Totalement le genre de film que j'aime. Tout d'abord, le jeu d'acteurs est un plaisir à voir, puis la belle parole, les citations et références rajoutent une touche de sublime. Étant littéraire, j'ai beaucoup aimé ce film et ce qu'il renvoie !
Tant de clichés et de caricatures... Très déçue par Daniel auteuil pas au mieux de sa forme... Quant à camila jordana... Qu'est ce qu'elle joue mal... Une genance totale. J'ai tenu 30 mn.
Tout part très très mal avec cette absurde, caricaturée et caricaturale histoire de discrimination d'une étudiante. En depit de cette base grotesque, le film tient la route porté par un Daniel Auteuil prodigieux , une bonne viande son, de belles images et les enseignements de Schopenhauer
Je pourrais louer le texte, les dialogues, le jeu très juste des deux protagonistes principaux, on ne dira jamais assez combien Auteuil est « grand » et camélia Jordana, toute en subtilité, finesse, rage et fragilité. Mais la vraie dimension de ce film, c’est la tendresse, il est est, dans beaucoup de scènes, et celles dans la cité également, « tendre » et cela fait beaucoup de bien.
Excellent film bien réalisé avec un scénario cohérent intéressant et surtout rafraîchissant. On reste toujours dans le cliché des banlieusards rebus de la société qui tentent de s'extirper de leur condition,cependant pour une fois (et c'est là que je salue hautement le travail de l'équipe) les principaux protagonistes banlieusards et Maghrébins ne sont pas représentés comme des idiots finis mais plutôt comme des jeunes qui ressemblent à beaucoup de jeunes de nos banlieues actuelles qui possèdent un minimum de bagage intellectuel et qui s'en servent pour se frayer une place dans le monde impitoyable qu'est la vie étudiante et professionnelle en France. Pas d'idées fantaisistes véhiculées (exogamie à outrance, pas de banlieusarde Maghrébine qui fuit sa condition parce que "oppressée" par sa famille ou sa religion) bref les personnages gardent entièrement leur dignité y compris les parents et ça c'est le cinéma qu'on aime et qui ressemble à notre France. Chapeau bas les artistes !
Pour éviter le conseil de discipline après les propos racistes dirigés contre l'une de ses élèves, un prof de l'Université Panthéon-Assas est sommé de faire amende honorable en la préparant au concours d'éloquence inter-facs. La rhétorique, l'art du bien dire, de l'argumentation ; le maintien, articuler, poser sa voix, utiliser les silences ; convaincre plutôt qu'avoir raison… "Le Brio" tourne autour de la confrontation entre ce prof cynique mais brillant (Pierre Mazard, interprété par Daniel Auteuil) aux répliques vachardes et aux méthodes peu conventionnelles, et l'étudiante en droit habitant Créteil (Neïla Salah, interprétée par Camélia Jordana), sérieuse, travailleuse, qui, malgré les difficultés, rêve de devenir avocate. Le sujet et la bande-annonce m'avaient donné envie de voir le film. Je partais donc avec un a priori favorable. Pourtant, et bien que les acteurs jouent correctement leurs rôles, compte tenu du potentiel du sujet, j'ai trouvé que ça manquait de percutant. Je n'ai pas été aussi emballée que je l'avais imaginé. Beaucoup de poncifs dans les dialogues, de répliques trop faciles, à la fois entre Neïla et son prof, mais aussi entre Neïla et Mounir, son petit ami. Outre des situations peu crédibles, l'histoire se déroule de façon totalement prévisible, avec une fin sans surprise. Le résultat est un peu plat, caricatural. Yvan Attal pouvait aller plus loin, prendre plus de risques. Il y avait matière, dommage...
Pour un film donnant une part belle à la rhétorique, on a heureusement droit à des dialogues parfaitement ciselés. Au-delà de ça, ce récit d’émancipation par le savoir et la connaissance est assez convenu.
Franchement c'est de pire en pire, mais là ont touché le fond du fond, l'Oscar de la médiocrité a MD tête aplati,ont dirait une ancienne boxeuses,pas crédible une seconde pour la Jordana,une honte l'écriture est tellement nulissime le jeu d'acteur a pleuré l'histoire d'une banalité sans nom franchement le voir jusqu'à la fin c'est médaille de l'honneur,ça vaut rien ce film ni la musique ni la photo ni rien,donc stop
Le Brio est un film de Yvan Attal qui nous plonge dans l'univers de Neïla Salah qui a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d'Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d'éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin. Encore faut-il qu'ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.
Le film est bien monté avec des rares plans qui s'alternent on suis pratiquement que Neïlah Salah qui rêve de devenir avocate malgré ses origines, le récit se construit sur elle même, et son entourage. Le jeu d'acteur subtil de Camélia Jordana est très réussi, elle obtient une véritable transformation au niveau du caractère passant au débit du film par une femme de quartier très émotif, à la fin elle devient une femme qui s'assume et qui ne s'empêche pas de deve' opper un discours.
Daniel Auteuil est très bon dans son rôle de professeur et cela reste un régal de le voir dans des films car il ne perd pas de son talent, malgré le rôle compliqué à jouer il l'a fait et a très bien réussi. Son rôle est très contradictoire car avec la provocation raciste qu'il fait très souvent on éprouvé quand même de la compassion pour le personnage alors cette sorte de compassion ambiguë et très dérangeante pour le spectateur.
Les décors sont très important puisque qu'on passe souvent de quartier défavorisé à Créteil à restaurant très luxueux à Paris, cela créer un contraste très particulier et riche.
Un plaisir de découvrir ce film qui est pas mal, Yvan Attal réalise encore une fois une belle œuvre qui derrière évoque beaucoup de message qui est contre la société ! A voir !
Rire de tout, avec éloquence et prestige. Alors oui on rit du racisme, fer de lance du Brio, mais emmené si subtilement (bien qu’au début je fus dubitatif je l’admet). On se prend d’attache pour les deux personnages qui n’avaient rien en commun et qui pourtant s’élèvent au plus au point de leur existence. Entre amour, au sens sentimental et émotionnel du terme, entre dialogue tranchant de posture rectiligne et finalement entre complicité on y trouve notre compte. Oui Attal nous l’a transmis, avec Brio.
Un film léger, qui se laisse regarder facilement. Un film très poétique par ailleurs, de part ses répliques et donc sa réthorique. Une Camélia Jordana adorable face à un Daniel Auteuil impitoyable. Deux opposés, mais qui vont faire équipe pour gagner le concours de la réthorique et ainsi briser la hache de guerre. Ce film est tout de même plein de clichés qui énervent mais reste tout de même réaliste. Je conseille fortement.
Yvan Attal met en scène la belle idée de traiter un rapport de classe à travers les origines et surtout la parole. Les scènes où Daniel Auteuil (Pierre Mazard) et Camélia Jordana (Neila) travaillent ensemble sont les plus réussies, car elles contiennent une pluralité d'affects pertinents au regard de la relation : défiance, drôlerie et apprentissage se mêlent avec justesse, au point où la préparation au concours d'éloquence change Neila dans son rapport à sa famille et à ses amis. L'enseignant raciste ne prépare pas seulement son élève au concours d'éloquence, son mépris des classes populaires est un sens transféré vers Neila, qui prend de haut son petit ami en se moquant de son manque de vocabulaire. Toutefois, si le caractère raciste de Mazard n'est jamais remis en cause par Neila, l'orientation scénaristique finale imagine une amitié à la fois convenue et peu plausible. Il est aussi regrettable que Attal ne filme pas davantage les scènes de concours, ce qui aurait été une manière plus incarnée de lier le rapport de classes à l'argumentation. "Le brio" est plus à l'aise dans la comédie que dans la critique et, s'il comporte quelques moments inspirés et que ses deux principaux interprètes sont convaincants, il manque de profondeur et de justesse dans sa dernière partie.