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McKnee
7 critiques
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0,5
Publiée le 1 janvier 2021
Pire Pixar de la collection. Passer d'un chef d'oeuvre absolu comme Coco ou concernant plus directement Pete Docter, de Monsters Inc ou Toys Story à ce brouillon dénué d'émotion est, vu l'encensement général des critiques, décevant au plus au point. Je n'imagine même pas la VF avec Omar Sy...
Revoici le studio Pixar loin de sa zone de confort, et qui plus est dans le monde de la musique, que dire du jazz!
On retrouve pour l’occasion à la fois la touche métaphysique de Vice Versa et la leçon de vie de Là-Haut, tous deux réalisés par Pete Docter, ici aussi derrière cette petite perle d’animation.
Notre jazzman amateur Joe Gardner décède sans avoir réalisé son rêve : jouer avec des pointures. Qu’à cela n’y tienne, il va se retrouver avec une âme en devenir ’22’.
À travers les aventures décalées de ce duo improbable, le film transmet au spectateur l’amour de la musique, et du jazz, et au-delà de la Vie.
Si le scénario est assez basique et accessible pour toute la famille, il sait, un peu à l’image de films animés japonais, faire émerveiller le quotidien, et sublimer l’ordinaire.
La plus grande réussite reste la musique, toutes les partitions magnifiques qui bercent le spectateur de la première scène jusqu’à la dernière. Sans forcément créer une atmosphère spécifique, elle donne un cadre, un environnement où se joue naturellement l’action du film.
L’animation n’est pas en reste : allant d’un New York restitué dans sa multitude de détails, et à l’opposé, la côté irrationnel et simplifié façon gelée verte de l’au-delà.
J’aime la bonhommie du character design de tous les personnages, rendant les protagonistes immédiatement identifiables et attachants.
Le film ne révolutionne pas le cinéma, mais montre que Pixar continue de tenir la dragée haute au cinéma.
Ce film a le mérite de nous proposer un scénario avec une idée initiale très originale, par moments bien exploitée. Visuellement on a atteint la perfection avec des textures plus que réelles et une excellente mise en scène. La BO est inspirée, et les acteurs (vu en VO) investis dans leurs rôles.
Malheureusement le film n'atteint jamais le niveau d'émotion de Vice Versa ou Coco. C'est vraiment bien fait techniquement mais le résultat final pêche dans ses choix de scénario, notamment les 30 minutes sur terre au milieu absolument interminables et trop enfantines, pour un film qui justement paraît bien inaccessible pour un jeune public au début et à la fin. Un film qui ne sait pas trouver son public et qui en voulant plaire à tout le monde manque cruellement de cohérence et de ligne directrice. Le film aurait clairement dû passer bien plus de temps à explorer le monde des âmes en explorant ses rouages, que de se perdre dans un milieu cartoonesque et peu crédible.
On passe quand même un bon moment, mais à défaut d'être une prouesse technique, on en ressent surtout un goût d'inachevé et une impression paradoxale d'une idée originale non explorée en profondeur.
Les premières minutes sont brillantes et laissent présager le meilleur. Et puis on passe (après une séquence très inventive) dans une sorte de dimension métaphysique dont l’esthétique est abominablement niaise, un genre de pastel rose bonbon insipide : on aime Pixar pour la foison de détails, les textures incroyables ... là (et ça prend une bonne partie du film), on nage dans le vaporeux dont seules surnagent des entités subtilement inspirées d’un Picasso qui serait croisé avec La Linea. Meme la représentation de “l’au delà”, sorte de soupe de pixels blanc, est ratée : d’ailleurs un des gros ratages du film est le manque de cohérence entre les divers “plans” de réalité, comme si des équipes différentes avaient bossé sans concertation. Le scenario est mal foutu, sans vraie montée en puissance, on sourit sans éclater de rire, les personnages manquent à la fois d’épaisseur et d’expressivité (les “âmes” en particulier sont uniformes et bâclées). Plus gênant, le fond de propos est aux limites du douteux : nos “âmes” (concept déjà con à la base mais bon) seraient “préformatées” avant la naissance, caractères compris (enthousiaste ou blasé, honnête ou manipulateur...), y compris notre “flamme”, ce qui nous motiverait dans la vie. Alors évidemment un film Pixar n’est pas supposé être réaliste, mais le message essentialisant est tout de même passablement sinistre sur ce qu’est la vie terrestre, où l’on déroulerait une prédestinée plutôt que de construire ce qu’on est. Au final le film se termine sans qu’on ait vraiment l’impression qu’il ait commencé, dans un final sans magie, sans ambition. C’est un peu comme si le Covid avait réduit les ambitions de Pixar, mais ca me l’explique pas pourquoi tant de gens prétendent que Soul en est un des sommets, alors qu’il me semble terriblement mineur et oubliable, même et surtout esthétiquement.
spoiler: Joe Gardner, professeur de musique au collège, se sent coincé dans la vie et insatisfait de son travail. Il rêve d'une carrière dans le jazz, à laquelle sa mère, couturière, Libba, objecte. Par hasard, son ancien élève Curly l'informe d'une ouverture dans le groupe de la légende du jazz Dorothea Williams. Joe impressionne Dorothea avec son piano et se voit offrir le poste sur place. Alors que Joe se prépare joyeusement pour sa première représentation plus tard dans la nuit, il tombe dans une bouche d'égout.
Joe se retrouve comme une âme se dirigeant vers le "Grand Au-delà". Ne voulant pas mourir avant sa grande première, il essaie de s'échapper mais finit dans le "Grand Avant", où les conseillers d'âme - tous nommés Michel - préparent les âmes à naître à la vie sur Terre. Joe se présente comme un instructeur qui est sur le point de former les âmes et se voit assigner 22, une âme cynique qui est restée dans le Grand Avant pendant des millénaires et ne voit aucun intérêt à vivre sur Terre. 22 révèle qu'elle a un badge qui se remplit de traits. Elle a besoin de trouver son «étincelle» pour le terminer et dit qu'elle la donnera à Joe pour qu'il puisse rentrer chez lui.
Joe essaie d'aider 22 à trouver une passion, mais les tentatives s'avèrent vaines. Sans autre option, 22 l'emmène dans «la zone», une zone dans laquelle les gens pénètrent lorsque leur passion les met dans une transe euphorique; il abrite également les âmes perdues qui deviennent obsédées. Ils rencontrent Moonwind, un virevolteur de signes qui entre dans la zone pour sauver les âmes perdues. Il accepte d'aider Joe à retourner dans son corps et ils apprennent que la chute de Joe dans la bouche d'égout l'a envoyé dans le coma. Joe revient sur Terre avec enthousiasme, mais en amène accidentellement 22 avec lui, ce qui fait que 22 pénètre dans son corps et Joe se retrouve dans le corps d'un chat de thérapie. Pendant ce temps, Terry, un comptable désigné pour compter les âmes se dirigeant vers le Grand Au-delà, trouve le décompte et convainc les Michels de la laisser retrouver l'âme manquante.
22 et Joe s'échappent de l'hôpital. Au départ effrayé, 22 s'installe dans le corps de Joe et trouve beaucoup de plaisir dans les petites choses de la vie. Ils se dirigent vers l'appartement de Joe où Connie, l'une des étudiantes de Joe, arrive pour lui dire qu'elle quitte le groupe. Avant de partir, Connie joue un solo de trombone passionné, qui enchante 22, qui la convainc du talent qu'elle a et que la musique est pour elle. Heureuse, Connie remercie "Joe" et part, ayant changé d'avis. Ils vont ensuite se faire couper les cheveux où 22 tient une conversation profonde et poignante avec Dez, le coiffeur. Après 22 déchire le pantalon de Joe en se penchant, le duo va voir Libba pour le faire réparer; après que "Joe" se réconcilie avec sa mère, Libba accepte enfin la passion de Joe pour la musique et lui offre l'ancien costume de son défunt père.
Avant que Moonwind puisse restaurer Joe, 22, décide qu'elle doit trouver son but sur Terre, refuse de procéder à la restauration de Joe. Alors qu'elle s'enfuit avec Joe derrière, Terry les rattrape et les ramène tous les deux au Grand Avant, où 22 voit que son badge a été rempli. Cependant, Joe lui dit que ses expériences et ses goûts lui ont valu le badge. En colère, 22 jette le badge à Joe et disparaît dans la zone. Joe apprend d'un Michel qu'au lieu du but d'une vie, une étincelle signifie simplement qu'une âme est prête à vivre. Il retourne sur Terre et a une première performance réussie avec le quatuor Dorothea, mais ne se sent pas bien sur ce qui s'est passé.
Inspiré par les objets que 22 a collecté dans son corps, Joe joue du piano pour entrer dans la zone et chercher 22, qui est maintenant une âme perdue. Il essaie de lui rendre son badge, mais 22 reste désespéré et brisé par rapport à son objectif. À l'aide d'une petite graine d'érable que 22 avaient récoltée, Joe la convainc qu'elle est prête à vivre et elle revient à la normale. Avec son badge en arrière, 22 entre finalement sur Terre avec Joe l'accompagnant aussi longtemps qu'il le peut. Alors qu'il se prépare à se diriger vers le Grand Au-delà, Joe est arrêté par un Michel qui lui dit qu'il les a inspirés et lui donnera une autre chance de vivre. Joe les remercie et retourne dans son corps sur Terre, maintenant avec l'intention de vivre pleinement sa vie.
Soul est un film très intelligent. Peut être trop.
J'ai vu le film avec mes 3 enfants de 6, 10 et 12 ans. Ils n'ont rien compris et le plus jeune a même pleuré quand il a compris au bout d'une demi heure le concept du film. Il n'y a rien pour eux dans le film. L'humour leur est incompréhensible. Et pourtant mes enfants sont habitués aux œuvres exigeantes. Vice-versa était exigeant mais centré sur un enfant et donc les enfants pouvaient se projeter. Soul parle des angoisses d'un homme de 40 ans. Comme moi... Moi j'ai beaucoup aimé.
un peu influencée par la critique officielle et par certaines personnes qui l'ont vu avant moi, je m'attendais à un chef-d'œuvre. j'ai été un peu déçue, ce film d'animation est loin d'être le meilleur Pixar. Peut-être qu'il serait judicieux de le revoir pour mieux le comprendre et donc plus l'apprécier ?
Film moyen sans plus, comme d'hab le film est beau (Comme tous les Pixar quoi c'est pas un mérite), Trop de "Ta gueule c'est magique !" à certains moments surtout dans les mondes "Fantastiques", le concept de "Mentor" est mal expliqué et dispensable (Dans le sens où les âmes ont pas besoin de ce mentor pour rentrer dans l'entrepôt et découvrir ce qu'elles aiment) et surtout ce qui plombe le film pour moi c'est la Fin, un des messages du film c'est d'accepter sa mort car la mort fait parti de la vie, Joe n'avait plus aucune raison de vivre, il a accomplit son plus grand rêve pourquoi forcer cette morale de "La vie mérite d'être vécue" alors que pendant tout le film on a vu que la vie de Joe était nulle et "ordinaire" et qu'après cette aventure il va sûrement revenir à cette même vie de prof le matin et pianiste le soir, en gros le film a tourné en rond... Et même si le passage de l'aventure New-Yorkaise était la partie la plus sympa c'est du réchauffé le coup du "Switch des corps" on a déja vu ça partout. Parlons un peu de la VF, je pense que c'est le premier film Pixar où on a un trio de Star Talent aussi peu mémorable et aussi peu "Sexy" Omar Sy depuis 2017 a enchaîné les ratés au Cinéma et on a 2 humoristes Camille Cottin et Ramzy Bedia qui cassent pas 3 pattes à un canard non plus. Le mieux qui s'en sort pour moi des trois c'est Omar Sy et le pire c'est Ramzy Bedia qui correspond absolument pas au personnage de Vendelune qui est un personnage excentrique et assez louphoque dans l'idée. Je conseillerai la VO quand même puisque le trio principal est meilleur (Jamie Foxx, Tina Fey et Graham Norton) et mention spécial pour ce dernier qui fait un meilleur Vendelune avec son petit accent irlandais qui passe mieux que l'accent blédard de Bédia pour le personnage. Soul n'est pas un mauvais film, ça dépeint bien la culture afro-américaine à New-York avec les Barber Shop, les couturiers, les écoles, le métro et surtout le Jazz même si j'aurai aimé un peu plus de Jazz car pour un film d'1h40, 10 minutes de Jazz c'est pas assez (Surtout qu'au même moment on s'attarde sur des futilités style l'éspèce d'esprit avec son boulier qui fait chier le monde pour retrouver Joe) mais comme cité il a plus de problèmes que de qualités. La phrase qui résume ce film pour moi est : "Trop mature pour les enfants et trop con pour les parents"
Déçu j'ai décroché.... L'histoire ne m'a pas plu. Et déçu par le grafisme. Le début est pourtant excellent mais après l'accident je n'ai malheureusement pas aimé.
Véritablement séduit par Soul qui arrive à nous toucher en plein cœur grâce à sa légèreté à l'égard des phases inexorables de la vie. Une belle leçon d'amour et d'altruisme qui nous fait prendre conscience de la chance qu'on peut avoir.
A quoi sert de vivre? Voilà la question complexe à laquelle Soul souhaiterait, non pas répondre, nous éveiller. On ne vit pas pour accomplir un destin unique et une mission divine comme, pourtant, beaucoup de films hollywoodiens, notamment pour enfants, veulent nous le faire croire. C'est également la base des nouveaux préceptes éducatifs où chaque enfant est considéré comme un dieu incarné. Non, nous vivons pour... absolument rien, mais ça n'empêche pas de tenter de vire pour le mieux et de profiter des beautés que le monde nous offre (quand on a de la chance). Film désabusé? Non, pas vraiment, au contraire même : chacun a la faculté de faire de sa vie son propre chef d'oeuvre et au diable ceux qui jugent. Un très bon film d'animation donc, à l'esthétique légèrement trop kitsch (plus que Vice-Versa), mais qui a du fond. Les personnages inspirés de Miro sont magnifiques. L'alliance Disney Pixar est vraiment le seul studio américain d'animation à nous offrir bien plus qu'un simple divertissement. On leur en veut énormément d'avoir privé les salles de cinéma de ce beau film pour en faire un simple produit d'appel sur une plate-forme. Mais l'appel de l'argent est toujours le plus fort...
Soul est un bon film Pixar ; comme les studios ont l'habitude d'en faire ; même si je n'ai pas forcément été autant ému et enthousiaste que devant d'autres productions des studios (leur dernier film : En Avant, m'avait déjà marqué malgré un pitch beaucoup moins séduisant). C'est tout de même un indéniable bon film. L'univers un peu métaphysique est intéressant, mais il est plus complexe qu'il n'est riche ; je ne suis pas sûr que les enfants soient si sensibles à l'intrigue du film. Mais pour les adultes en revanche, le film marche bien (avec notamment un moment d'émotion bien senti). Le casting vocal original est convaincant et l'animation très réussi (appliquant celle des précédents Pixar). La bande originale est très bien, rendant un bel hommage au registre musical dont le film porte le nom. Pas le meilleur Pixar, mais tout de même de bonne qualité.
Magnifique animation. Ce film est une prouesse tantôt par son contenu que par la beauté des images qu'il offre. Une approche pure, qui ne se veut pas moralisatrice, mais qui invite à mettre les choses en perspective, faire une pause et à se recentrer sur le sens même de la vie, et de tous ces petits instants/événements qui la composent. Plein de subtilités, d'humour, de bienveillance et sensibilité, le tout saupoudré de petites notes musicales parfaitement choisies. À voir absolument :) !