Depuis « Ma Femme est une actrice », Yvan Attal le réalisateur a fait beaucoup de chemin. Il a dressé des portraits édifiant d’une société qui se perd dans des considérations dont elle devrait assurément avoir honte. Une société qui renoue avec ses vieux démons antisémites, des générations qui ont tellement lutté contre le racisme pour le laisser revenir à grand coup d’individualisme et de communautarisme. Alors forcément lorsque le sujet de son nouveau film a pour toile de fond l’Islamophobie et l’intolérance, on se précipite avec une évidente excitation tant le réalisateur a su faire preuve d’un œil particulièrement bien aiguisé pour peindre avec humour et tendresse les maux de notre propre société.
Seulement voilà, Yvan Attal ne semble s’être pris d’une réelle passion pour son sujet ! Et même si les bonnes répliques fusent à cent à l’heure, que les personnages se lancent dans une joute sociale et verbale intéressante, l’ensemble manque terriblement de profondeur. D’abord parce que le film manque d’originalité et flirte avec les comédies américaines que les studios d’Hollywood nous enfilent comme des perles. Déjà, la trame présentée ne laisse pas beaucoup de place à la surprise. Le schéma étant d’un commun désarmant : un prof humilie son élève, celle-ci étant de confession musulmane, on rentre sur le territoire du racisme, d’autant que l’enseignant n’est pas avare de provocations en tout genre. Pour faire amende honorable, le prof coach la jeune femme pour le concours d’éloquence, ce qui va les rapprocher et ainsi de suite sans grande surprise. Du coup, même si le film reste un bon divertissement il parvient jamais à nous surprendre, ou à révolutionner le genre.
Et la déception est d’autant plus grande que le réalisateur positionne son film au cœur du concours d’éloquence qui récompense les meilleurs orateurs chaque année. Mais voilà, ce concours ne semble pas passionner Yvan Attal qui ne fait que le survoler au point de na jamais lui donner toute la consistance qu’il mérite. A commencer par les joutes oratoires qui sont très très loin de nous renverser comme cela est le cas dans le concours. Il suffit d’ailleurs de voir « A Voix Haute » de Stéphane de Freitas et Ladj Ly pour se rendre compte à quel point le travail de préparation du concours est important, tant dans la posture que dans la chanson de mots. Dans « Le Brio » les monologues de Neila ne sont jamais à la hauteur de la qualité oratoire des participants de ce concours.
La véritable grande surprise de « Le Brio », c’est évidemment Camélia Jordana ! La chanteuse se révèle juste et sensitive dans un personnage qui respire tout de même un peu la caricature. Et si l’artiste est encore un peu maladroite dans son jeu elle parvient à toucher dans des moments intenses en émotion. Daniel Auteuil (36, Quai des Orfèvres) s’en tire plutôt bien dans un rôle qui lui colle parfaitement à la peau. Et même si nous aurions préféré un peu plus d’émotion dans son personnage, le comédien confirme toujours son charisme évident.
Sujet absurde dont les acteurs ne sont pas convainquants ! Le sujet racisme à exagération est pénible et on s'ennuie des 10mn ! Une sale comédie bien gauchiste !
Un film à l'écriture parfaite où l'action est comblée par la parole juste et assurée des deux acteurs. Un jeu très réussit de leur part le duo fonctionne magnifiquement, camelia jordana se découvrant comme une très bonne actrice. Bref n'hésitez pas, un beau moment redonnant la place au bon mots piqué de comédie justement dosée.
Le brio est l'histoire de la rencontre de 2 êtres mais aussi de 2 mondes. Le film raconte le rapprochement de ces 2 mondes, que finalement, avec un peu d'efforts, tout ne sépare pas forcément. Les deux acteurs sont incroyablement convaincants dans leurs personnages respectifs. Daniel Auteuil est excellent, comme d'habitude et Camélia Jordana à également une belle prestance. Au delà de l'histoire, c'est un film pour les amoureux des mots. C'est aussi un film qui interroge sur le racisme et sur le cliché. Le professeur Mazard est-il raciste parce qu'il utilise un cliché lorsque Neïla arrive en retard ou n'est-ce que de la provocation ? J'aurais tendance à dire provocation, presque depuis le début, puisqu'il ne répugne pas à la prendre en main pour le concours, même s'il n'y croit pas et, encore plus lorsque l'on connait sa cible de l'année précédente. Un cliché est-il raciste ou est-il une représentation de quelque chose ? Celui de l'Allemand avec la bière, du français avec la baguette, le béret, le camembert et le ballon de rouge ou de l’Écossais ou Irlandais avec son alambic et passant toutes ses soirées au pub ? Sont-ils des clichés racistes ou juste une représentation de quelque chose qui existe vraiment ?
un film assez drôle par ses répliques et instructif .la relation l'étudiante de banlieue et le prof désabusé et provoc fonctionne bien .le réalisateur s attache à décrire la banlieue...et quelques un de ses codes revus et surmédiatisés .l'aspect Assas et fac réac n est pas développés alors que rarement traité au cas ciné. dommage ça enlève une bonne partie de l'intérêt du sujet du forum film.
Depuis Ils se marièrent ..., Yvan Attal a tenté d'élargir sa palette de réalisateur, avec les résultats catastrophiques que l'on sait (Do not Disturb et Ils sont partout). Le brio peut sembler loin de son univers mais ce nouvel effort dans des thématiques nouvelles, s'il apparait inégal n'a pas que des défauts, loin de là. Le postulat de départ qui voit un vieux professeur amoureux des mots et un tantinet réactionnaire se frotter à une jeune ambitieuse issue de la banlieue a quelque chose d'un peu forcé dont on croit deviner les tenants et les aboutissants : l'affrontement, le rejet puis la complicité et le respect. Il y a beaucoup de cela mais pas uniquement et pas totalement. Déjà, un film sur la rhétorique et l'éloquence qui cite Schopenhauer et Ciceron ne peut être totalement mauvais. Des mots pour expliciter sa pensée ou la travestir : le côté didactique du film n'est pas asséné de façon scolaire malgré une variation de postures assez codifiée et rassurante. Comme attendu, Auteuil est brillant, par le verbe et le jeu et il fallait bien son talent pour faire passer un personnage de vieux cynique et mal embouché qui aime à titiller par la provocation. Camélia Jordana se positionne sur un tout autre registre, celui de la jeune femme décidée mais fragile et elle n'a pas à rougir de sa prestation face à un Auteuil impérial. Le brio, celui des concours d'éloquence, ne culmine cependant pas dans des joutes oratoires, finalement trop vite expédiées au profit du thème sous-jacent qui est le déterminisme social, une idée que le film combat avec parfois une grande maladresse mais non sans conviction. Le schéma est grosso modo celui de My Fair Lady, revu et corrigé avec une intrigue périphérique sentimentale pas des plus heureuses. Il y a dans Le brio une certaine volonté de s'éloigner des clichés et si la mission n'est pas complètement remplie, il reste un film plutôt sympathique, sans temps morts, correctement écrit et réalisé.
Un film bien agréable à regarder pour son duo d'acteurs (Camélia, tu es solaire !), le cadrage (quelques plans vraiment fins) et un humour acerbe et léger/grave. Petit bémol sur spoiler: la fin : téléphoné, exagéré, peu crédible (un conseil discipline un an après ?).
Des joutes verbales sublimes,des références culturelles en pagaille et délicieuses... servies par des acteurs très justes. Que dire?? Merci M Attal et vive la qualité du cinéma français !!
Auteuil et Jordana parfaits et pas de temps morts alors que le sujet n'était pas simple. Un bon moment. Du rire, de l"intelligence, de l'émotion. Une très bonne surprise.
Un personnage principal très peu supportable jouant la victime constamment et manquant affreusement d'éloquence et une histoire ne sortant jamais d'un standard préconçues et très cliché. Légèrement sauvé par la prestation de Daniel Auteuil .. En gros : lisez le synopsis plutôt que regarder le film : vous y gagnerez 1h30
Félicitation pour ce film prenant. Bravo à M Auteuil pour son interprétation impeccable et bravo à Melle Jordana pour son jeu d’actrice d’une très belle justesse. Le film ne souffre d’aucune lenteur. La réalisation est parfaite. L’histoire est émouvante sans tomber dans la facilité. J’ai adoré.
J’ai du mal avec les derniers films d’Yvan Attal. Je n’avais pas bien compris son dernier film « Ils sont partout » auquel j’avais mis 1 sur 5, et il en est de même avec « Le brio » dont j’avoue ne pas comprendre le message ! Ou bien il s’agit pour un vieux prof de Droit - Pierre Mazard (Daniel Auteuil) – d’un « deal » rapidement énoncé dans le film, que de devoir s’occuper d’une jeune beurette mal fringuée - Neila ( Camélia Jordana) - pour en faire la bête de concours de la Fac d’Assas pour des joutes d’éloquence … mais alors pourquoi un film si long où Pierre Mazard, cynique et ne s’occupant de personnes et même pas de sa mère, n’a vraiment rien à voir avec cette beurette et en fait trop (cf. scènes de restaurant …) ? Ou bien - comme peuvent le laisser supposer les premières images du film - Yvan Attal pense que le paraître et l’éloquence l’emportent sur le simple fait de dire la pure vérité et d’ailleurs à au moins 2 reprises il est dit « La vérité on s’en fout. L’essentiel est d’avoir raison » … mais alors il n’est pas très élégant de glisser parmi les sujets des joutes d’éloquence la justification de l’eugénisme. De plus et si c’est le but, on en tire une bien piètre opinion des avocats ! Bref un film évoquant « My fair lady » vire « Pretty woman » sur un mode intello … mais déconnecté de la vraie vie !
Enfin un film intelligent avec pourtant un sujet à développe sans tomber dans les clichés. Un professeur cynique, pour sauver son emploi, devient le pygmalion d'une jeune beure de Créteil, en fac à Assas (sic!) Daniel Auteuil est à sonn habitude magistral. Camlla Jordana est parfaite. Bravo M. Attal