didactique manque de pertinence! Certes il rappelle que la vie vaut par ses satisfactions et plaisirs du quotidien mais notre héros vit assez confortablement aussi lui est-il en réalité relativement aisé d'adopter une attitude plus optimiste et épicurienne, surtout que celle-ci semble se réduire à l'art... Comme parfois chez Pixar, l'excellent concept originel/original se dilue ensuite dans une intrigue attendue et bien moins imaginative...
Soul est un film brillant. Il parvient, avec poésie, délicatesse, humour, intelligence à matérialiser des concepts complexes comme l’âme, la vocation, le sens de la vie, ... Techniquement c’est du grand Pixar. Beau et réaliste dans le vrai monde, graphique et original dans l’au delà. Enfin, et c’est la aussi une particularité de Pixar, mais qui avait tendance à se perdre ces derniers temps (avec Vice-versa notamment), il s’adresse aussi bien aux grands, qu’aux petits.
Encore un très bon film des studios Pixar qui continuent (notamment après vice versa auquel on a quelques ressemblances) sur un sujet difficile tout en gardant une accessibilité enfantine. Visuellement très réussi, les thèmes abordés sont nombreux et le message est fort. Avec une petite touche d’émotion (même si pour le coup, on a parfois eu mieux), ce Soul est très réussi.
Le nouveau Pixar, réflexion sur la vie, renvoie à "Vice versa" et en est un peu sa vision philosophique. Les questions que posent le film sur le sens de la vie échappera surement aux touts petits, les plus grands apprécieront tout comme les amateurs de jazz aimeront la BO. Les enfants seront plus séduits par le quiproquo avec le chat du film et avec els petits personnages en forme d'âme. Les studios pixar ont fait mieux mais ils ont le mérite de garder leur esprit depuis qu'ils ont été avalé par la machine Disney.
Un chef d'oeuvre puissant, une recherche perpétuelle de vérités, de réponses, des personnages attachants, une merveille de morale à la hauteur de Vice Versa. Une perle qui recèle bien des séquences incroyables. Une musique aussi intéressante que profondément exceptionnelle. Ce film est un bijou.