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Un visiteur
3,5
Publiée le 27 février 2019
attention ! ca décoiffe ! drole , féroce , cynique , peinture de la realpolitik américaine ! adams , bale , fabuleux ! le cinema americain sait mettre le doigt et fouiller dans les plaies de son histoire , vietnam , watergate , moyen orient ! en france , malgré tous les coups tordus existants et passés , un tel film serait inconcevable , irréalisable !
Vice raconte la carrière politique de Dick Cheney, ex Vice Président des Etats Unis aux côté de George Bush 2 notamment avant et pendant la guerre du Golf. Commençons par le plus important : c’est très important que ce film existe, car il dénonce une très grave dérive politique à la tête de l’état le plus puissant du monde. Et c’est un film remarquable sur le plan cinématographique : exceptionnelle performance de l’acteur principal Christian Bale dans le rôle de Dick Cheney (il subit des liftings très impressionants de réalisme), un scénario ultra-dynamique avec des ressorts à chaque instant, on atteint la tension d’un film fantastique. Un humour omniprésent et grinçant, une musique qui accompagne bien - même si personnellement je la trouve un peu grandiose, on pourrait dire bien d’autres choses. Pourquoi donc ai-je été gêné ? Parce que bien que ce ne soit pas un documentaire, c’est un portrait au vitriol et donc un film à charge. Et je n’aime pas en général quand c’est uniquement à charge. D’autant que la première minute est une profession de foi de vérité en annonçant qu’il s’agit du résultat d’une enquête approfondie, mais c’est là que je commence à être mal à l’aise : est-ce bien là la vérité ? Une partie de la vérité sans doute mais dans cette époque où la qualité de l’information est menacée par le populisme et les fake news, nous devons résister à la simplification. On aimera donc beaucoup, ou pas du tout… A ne voir que si l’on s’intéresse à l’actualité internationale, si l’on n’est pas hostile aux films de style très américain – fussent-t-ils en l’occurrence du côté démocrate, et si l’on n’a pas peur d’affronter quelques instants où l’on perd le fil car c’est parfois un peu trop rapide pour suivre.
Adam Mac Kay, nous raconte l’influence de Dick Cheney vice-président et Donald Rumsfeld secrétaire à la Défense, aux côtés de Bush junior...... pour moi, ancré dans la vie politique française, il était compliqué de comprendre, toutes les subtilités du film.
De plus, le film fluctue entre documentaire et la satire, nous montrant des personnages d’un cynisme effrayant !!! Difficile à suivre pour moi!
Propos tellement manichéen qu'il est diificile d etre accroché par l'histoire. Et le pire c'est qu on sort de la scéance sans comprendre mieux qui est dick cheney. Bref 2h pleine d'ennui pour moi. Le seul interet se trouve dans les maquillages et transformation des acteurs très réussis.
A la sortie d'un film, on peut se poser 3 questions : que m'a-t-il appris (au sens large) ? que m'a-t-il apporté ? que pense-t-on de la forme adoptée par le réalisateur ? Prenons maintenant le cas de "Vice". Que m'a-t-il appris ? Vraiment pas grand chose. Bien sûr, si vous ne savez pas que George W. Bush est un parfait imbécile, que Dick Cheney et Donald Rumfeld sont des prédateurs et des menteurs, prêts à tout pour arriver à leur fin et pour faire grossir leur compte en banque, que l'invasion de l'Irak a été justifiée par des mensonges, que la démocratie américaine n'en a souvent que le nom, que ce sont les lobbys qui, le plus souvent, font prendre les décisions aux gouvernants, etc., OK, d'accord, vous pourrez apprendre tout cela dans "Vice". Parlons maintenant de la forme : Adam McKay a manifestement voulu faire du Michael Moore, malheureusement, il n'en a pas le talent. Ce que ce film m'a apporté : de l'ennui, car Adam McKay n'a pas du tout le génie comique de Michael Moore et je n'ai jamais ri une seule fois malgré tous ses efforts. Pathétique !
ça aurait été plus sympa sans cette voix off et les montages bizarres... dommage super casting et encore une fois Christian Bale nous montre son talent d'acteur !
Christian Bale ce grand monsieur. Incroyable performance dans ce film. Respect. Beaucoup plus dynamique que THE BIG SHORT. Et pour finir l’histoire est insensée et en même temps ça m’énerve tellement c’est incroyable.
Le réalisateur de The Big short s'emballe trop dans cette dénonciation outrancière des méfaits de l'ancien vice-président de George W. Bush. Le dynamisme de la mise en scène qui nous entrainait dans les méandres complexes des milieux financiers de son précédent film multiplie ici les effets douteux pour appuyer des thèses qui semblent elles-mêmes discutables. Alterner les scènes de repas ou de rigolade des gros bonnets de Washington avec les images des massacres au Cambodge ou en Irak, c'est franchement facile et oiseux. Un tel film ne peut que renforcer toutes les théories du complot, quelles qu'elles soient. Et faire détester tous les hommes politiques. Un effet de montage au milieu du film laisse même entendre que les attentats du 11 septembre 2001 ont été organisés pour permettre aux grandes compagnies pétrolières d'envahir l'Irak. S'ajoute à cela l'absence totale du point de vue adverse, ce qui est la base de toute forme de procès ou de justice. Bref, même si je suis probablement dans le même camp politique que le cinéaste, je ne peux qu'être consterné par la rhétorique de cet opus. On saluera tout de même la performance de Christian Bale et quelques effets de mise en scène inventifs.
La grande qualité de « The Big Short » avait été de rendre accessible un monde particulièrement complexe, celle de « Vice » est de mettre en lumière un homme politique relativement méconnu mais dont les décisions ont eu des impacts majeurs sur le monde de ces 15 dernières années, « Vice » où comment un homme de l’ombre devient l’un des personnages les plus influents dans notre histoire récente.
Comme dans « The Big Short » McKay prend un parti pris et adopte un point de vue clairement orienté (un peu à la Michael Moore), qui peu quasi être assimilé à un pamphlet, mais qui en étant bien documenté et en essayant de rester un maximum factuel, demeure assez proche de la réalité. Ce côté pamphlet est totalement assumé, tout comme le fait de traiter les personnages et les évènements avec satire, emballer de comique une histoire qui est tout le contraire, sans justement jamais oublier de montrer l’aspect dramatique de la réalité. C’est parfois caricatural, mais souvent ça tombe juste et on regarde avec un sourire en coin et désabusé ce spectacle navrant que fût la politique de Bush.
Pour qui s’intéresse un minimum à la politique américaine, on n’apprendra rien de nouveau sur l’aire Bush (le fait qu’il n’ait jamais réellement eu le pouvoir, les raisons de la guerre en Irak, etc.), en revanche, le personnage de Cheney dévoile certains secrets, tout comme les arcanes du pouvoir (comment un homme peu quasiment confisqué tout le pouvoir en toute légalité, …) et à ce titre « Vice » est très réussi. Dommage qu’il s’attarde un peu trop sur l’ascension de Cheney, la 1ere moitié du film connaissant quelques longueurs, en revanche une fois le 11 septembre passé, tout s’accélère et le film trouve un rythme de croisière assez élevé. Le personnage de Cheney gagne alors en profondeur à mesure que ses responsabilités et ses ambitions augmentent, un parallèle bien fait pour un homme aux dents très longues, à la morale très fluctuante, mais à l’intelligence bien plus affûtée que son Président.
Le tout porté à l’écran par un Christian Bale méconnaissable et excellent dans sa performance, prouvant qu’il est l’un des acteurs capables des transformations physiques les plus dingues. D’ailleurs le choix du casting est à saluer, tant les ressemblances physiques sont proches (Colin Powell et Condoleeza Rice sont des quasi sosies), et même les attitudes et le parlé pour certains personnages (on a l’impression de revoir les discours de W.Bush), excellent pour une immersion qui est totale. On lui pardonne alors d’être parfois un peu long et caricatural car au final « Vice » produit bien l’effet escompté : on ressort de là désabusé des effets d’un système politique désastreux et néfaste, mais ce qui fait le plus peur c’est qu’aujourd’hui encore les actions de cet homme de l’ombre ont des répercussions immenses, bien plus qu’Obama ou Trump celui qui a changé la face du monde c’est Cheney, à tel point que les 2 présidents nommés ont été (et sont) bien incapables de modifier la trajectoire impulsée par Dick Cheney, homme à l’image de son pays, puissant, ambitieux mais faisant peu de cas du genre humain et là-dessus « Vice » fait bien passer le message.
Arriver à tenir le spectateur en haleine pendant 2h13 avec un personnage à priori sans intérêts, inconnu, laid, vil, menteur, cardiaque... tient de la gageure! Voici la première performance du réalisateur associée à l'incarnation époustouflante du personnage par Christian Bale, méconnaissable, et qui devient de film en film l'ACTEUR numéro 1. C'est inventif, drôle, outrancier, intelligent, un film à charge, véritable brûlot mené de main de maître. Le réalisateur nous avait habitué à ses mises en scène percutantes avec notamment the Big Short, déjà avec les rôles titres tenus par Bale et Carrel. C'est démonstratif et pédagogique, à la façon d'un Michael Moore qui aurait abandonné le documentaire pour de la fiction, mais on évite la lourdeur et le parti pris trop subjectif par des trouvailles cinématographiques. On rit à cette fausse scène de dialogue entre les deux époux dans leur lit qui reprend des tirades de Shakespeare, un générique de fin est bidonné en milieu de film, le film se termine réellement mais après le vrai générique de fin, restez dans la salle jusqu'au bout! Tout au long du film un narrateur scande l'intrigue et l'on comprend tout son intérêt et le ressort humoristique dans les dernières minutes seulement (non je ne vais pas spoiler), la fiction est entrecoupée de vrais/faux documentaires sur les discours qui ont conduit à l'intervention des États-Unis en Irak... Bref, c'est jouissif, c'est énorme, orienté, mais cela nous fait prendre conscience de l'incroyable ascension d'un homme dans les sphères du pouvoir américain qui n' a reculé devant aucune manipulation pour parvenir à ses fins et qui par son action malhonnête a modifié le cours de l'histoire et provoqué un chaos dont nous ne sommes pas prêt de voir la fin !
Arriver à tenir le spectateur en haleine pendant 2h13 avec un personnage à priori sans intérêts, inconnu, laid, vil, menteur, cardiaque... tient de la gageure! Voici la première performance du réalisateur associée à l'incarnation époustouflante du personnage par Christian Bale, méconnaissable, et qui devient de film en film l'ACTEUR numéro 1. C'est inventif, drôle, outrancier, intelligent, un film à charge, véritable brûlot mené de main de maître. Le réalisateur nous avait habitué à ses mises en scène percutantes avec notamment the Big Short, déjà avec les rôles titres tenus par Bale et Carrel. C'est démonstratif et pédagogique, à la façon d'un Michael Moore qui aurait abandonné le documentaire pour de la fiction, mais on évite la lourdeur et le parti pris trop subjectif par des trouvailles cinématographiques. On rit à cette fausse scène de dialogue entre les deux époux dans leur lit qui reprend des tirades de Shakespeare, un générique de fin est bidonné en milieu de film, le film se termine réellement mais après le vrai générique de fin ( restez dans la salle jusqu'au bout!), un narrateur scande l'intrigue et l'on comprend tout son intérêt et le ressort humoristique dans les dernières minutes ( non je ne vais pas spoiler), la fiction est entrecoupée de vrais/faux documentaires sur les discours qui ont conduit à l'intervention des États-Unis en Irak... Bref, c'est jouissif, c'es énorme, orienté, mais cela nous fait prendre conscience de l'incroyable ascension d'un homme dans les sphères du pouvoir américain qui n' a reculé devant aucune manipulation pour parvenir à ses fins et qui par son action malhonnête a modifié le cours de l'histoire et provoqué un chaos dont nous ne sommes pas prêt de voir la fin ! spoiler:
Un bon film divertissant, ce qui est intéressant c’est de voir un personnage odieux humanisé malgré tout. Ce film vaut le coup d’être vu, il est instructif et contemporain.
« Vice » est un film à voir, plus pour ses qualités informatives sur Cheney et sa femme, que pour ses qualités cinématographiques. Sur le sujet: il s’agit du portrait de Dick Cheney, depuis ses études jusqu’à la vive présidence, qui finalement avait le vrai pouvoir par rapport à GWBush, avec peu de convictions personnelles mais un grand sens de ses propres intérêts et de sa femme, une républicaine convaincue qui a poussé son mari tout au long de sa carrière et l’a influencé. C’est le portrait d’un homme sans scrupule, passé à l’école de D Rumsfeld, qui lui a appris le cynisme. C’est donc un film à voir, pour mieux comprendre les ressorts de la politique américaine récente... Sur le film lui-même, le montage m’a paru assez tortueux et décousu, et la mise en scène sans grande originalité.... les acteurs sont en revanche excellents et tout à fait crédibles. Le générique qui arrive au milieu du film est hilarant et c’est une excellente idée.
Cela manque de psychologie autour de Dick Cheney. On a du mal à comprendre ces motivations et ce à quoi il a contribué hormis la guerre en Irak et la possibilité des chaînes d’opinion qui ont été des moments marquant mais courts de sa carrière.
Sous couvert de narrer l’incroyable ascension au pouvoir de Dick Cheney, plouc arriviste qui deviendra vice-président de l’administration Bush, Vice est davantage l’occasion pour Adam McKay, après The Big Short et sa radiographie du pouvoir corrupteur de l’argent, de sonder les maux de l’Amérique et sans doute celui le plus révélateur : son gout pour l’amoralité & le vice. En résulte, un opéra tragi-comique fun, ironique & cynique paradoxalement à la gloire de l’une des figures les moins glorieuses des USA. (Lire la critique sur le site