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Aeternumdecus
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3,5
Publiée le 27 avril 2020
Un petit film assez marquant. Le monde urbain qui se heurte au monde de la campagne. Une jeune femme de la ville qui débarque à la campagne et qui se prélasse en maillot de bain est perçue par certains campagnards comme une fille facile en recherche de sexe. Alors que pour la jeune femme en question, il n'en est rien. S'en suivent des scènes de viol assez difficiles à regarder. Puis le plan machiavélique de la jeune femme qui va prendre plaisir à assassiner chacun de ses violeurs... A ne pas mettre devant tous les yeux.
Un film sec et brutal parfois un peu trop complaisant en terme d'humiliation et de violence mais qui dégage un climat malsain indiscutable." Day of the woman " est plutôt bien filmé de façon très rude et sans aucune musique ce qui renforce son impact.A signaler l'excellente prestation de Camille Keaton déjà remarquée dans le très bon giallo "Mais qu'avez vous fait à Solange". Un film dur parfois insoutenable mais d'un intérêt certain.
Ce film plutôt méconnu réalisé par Meir Zarchi car aujourd'hui, tout le monde connais le nom "I Spit on Your Grave" avec le remake mais il y a bien eu une première version en 1978. Ce film appartient donc au genre du rape and revenge puisque le scénario nous propose l'histoire d'une jeune écrivaine new-yorkaise qui décide d'aller dans un chalet dans la forêt pour y trouver l'inspiration mais elle se fait violée et battre par quatre hommes et décide de se venger en les tuant un par un. On voyant le scénario, on pense forcément au film de Craven "La Dernière Maison sur la Gauche" qui abordait déjà ce sujet. Ce qui pèche le plus avec ce film, c'est le rythme car il y a des scènes vraiment lentes qui reviennent trop systématiquement et cela gâche un peu le film. Les scènes de viols sont plutôt réussies car elles arrivent à rendre le spectateur vraiment mal à l'aise. L'absence totale de musique renforce aussi ce côté réaliste, notamment sur les scènes de viol donc mais aussi sur les scènes de vengeance. Du côté des acteurs, ils jouent bien, surtout Camille Keaton qui est très convaincante et surtout très courageuse d'avoir accepté de tourner certaines scènes choquantes du film. "Day of the Woman" est donc un film plutôt intéressant à voir au moins une fois rien que par curiosité mais qui reste tout de même moyen dans l'ensemble.
"Elle se venge au centuple!" Mouais bah mis à part la vengeance où spoiler: elle tue les 4 mecs qui l'ont violée je vois pas où est le centuple, c'est soft hormis le pompiste dans le bain y'a rien de violent, Donc on passe plus de la moitié de film à la voir se faire violer pour qu'au final il n'y ai que 30 min environ de vengeance... L'actrice principale joue bien, elle a bien du courage de tourner nue, d'ailleurs elle y est pendant quasiment tout le film, même en mode vengeance, ça en devient presque trop... 2/5
Un film qui m'a fait penser à la dernière maison sur la gauche de Wes Craven et qui a à peu près les mêmes défauts. Day Of The Woman est un des films les plus connu du Rape And Revenge genre à peu près aussi moral que le Vigilente ci ce n'est qu'ici tout est fait pour que l'on se dise que les méchants méritent ce qui leur arrive. Comme dans le film de Craven ce qui plombe Day Of The Woman c'est une interprétation absolument catastrophique qui décrédibilise tout ce qui ce passe à l'écran ( en particulier le personnage du simplet qui est une pure catastrophe). Les meurtres ne sont pas très inventifs et seuls deux trois plans plus réussis (comme dans la salle de bain) évitent au film d'être un gros navet.
Bien sûr il faut prendre en compte l'année de réalisation du film, le budget qui devait être famélique ainsi que le doublage qui est exécrable, avec ces circonstances atténuantes on se rend compte qu'il s'agit d'un très bon film du genre au scénario très basique mais très efficace. Très graphique, comme son remake de 2010 il doit être réservé à un public averti. La prestation plutôt sobre de l’héroïne, Camille Keaton, est excellente.
La vengeance d'une jeune femme violée sauvagement à plusieurs reprises par un groupe de dégénérés. Je comprends pourquoi il a été interdit dans plusieurs pays. Le remake est plus violent que cet original. Certains acteurs sont médiocres mais nous sommes loin du nanard. Beaucoup de scènes sont réalistes et dérangeantes, la jeune femme montre moins de pitié que dans le remake et joue davantage avec ses bourreaux devenus victimes.
Sous ses aspects de téléfilm vieillot, cette réalisation n'a rien perdu de son message. Passez outre ces couleurs ternes et ses personnages caricaturaux et ciblez le personnage féminin qui assouvi sa vengeance froidement et sans remord. Du gore au bon moment, des instants de tension (dans la baignoire notamment). Vraiment un très bon film de genre, je comprends mieux pourquoi il y a eu un remake, plutôt bon d'ailleurs.
Tourné aux States dans la foulée de bandes dégénérées comme La dernière maison sur la gauche de Wes Craven, I spit on your grave est un shocker qui appartient au genre éprouvant du rape and revenge. Et dans le genre, il frappe fort puisque le cinéaste ne perd pas une miette du calvaire enduré par la jeune femme violée par quatre bouseux du coin. Par la suite, la donzelle prendra également son temps pour occire ses bourreaux de manière originale. On appréciera notamment le bain sanglant pris par le chef de la bande. Tourné avec peu de moyens, cette bande frise quand même très souvent l’amateurisme, avec des ombres de techniciens dans le champ, et surtout des acteurs qui surjouent parfois de manière grotesque. Il n’empêche que, en l’état, le film produit son petit effet et demeure d’une rare violence, à la fois physique et psychologique. En tout cas, il fallait oser dégoupiller une telle bombe au pays de l’Oncle Sam. Ce qui est certain, c’est que le long-métrage mérite amplement sa réputation.
Un rape and revenge qui a eu le droit à plusieurs honneurs : celui d'être censuré pendant longtemps dans plusieurs pays, celui d'être qualifié par Roger Ebert comme étant un des pires films de tous les temps et encore récemment d'être dans le Top 10 des films les plus ridiculement violents du "Time" (à noter dans ce classement figurent aussi "La Horde sauvage", "Kill Bill" et "Orange mécanique", ce qui montre très bien la grande crédibilité de celui-ci... je suis ironique bien sûr !!!)... Et bien sûr d'être accusé de faire l'apologie du viol par plusieurs féministes, qui ne sont pas les dernières quant il s'agit d'être à côté de la plaque, parce que le réalisateur Meir Zarchi n'a pas pensé au confort du spectateur en se refusant à juste montrer le début de l'acte, faire reculer doucement la caméra avant de faire un fondu sur la scène suivante. Non, en fait il filme de manière réaliste un viol, ou plutôt une succession de viols, en temps réel, avec une caméra distante, qui n'intervient pas, montre des agresseurs sans pitié violer et battre leur victime... Franchement il faudrait vraiment être un psychopathe pour éprouver du plaisir à voir ça... Le fait aussi d'entendre des dialogues du genre "c'est de ta faute tu n'avais pas qu'à montrer tes jambes" ou " tu n'avais pas qu'à te mettre en maillot de bain" prouve aussi qu'en près de quarante ans les mentalités n'ont guère évolué, et rend crédible la facilité avec laquelle la victime piège ses agresseurs, sûrs de leur "bon droit", dans la seconde moitié. Bon le film n'est pas sans défaut loin de là... Il y a des incohérences aussi grosses qu'un 38 tonnes dans l'intrigue, ça pique pas mal à des films comme "Délivrance" ou "La Dernière Maison sur la gauche", les acteurs masculins ne sont pas franchement des monstres de talent, et leurs personnages se résument, excepté un peu pour deux d'entre eux et encore un des deux semblent avoir plus sa place dans un "American Pie" que dans un rape and revenge, à des caricatures. Mais le film ne peut pas laisser indifférent. D'autant plus que la très belle Camille Keaton, petite-nièce de l'immense Buster, se donne corps et âme à son rôle et sait parfaitement jouer entre le décalage d'une physique qui apparaît délicat et la férocité froide de son attitude lorsqu'elle se venge dans une seconde partie imparfaite mais qui vaut le détour rien que pour cela. Pour la manière dont est filmé un viol tel qu'il est et pas comme on aurait pas voulu le voir ou plutôt ne pas le voir et pour la performance de Camille Keaton, ce film mérite une réévaluation de toute urgence.
Day of the woman ( I Spit on your grave ou encore Oeil pour Oeil ) est un rape and revenge, c'est a dire, il y a un viol puis vengeance . Un style classique et connu dans le genre qui a été remodelé a de multiple reprises, ici l'avantage de Day of the Woman est qu'il fait partie des premiers a avoir été vraiment loin .
Pour l'époque c'était surement choquant et ultra violent, encore aujourd'hui les scènes de viols restent crus et percutantes et globalement le film n'a pas perdu de son aspect choc et trash .
Le coté vengeance viscéral et tordu a su être mieux exploité dans le remake de 2010 avec des meurtres plus extrêmes . Néanmoins ce film est vraiment bon dans son genre, presque aucune limite pour l'époque, ça va loin et c'est violent, un pilier du genre même si la première partie reste supérieur a la seconde .
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13 170 critiques
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2,0
Publiée le 27 avril 2013
il y a bel et bien un climat pènible dans "Day of the Woman" où seul le visage de la très jolie Camille Keaton (petite-fille de Buster Keaton qui, heureusement, ne verra jamais le film) illumine cette histoire ultra-violente qui manque cruellement de rythme! Le film de Meir Zarchi a vieilli mais sait cependant montrer le travail d'une actrice courageuse qui n'a pas hèsitè à tourner nue dans des scènes dures avec toute absence de tact et de pudeur nècessaire à l'atrocitè du spectacle! Très ancrès dans leur èpoque, les violeurs jouent comme des cochons et ternissent quelque peu cette histoire particulièrement malsaine! En revanche, le remake de "I Spit On Your Grave" de Steven R. Monroe est un film brut de dècoffrage où il est difficile en effet d'aller plus loin dans les scènes de tortures! L'impression dure, encore longtemps après! Tout comme "Day of the Woman" même si cette version de 78 se limite à refaire ce que Wes Craven avait fait dans "The Last House on the Left"...
Film que l’on peut qualifier d’underground qui provoqua un scandale en son temps aux States et qui de ce fait ne franchit que très tardivement les frontières. Il s’agit pourtant d’un excellent film qui mérite d’être vu ou revu quelques trente années après sa sortie pour nous rappeler que déjà en 1978 Meir Zarchi savait filmer caméra au poing sans fioriture et de manière très réaliste. Outre le thème de la vengeance très bien traité, le film nous explique par le menu comment de pauvres ploucs peuvent devenir par phénomène d’autostimulation des violeurs en puissance. L’enchaînement de la violence prend ici ses racines dans l’incompréhension entre les gens des villes et ceux de la campagne. La scène entre le meneur et la victime dans la deuxième partie du film nous montre comment des gestes anodins peuvent être interprétés comme des invitations au viol. La victime sans doute une féministe convaincue qui passe ses vacances seule et se baigne nue dans un lac, oublie trop vite le décalage de transport des idées entre New York et la campagne profonde du Connecticut. Elle en paiera le prix fort. Le rôle de la victime est interprété par la toute fragile Camille Keaton nièce du célèbre Buster du même nom ; ce qui lui apporte tout de suite une certaine crédibilité. Elle se transforme de façon incroyable entre les deux parties du film, passant de la jeune fille un peu guindée et hautaine à la vengeresse hiératique et évaporée qui sera sans pitié pour ses bourreaux. Elle ira même jusqu’à tuer en premier l’attardé mentale qui lui a sauvé la vie tout en la violant forcé par ses camarades de mauvais génie. Film très prenant et soulevant de vraies questions, prouvant que déjà à l'époque quelques bonshommes se posaient des questions sur le rapport plutôt frustre de certains de leurs congénères avec la sexualité Le commentaire du critique de cinéma en bonus du DVD nous renseigne bien sur l’accueil du film à l’époque et sur la querelle déclenchée par les féministes qui reprochèrent à Zarchi de faire l’apologie du viol. La vision du film et les explications du critique démontrent bien sûr tout le contraire.