Note moyenne
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Le sujet abordé est très compliqué mais très intéressant, et particulièrement touchy pour les allemands.
spoiler:
Cela touche à la question de la mémoire ; comment la société allemande pouvait et peut toujours se relever du drame de la seconde guerre mondiale. Où placer le curseur des actions condamnables ou pardonnables ? Comment vivre avec ça ? Comment vivre sa relation avec quelqu'un dont l'on ignore le passé, ou dont on le connaît peut-être trop bien au contraire. La loi est-elle toujours juste ? Le film interroge alors la désobéissance (vengeance), et de l'obéissance (nazis et collabos).
Dommage que le film ait ce petit côté téléfilm en quelque sorte ; l'aspect tire larmes un peu pathos, le jeu est pas toujours juste, la musique boum boum tout le long sauce blockbuster marvel, la manière dont c'est filmé ; c'est un peu dommage mais ça ne retire pas au fait que c'est un bon film à voir.
Dommage que le film ait ce petit côté téléfilm en quelque sorte ; l'aspect tire larmes un peu pathos, le jeu est pas toujours juste, la musique boum boum tout le long sauce blockbuster marvel, la manière dont c'est filmé ; c'est un peu dommage mais ça ne retire pas au fait que c'est un bon film à voir.
La loi est elle toujours juste ?
Une histoire qui aurait pu être vraie mais surtout inspirée par des milliers d'histoires bafouées.
Quelque soit le nombre d'années après les crimes de guerre.
Quelque soit le nombre d'années après une loi aberrante.
Quelque soit le nombre d'années pour la vengeance.
Quelle est la possible justice quand le passé rejaillit comme une réalité ignoble alors que des textes de lois ont voulu gommer la vérité ? Construit comme une enquête, on suit le cheminement de l'avocat. Son intégrité est admirable. On voyage dans différentes temporalités du passé qui donnent vie aux souvenirs heureux ou douloureux, mais chaque trace de cette mémoire qui revit, aide à comprendre le présent.
Légalité et justice, un scandale qui ressurgit.
Comme dans d'autres films vus récemment le cinéma s'engage et dénonce les incohérences de l'histoire avec un grand H. Le cinéma n'est pas que distraction il peut-être aussi politique.
Un film attaché au passé mais qui sera toujours d 'actualité, qui sait si demain d'autres crimes devant être jugés seront à nouveau oubliés ? niés ?
Une histoire qui aurait pu être vraie mais surtout inspirée par des milliers d'histoires bafouées.
Quelque soit le nombre d'années après les crimes de guerre.
Quelque soit le nombre d'années après une loi aberrante.
Quelque soit le nombre d'années pour la vengeance.
Quelle est la possible justice quand le passé rejaillit comme une réalité ignoble alors que des textes de lois ont voulu gommer la vérité ? Construit comme une enquête, on suit le cheminement de l'avocat. Son intégrité est admirable. On voyage dans différentes temporalités du passé qui donnent vie aux souvenirs heureux ou douloureux, mais chaque trace de cette mémoire qui revit, aide à comprendre le présent.
Légalité et justice, un scandale qui ressurgit.
Comme dans d'autres films vus récemment le cinéma s'engage et dénonce les incohérences de l'histoire avec un grand H. Le cinéma n'est pas que distraction il peut-être aussi politique.
Un film attaché au passé mais qui sera toujours d 'actualité, qui sait si demain d'autres crimes devant être jugés seront à nouveau oubliés ? niés ?
Contrairement à ce qu'il peut laisser croire le film n est pas tirer de fait réel. Un avocat avec une implication personnelle ne pourrait rester dans une affaire. Le film demeure interressant quant à la capacité des allemands de regarder le passé en face.
Très beau film, avec une très belle réalisation qui nous remets au fait de l'histoire allemande sans concession.
Chose rare pour moi, le film m'a donné envie de lire le livre à l'origine du film pour en apprendre davantage sur cette histoire fictionnelle mais tellement ancrée dans la réalité.
Chose rare pour moi, le film m'a donné envie de lire le livre à l'origine du film pour en apprendre davantage sur cette histoire fictionnelle mais tellement ancrée dans la réalité.
Au souvenir de cette ukrainienne qui expliquait récemment sur Cnews qu'un ukrainien valait 10 russes, ce film a n'en pas douter, résonne avec l'actualité de la guerre en Ukraine. Suite à une affaire criminelle, on se retrouve plongé au coeur de la seconde guerre mondiale. Le scénario est extrêmement bien fait et explique comment de nombreux criminels nazis recasés dans l'administration allemande ont échappé à la cour pénale internationale. Film également plein d'émotions et d'humanité. Film à voir absolument, vous l'aviez compris.
Mes parents étant d'origine italienne, ils m'avaient déjà raconté plusieurs fois ce que leurs parents leur avaient raconté, c'est-à-dire les "quotas" d'assassinats dans les villages déterminés par les nazis pour chacun de leur soldat tué quelle que soit la raison. C'est du concret, j'ai déjà eu l'occasion d'aller voir le village martyr dans leur région (qui n'est pas celle prise en exemple dans le film), et je ne doute pas qu'il y en a pleins d'autres.
Un film qui raconte ou rappelle enfin cela, à partir d'un scénario qui ne dévoile pas de suite le sujet, et qui se termine par une révélation historique scandaleuse que je ne connaissais pas.
Un film qui raconte ou rappelle enfin cela, à partir d'un scénario qui ne dévoile pas de suite le sujet, et qui se termine par une révélation historique scandaleuse que je ne connaissais pas.
Un film passionnant de bout en bout qui met en exergue une loi votée à la fin des années 60 et exonère les criminels de guerre. Une belle distribution, des acteurs totalement investis dans leurs rôles . Un film qui fait appel au devoir de mémoire.
Film très inégal, le jeux des acteurs n'est pas convaincant, voir même surjoué,
dommage le sujet est intéressant
dommage le sujet est intéressant
L'histoire et le thème sont intéressants. Cependant je suis assez effaré par la mauvaise qualité du jeu d'acteur et l'aise en scène qui deservent totalement le film de bout en bout on a presque envie que ça se finisse plus vite.
Remarquable film dont le synopsis en dit trop, ainsi que la bande-annonce (y compris l’affiche avec le symbole SS), et que les critiques sous-estiment, voire massacrent. Si néanmoins vous en faîtes fi, que la justice avec un grand J vous intéresse, et que vous avez les tripes dans le cœur, vous serez convaincu par une œuvre plus que méritoire —à la fois palpitante, psychanalytique, juridique et historique (avec trois niveaux d’histoire donc de flash-back). Rien n’est gênant dans ce film, si ce n’est les larmes qui peuvent venir. Rien n’est hyper génial non plus sur le plan cinématographique, avec cette réalisation académique. Mais il est si rare qu’un film traite et dramatise pareille affaire —juger un jour (et forcé de le faire) ce que les juges jugeaient cinquante ans avant —et ne découvrir le dilemme (et le pot aux roses) qu’à la fin du film. La dramatisation venant du silence (à décrypter) de l’accusé presque jusqu’à la fin. Il semble que le seul défaut appartienne au scénario (ou au roman d’origine), car on ne voit pas l’intérêt de « créer » un lien personnel passé entre la personne tuée et l’avocat qui défendra le tueur. L’histoire, la grande, et la petite (celle du film), n’y gagnent rien. A.G.
Oh sacré bon film ! La Justice dans le collimateur. Pamphlet servi par un incroyable F. Néro & un Casting magnifique, élèvant haut le débat sur les "affaires effroyables" passées sous le tapis de l'histoire allemande. A voir pour les qualités indéniables (bande originale parfois trop présente) du film mais aussi afin de rafraichir encore nos mémoires !
Franchement un film hors norme, exceptionnel. Ce serait une vraie erreur que de ne pas aller le voir au cinéma. J y suis allé pensant voir un film bien mais sans plus, et finalement j ai été bluffé : de l émotion, une vraie intrigue, un aspect historique qui colle malheureusement au contexte actuel de guerre en Europe, très bon scénario, etc... un chef d œuvre !
Elyas MBarek joue son rôle d’un jeune avocat commis d'office de manière irréprochable. Peu de suspense malheureusement , car dès la couverture du film nous donne déjà une piste. C’est assez facile de deviner ce qui va se produire, sauf à la fin l’affaire, la manière dont l’Allemagne sous Adenauer a contourné la sévère condamnation pour crime de guerre.
Très très bon film dans l’ensemble.
Très très bon film dans l’ensemble.
Un thriller historique qui tourne au procès très bien ficelé, instructif, captivant et très poignant !
Avec « L’Affaire Collini », le réalisateur allemand Marco Kreuzpaintner nous offre un « court movie » (ou film de tribunal en bon français) passionnant et pertinent. Le film, qui dure deux heures (et qui parait en faire beaucoup moins, ce qui est très bon signe) part bille en tête avec une scène muette glaçante, celle d’une exécution de sang froid suivie d’une reddition. Le film est parsemé de flash back. Dans un premier temps, ces retours en arrière concernent la victime, on en apprend plus sur elle, sa famille mais aussi sur son passé commun avec Caspar Lienen. Dans la seconde partie du film, les flashs back seront plus anciens, et ils seront abominables, je préfère le dire tout de suite. Bien placés dans le récit, ces petites parenthèses donnent du corps au récit et montre toute la complexité de la situation dans laquelle se retrouvent tous les protagonistes. Le film n’est pas exempts de petits défauts de forme, avec une musique qui appuie un tout petit peu trop les scènes clefs. Et puis il y a aussi ses « effets de manche », très habituels aux films de tribunaux, ces effets qu’on voit voir de loin parce qu’on les a déjà vu mille fois.
spoiler:
Par exemple, le témoin qui est appelé à la barre et qui est plein de morgue, de condescendance et qui fait rire la salle, tu peux être sure que pendant son interrogatoire, il va morfler !
C’est de bonne guerre, je pense que c’est presque un trait obligatoire des films de cour d’assise. Côté réalisation, tout est très académique mais très soigné, avec une jolie photographie et une utilisation intelligente du son. Le scénario bute le mur du silence de Fabrizio Collini. Son avocat, puisque c’est de son point de vue que le film se place, cherche à comprendre par quel bout il peut entamer cette défense impossible. Pendant toute cette première partie, spoiler: disons jusqu’à l’évocation de l’arme du crime (puisque c’est le point de bascule)
, le film penche du côté du thriller psychologique : Caspar veut faire parler son client, qui refuse. Caspar est gêné aux entournures car il doit beaucoup à la victime, et il est très lié à sa famille, il est même à deux doigts de se récuser. Pourquoi ne le fait-il pas ? spoiler: Il est poussé à rester par la partie adverse et c’est déjà là que les choses deviennent carrément suspectes.
D’origine modeste, à moitié allemand par son père et à moitié turque par sa mère, Caspar sait qu’il ne faut pas grand-chose pour qu’on le renvoie à ses origines, à son inexpérience, à la loyauté qu’il est censé honorer envers la victime. Tiraillé dans la première partie, il s’en détache clairement dans la seconde pour tirer le bout de la pelote de laine et mette au jour spoiler: ce qui est purement et simplement un scandale juridique
. C’est un film dense qui traite de beaucoup de chose : de la loyauté et de ses limites, de la justice et de la façon dont elle est rendue, spoiler: et aussi de la façon dont elle n’est pas rendue.
Si l’affiche du film ne vendait pas la mèche d’emblée (bravo au distributeur, bien joué !), on pourrait se demander pendant un bon moment vers quelle histoire on se dirige : vers une histoire scabreuse ? Vers un scandale datant de l’Allemagne de l’Est ? En réalité, c’est par petites touches que le scénario nous oriente spoiler: vers l’Italie de 1944 (une arme, une date sur une pierre tombale, un lieu de naissance sur une carte d’identité)
. Mais une fois qu’on y est, le scénario est limpide, et implacable. Et on pense immédiatement à un autre film « Le Labyrinthe du silence », qui dénonçait presque le même scandale, d’une autre manière. Le film doit beaucoup à son rôle titre, l’acteur Elyas M’Barek, un acteur peu habitué à ce genre de rôle et qui pourtant, tient le film sur ses épaules sans jamais faiblir, en trouvant toujours le ton juste. Il écrase un petit peu les autres rôles, c’est vrai, parce qu’il a un vrai charisme et que l’on sent qu’il tient son rôle d’une main ferme et décidée, à l’image de son personnage. Si l’on exempte quelque petits défauts de forme (par exemple une image de fin très téléphonée) et peut-être quelques incohérences disons « juridiques » (mais je ne connais pas le fonctionnement de la Justice allemande), « L’Affaire Collini » est un film que je suis drôlement contente de ne pas avoir laissé passer. Je me demande même s’il n’est pas un des meilleurs, si ce n’est le meilleur de 2022 à ce jour ?
C’est de bonne guerre, je pense que c’est presque un trait obligatoire des films de cour d’assise. Côté réalisation, tout est très académique mais très soigné, avec une jolie photographie et une utilisation intelligente du son. Le scénario bute le mur du silence de Fabrizio Collini. Son avocat, puisque c’est de son point de vue que le film se place, cherche à comprendre par quel bout il peut entamer cette défense impossible. Pendant toute cette première partie, spoiler: disons jusqu’à l’évocation de l’arme du crime (puisque c’est le point de bascule)
, le film penche du côté du thriller psychologique : Caspar veut faire parler son client, qui refuse. Caspar est gêné aux entournures car il doit beaucoup à la victime, et il est très lié à sa famille, il est même à deux doigts de se récuser. Pourquoi ne le fait-il pas ? spoiler: Il est poussé à rester par la partie adverse et c’est déjà là que les choses deviennent carrément suspectes.
D’origine modeste, à moitié allemand par son père et à moitié turque par sa mère, Caspar sait qu’il ne faut pas grand-chose pour qu’on le renvoie à ses origines, à son inexpérience, à la loyauté qu’il est censé honorer envers la victime. Tiraillé dans la première partie, il s’en détache clairement dans la seconde pour tirer le bout de la pelote de laine et mette au jour spoiler: ce qui est purement et simplement un scandale juridique
. C’est un film dense qui traite de beaucoup de chose : de la loyauté et de ses limites, de la justice et de la façon dont elle est rendue, spoiler: et aussi de la façon dont elle n’est pas rendue.
Si l’affiche du film ne vendait pas la mèche d’emblée (bravo au distributeur, bien joué !), on pourrait se demander pendant un bon moment vers quelle histoire on se dirige : vers une histoire scabreuse ? Vers un scandale datant de l’Allemagne de l’Est ? En réalité, c’est par petites touches que le scénario nous oriente spoiler: vers l’Italie de 1944 (une arme, une date sur une pierre tombale, un lieu de naissance sur une carte d’identité)
. Mais une fois qu’on y est, le scénario est limpide, et implacable. Et on pense immédiatement à un autre film « Le Labyrinthe du silence », qui dénonçait presque le même scandale, d’une autre manière. Le film doit beaucoup à son rôle titre, l’acteur Elyas M’Barek, un acteur peu habitué à ce genre de rôle et qui pourtant, tient le film sur ses épaules sans jamais faiblir, en trouvant toujours le ton juste. Il écrase un petit peu les autres rôles, c’est vrai, parce qu’il a un vrai charisme et que l’on sent qu’il tient son rôle d’une main ferme et décidée, à l’image de son personnage. Si l’on exempte quelque petits défauts de forme (par exemple une image de fin très téléphonée) et peut-être quelques incohérences disons « juridiques » (mais je ne connais pas le fonctionnement de la Justice allemande), « L’Affaire Collini » est un film que je suis drôlement contente de ne pas avoir laissé passer. Je me demande même s’il n’est pas un des meilleurs, si ce n’est le meilleur de 2022 à ce jour ?
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