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Un visiteur
4,5
Publiée le 21 février 2019
"Vice" porte très bien son titre à double sens. C'est un film réussi sur l'excès d'ambition et de pouvoir, au mépris de toute conviction politique; un pamphlet ultra divertissant qui appelle les spectateurs à réfléchir et questionner le monde et son histoire, ainsi que son actualité. C'est un grand moment cinématographique, avec des acteurs remarquables.
c’est un mauvais biopic. c’est long mais long comme un jour sans fin. le montage du film n’est pas fameux et pour combler les imperfections il y a un paquet de transitions !!!! quant au fond du film ça laisse à désirer !
Dans son précédent film, The Big Short, Adam McKay avait dressé un portrait glaçant des dérives américaines qui avaient engendré la crise des subprimes. Avec un style bien à lui, une excellente écriture, un gros travail d’investigation et un casting parfait, les ingrédients de son précédent long-métrage l'avaient déjà conduit à la reconnaissance du milieu. Pour sa nouvelle réalisation, Il reprend les mêmes préceptes mais il parvient à faire de Vice un long-métrage plus grand public en éliminant les concepts économiques complexes de son précédent film. Cette fois-ci, il a trouvé en Dick Cheney, vice-président des États-Unis pendant huit ans sous l’ère George W. Bush, le parfait symbole des dérives politiciennes d’une administration va-t-en-guerre. Il fait une description passionnante de l’ascension d’un homme à la stature moyenne, qui parvient à devenir la vraie tête pensante de l’État. Certaines séquences sont stupéfiantes de cynisme. McKay ne se départie pourtant pas de drôlerie, décrivant les hommes qui gèrent la première puissance mondiale comme des personnages parfois outranciers et plein de vices. Les scènes où les acteurs s’adressent au spectateur face caméra, sa marque de fabrique, sont des moments délicieusement ironiques et plein d’à-propos. La performance géniale, une nouvelle fois, de Christian Bale, est un atout majeur pour le réalisateur américain. Car, pour donner corps à ce Dick Cheney, il fallait un acteur majuscule, capable d’embrasser à la fois le physique imposant et la psyché mystérieuse du monstre politique américain. Les non moins excellents Steve Carell et Sam Rockwell ne sont pas en reste : ils forment avec Bale le trio drôle et terrifiant d’une Amérique hors de contrôle.
Un film riche, dense, historiquement fort et mis en scène de manière si particulière qu’il relance l’intérêt pour ce genre de production dont l’Amérique est friande et nous aussi . Avec un casting de tout premier plan mené de main de maître par Christian Bale qui dans le rôle-titre ( Dick Cheney , 40 ans dans l’ombre du pouvoir et pourtant si puissant ) est absolument fabuleux . Depuis Gary Oldman en Churchill je n’avais pas vu une telle métamorphose au cinéma. Sur la ligne éditoriale, on retrouve les mêmes arcanes et chausse-trappes du pouvoir, la manière de le prendre en compte avant de se l’attribuer . Sauf que cette fois le héros a su habilement retourner chaque situation en sa faveur avec des conséquences inéluctables sur le monde ( Cambodge, Afghanistan, Irak …) qui perdurent encore aujourd’hui . La théorie de « l’exécutif unitaire » mise en place par l’équipe Cheney sera la porte ouverte à toutes les dérives. Enlèvements, tortures, censure… Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Grande lumière sur l'homme derrière la marionnette... VICE est un film rythmé avec un cynisme réaliste sur la politique américaine et mondiale aujourd'hui. On se doute bien de l'opinion du réalisateur sur Dick CHENEY, néanmoins il reste dépeint avec une certaine distance (appréciable). Je suis arrivée à avoir de l'empathie pour le personnage à certains moments du film; suivre l'évolution et le cheminement de toute une vie permet de voir le bon époux et père de famille tombé dans les pièges du pouvoir et du vice comme n'importe qui d'autre... Mention spéciale à Christian SLATER qui pour moi est à l'apogée de ce qu'on peut appeler "se fondre dans la peau de quelqu'un". Courez-y !
Un film aussi intéressant sur le fond que particulier sur la forme. Si la vie de ce personnage haut en couleurs est passionnante, le rythme et la réalisation très spéciaux, à la Lars Von Trier, risquent d'en rebuter plus d'un. Au-delà du rythme (assez lent), un certain nombre de plan tombe à plat et vient casser le propos. Enfin, point inhérent à ce type de biopics, la parti pris politique est ici très important.
Une satire percutante sur une bande de politiciens peu scrupuleux qu'on a envie de baffer à chaque magouille et coup bas sur le dos du contribuable... Au jeu de la métaphore à peine masquée, Adam McKay s'amuse clairement : séquences d'illustrations qui jaillissent en pleins dialogues, narrateur personnifié qui vient de temps en temps nous expliquer tel événement plus en détails, intertitres à lire... On peut même dire que l'atout principal de Vice est sa forme déjantée et très ironique, car son contenu (la satire politique) a déjà été vue et revue (ne serait-ce que chez Oliver Stone) et aussi transformiste que soit Christian Bale, il fait du Christian Bale. Sa prise de poids pour le rôle est stupéfiante, mais le jeu se contente de l'habitude, dommage. La durée du film est assez longue mais ne se fait pas vraiment ressentir grâce à un certain dynamisme et des gags pince-sans-rire qui font souvent rire. Attention à ne pas vous endormir, car plusieurs fois des bombes explosent sans prévenir, et le coup du narrateur à la fin...sans en dire plus, toute la salle a sursauté. Étant assez peu calée en politique internationale, je n'ai pas tout compris de ce qui s'est dit, mais la découverte de ce vice-président original aura été une bonne surprise. Le fond est assez classique, mais la forme se démarque par un cynisme décapant, un style qui ne se prend pas au sérieux assumé et des séquences inattendues qui nous aident à suivre avec humour.
Surcoté et ennuyant ! Le film se veut un portrait caustique de Dick Chenney. J'ai trouvé le film long et pas original. Le réalisateur utilise des métaphores bien lourdaudesspoiler: (métaphores animalières par exemple) et bien sûr le parti pris est manifeste. si vous aimez ce style allez plutôt voir un film de Michael Moore.
Une histoire de la politique US récente par le prisme du parcours de Dick Cheney, qui fut notamment vice-président sous la présidence de George W. Bush. Curieux film, nourri d'une enquête politique clairement à charge contre Cheney et les Républicains, enquête déployée sur le ton de la farce tragique : bouffon, pathétique et terrifiant. Le récit captive, déroute, séduit et gène en même temps. On est happé par cette histoire d'opportunisme et de manipulation politique, à l'échelle nationale et internationale, mais le style du film, avec sa dérision toujours en coin et ses effets démonstratifs m'as-tu vu (notamment le montage), laisse toujours un doute sur la fiabilité des infos. Quoi qu'il en soit, la matière est intéressante ; esquisse d'un tableau vertigineusement désolant du monde politique US et du monde politique en général.
Ce film est passionnant. C'est inquiétant de voir comment un type somme toute assez moyen et très discret a pu monter tous les échelons du pouvoir et influencer la marche du monde sans être empêché. Ce type a convaincu tout le monde que payer des impôts était une tare, qu'on en payait trop et qu'il ne fallait pas taxer les plus riches. Et nous, on a suivi, en disant que c'était moderne. Sa seule raison d'envahir l'Irak était de signer des contrats en or pour Halliburton. On en vient à se poser des questions sur l'existence même de la démocratie. Par ailleurs, je n'avais pas fait le lien entre les attentats du 11 septembre et l'émergence de l'Etat Islamique. Les parenthèses Clinton et Obama ne sont finalement que des parenthèses dans une histoire américaine très droitière. Je pensais que Trump était un accident de l'histoire, il m'apparait maintenant comme une continuation logique de ce que Nixon et surtout Reagan ont planté. Et, c'est peut être tout bête, mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Jacques Chirac et Dominique de Villepin, quasi les seuls occidentaux à s'opposer aussi fermement à l'intervention américaine en Irak, même si ça a été en vain. C'était tout l'honneur de la France et je n'ai pu réprimer un sentiment de gratitude. Merci messieurs.
Le pire biopic de l'année 2018. Vice (McKay 2018) n'est ni un bon film ni un film honnête. Il ne donne pas les chiffres qui caractérise la plus grande opération de prévarication de tous les temps qui a permis à Cheney d'enclencher la guerre d'Irak en 2004 et de donner à Halliburton, entreprise de mercenaires spécialisée dans les coups tordus pour les dictatures diverse, société dont Cheney était PDG, 4.2 milliards de dollars de contrats pour la guerre de 2003 puis 10 milliards ensuite pour la reconstruction. Son profit personnel due à l'augmentation de son portefeuille d'actions Halliburton dépasse dix millions de dollars. Cheney est donc plus qu'un de ces criminels qui déclenchent des guerres pour sortir de situations inextricables (ici la suite des attentats de 2001), plus qu'un de ces menteurs qui ont inventé des armes de destruction massive pour enclencher le massacre de 200 000 Irakiens au moins, c'est un des plus grands prévaricateurs de l'histoire des Etats-Unis et dieu sait comme disait Mark Twain que les USA sont pourtant spécialisés dans la production d'escrocs et dans leur sanctification comme héros nationaux. Vice ne nous dit presque rien de tout ça : voici un imbécile poussé par sa femme à faire de la politique et qui utilise les thèmes plus réactionnaires pour devenir chef de cabinet de Ford, directeur de la CIA de Bush père puis vice président de Bush fils, très bien incarné ici comme l'idiot du village par Sam Rockwell. Le film cherche à se transformer en farce grinçante en utilisant toutes sortes de trucs cinématographiques : faux films d'archives, flashbacks permanents, avancées vers l'avenir sans prévenir, mélange public privé mais il n'explique rien. Pire : il cache la vérité. Pas étonnant que ce numéro raté ait obtenu les oscars qui méritaient, ces récompenses attribués par une masse incompétente, vendues au plus offrant et présidées par Weinstein -tout un symbole- jusqu'à sa chute méritée. Revoyez plutôt l'excellent "W." d'Oliver Stone (2008), charge très bien informée et parfaitement mise en scène contre GWBush fils et son entourage.
VICE est un film/documentaire décapant. Et effrayant. Effrayant car il raconte l'histoire d'un homme, le Vice Président Dick Cheney, qui a dominé la 1ère puissance mondiale pendant des années. Et influencé la marche du Monde d'une manière déterminante… sans oublier ses propres intérêts. Christian Bale est Dick Cheney sans l'ombre d'un doute. Chapeau l'artiste.Grâce à un montage original, le rythme du film est tonique et l'intérêt pour le propos ne faiblit jamais. Film à charge, sans concession, Vice n'échappe pas dans sa dernière demie heure à une démonstration excessive, qui finit par affaiblir la dénonciation. Mais l'ensemble reste vertigineux.
Un film excellent et une nouvelle réussite au compteur pour ce réalisateur. Comme toujours un film coup de poing censé réveiller les foules ignorantes.d'ailleurs les scènes prennent parfois des allures de docu pour notre plus grand plaisir car c'est si bien monté ! Un peu d'exagération dans le montage par moment mais on lui pardonne car l'ensemble est brillant et je ne parlerai pas du jeu d'acteur tout simplement incroyable....
un bon biopic sur l'un des aigles du Pentagone qui influença Georges Bush à faire la seconde guerre d'Irak. Christian Bale est très convaincant dans son rôle et ses attitudes, son interprétation est brillante et de haute volée. La narration du film est de qualité, la vie de Dick Cheney bien retracée sur près de 40 ans. La mise en scène est intéressante avec ses flash back, la voie off est en revanche un peu trop présente. Un goût amer pour cet homme politique responsable de nombreux morts, du chaos dans une région du monde et qui n'exprime aucun remords et ne sera hélas jamais poursuivi. Du bon cinéma d'histoire et d'investigation...