Vers la lumière
Note moyenne
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55 critiques spectateurs

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poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2018
Une jeune femme faisant de l’audio-description de films pour des non-voyants rencontre un photographe en train de perdre irrémédiablement la vue. Avec un sujet aussi prometteur et des personnages aussi intéressants, tout était réuni pour la réalisation d’un film de qualité, à l’exemple des « Délices de Tokyo », le superbe long-métrage que la cinéaste avait proposé en 2015. Malheureusement, il n’en est rien, autant le film précédent était touchant, autant celui-ci laisse quasiment indifférent.
La faute à quoi ? Manifestement, Naomi Kawase n’a pas su, ce coup-ci, tirer parti de ses personnages. Elle les fait évoluer interminablement, afin de les conduire péniblement, à coups de lourdes allusions, à une relation différente de celle du début mais totalement prévisible. spoiler: On se doute bien, dès le commencement, que, même si le photographe critique sévèrement la jeune femme, il se nouera entre eux quelque chose de lumineux. Le titre même du film nous en avertit.

De plus, pour raconter cette histoire très convenue et sans surprise, la cinéaste s’encombre d’un esthétisme si ampoulé qu’au lieu de créer l’émotion il la détruit. On regarde ces images avec si peu d’enthousiasme qu’on ne peut se retenir de regarder furtivement sa montre pour s’assurer que c’est bientôt fini !
L'Info Tout Court

465 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2018
En rapprochant au maximum sa caméra des personnages, Kawase plonge notre regard dans celui des protagonistes afin qu’on puisse mieux saisir la complexité de leurs sentiments et leur façon de percevoir le monde, ce qui rend le film d’autant plus émouvant. De plus, on a le droit à une somptueuse bande-originale composée par le musicien franco-libanais, Ibrahim Maalouf, qui participe à sublimer les émotions. Bref, on peut dire que la cinéaste sait comment parler directement au cœur du spectateur…
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2018
S’il est difficile de retranscrire par des mots ce que nous voyons, il est aussi difficile de poser son regard sur l’essentiel et ce que l’on voit peut donc être trompeur. C’est cette dualité, tout en symétrie tournoyante comme un filet de lumière à travers un prisme, qui habite la dernière réalisation de Naomi Kawase.
Film imbriqué beaucoup plus dense qu’il veut le laisser voir de prime abord, les rayons lumineux comme les enfermements dans le noir le plus profond sont traités avec une poésie subtile et superbement touchante.
Misako dont le métier d’audio-descripteur consiste à décrire des films pour les mal/non-voyants, lors de séances de tests avec un panel représentatif de spectateurs, se retrouve confrontée aux « regards » (points de vues) de Masaya, photographe qui perd la vue, aux opinions tranchées tel un katana et au phrasé abrupte.
Entre celle qui voit les choses de façon un peu fleur-bleue et parfois de façon erronée et celui qui ne peux plus prendre de photos et qui doit ressentir son environnement par d’autres sens, une union improbable va naitre. Le duo Ayame Misaki (au visage lumineux) et Masatoshi Nagase (plus sombre mais habité par une lumière intérieure bien cachée) fonctionne à merveille et oscille, entre résilience et espoir, entre poésie douce et passages plus violents (tamisés par la conscience Japonais de ne pas trop extérioriser ses émotions).
La réalisatrice a choisi de gros, voire très gros plans, comme pour forcer le trait, à savoir que l’on ne regarde pas forcément où il faut, que l’on se concentre sur les visages sans voir le reste. Pour insister aussi sur le fait que le ressenti intérieur n’est pas forcément visible.
Parfois, nous sommes plongés dans en vue subjective et parcellaire d’un mal voyant, afin de mieux comprendre l’importance des sons, des sens, des mots. Le hors champ éclate alors et ce que l'on ne peut voir nous prive mais ce que l'on capte avec les autres sens nous semble soudainement plus juste et plus dense.
Le reste du temps, nous sommes plongés dans de superbes paysages lumineux (bravo au chef opérateur) avec des heures oranges somptueuses à faire pétiller la rétine de joie et nous remémorer la chance que nous avons (tout de même) de voir.
Le film est truffé de scènes magnifiques, comme lorsque Masaya touche le visage de Misako qu’il ne peut pas voir et qu’il souhaite deviner sous ses mains. Lui voit par l’intermédiaire de ses doigts, elle ferme les yeux pour mieux ressentir ses caresses… Ô amour lumineux !
Le film aborde aussi l’acceptation, la fugacité, la subjectivité du regard et des mots, la compréhension ou l’incompréhension qui en résulte.
Autre point fort du film, sa mise en abîme avec le questionnement de la mise en scène qui, tout en montrant le visible, doit aussi faire ressentir ce qui ne peut se montrer, ce qui est d’autant plus difficile pour les choses qui nous sont évidentes ou acquises.
Si décrire ce que l'on voit est difficile avec des mots, c’est sans mots que l'on perd sa vue.
Et comme le répète souvent le film : « rien n'est plus beau que ce que l'on a sous les yeux et qui s'apprête à disparaître. »
spoiler: Rien n'est plus dur pour un photographe que de perdre la vue, de ne plus pouvoir jouer et capturer la lumière et lorsqu’il jette son appareil photo (métaphore d’un cœur arraché), il peut trouver une autre forme de lumière et se diriger, confiant : « Vers la lumière ».


PS : je serais curieux de revoir ce film en audiodescription !
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2018
Très régulièrement, il y a un jour du mois de mai qui voit de nombreuses personnes être plongées dans l’incompréhension la plus totale. Ce jour, c’est celui où est annoncé le palmarès du Festival de Cannes, l’incompréhension étant générée par la présence, dans ce palmarès, d’un film rejeté par le plus grand nombre ou par l’absence d’un film ayant conquis la majorité des spectateurs. C’est ainsi que, cette année, nombreux ont été celles et ceux qui n’ont pas compris comment le jury présidé par Pedro Almodovar avait pu passer à côté de la délicatesse et de la profondeur du film de Naomi Kawase, "Vers la lumière".
Même si elle n’a pas abandonné les thèmes qui lui sont chers, la rencontre a priori improbable entre deux êtres, son amour de la nature, Naomi Kawase semble s’orienter vers un cinéma pouvant être apprécié par un public plus large. En fait, "Vers la lumière", tout comme "Les délices de Tokyo", peut faire l’objet de plusieurs niveaux de « lecture » : tous les spectateurs pourront y trouver leur plaisir en voyant une histoire sentimentale tout à la fois poétique, sensuelle, poignante et délicate, en savourant le travail important effectué sur la lumière. Certains chercheront à creuser davantage et seront confrontés à des réflexions sur la perte de ce qui nous est cher, sur le deuil, sur la mémoire, sur la place du cinéma dans notre perception de la réalité du monde. Un très beau film, oublié par le Jury du Festival de Cannes 2017 mais couronné à juste titre par le Jury Œcuménique.
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traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2018
Le sujet de Vers la lumière est très beau. La rencontre est celle d'un photographe qui devient aveugle avec une spécialiste de l'audiodescription des films. Cela donne des scènes étonnantes avec la confrontation de spectateurs "cobayes" face aux propositions de commentaires de cette professionnelle. Tout à fait le genre de sujet qui ne pouvait qu'inspirer la japonaise Naomi Kawase, grande habituée d'un cinéma contemplatif et esthétiquement délicat. Le film use et abuse de gros plans des visages de ses deux personnages principaux, certes très beaux, mais le dispositif agace par son caractère répétitif et systématique. L'on évoquera bien entendu les qualités de poésie visuelle de Vers la lumière mais c'est parfois et même souvent au détriment d'un récit dont les enjeux sont trop visibles à l'oeil nu, si l'on ose l'expression. Comme fréquemment chez Kawase, la forme supplante largement le fond alors qu'ici son thème pouvait laisser espérer davantage d'émotion et de prises de risque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 décembre 2017
Vu en avant-première au festival du film à Sarlat. Absolument époustouflant de beauté et de sensibilité. Cette approche tatonnante, maladroite du monde pour l'offrir aux mal-voyants est tellement profonde et riche d'enseignements.
Mr-ciné
Mr-ciné

26 abonnés 49 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2017
Vu en avant-première, et ce film est juste fantastique !
A la base ce n'est pas le genre de film que je vais voir et j'ai été agréablement surpris car c'est vraiment un très beau film ! L'histoire est vraiment très belle, les acteurs sont formidables et les images sont magnifiques. Je le recommande vivement car vous allez passer un très très bon moment avec cette histoire touchante.
On parle trop peu au cinéma du handicap, et ici de la cécité. La perte de la vue dans ce film est traité très subtilement et l'histoire de cette jeune femme traductrice et ce photographe qui perd la vue au fur et à mesure est vraiment bien menée.
Je vous recommande vivement ce film vous ne le regretterez pas !
Laure N
Laure N

32 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 novembre 2017
On regarde... C'est sympa... Le personnage principal est beau... La musique est belle... Et puis... sans prévenir, les larmes coulent! Et on se rend compte à la sortie de la salle (cannoise...) que nous ne sommes pas les seuls à entre en larmes... Et pourtant... rien de si grave.... La musique?
mx13
mx13

285 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2018
Je pense que le film partait d’un excellent potentiel qui a été légèrement gâchi, car l’œuvre est ennuyeuse, et qui comme pour la plupart des films cannois manque de pep’s. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2017
Une audio-descriptrice de films pour aveugles travaille sur un long-métrage pour lequel des tests sont effectués auprès d'un panel. Elle commence à nouer une relation avec l'un de ses membres, un photographe perdant progressivement la vue.
J'ai trouvé qu'il s'agissait d'une belle histoire, avec une progression assez lente correspondant bien à son propos. Les sentiments développés le sont toujours avec une juste sobriété. En parallèle, la complexité du travail relatif à l'audio-description est bien expliquée.
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