Vice est une œuvre intelligente, qui retrace le parcours étonnant de ce politicien américain, devenu vice président sous le gouvernement Bush Jr. Pour McKay complexifie parfois trop une histoire pourtant relativement simpliste, et aurait gagné à réduire son montage final.
Ce film fait vraiment froid dans le dos... Grâce à un procédé de narration, la politique américaine de Dick Cheney est vulgarisée et donc compréhensible... Malheureusement pour ainsi dire... Rien ni personne n'arrête un homme avide de pouvoir !!! Même si l'on sent une grosse prise de partie, ce biopic met la lumière sur les rouages du système politique américain est c'est assez flippant ! Pire qu'un film d'horreur, là c'est la vraie vie où le Président des Etats-Unis comme le citoyen lambda peut se faire manipuler.... Mais on l'a choisi et c'est pour notre bien ...
Adam Mckay nous propose un film haut en couleurs. Malgré quelques éléments que seuls les historiens ou le Saint Esprit pourraient remettre en question, le scénario reprend avec intelligence et efficacité l'histoire de cet homme et son ascension au pouvoir. Intelligence car la trame est repectée et les acteurs ne jouent pas leurs personnages mais les incarnent profondément (mention faîte évidemment à Christian Bale qui se transforme littéralement en Dick Cheney, avec classe et avec brio). Efficacité car tournage et montage regorgent de symboliques bien plus parlantes que de dialogues inventés. Le film s'octroie d'ailleurs une autocritique en mentionnant qu'on ne peut qu'imaginer à certains moments ce que les personnages se sont réellement dit. Une réalité qui crève les codes du cinéma et de la fiction, allant jusqu'à mélanger les qualités et les formats d'image pour mieux faire passer le message... Le film se débarasse de règles trop encombrantes pour expliquer avec liberté ce moment historique où les Etats-Unis n'étaient contrôlés en fin de compte que par un seul homme.
Peu de gens connaissent Dick Cheney. Vice-Président de George W. Bush de 2001 à 2009, il a pourtant bouleversé le cours de l’histoire américaine. Au sein de la Maison-Blanche dans l’administration Richard Nixon, il deviendra le chef de cabinet sous la présidence du Gerald Ford. Il sera ensuite Secrétaire à la Défense du Président George H. W. Bush avant d’accéder au pouvoir aux côtés de Bush fils. En première ligne suite aux attentats du 11 septembre 2001, il n’hésitera pas à manipuler ses proches et les américains pour justifier une guerre en Irak tout en conservant son culte du secret. Après « The Big Short : le Casse du siècle », Adam McKay confirme son talent de cinéaste politique en délivrant un biopic coup de poing sur l’ascension de cet homme intelligent, mais opportuniste et cruel. A la fois satirique et machiavéliquement documenté, « Vice » est un thriller effréné avec des comédiens méconnaissables et époustouflants. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Film époustouflant drôle et d’une incroyable dureté. Les acteurs sont juste très bons. On regarde le film et on se surprend d’en redemander à la fin. Un très bon moment de cinéma
magnifique interprétation de Christian Bale une fois de plus qui prend la peau d'un personnage qui a révolutionné la tête de l'état américan avec son acolyte et mentor. PLV : ça fait froid dans le dos et le pire c'est que l'histoire est vraie
Bonne interprétation de Christian Bale et Steve Carrel. Un documentaire me semblerait néanmoins bien plus intéressant. Le récit est ici décousu et parfois trompeur, déformant la réalité de façon volontaire spoiler: Le générique de fin en plein milieu du film déjà . Le récit du soldat américain dont on pourrait se passer... Bof.
La soif de pouvoir de Dick Cheney, la façon dont il s’est rendu indispensable à Bush Junior pour former un ’’ticket’’ à la présidentielle de 2001, celle dont il a ‘’pris la main’’ à la faveur du 11 septembre puis son influence sur la gestion la guerre d’Irak.
On n’apprend pas grand-chose sur ce personnage. Deux ‘‘révélations’’ cependant : - par solidarité avec une de ses filles, il a défendu un temps -assez silencieusement- le mariage pour tous ; mais il a abandonné ensuite cette position pour servir l’ambition politique de sa deuxième fille ; c‘était en fait un père très attentif, - il avait élaboré une théorie selon laquelle le vice-président, n’appartenant ni à l’exécutif ni au législatif, n’était soumis à aucun contrôle...
Pour le reste, sa responsabilité sur la guerre d’Irak et sur sa ‘’privatisation est bien connue. Le film grossit à plaisir le trait, en minimisant outrageusement la responsabilité des autres acteurs, G. Bush en tête.
On aurait aimé mieux comprendre le système politique, dans ses mécanismes et dans ses ressorts démocratiques, qui parvient à confier le pouvoir exécutif à de tels irresponsables...
Bien sur, il y a la prestation hallucinante de Christian Bale, très grand acteur capable de se métamorphoser encore une fois comme dans beaucoup de rôles (The Machinist, Fighter, American bluff pour les transformations physiques les plus impressionnantes)...mais il y a aussi un film réellement captivant (qui met quand même un peu de temps à démarrer), à charge certes mais avec des idées très drôles (le générique de fin avec le mega happy end en plein milieu du film, un George W Bush hameçonné, ...) Une satire politique cynique, drôle et parfaite!!
Bien sur, la démonstration est orientée, les raccourcis sont nombreux pour ne pas surcharger le film et garder un impact fort (Irak : tout semble se passer comme si la guerre était éclair et sans errements, le peuple américain manifestant est manquant... autant de choix pour renforcer l'idée de l'importance des décisions de Cheney qui semble ne souffrir d'aucun contrecoups tant tout serait préparé) mais le film s'assume en post générique, par le ton humoristique, et se justifie même par une voix off forcément engagée. Mais par rapport au précédent film, the big short, cet humour fait du bien, le montage est merveilleux par sa pédagogie, récompensant l'attention du spectateur par des petits défis d'analyse sans jamais être vraiment difficile. Les acteurs sont formidables. Un propos engagé parfaitement servi.
"Vice" retrace à travers le personnage de Dick Cheney, les coulisses du pouvoir aux Etats-Unis à travers divers présidents. Adam Mc Kay trouve en Christian Bale un acteur méconnaissable dans l'évolution du personnage ainsi qu'avec Amy Adams (sa femme). Ce biopic est un régal tant il dérange en faisant par exemple passer George W. Bush pour un parfait idiot. C'est à la fois drôle et instructif concernant toute la complexité de la personnalité de Dick Chenay, étudiant raté devenu vice-président de la première puissance mondiale. Cette critique acerbe du réalisateur sur son pays est réellement passionnante. Un film que je conseille vivement.
Un biopic qui n'en est pas vraiment un puisqu'il s'oriente vers la satire et donc un parti pris qui contrairement aux biopics à un point de vue et plutôt négatif sur le personnage qu'il décrit. On en apprend beaucoup sur un personnage en effet peu connu, mais il demeure certaines inexactitudes, certains raccourcis et une seconde partie un peu trop vite expédié. Pour autant, ca reste un très bon film.
Si vous êtes fan de politique américaine et de ses coulisses vous allez probablement vous régaler, pour les autres il restera le jeu d'acteur impressionnant de Christian Bale et la réalisation efficace d'Adam McKay.
Portrait à charge d'un homme de l'ombre, ce "Vice" ne décerne pas à D.Cheney un prix de vertu, c'est le moins qu'on puisse dire, pas plus qu'à sa femme et à sa bande de va-t-en guerre, qu'on a pu traiter de faucons. Analyse implacable d'une démocratie parlementaire complexe où le libéralisme triomphant apparaît comme une menace pour l'humanité, le film nous assène une masse d'infos sur le fonctionnement des arcanes du pouvoir aux USA qu'on peine à garder en mémoire, tant elle est foisonnante. Accroché par le portrait psychologique sans concession mais très ambivalent de Cheney, pour ma part je me dépêchais malheureusement d'oublier ces infos, à mesure que je les comprenais. Qu'importe, toute cette tambouille reste néanmoins un éclairage très formateur, même s'il est pour le moins flippant. Voilà qui ne risque pas de me rendre fan des yankees républicains !... Dans ce panier de crabes, toute la distribution campe avec justesse une belle brochette de crustacés où C.Bale est impressionnant : il campe un looser intuitif qui flaire avec génie les vents favorables, se prend au jeu du pouvoir sans sortir du bois, sait faire feu de tout ce bois qui le cache et ne rechigne pas à s'appuyer sur sa redoutable compagne. Cherchez la femme et méfiez vous-en, car si elle fut l'avenir de cet homme, elle n'est surement pas celui de l'humanité ! Au sommet de leur ascension sociale, la scène de lit dans laquelle le couple se déclame du Shakespeare vaut son pesant de cacahuètes... Colin Farell en D.Rumsfeld, monstre de cynisme et de vulgarité assumée, fait bien froid dans le dos lui aussi, bref toute la distribution est à l'unisson pour nous jouer au petit poil une sacrée partition. Le montage alterne des séquences pédagogiques, typées docu-fiction, avec des scènes purement fictionnelles, façon biopic tragi-comique. Le scénario, brillant, foisonne en trouvailles, clins-d'oeils au spectateur dont la fausse fin au premier tiers du film n'est pas le moins réussi. Tout ça nous donne l'impression de regarder par le trou de la serrure chez les grands d'un monde pourri jusqu'à l'os, et c'est sans doute pourquoi ce biopic réussi génère un profond malaise. On en rirait moins jaune si le décompte chiffré des victimes civiles et militaires du conflit en Irak n'était pas là, juste avant le générique de fin, pour asséner un dernier constat, glaçant : les réelles conséquences mondiales de l'égocentrisme élitaire américain relèvent du registre des crimes contre l'humanité !... L'enjeu d'un film tel que "Vice" est de taille dans une démocratie qui tient tant de place dans le monde : la liberté d'expression permet à des trublions comme Mc Kay de donner libre cours à leur verve satirique, le ver est dans le fruit et ma foi c'est utile d'être informé. Car un homme averti en vaut deux, surtout quand il peut ou croit pouvoir changer le monde en votant. Mais les électeurs vont-ils encore se... "trumper" longtemps ?.
Des raccourcis ciblés pour des idées toujours bien véhiculées. On pourrait en avoir marre de cette période de présidence et pourtant on reste suspendu et ignare face à la vraie posture du pouvoir et sa fragilité. Un personnage plus qu'intéressant qui se devait d'être mis en lumière.