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Oh sacré bon film ! La Justice dans le collimateur. Pamphlet servi par un incroyable F. Néro & un Casting magnifique, élèvant haut le débat sur les "affaires effroyables" passées sous le tapis de l'histoire allemande. A voir pour les qualités indéniables (bande originale parfois trop présente) du film mais aussi afin de rafraichir encore nos mémoires !
Au début des années 2000, en Allemagne, un vieil homme, Fabrizio Collini, assassine froidement Hans Meyer, un homme d'affaires grabataire et connu.
Défendu par un jeune avocat commis d'office, le procès de cet italien qui s'est rendu immédiatement à la police après les faits en refusant de parler ....
Un thriller haletant, une histoire bouleversante, des temps forts, des rebondissements, des acteurs brillants,
La réalisation image et bande-son sont également à la hauteur de cette œuvre vraiment très aboutie.
Si vous aimez l'assemblage justice / histoire, vous serez transporté dans ce drame remarquable et surprenant.
A voir sans hésitation.
Défendu par un jeune avocat commis d'office, le procès de cet italien qui s'est rendu immédiatement à la police après les faits en refusant de parler ....
Un thriller haletant, une histoire bouleversante, des temps forts, des rebondissements, des acteurs brillants,
La réalisation image et bande-son sont également à la hauteur de cette œuvre vraiment très aboutie.
Si vous aimez l'assemblage justice / histoire, vous serez transporté dans ce drame remarquable et surprenant.
A voir sans hésitation.
Il y a dix bonnes minutes dans L'affaire Collini, vers la fin.
Pour le reste, ce film très scolaire de l'allemand Kreuzpaintner ne génère pas beaucoup d'enthousiasme.
Nous sommes ici dans le genre très classique du film de procès, mâtiné d'une énigme psycho-historique... dont la solution est révélée dans l'affiche du film, qui expose bien visiblement une croix gammée !
La première heure est globalement de trop. Un faux suspense est installé laborieusement, le film est extrêmement maladroit à la fois dans sa narration (les romances superficielles) et ses idées de mise en scène (éclairages et musiques trop démonstratifs). Tout est trop long et trop appuyé.
Les choses s'améliorent ensuite un peu lors du procès, même si la façon dont les différents personnages sont dessinés reste très balourde. Malheureusement les derniers plans sont à nouveau très mauvais, et le dernier est véritablement catastrophique, d'une niaiserie abyssale.
Dommage, car le fond est intéressant. Il aurait mérité un traitement moins clinquant et plus profond.
Pour le reste, ce film très scolaire de l'allemand Kreuzpaintner ne génère pas beaucoup d'enthousiasme.
Nous sommes ici dans le genre très classique du film de procès, mâtiné d'une énigme psycho-historique... dont la solution est révélée dans l'affiche du film, qui expose bien visiblement une croix gammée !
La première heure est globalement de trop. Un faux suspense est installé laborieusement, le film est extrêmement maladroit à la fois dans sa narration (les romances superficielles) et ses idées de mise en scène (éclairages et musiques trop démonstratifs). Tout est trop long et trop appuyé.
Les choses s'améliorent ensuite un peu lors du procès, même si la façon dont les différents personnages sont dessinés reste très balourde. Malheureusement les derniers plans sont à nouveau très mauvais, et le dernier est véritablement catastrophique, d'une niaiserie abyssale.
Dommage, car le fond est intéressant. Il aurait mérité un traitement moins clinquant et plus profond.
Le récit doit ainsi se mettre en perspective notamment avec ce qui paraît anodin en ce qui concerne l'avocat. Un avocat qui est prit de haut d'entrée, par sa jeunesse surtout, et dont l'origine étrangère en cette année 2001 donne un écho forcément particulier à la suite de l'affaire et pose des questions. Ce Hans Meyer était-il fondamentalement bon ?! Pas raciste ?!... etc... Mais malheureusement ces questions ne seront jamais approfondies. En effet, toute l'intrigue repose sur un seul fait, la loi Dreher de 1968, une loi qui a permis aux anciens dignitaires nazis toujours en poste au parlement de créer une loi quasi d'amnistie pour leurs congénères ! Le soucis est que la promo du film repose sur cette loi et donc tue d'emblée tout suspense ou montée en tension. On attend donc patiemment le rebondissement attendu. Dommage... C'est un film trop scolaire et didactique dans la forme, mais avec un sujet sur une loi Dreher qui reste fasci(s)ante de dégoût, et porté par un Franco Nero imposant et touchant.
Site : Selenie
Site : Selenie
Avec « L’Affaire Collini », le réalisateur allemand Marco Kreuzpaintner nous offre un « court movie » (ou film de tribunal en bon français) passionnant et pertinent. Le film, qui dure deux heures (et qui parait en faire beaucoup moins, ce qui est très bon signe) part bille en tête avec une scène muette glaçante, celle d’une exécution de sang froid suivie d’une reddition. Le film est parsemé de flash back. Dans un premier temps, ces retours en arrière concernent la victime, on en apprend plus sur elle, sa famille mais aussi sur son passé commun avec Caspar Lienen. Dans la seconde partie du film, les flashs back seront plus anciens, et ils seront abominables, je préfère le dire tout de suite. Bien placés dans le récit, ces petites parenthèses donnent du corps au récit et montre toute la complexité de la situation dans laquelle se retrouvent tous les protagonistes. Le film n’est pas exempts de petits défauts de forme, avec une musique qui appuie un tout petit peu trop les scènes clefs. Et puis il y a aussi ses « effets de manche », très habituels aux films de tribunaux, ces effets qu’on voit voir de loin parce qu’on les a déjà vu mille fois.
spoiler:
Par exemple, le témoin qui est appelé à la barre et qui est plein de morgue, de condescendance et qui fait rire la salle, tu peux être sure que pendant son interrogatoire, il va morfler !
C’est de bonne guerre, je pense que c’est presque un trait obligatoire des films de cour d’assise. Côté réalisation, tout est très académique mais très soigné, avec une jolie photographie et une utilisation intelligente du son. Le scénario bute le mur du silence de Fabrizio Collini. Son avocat, puisque c’est de son point de vue que le film se place, cherche à comprendre par quel bout il peut entamer cette défense impossible. Pendant toute cette première partie, spoiler: disons jusqu’à l’évocation de l’arme du crime (puisque c’est le point de bascule)
, le film penche du côté du thriller psychologique : Caspar veut faire parler son client, qui refuse. Caspar est gêné aux entournures car il doit beaucoup à la victime, et il est très lié à sa famille, il est même à deux doigts de se récuser. Pourquoi ne le fait-il pas ? spoiler: Il est poussé à rester par la partie adverse et c’est déjà là que les choses deviennent carrément suspectes.
D’origine modeste, à moitié allemand par son père et à moitié turque par sa mère, Caspar sait qu’il ne faut pas grand-chose pour qu’on le renvoie à ses origines, à son inexpérience, à la loyauté qu’il est censé honorer envers la victime. Tiraillé dans la première partie, il s’en détache clairement dans la seconde pour tirer le bout de la pelote de laine et mette au jour spoiler: ce qui est purement et simplement un scandale juridique
. C’est un film dense qui traite de beaucoup de chose : de la loyauté et de ses limites, de la justice et de la façon dont elle est rendue, spoiler: et aussi de la façon dont elle n’est pas rendue.
Si l’affiche du film ne vendait pas la mèche d’emblée (bravo au distributeur, bien joué !), on pourrait se demander pendant un bon moment vers quelle histoire on se dirige : vers une histoire scabreuse ? Vers un scandale datant de l’Allemagne de l’Est ? En réalité, c’est par petites touches que le scénario nous oriente spoiler: vers l’Italie de 1944 (une arme, une date sur une pierre tombale, un lieu de naissance sur une carte d’identité)
. Mais une fois qu’on y est, le scénario est limpide, et implacable. Et on pense immédiatement à un autre film « Le Labyrinthe du silence », qui dénonçait presque le même scandale, d’une autre manière. Le film doit beaucoup à son rôle titre, l’acteur Elyas M’Barek, un acteur peu habitué à ce genre de rôle et qui pourtant, tient le film sur ses épaules sans jamais faiblir, en trouvant toujours le ton juste. Il écrase un petit peu les autres rôles, c’est vrai, parce qu’il a un vrai charisme et que l’on sent qu’il tient son rôle d’une main ferme et décidée, à l’image de son personnage. Si l’on exempte quelque petits défauts de forme (par exemple une image de fin très téléphonée) et peut-être quelques incohérences disons « juridiques » (mais je ne connais pas le fonctionnement de la Justice allemande), « L’Affaire Collini » est un film que je suis drôlement contente de ne pas avoir laissé passer. Je me demande même s’il n’est pas un des meilleurs, si ce n’est le meilleur de 2022 à ce jour ?
C’est de bonne guerre, je pense que c’est presque un trait obligatoire des films de cour d’assise. Côté réalisation, tout est très académique mais très soigné, avec une jolie photographie et une utilisation intelligente du son. Le scénario bute le mur du silence de Fabrizio Collini. Son avocat, puisque c’est de son point de vue que le film se place, cherche à comprendre par quel bout il peut entamer cette défense impossible. Pendant toute cette première partie, spoiler: disons jusqu’à l’évocation de l’arme du crime (puisque c’est le point de bascule)
, le film penche du côté du thriller psychologique : Caspar veut faire parler son client, qui refuse. Caspar est gêné aux entournures car il doit beaucoup à la victime, et il est très lié à sa famille, il est même à deux doigts de se récuser. Pourquoi ne le fait-il pas ? spoiler: Il est poussé à rester par la partie adverse et c’est déjà là que les choses deviennent carrément suspectes.
D’origine modeste, à moitié allemand par son père et à moitié turque par sa mère, Caspar sait qu’il ne faut pas grand-chose pour qu’on le renvoie à ses origines, à son inexpérience, à la loyauté qu’il est censé honorer envers la victime. Tiraillé dans la première partie, il s’en détache clairement dans la seconde pour tirer le bout de la pelote de laine et mette au jour spoiler: ce qui est purement et simplement un scandale juridique
. C’est un film dense qui traite de beaucoup de chose : de la loyauté et de ses limites, de la justice et de la façon dont elle est rendue, spoiler: et aussi de la façon dont elle n’est pas rendue.
Si l’affiche du film ne vendait pas la mèche d’emblée (bravo au distributeur, bien joué !), on pourrait se demander pendant un bon moment vers quelle histoire on se dirige : vers une histoire scabreuse ? Vers un scandale datant de l’Allemagne de l’Est ? En réalité, c’est par petites touches que le scénario nous oriente spoiler: vers l’Italie de 1944 (une arme, une date sur une pierre tombale, un lieu de naissance sur une carte d’identité)
. Mais une fois qu’on y est, le scénario est limpide, et implacable. Et on pense immédiatement à un autre film « Le Labyrinthe du silence », qui dénonçait presque le même scandale, d’une autre manière. Le film doit beaucoup à son rôle titre, l’acteur Elyas M’Barek, un acteur peu habitué à ce genre de rôle et qui pourtant, tient le film sur ses épaules sans jamais faiblir, en trouvant toujours le ton juste. Il écrase un petit peu les autres rôles, c’est vrai, parce qu’il a un vrai charisme et que l’on sent qu’il tient son rôle d’une main ferme et décidée, à l’image de son personnage. Si l’on exempte quelque petits défauts de forme (par exemple une image de fin très téléphonée) et peut-être quelques incohérences disons « juridiques » (mais je ne connais pas le fonctionnement de la Justice allemande), « L’Affaire Collini » est un film que je suis drôlement contente de ne pas avoir laissé passer. Je me demande même s’il n’est pas un des meilleurs, si ce n’est le meilleur de 2022 à ce jour ?
Allez voir ce film, tellement bien écrit qu'on croit à une histoire vraie de la seconde guerre mondiale....Les faits décrits tout fait réalistes font penser que tout cela a bien pu exister....C'est un procès hors norme, sans tapage, devant un tribunal allemand sur des faits de guerre....Quelle réalisation qui vous tient en haleine pendant deux courtes heures....UNe histoire de massacre de civils comme il du en arriver des dizaines en 1944...Le film est intelligent, avec va et vient entre la Toscane (Montecatini) et une ville allemande où siège le procès...Cela ravive l'histoire avec passion et l'on peut répéter que la guerre est la pire des inventions, où l'on tue sans raison , parce que quelqu'un a décidé que;..Que d'innocents dans ce film....Le scénario a plusieurs rebonds et le spectateur est surpris jusqu'au bout...De l'émotion, de l'histoire, de l'intelligence, beaucoup d'alibis pour ce film sur la guerre, donc d'actualité hélas.....
Entre histoire personnelle et histoire de justice, un drame-thriller qui oscille entre certains clichés et moments forts.
L'Allemagne continue de sonder son passé trouble, levant notamment le voile sur son système judiciaire et les travers qu'il a pu connaître au fil de son Histoire.
L'Allemagne continue de sonder son passé trouble, levant notamment le voile sur son système judiciaire et les travers qu'il a pu connaître au fil de son Histoire.
L’HISTOIRE a parfois besoin de petites histoires pour être transmise, comprise, pérennisée. L’affaire Collini est une de ces “petites histoires”. Et si sur la forme ce n’est pas un chef d’oeuvre, se montrant même par moment rébarbatif, c’est éclipsé par son utilité, sa remarquable construction, son didactisme, sa crédibilité, l’émotion suscitée et sa capacité à imprimer la mémoire. 1ère dose ou piqûre de rappel bienvenue à l’heure au l’actualité en Ukraine nous démontre que l’horreur peut ressurgir partout et à n’importe quel moment.
C'est un film excellent, comme on en voit rarement. Un film plein de tension et de suspens, remarquablement interprété. Un devoir de mémoire indispensable. S'il y a un film à voir : c'est celui la.
Si la forme, scolaire et sans éclats, aurait dû être plus inspirée, le fond ne souffre d'aucune illégitimité.
Le récit est détaillé, et l'émotion gagne en intensité les minutes passant. Bref, c'est du cinéma qui se vit. C'est du vrai cinéma, qui ne peut susciter l'indifférence.
Le récit est détaillé, et l'émotion gagne en intensité les minutes passant. Bref, c'est du cinéma qui se vit. C'est du vrai cinéma, qui ne peut susciter l'indifférence.
Excellent film. Très bonne histoire avec de nombreux flash back et l'avocat est un acteur magnifique et exceptionnel. Vraiment ne pas rater ce film. Plus intéressant que la ruse. Vu hier
L'affaire Collini est beaucoup plus qu'un film puisqu'il s'inspire de l'histoire vraie de Friedrich Engels, officier SS, surnommé "le bourreau de Gênes" et jugé à Hambourg en 2002. Le film ne nous fait pas vivre le procès d'un ancien nazi, mais celui de Fabrizio Collini, qui a assassiné Jean-Baptiste Meyer, riche industriel allemand. Un jeune avocat, Casper Leinen, est commis d'office pour assurer sa défense. Il va alors chercher à comprendre pourquoi Collini a tué Meyer, en remontant le passé. Passionnant !
La loi est elle toujours juste ?
Une histoire qui aurait pu être vraie mais surtout inspirée par des milliers d'histoires bafouées.
Quelque soit le nombre d'années après les crimes de guerre.
Quelque soit le nombre d'années après une loi aberrante.
Quelque soit le nombre d'années pour la vengeance.
Quelle est la possible justice quand le passé rejaillit comme une réalité ignoble alors que des textes de lois ont voulu gommer la vérité ? Construit comme une enquête, on suit le cheminement de l'avocat. Son intégrité est admirable. On voyage dans différentes temporalités du passé qui donnent vie aux souvenirs heureux ou douloureux, mais chaque trace de cette mémoire qui revit, aide à comprendre le présent.
Légalité et justice, un scandale qui ressurgit.
Comme dans d'autres films vus récemment le cinéma s'engage et dénonce les incohérences de l'histoire avec un grand H. Le cinéma n'est pas que distraction il peut-être aussi politique.
Un film attaché au passé mais qui sera toujours d 'actualité, qui sait si demain d'autres crimes devant être jugés seront à nouveau oubliés ? niés ?
Une histoire qui aurait pu être vraie mais surtout inspirée par des milliers d'histoires bafouées.
Quelque soit le nombre d'années après les crimes de guerre.
Quelque soit le nombre d'années après une loi aberrante.
Quelque soit le nombre d'années pour la vengeance.
Quelle est la possible justice quand le passé rejaillit comme une réalité ignoble alors que des textes de lois ont voulu gommer la vérité ? Construit comme une enquête, on suit le cheminement de l'avocat. Son intégrité est admirable. On voyage dans différentes temporalités du passé qui donnent vie aux souvenirs heureux ou douloureux, mais chaque trace de cette mémoire qui revit, aide à comprendre le présent.
Légalité et justice, un scandale qui ressurgit.
Comme dans d'autres films vus récemment le cinéma s'engage et dénonce les incohérences de l'histoire avec un grand H. Le cinéma n'est pas que distraction il peut-être aussi politique.
Un film attaché au passé mais qui sera toujours d 'actualité, qui sait si demain d'autres crimes devant être jugés seront à nouveau oubliés ? niés ?
L'AFFAIRE COLLINI (2022): Oui, c'est dommage que l'affiche lève légèrement le voile sur le secret de cette histoire. Une enquête menée par l'avocat Caspar Leinen, défenseur de l'italien Fabrizio Collini, meurtrier de Hans Meyer. Une première heure, comme un long chemin dans le mutisme de l'accusé, avec cette question: Pourquoi ce vieil homme a-t-il agi ainsi? Une fiction qui dévoilera une vérité abjecte, ignoble (des choses que je ne connaissais pas, surtout cette loi). Que faut-il faire pour pouvoir continuer à construire un nouvel avenir? Effacer le passé, pardonner les idées assassines et laisser courir le diable et ses disciples comme si de rien n'était. Une triste réalité. Nous sommes en 2022, tous ces tirants d'une époque sont maintenant sous terre, mais malheureusement ont laissé la place à de nouvelles haines (nous avons une belle planète. Notre monde pourrait vivre en paix). "L'Affaire Collini" captera l'attention par ses révélations, ses revirements de situations, tout en revenant sur un passé douloureux. Un suspense bien mené.
L'affaire Collini n'est pas un film policier à suspens. C'est un film à thèse : "L'Administration Ouest-Allemand a organisé l'impunité des crimes de guerre nazis par un artifice pénal (la loi Dreher, 1968)."
La réalisation est adroitement centrée sur la préparation et le déroulement d'un procès pour arriver à la démonstration de cette thèse. En cela, le film est une parfaite réussite (si ce n'est la partie finale du procès qui est un peu confuse pour un non légiste). Rien d'original, ni de flamboyant, mais tout est maîtrisé. Le montage, avec ses séquences du présent et de plusieurs moments du passé judicieusement alternées, est d'une grande qualité. Le rythme savamment réglé. Les effets scéniques adroitement conduits vers le point d'orgue (la démonstration de la thèse). L'interprétation est quasi-unanimement brillante (Jannis Niewöhner montre une fois de plus qu'il peut sortir des films pour midinettes). La photographie est soignée (bonne idée d'avoir tourné les scènes italiennes à Monteriggioni). La bande son bien choisie (Pourquoi Bob Dylan qu'on entend dans la librairie Lienen n'est pas crédité au générique – sauf erreur de ma part - ?)
Points d'achoppement :
- Prenant pour modèle le film-procès Made in USA, tout est à charge, et aucune discussion n'est vraiment admise.
- Pourtant de nombreux thèmes intéressants sont abordés, effleurés, sans qu'aucun ne soit approfondi : qu'est-ce qu'un crime de guerre ( spoiler: tuer des otages en réponse à l'assassinat de soldats, dans le cas d'espèce
), possibilité de rédemption ( spoiler: l'accusé a totalement changé de comportement après la guerre
), peut-on faire justice soi-même ( spoiler: acte de Fabrizio
), légalité et légitimité*, spoiler: choix cornélien qui échoit à l'avocat (l'amour et la reconnaissance ou le devoir
), ...
Quoiqu'il en soit, "L'affaire Collini" est un agréable moment de cinéma, pour tous.
* En cela, sans doute "Le liseur", d'après Bernard Schlink, aborde mieux la question : "Qu'est-ce que la légalité, ce qui est dans le code, ou ce qui est effectivement pratiqué et observé dans la société ? Ou bien est-ce ce qui, figurant dans le code ou pas, devrait être pratiqué et observé, si tout se passait normalement." Bernard SCHLINK. Le liseur (Der Vorleser).
PS : D'aucuns font remarquer que ce film est Allemand, et sonne peu ou prou en mode catharsis, fustigeant la RFA d'avoir "protégé" des criminels de guerre... Quid de la RDA soviétique qui a purement intégré d'anciens gestapistes dans les rangs de la Stasi pour commettre les mêmes séditions. Quid de la France qui a fermé les yeux sur des pétainistes, des collabos ou des "malgré-nous" en raison d'une reconstruction nationale. Quid de ...
La réalisation est adroitement centrée sur la préparation et le déroulement d'un procès pour arriver à la démonstration de cette thèse. En cela, le film est une parfaite réussite (si ce n'est la partie finale du procès qui est un peu confuse pour un non légiste). Rien d'original, ni de flamboyant, mais tout est maîtrisé. Le montage, avec ses séquences du présent et de plusieurs moments du passé judicieusement alternées, est d'une grande qualité. Le rythme savamment réglé. Les effets scéniques adroitement conduits vers le point d'orgue (la démonstration de la thèse). L'interprétation est quasi-unanimement brillante (Jannis Niewöhner montre une fois de plus qu'il peut sortir des films pour midinettes). La photographie est soignée (bonne idée d'avoir tourné les scènes italiennes à Monteriggioni). La bande son bien choisie (Pourquoi Bob Dylan qu'on entend dans la librairie Lienen n'est pas crédité au générique – sauf erreur de ma part - ?)
Points d'achoppement :
- Prenant pour modèle le film-procès Made in USA, tout est à charge, et aucune discussion n'est vraiment admise.
- Pourtant de nombreux thèmes intéressants sont abordés, effleurés, sans qu'aucun ne soit approfondi : qu'est-ce qu'un crime de guerre ( spoiler: tuer des otages en réponse à l'assassinat de soldats, dans le cas d'espèce
), possibilité de rédemption ( spoiler: l'accusé a totalement changé de comportement après la guerre
), peut-on faire justice soi-même ( spoiler: acte de Fabrizio
), légalité et légitimité*, spoiler: choix cornélien qui échoit à l'avocat (l'amour et la reconnaissance ou le devoir
), ...
Quoiqu'il en soit, "L'affaire Collini" est un agréable moment de cinéma, pour tous.
* En cela, sans doute "Le liseur", d'après Bernard Schlink, aborde mieux la question : "Qu'est-ce que la légalité, ce qui est dans le code, ou ce qui est effectivement pratiqué et observé dans la société ? Ou bien est-ce ce qui, figurant dans le code ou pas, devrait être pratiqué et observé, si tout se passait normalement." Bernard SCHLINK. Le liseur (Der Vorleser).
PS : D'aucuns font remarquer que ce film est Allemand, et sonne peu ou prou en mode catharsis, fustigeant la RFA d'avoir "protégé" des criminels de guerre... Quid de la RDA soviétique qui a purement intégré d'anciens gestapistes dans les rangs de la Stasi pour commettre les mêmes séditions. Quid de la France qui a fermé les yeux sur des pétainistes, des collabos ou des "malgré-nous" en raison d'une reconstruction nationale. Quid de ...
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