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Un visiteur
0,5
Publiée le 28 décembre 2020
Grande déception : film très lent, scénario à la fois trop complexe pour un enfant de moins de 10 ans, et insuffisamment pour les plus grands, ennuyeux et au final assez convenu ... Une animation de qualité lorsque les personnages sont sur terre, très inférieur à ce que l'on attend de Pixar quand ils sont des fantômes. Bref, un film d'animation finalement pas destiné aux enfants ... Et pas tellement plus aux adolescents ou aux adultes ... Très loin des qualités attendues habituellement de Pixar et sans grand intérêt tant pour l'histoire que pour l'animation.
Moins marrant, plus adulte, euphorisant et émouvant, "Soul" surprend avec cet incroyable hymne à la vie improvisé sur des airs de jazz. Dans la continuité de "Vice-versa", Pixar continue de nous faire voyager entre deux mondes, deux univers bien différents et pourtant étroitement liés qui font ce que nous sommes. Mon seul regret restera, bien sûr, de ne pas avoir découvert cette petite petite dans une salle obscure, un pot de pop-corn à la main.
Mon film 2020 préféré. Un chef d'œuvre visuel et un récit tellement beau et émouvant que je n'ai pas pu m'empêcher de verser quelques larmes à la fin. Le concert de jazz m'a beaucoup ému car ça m'a rappelé Gare Jazz, un de mes lieux favoris à Paris, actuellement fermé à cause de la pandémie. Bref, un très beau film, attendrissant, que l'on regarde et aime pour plusieurs raisons.
une ode a la vie , a l'envie de vivre , mon fils de 7 ans a adoré et a souvent ri , ma fille de 13 ans a lancé un Waouu a la fin de la séance et nous parents on a savouré chaque minute, chaque note du grand Disney qui pétille dans les tripes , un bon moment et on en a tellement besoin
On s'éloigne trop pour ma part du sens premier d'un dessin animé qui est de divertir simplement avec des histoires d'aventures,des beaux décors de l'humour.avec ce pixar on est dans la psychologie, l'introspection de l'âme, l'idéologie bien penssante( déjà fait avec vice et versa).pongo et Perdita revenez.
très bon Pixar... ce film nous fait réfléchir sur le sens de notre vie sur terre etc... de plus la musique de Trent reznor et Atticus Ross est vraiment rafraîchissante... je recommande...
Comme d'habitude Pixar ne nous déçoit pas avec un nouveau bijou de l'animation. Poétique et drôle, il est accessible aux petits comme aux grands. J'ai vraiment adoré ce film, tres touchant.
On est toujours subjugué par l'animation de Pixar. Décors superbes et personnages plus vrais que nature. En dépit de l'esthétique au rabais de Vice Versa qui domine la moitié du film. Soul ne déroge pas à la règle. . Mais pour le reste , quelle déception.... Scenario simpliste et insipide qui prend des airs de conte philosophique, très américain, sur le sens de la vie. On y comprend rien du mélange des âmes. Mais les américains aiment bien les aller-retours avec l'au-delà et nous en mettent un paquet. Des personnages qui ne sont pas amenés au bout de leur logique. Un chat qui parle avec la voix du narrateur et parfois non. Des protagonistes qui ne se rendent compte de rien. Les seuls grands moments sont ceux où l'on parle musique, mais ce n'est qu'un prétexte trop vite abandonné pour déblatérer stérilement sur l'existence.....Un magnifique ratage prétentieux qui oublie les enfants et ennuie les adultes qui décrochent vite de cette histoire sans queue ni tête qui aurait pu être, avec un peu de simplicité, une belle histoire sur le jazz. Pixar est passé à côté du sujet......
J'ai toujours trouvé que les films d'animation Pixar avez quelque chose que d'autres sociétés de production n'avez pas, et ce film en est la preuve. C'est un chef d'oeuvre que j'attendais avec impatience depuis que Soul était annoncé. J'étais déjà tombé amoureuse de Vice-Versa, et de son sujet poignant, et Soul renforce encore plus, avec à nouveau cette compréhension du comportement humain mis en avant à travers un film facile de compréhension. Et une morale qui m'a donné la larme à l'oeil. Les personnages sont attachants, et on peut facilement s'identifier à eux, rendant l'histoire d'autant plus émouvante. C'est à travers la fiction et le fantastique que Pixar ne cesse de nous prendre par les sentiments, et c'est sur ce point qu'ils ont toute mon attention. Je conseille vivement Soul, qui vous fera surement changer de regard sur le monde qui vous entoure!
Le deuil et son acceptation, ce sont des leçons de vie que l’on ne peut amputer au studio Pixar. Son identité étant toute faite et renouvelée d’année en année, ce que propose pourtant Pete Docter, après le voyage subconscient de « Monstres & Cie », la promesse transmise de « Là-haut » et la rêverie émotionnelle de « Vice Versa », est de l’ordre de la fascination pour un univers, où la mélancolie cohabite parfaitement avec esthétique qu’on lui dédie. On y affine encore plus les contours et le dynamisme de chaque action passée à l’écran, cette fois le petit. Hélas, mille regrets peuvent contrarier l’enthousiasme du public ou de Docter et ses scénaristes, Kemp Powers et Mike Jones. Ce que l’on discute autour d’une célébration de la vie et du goût de la vie laisse sans doute manœuvrer des interprétations contradictoires, avec ce que l’on nous présente d’entrée de jeu. Ou alors serait-ce intéressant d’enfin considérer cette œuvre comme l’ultime lettre d’adieu à une identité au sein de l’animation sous l’ère Disney ?
Si l’on se rapproche un peu plus du « monde d’après », c’est peut-être qu’un sentiment d’insécurité s’empare de notre quotidien, toujours plus cruel et qui nous laisse rarement une deuxième chance à nos échecs. Joe Garner, passionné par la musique et particulièrement par le langage spontané du jazz, se retrouve confronté à un dilemme au bout de sa vie, qu’il préserve justement au nom d’une carrière à succès. Mais toutes les vocations ne sont pas accessibles et un étrange échange, loin d’être inintéressant, évoque pleinement ces promesses perdues dans nos limbes et notre satisfaction du moment. Le récit le développe avec une grande clarté et une grande maturité, si grande qu’il pourrait égarer son jeune public aux portes de sa propre conscience. Ce qu’il y a de magnifique dans un message aussi déprimant qu’une vie en phase terminale, c’est de nouveau la passion et la nostalgie de pouvoir respirer et inspirer l’âme de chaque instant dans ce monde, comme dans l’autre. Mais ce que l’on nous apporte dans ce curieux « monde d’avant » dérange, par sa nature radicale et pessimiste d’amorcer une vie et de pouvoir la contrôler à son aise. Le sous-entendu de l’âme préconçue au triage des personnalités ne passe pas inaperçu et entre directement en conflit avec une liberté qu’on retirerait finalement au studio, comme on la prive au spectateur dont on impose l’introspection à travers leurs ambassadeurs immatériels. En quoi serait-il pertinent de vivre heureux et en paix uniquement à l’accomplissement de nos rêves ?
Les morceaux de jazz se retrouvent inachevés et empilés, sans que l’on prenne de temps d’enfin d’écouter et d’apprécier cette victoire qui se tient à portée de main. Mais cela justifie ainsi la réflexion du duo Joe-22, deux entités qui se révèlent polaires et qui partagent une vie encore plus grande que ce à quoi ils sont ou étaient destinés. Il fallait donc contrebalancer avec le métro, boulot, dodo dans un New-York qui condamne ses habitants dans le confort de la banalité. Cette description est souvent furtive, mais transpire d’une fièvre qui accompagne chaque chute individuelle et le visuel, mariant la 2D et la 3D, la dessert plutôt bien. Notons toutefois que la fluidité des scènes ne réclame plus une la mise en scène immersive et en accord avec une thématique aussi abstraite et qui laisse tant d’opportunités de nous transporter plus loin qu’un écosystème, dont les codes sont rapidement assimilés.
Quelques ondes parasites persistent toutefois dans quelques temps forts. Cette confusion invoque maladroitement quelques pointes humoristiques que l’on bombarde un peu aléatoirement sur le dénouement. On ne cherche sans doute plus à réunir de force les ingrédients du sanglot et le studio revient au coin du feu, afin de poser ses arguments et toute la tendresse qui ont fait de lui la célèbre incarnation du deuil, dont la page semble enfin se tourner vers des horizons plus primitifs, à ne pas confondre avec régressives. « Soul » bouscule ainsi cette acceptation de vivre et de mourir en ce jour. Dommage qu’il ne maîtrise pas entièrement son propos, et ne la rendre pas très accessible à tous, entre les cases qu’il coche et cette flamme de la vie qu’il prône et qui donnera un sens au point final de l’existence et de la conscience de tout individu.