Les coulisses d'un late show, un film porté par Emma Thompson dont la prestation n'est pas sans rappeler une certaine Meryl Streep. A croire que, que ce soit dans la mode ou la télé, une femme doit être sans cœur pour s'imposer. Là aussi, la carapace se fissure un peu, ce qui rend le personnage et le film intéressant.
Des dialogues qui sonnent faux, des acteurs (malgré un casting de haute volée) pas très a l’aise, des clichés a la pelle, bref une comédie malheureusement plutôt ratée…
Comme Morning Glory ou L'abominable vérité, Late night décortique les travers de l'industrie télévisuelle. C'est précis, subtil et drôle. Cet univers codifié et machiste, en proie au jeunisme et aux controverses sur les réseaux sociaux, est le terrain de jeu d'Emma Thompson, sorte d'Ellen sauce british. Toute en autodérision et en punchlines dévastatrices, elle est comme un poisson dans l'eau. Comme si elle avait une revanche à prendre sur Hollywood, la vie, les hommes. Et elle semble bien vengée. En petit génie, preppy et mimi, Mindy Kalling est très attachante dans son rôle d'empathique. Face à elle, on ne peut qu'être déçu par la partition donjuanesque d'Hugh Dancy, que sauve à peine une love story finale trop survolée. Dommage, un brin de romcom aurait été bienvenu.
Le format est beaucoup trop américanisé pour trouver son écho chez nous en dépit des thèmes abordés. Reste que la prestation d’Emma Thompson en présentatrice de talk-show en sursis est au-dessus de la monotonie et de la superficialité d’un film ultra prévisible.
"Late night"...l'histoire d'une présentatrice devenu has been qui doit se faire "aimer" pour garder son émission. Elle va embaucher une jeune femme au parcours atypique pour sauver la situation!
Mais que c'était bien!! Certes c'est un peu caricatural sur les personnages principaux et le happy end était obligatoire mais j'ai adoré les salves de vannes balancé qui faisait tous mouche! Tu es obligé d'en rire même si parfois c'était de belle vacherie mais les situations était exactement faite pour et cela passe sans soucis.
Passe un très bon moment...et que dire la suite, bu un coup au bar avec Minionne et puis entre le "non non continué a communiquer" pendant qu'il rangeait les tables et puis l'extinction des feux du bar c'était trop drôle!!! Bon en même temps on a regardé l'heure et c'était un peu 0h20 passé!lool
Bref soirée fini a plus de 2h30 du mat'...sa a piqué mais trop bien hein??lol
Une comédie satirique pas déshonorante, mais qui demeure au final trop sage et "bien-pensante", laissant tomber un peu trop souvent le côté grinçant de son écriture pour le réserver à la mise en cause de la misogynie, n'égratignant que trop peu certains personnages et résumant son histoire à un duo-duel (savoureux par ailleurs) entre Emma Thompson et Mindy Kaling. Le sujet reste intéressant par le regard qu'il offre sur les coulisses de ces talk-shows américains devenus les passages obligés pour les célébrités de tout poil, et les péripéties sont amenées à bon escient pour relancer la machine.
Comédie croisement entre Network et Le diable s'habille en Prada sur un late show US. La fin est trop typiquement bien pensante comme Hollywood les aime. Vaut cependant pour l'impériale Emma Thompson et Mindy Kaling qui a pris du poids - dans tous les sens du terme - depuis The Office.
Un film intéressant, malgré la discrimination positive qu'il essaie maladroitement de véhiculer, surtout à la fin. Quelques moments très drôles. Ça se regarde bien. Emma Thompson est magistrale, comme toujours, même si le méga happy end est cousu de fils blancs et hautement improbable.
Pas enthousiasmé par la proposition faite du film Late night. L’histoire est loin d’être passionnante à suivre en raison du manque de rythme. Nous sommes censés être dans les coulisses d’un grand late show Américain et finalement, on y découvre pas grand-chose. Le récit autour des auteurs n’est pas emballant et la rivalité supposée entre les personnages de Katherine et Molly n’est pas assez mise en valeur. Les personnages et leurs vécus ne sont pas assez exploités pour relever l’intérêt du film. L’humour, notamment concernant les auteurs n’apporte aucune plus-value à la production. Niveau casting, pas grand-chose à relever non plus. Globalement on s’ennuie.
Venant de voir « Le Diable s’habille en Prada » on m’a conseillé « Late Night » comme étant dans la lignée. Voir Emma Thompson en 1ère et seule femme présentatrice d’un « late show » c’est certes pas réaliste, car ça n’existe pas, mais c’est surtout inattendu donc pourquoi pas ? En tout cas c’est la raison qu’elle invoque pour avoir accepté le rôle, ça et le fait de renouer avec le stand up qu’elle pratiquait plus jeune. D’accord sauf que ça ne suffit pas à faire un film, surtout pas un bon. Si on a ni une bonne raison ni un scénario convenable on va souvent dans le mur, et c’est le cas là. La différence majeure entre les 2 longs métrages est que l’un dénonce très justement les difficultés d’être une femme qui réussit, quand l’autre verse plus dans le féminisme sur fond d’audimat. Le meilleur exemple est que les 2 traitent également de la prime à la jeunesse mais seule Newbury s’indigne d’être remplacée par un homme. Du coup on voit que l’ensemble est moins soigné, l’écriture est plus basique, c’est conventionnel et lent, bourré de clichés, la trame est attendue et artificielle, la musique s’oublie vite, l’humour ne passe pas (même quand ça semble plaire davantage au public), les dialogues sont médiocres, Molly en fait trop, l’histoire et la psychologie des personnages passent à la trappe, on se tape quand même la love story compliquée obligatoire mais surtout les leçons de morale sur l’acceptation de l’autre, qu’importe ses origines ou son sexe. Bon après on a droit à pas mal de punchlines, un peu forcées parfois mais ça bouge, voir une femme qui assume et du politiquement incorrect c’est tellement rare que ça fait du bien quand il y en a, le choix de Tennant est bon tant il a la tête de l’emploi, en dehors des écueils dans lequel le scénario sombre facilement ressortent quelques réflexions sur l’attractivité de la jeunesse et la continuité du succès. Dommage que l’histoire n’ait pas davantage insisté sur ce fléau d’Hollywood qui rejette les acteurs expérimentés et talentueux au profit de nouvelles têtes, et qu’on n’ait pas vu pourquoi la boss de Newbury agissait ainsi, le développement aurait pu amener plus de profondeur. Bizarrement, vu que le sujet est moderne et bien pensant la presse a adoré, trop facile… C’est un des soucis majeur du film : ça semble écrit pour faire évoluer les mentalités, mais surtout pour donner l’exemple, pour formater les esprits, pour l’acceptation de l’âge mais aussi de la discrimination positive etc. Du coup ça envoi des messages mais sous une forme tellement grossière que ça en devient lourd. Comme rien ne vient relever le niveau, pas même Emma Thompson (pas si inspirée que ça finalement), on s’ennuie et on a l’impression d’être devant un grand message publicitaire ou un spot du gouvernement, indigeste en somme.
Mon dieu, qu'est-ce que j'ai ri grâce à ce film ! Les deux actrices principales incarnent leur rôle à la perfection et créent un équilibre parfait dans les échanges. C'est subtile, bien tourné, on joue sur l'aspect caricatural avec une certaine prise de recul. C'est un film qui ne se prends pas au sérieux tout en proposant un jeu de qualité, ce qui est précisément ce qui nous fait passer un agréable moment. Je le regarderai une nouvelle fois ce film, c'est sur !